QCM : Chimie des solutions (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’ordre des trois états principaux de la matière, du moins au plus énergétique ?

Gaz, liquide, solide
Liquide, solide, gaz
Solide, gaz, liquide
Solide, liquide, gaz

Solide, liquide, gaz

Explication

L’énergie augmente de l’état solide à l’état liquide, puis à l’état gazeux. Placer le gaz avant le solide inverse l’ordre énergétique indiqué.

2. À température et pression données, qu’est-ce qui caractérise une phase ?

Une région où la composition chimique varie d’un point à l’autre
Un ensemble de substances ayant toutes le même état physique
Une substance pure dont la forme et le volume sont fixes
Un milieu uniforme en composition chimique et en état physique

Un milieu uniforme en composition chimique et en état physique

Explication

Une phase est un milieu uniforme en tout point par sa composition chimique et son état physique, dans des conditions données de température et de pression. Le fait d’avoir un même état physique ne suffit pas à définir une phase si la composition varie.

3. Un échantillon contient plusieurs espèces chimiques. Comment le classe-t-on ?

Comme un corps pur, si toutes ses espèces sont dans le même état physique
Comme un mélange, qu’il contienne des espèces solides, liquides ou gazeuses
Comme un corps pur, dès qu’une seule espèce est visible à l’œil nu
Comme une phase unique, quelle que soit l’uniformité de sa composition

Comme un mélange, qu’il contienne des espèces solides, liquides ou gazeuses

Explication

Un mélange contient plusieurs espèces chimiques, lesquelles peuvent être solides, liquides et/ou gazeuses. Des espèces dans le même état physique ne transforment pas un mélange en corps pur.

4. Un liquide paraît uniforme à l’œil nu, sans constituants discernables. Comment qualifie-t-on ce mélange ?

Hétérogène, car il contient plusieurs espèces chimiques
Homogène, car il est nécessairement constitué d’une seule espèce
Homogène, car ses espèces ne sont pas discernables à l’œil nu
Hétérogène, car ses constituants sont dissous dans un liquide

Homogène, car ses espèces ne sont pas discernables à l’œil nu

Explication

Un mélange est homogène lorsque ses espèces ne sont pas distinguables à l’œil nu. La présence de plusieurs espèces ne suffit pas à le rendre hétérogène : il faut que des constituants soient discernables.

5. Lors d’une transformation, les liaisons chimiques se rompent et de nouvelles se forment, sans modification du noyau. De quel type s’agit-il ?

D’une transformation physique
D’une transition de phase sans changement chimique
D’une transformation nucléaire
D’une transformation chimique

D’une transformation chimique

Explication

La rupture et la formation de liaisons caractérisent une transformation chimique. Une transformation nucléaire modifie le noyau, tandis qu’une transformation physique change l’état sans rupture de liaison.

6. Quelle définition décrit un système en thermodynamique ?

Une région qui échange nécessairement matière et énergie avec l’extérieur
Une quantité de matière qui ne peut échanger d’énergie
Une zone de l’espace délimitée par une surface
Un milieu dont toutes les propriétés sont identiques en tout point

Une zone de l’espace délimitée par une surface

Explication

Un système est une zone de l’espace délimitée par une surface. Cette définition ne précise pas les échanges avec l’extérieur, qui servent plutôt à distinguer les systèmes isolés, fermés et ouverts.

7. Un dispositif échange de l’énergie avec l’extérieur, mais aucune matière ne franchit sa frontière. Comment le classe-t-on ?

Comme un système homogène
Comme un système fermé
Comme un système isolé
Comme un système ouvert

Comme un système fermé

Explication

Un système fermé échange de l’énergie, mais pas de matière, avec le milieu extérieur. Un système isolé n’échange ni matière ni énergie.

8. Si doubler la quantité de matière d’un système double une grandeur mesurée, comment qualifie-t-on cette grandeur ?

D’isotrope, car elle dépend de la direction considérée
D’extensive, car elle dépend de la quantité de matière
D’homogène, car elle reste uniforme dans le système
D’intensive, car elle dépend de l’état du système

D’extensive, car elle dépend de la quantité de matière

Explication

Une grandeur extensive dépend de la quantité de matière ou des dimensions du système, ce qui correspond au comportement décrit. Une grandeur intensive n’en dépend pas.

9. Une espèce possède une quantité de matière de 0,20 mol dans un volume total de 0,50 L. Quelle est sa concentration molaire ?

0,40 sans unité
0,10 mol/L
2,5 mol/L
0,40 mol/L

0,40 mol/L

Explication

La concentration molaire est la quantité de matière rapportée au volume total : C(Ai)=niV=0,200,50=0,40 mol/LC(A_i)=\frac{n_i}{V}=\frac{0{,}20}{0{,}50}=0{,}40\ \mathrm{mol/L}. La fraction molaire, contrairement à la concentration molaire, est sans unité.

10. Dans un mélange, une espèce représente 3 mol sur un total de 12 mol. Quelle est sa fraction molaire ?

4, sans unité
0,25, sans unité
0,25 mol/L
9, sans unité

0,25, sans unité

Explication

La fraction molaire est le rapport entre la quantité de matière de l’espèce et la quantité totale : xi=312=0,25x_i=\frac{3}{12}=0{,}25, sans unité. Le rapport inverse donnerait 4 et ne correspond pas à la définition.

11. Un constituant représente 15 g dans un échantillon de masse totale 60 g. Quelle est sa fraction massique ?

45, sans unité
4, sans unité
0,25 g
0,25, sans unité

0,25, sans unité

Explication

La fraction massique est le rapport entre la masse du constituant et la masse totale : wi=1560=0,25w_i=\frac{15}{60}=0{,}25, sans unité. La masse restante de 45 g n’est pas une fraction massique.

12. Un mélange gazeux a une pression totale de 200 kPa et une fraction molaire de 0,30 pour un gaz. Quelle est sa pression partielle selon la loi de Dalton ?

60 kPa
200 kPa
170 kPa
0,30 kPa

60 kPa

Explication

La loi de Dalton donne la pression partielle par pi=xipp_i=x_i p, donc pi=0,30×200=60 kPap_i=0{,}30\times200=60\ \mathrm{kPa}. La pression totale de 200 kPa correspond à la somme des pressions partielles, pas à celle de ce gaz seul.

13. Que représente une équation bilan d’une transformation chimique ?

La variation de température des réactifs sans modification de leur composition chimique
La transformation des réactifs en produits par réorganisation des électrons et des liaisons, ou par transfert d’électrons
La mesure de l’énergie libérée, indépendamment des espèces qui réagissent
La séparation des réactifs en constituants sans formation de nouvelles espèces chimiques

La transformation des réactifs en produits par réorganisation des électrons et des liaisons, ou par transfert d’électrons

Explication

Une équation bilan décrit la transformation des réactifs en produits, qui implique une réorganisation des électrons et des liaisons ou un transfert d’électrons. Une variation de température, à elle seule, ne décrit pas la transformation chimique.

14. Dans une équation bilan, que se passe-t-il dans le sens indirect d’une réaction ?

Les produits sont consommés et les réactifs se reforment
Les réactifs se reforment sans que les produits soient consommés
Les réactifs sont consommés et les produits se forment
Les produits et les réactifs sont consommés simultanément

Les produits sont consommés et les réactifs se reforment

Explication

Le sens indirect correspond à l’évolution inverse : les produits sont consommés et les réactifs se reforment. La consommation des réactifs avec formation de produits décrit le sens direct.

15. Une réaction suit l’équation 2A+B→C2A+B\rightarrow C. On introduit 2 moles de AA et 2 moles de BB : comment caractériser les proportions initiales ?

Elles sont équimolaires, mais ne respectent pas les proportions stœchiométriques
Elles sont équimolaires et respectent les proportions stœchiométriques
Elles sont déficitaires en AA par rapport aux proportions stœchiométriques
Elles sont stœchiométriques, mais ne sont pas équimolaires

Elles sont équimolaires, mais ne respectent pas les proportions stœchiométriques

Explication

Les quantités de AA et de BB sont égales, donc les proportions sont équimolaires. Pour être stœchiométriques, il faudrait deux fois plus de AA que de BB, conformément aux coefficients de l’équation.

16. Une espèce a une quantité initiale n0,i=0,50 moln_{0,i}=0{,}50\ \mathrm{mol} et un coefficient stœchiométrique algébrique νi=−2\nu_i=-2. Quelle quantité possède-t-elle lorsque l’avancement vaut 0,10 mol0{,}10\ \mathrm{mol} ?

0,50 mol0{,}50\ \mathrm{mol}
0,20 mol0{,}20\ \mathrm{mol}
0,70 mol0{,}70\ \mathrm{mol}
0,30 mol0{,}30\ \mathrm{mol}

$$0{,}30\ \mathrm{mol}$$

Explication

La relation ni=n0,i+νiξn_i=n_{0,i}+\nu_i\xi donne ni=0,50−2×0,10=0,30 moln_i=0{,}50-2\times0{,}10=0{,}30\ \mathrm{mol}. Ajouter la contribution de l’avancement au lieu de tenir compte du coefficient négatif conduirait à une quantité incorrecte.

17. Que caractérise l’activité chimique aia_i d’une espèce ?

Sa concentration exprimée en moles par litre, sans dépendance envers son état physique
Son énergie totale, exprimée dans une unité déterminée par son état physique
Sa masse molaire, utilisée pour comparer les quantités de réactifs d’une réaction
Sa disponibilité pour réagir par rapport à son état standard, au moyen d’une grandeur sans dimension dépendant de l’état physique

Sa disponibilité pour réagir par rapport à son état standard, au moyen d’une grandeur sans dimension dépendant de l’état physique

Explication

L’activité est une grandeur thermodynamique sans dimension qui représente la disponibilité d’une entité pour réagir par rapport à son état standard, et elle dépend de l’état physique. Une concentration seule ne rend pas compte de cette définition.

18. Comment construit-on le quotient réactionnel QrQ_r à partir des activités des constituants ?

En additionnant les activités, chacune multipliée par son coefficient stœchiométrique algébrique
En multipliant toutes les activités à la même puissance, sans tenir compte des coefficients
En multipliant les activités, chacune élevée à son coefficient stœchiométrique algébrique
En divisant les activités des produits par la somme des activités des réactifs

En multipliant les activités, chacune élevée à son coefficient stœchiométrique algébrique

Explication

Le quotient réactionnel est le produit des activités, chacune élevée à son coefficient stœchiométrique algébrique. Une somme d’activités ne correspond pas à la définition de ce quotient.

19. Quelle écriture distingue une réaction non totale d’une réaction totale ?

Une double flèche pour une réaction totale, car son avancement final atteint l’avancement maximal
Une double flèche pour une réaction non totale, car son avancement final est inférieur à l’avancement maximal
Une flèche simple pour une réaction non totale, car son avancement final est inférieur à l’avancement maximal
Une flèche simple dans les deux cas, car l’écriture ne dépend pas de l’avancement final

Une double flèche pour une réaction non totale, car son avancement final est inférieur à l’avancement maximal

Explication

Une réaction non totale atteint un avancement final inférieur à l’avancement maximal et se note avec une double flèche. La flèche simple caractérise une réaction totale, dont l’avancement final atteint l’avancement maximal.

20. Pour une réaction, on mesure Qr>KQ_r>K. Dans quel sens le système évolue-t-il pour atteindre l’équilibre ?

Il reste à l’équilibre, car toute valeur du quotient est compatible avec la constante
Dans le sens direct, afin d’accroître le quotient réactionnel au-dessus de la constante
Dans le sens indirect, afin de rapprocher le quotient réactionnel de la constante d’équilibre
Il évolue dans les deux sens à parts égales, sans changement de composition

Dans le sens indirect, afin de rapprocher le quotient réactionnel de la constante d’équilibre

Explication

Lorsque Qr>KQ_r>K, le système évolue dans le sens indirect, ce qui tend à rapprocher le quotient réactionnel de la constante d’équilibre. Le sens direct est favorisé lorsque Qr<KQ_r<K.

21. Quelle propriété définit un acide de Brønsted ?

Sa capacité à libérer un ion hydroxyde OH−OH^-
Sa capacité à former un couple avec une espèce sans proton
Sa capacité à capter un proton H+H^+
Sa capacité à libérer un proton H+H^+

Sa capacité à libérer un proton $$H^+$$

Explication

Un acide de Brønsted est une espèce capable de libérer un proton H+H^+. La capacité à capter ce proton définit plutôt une base de Brønsted.

22. Qu’est-ce qui distingue les deux espèces d’un couple acide-base conjugué ?

Elles diffèrent par un proton et se notent acide/base
Elles diffèrent par un ion hydroxyde et se notent base/acide
Elles diffèrent par un électron et se notent acide/oxydant
Elles ont la même formule et se distinguent par leur état physique

Elles diffèrent par un proton et se notent acide/base

Explication

Les deux espèces conjuguées d’un couple acide-base diffèrent par un proton, et le couple se note acide/base. Une différence portant sur un électron caractérise une autre transformation que la relation acide-base de Brønsted.

23. Lors d’une réaction acide-base entre AHAH et BB, quelle transformation a lieu ?

Un proton est transféré de AHAH vers BB, formant A−A^- et BH+BH^+
Un ion hydroxyde est transféré de AHAH vers BB, formant A−A^- et BH+BH^+
Un proton est transféré de BB vers AHAH, formant A−A^- et BH+BH^+
Un électron est transféré de AHAH vers BB, formant A+A^+ et BH−BH^-

Un proton est transféré de $$AH$$ vers $$B$$, formant $$A^-$$ et $$BH^+$$

Explication

Dans cette réaction, AHAH cède un proton à BB, ce qui produit A−A^- et BH+BH^+. Un transfert d’électron ne décrit pas le mécanisme acide-base indiqué.

24. Pourquoi l’eau peut-elle être qualifiée d’ampholyte dans les réactions acido-basiques ?

Elle peut libérer un proton dans une réaction et en capter un dans une autre
Elle peut céder ou capter un électron, mais n’intervient pas dans les transferts de protons
Elle peut capter un proton, mais ne peut pas en libérer dans une réaction
Elle peut libérer un proton, mais ne peut pas en capter dans une réaction

Elle peut libérer un proton dans une réaction et en capter un dans une autre

Explication

Un ampholyte peut à la fois libérer et capter un proton, selon l’espèce avec laquelle il réagit. Une espèce qui ne fait que libérer ou que capter un proton n’est pas ampholyte.

25. Que caractérise la constante d’acidité KaK_a d’un acide dilué en solution aqueuse, à température donnée ?

Sa force et sa capacité à former des ions oxonium à l’équilibre
La quantité totale d’acide introduite, qu’il soit dissocié ou non
L’acidité de la solution déterminée par la concentration en ions oxonium
La vitesse à laquelle l’acide réagit avec l’eau avant l’équilibre

Sa force et sa capacité à former des ions oxonium à l’équilibre

Explication

La constante KaK_a caractérise la force de l’acide et sa capacité à former des ions oxonium à l’équilibre. La concentration en ions oxonium détermine le pH, qui peut donc varier avec la concentration de la solution.

26. Pour la réaction AH+H2O⇌A−+H3O+AH+H_2O\rightleftharpoons A^-+H_3O^+, quelle expression donne KaK_a ?

Ka=[AH][H3O+][A−]K_a=\frac{[AH][H_3O^+]}{[A^-]}
Ka=[A−][H3O+][AH]K_a=\frac{[A^-][H_3O^+]}{[AH]}
Ka=[A−][AH][H3O+]K_a=\frac{[A^-]}{[AH][H_3O^+]}
Ka=[AH][A−][H3O+]K_a=\frac{[AH]}{[A^-][H_3O^+]}

$$K_a=\frac{[A^-][H_3O^+]}{[AH]}$$

Explication

La constante d’acidité est le quotient des concentrations des produits A−A^- et H3O+H_3O^+ par celle de l’acide non dissocié AHAH. L’expression inverse correspondrait à l’inverse de cette constante.

27. À partir du pKbpK_b d’une base conjuguée, comment déterminer le pKapK_a de son acide conjugué en conditions standards ?

En calculant pKa=14pKbpK_a=\frac{14}{pK_b}
En calculant pKa=14−pKbpK_a=14-pK_b
En calculant pKa=14+pKbpK_a=14+pK_b
En calculant pKa=pKb−14pK_a=pK_b-14

En calculant $$pK_a=14-pK_b$$

Explication

Pour un couple acide-base conjugué dans l’eau en conditions standards, les constantes vérifient pKa=14−pKbpK_a=14-pK_b. Additionner les deux valeurs plutôt que les soustraire ne respecte pas cette relation.

28. Quelle concentration en ions oxonium correspond à un pH de 3, lorsque la concentration standard est omise ?

10310^3
3×10−13\times10^{-1}
10−310^{-3}
10−14×10310^{-14}\times10^3

$$10^{-3}$$

Explication

Lorsque la concentration standard est omise, la relation est [H3O+]=10−pH[H_3O^+]=10^{-pH} ; un pH de 3 correspond donc à 10−310^{-3}. La valeur 10310^3 inverse le signe de l’exposant et ne représente pas la concentration associée à ce pH.

29. Quelle association décrit correctement deux acides faibles usuels et leurs valeurs de pKapK_a ?

L’acide acétique a un pKapK_a de 9,2 et l’acide phosphorique en possède trois : 2,1, 7,2 et 12,3.
L’acide acétique a un pKapK_a de 4,8 et l’acide phosphorique en possède trois : 2,1, 7,2 et 12,3.
L’acide acétique a un pKapK_a de 4,8 et l’acide phosphorique en possède deux : 6,4 et 10,3.
L’acide acétique a un pKapK_a de 4,8 et l’acide phosphorique en possède trois : 1,9, 7,2 et 12,3.

L’acide acétique a un $$pK_a$$ de 4,8 et l’acide phosphorique en possède trois : 2,1, 7,2 et 12,3.

Explication

L’acide acétique a un pKapK_a de 4,8, tandis que l’acide phosphorique présente trois valeurs : 2,1, 7,2 et 12,3. La valeur 1,9 correspond au deuxième couple de l’acide sulfurique, et non à l’acide phosphorique.

30. Quel couple acide-base est associé à l’ammoniac, et quelle est sa valeur de pKapK_a ?

Le couple HCO3−/CO32−HCO_3^-/CO_3^{2-}, de pKa=10,3pK_a=10{,}3
Le couple NH4+/NH3NH_4^+/NH_3, de pKa=38pK_a=38
Le couple NH3/NH2−NH_3/NH_2^-, de pKa=9,2pK_a=9{,}2
Le couple NH4+/NH3NH_4^+/NH_3, de pKa=9,2pK_a=9{,}2

Le couple $$NH_4^+/NH_3$$, de $$pK_a=9{,}2$$

Explication

L’ammoniac est associé au couple NH4+/NH3NH_4^+/NH_3, dont le pKapK_a vaut 9,2. Le couple NH3/NH2−NH_3/NH_2^- et la valeur 38 sont associés à une base forte, l’ion amidure.

31. Parmi ces associations, laquelle décrit correctement un acide fort usuel et son pKapK_a ?

HClHCl, de pKa=−3pK_a=-3
H2SO4H_2SO_4, avec un pKapK_a de −1,4-1{,}4 pour son premier couple
HNO3HNO_3, de pKa=−1,4pK_a=-1{,}4
HNO3HNO_3, de pKa=1,9pK_a=1{,}9

$$HNO_3$$, de $$pK_a=-1{,}4$$

Explication

L’acide nitrique HNO3HNO_3 est associé à un pKapK_a de −1,4-1{,}4. La valeur 1,9 correspond au deuxième couple de l’acide sulfurique, et non à l’acide nitrique.

32. Quelle association correspond à la soude en tant que base forte usuelle ?

Le couple NH4+/NH3NH_4^+/NH_3, de pKa=9,2pK_a=9{,}2
Le couple H2O/OH−H_2O/OH^-, de pKa=15,7pK_a=15{,}7
Le couple NH3/NH2−NH_3/NH_2^-, de pKa=15,7pK_a=15{,}7
Le couple H2O/OH−H_2O/OH^-, de pKa=38pK_a=38

Le couple $$H_2O/OH^-$$, de $$pK_a=15{,}7$$

Explication

La soude NaOHNaOH est associée au couple H2O/OH−H_2O/OH^-, dont le pKapK_a vaut 15,7. La valeur 38 concerne le couple NH3/NH2−NH_3/NH_2^- associé à l’amidure de sodium.

33. À partir de quel rapport de concentrations une espèce est-elle considérée comme prédominante par rapport aux autres espèces ?

Lorsque sa concentration est égale à la somme des concentrations des autres espèces
Lorsque sa concentration représente plus de la moitié de la concentration totale
Lorsque sa concentration est au moins deux fois supérieure à celle des autres espèces
Lorsque sa concentration est au moins dix fois supérieure à celle des autres espèces

Lorsque sa concentration est au moins dix fois supérieure à celle des autres espèces

Explication

Une espèce est considérée prédominante si sa concentration est au moins dix fois supérieure à celle des autres espèces. Une simple majorité de la concentration totale ne garantit pas ce rapport de dix à un.

34. Pour le couple AH/A−AH/A^-, quelle forme prédomine lorsque pH>pKa+1pH>pK_a+1 ?

La forme basique A−A^-
Aucune des deux formes, car le couple est hors équilibre
La forme acide AHAH
Les deux formes en proportions égales

La forme basique $$A^-$$

Explication

Au-dessus de pKa+1pK_a+1, la forme basique A−A^- prédomine. La forme acide prédomine au-dessous de pKa−1pK_a-1, et non lorsque le pH dépasse le pKapK_a d’une unité.

35. Comment se définit le degré de dissociation α\alpha d’un acide sous sa forme basique A−A^- ?

α=[AH]+[A−][A−]\alpha=\frac{[AH]+[A^-]}{[A^-]}
α=[A−][AH]\alpha=\frac{[A^-]}{[AH]}
α=[AH][AH]+[A−]\alpha=\frac{[AH]}{[AH]+[A^-]}
α=[A−][AH]+[A−]\alpha=\frac{[A^-]}{[AH]+[A^-]}

$$\alpha=\frac{[A^-]}{[AH]+[A^-]}$$

Explication

Le degré de dissociation est la fraction de l’acide total présente sous la forme basique A−A^-, soit [A−]/([AH]+[A−])[A^-]/([AH]+[A^-]). Le rapport faisant intervenir [AH][AH] au numérateur décrit plutôt la fraction sous forme acide.

36. Un acide faible a un pH supérieur de deux unités à son pKapK_a. Quelle valeur approximative de α\alpha prédit la relation de distribution ?

α≈0,99\alpha\approx0{,}99
α≈0,01\alpha\approx0{,}01
α≈0,50\alpha\approx0{,}50
α≈0,091\alpha\approx0{,}091

$$\alpha\approx0{,}99$$

Explication

Si pH=pKa+2pH=pK_a+2, alors 10−pH+pKa=10−210^{-pH+pK_a}=10^{-2} et α=1/(1+10−2)≈0,99\alpha=1/(1+10^{-2})\approx0{,}99. La valeur voisine de 0,01 correspond à la fraction sous forme acide dans cette situation, et non au degré de dissociation.

37. Quelles espèces déterminent la réaction prépondérante dans une solution ?

L’acide le plus faible et la base la plus faible présents en quantités non négligeables
L’acide le plus fort et la base la plus forte présents en quantités non négligeables
L’acide le plus fort et la base la plus faible présents en quantités non négligeables
L’acide le plus faible et la base la plus forte présents en quantités non négligeables

L’acide le plus fort et la base la plus forte présents en quantités non négligeables

Explication

La réaction prépondérante met en jeu l’acide le plus fort et la base la plus forte présents en quantités non négligeables. Choisir l’acide et la base les plus faibles inverse le critère de sélection des réactifs.

38. Deux espèces dissoutes ont des domaines de prédominance disjoints : quelle conclusion peut-on en tirer ?

Elles sont compatibles en solution et atteignent forcément des concentrations égales.
Elles sont incompatibles en solution et réagissent entre elles.
Elles sont incompatibles en solution et précipitent nécessairement.
Elles sont compatibles en solution et restent sans interaction.

Elles sont incompatibles en solution et réagissent entre elles.

Explication

Des domaines de prédominance disjoints indiquent que les deux espèces sont incompatibles et réagissent entre elles en solution. Cette incompatibilité ne signifie pas qu’un précipité se forme nécessairement.

39. Pour la réaction A1H+A2−⇌A1−+A2HA_1H+A_2^-\rightleftharpoons A_1^-+A_2H, quelle expression relie sa constante d’équilibre aux constantes d’acidité ?

K=Ka2Ka1=10pKa1−pKa2K=\frac{K_{a2}}{K_{a1}}=10^{pK_{a1}-pK_{a2}}
K=Ka1Ka2=10pKa1−pKa2K=\frac{K_{a1}}{K_{a2}}=10^{pK_{a1}-pK_{a2}}
K=Ka1Ka2=10−(pKa1+pKa2)K=K_{a1}K_{a2}=10^{-(pK_{a1}+pK_{a2})}
K=Ka1Ka2=10pKa2−pKa1K=\frac{K_{a1}}{K_{a2}}=10^{pK_{a2}-pK_{a1}}

$$K=\frac{K_{a1}}{K_{a2}}=10^{pK_{a2}-pK_{a1}}$$

Explication

Pour ce transfert de proton, la constante est le rapport Ka1/Ka2K_{a1}/K_{a2}, équivalent à 10pKa2−pKa110^{pK_{a2}-pK_{a1}}. L’expression avec l’exposant inversé correspond à l’inverse de la constante indiquée.

40. Dans une réaction acide-base, on trouve pKa2−pKa1=4pK_{a2}-pK_{a1}=4 : quel état final est attendu ?

La réaction est également avancée dans les deux sens.
La réaction est quasi totale dans le sens inverse.
La réaction demeure équilibrée, car l’écart est inférieur à 3.
La réaction est quasi totale dans le sens direct.

La réaction est quasi totale dans le sens direct.

Explication

Un écart pKa2−pKa1pK_{a2}-pK_{a1} supérieur à 3 rend la réaction quasi totale dans le sens direct. Le sens inverse serait favorisé si l’écart opposé, pKa1−pKa2pK_{a1}-pK_{a2}, dépassait 3.

41. Une solution d’acide fort a une concentration CC et vérifie pH≤6pH\leq 6 : quelle approximation permet de calculer son pH ?

[H3O+]≃Ke,pH=pKe2[H_3O^+]\simeq \sqrt{K_e},\quad pH=\frac{pK_e}{2}
[H3O+]≃C+Ke,pH=−log⁡(C+Ke)[H_3O^+]\simeq C+K_e,\quad pH=-\log(C+K_e)
[H3O+]≃C,pH=−log⁡(C)[H_3O^+]\simeq C,\quad pH=-\log(C)
[OH−]≃C,pH=pKe+log⁡(C)[OH^-]\simeq C,\quad pH=pK_e+\log(C)

$$[H_3O^+]\simeq C,\quad pH=-\log(C)$$

Explication

Pour un acide fort dans cette condition de pH, l’autoprotolyse de l’eau est négligeable et la concentration en ions oxonium est approximativement CC. L’expression en ions hydroxyde et en pKepK_e correspond à l’approximation usuelle pour une base forte.

42. Une solution de base forte de concentration CC vérifie pH≥8pH\geq 8 : quelle relation approximative s’applique ?

[H3O+]≃Ke,pH=pKe2[H_3O^+]\simeq \sqrt{K_e},\quad pH=\frac{pK_e}{2}
[H3O+]≃C,pH=−log⁡(C)[H_3O^+]\simeq C,\quad pH=-\log(C)
[OH−]≃C,pH=pKe−log⁡(C)[OH^-]\simeq C,\quad pH=pK_e-\log(C)
[OH−]≃C,pH=pKe+log⁡(C)[OH^-]\simeq C,\quad pH=pK_e+\log(C)

$$[OH^-]\simeq C,\quad pH=pK_e+\log(C)$$

Explication

Pour une base forte suffisamment basique, [OH−]≃C[OH^-]\simeq C et le pH vaut pKe+log⁡(C)pK_e+\log(C). La relation pH=−log⁡(C)pH=-\log(C) décrit l’approximation d’un acide fort, et non celle d’une base forte.

43. Pour estimer le pH d’un acide faible avec pH=12(pKa−log⁡C)pH=\frac{1}{2}(pK_a-\log C), quelles conditions doivent être vérifiées après le calcul ?

pH≥8pH\geq 8 et pH≥pKa+2pH\geq pK_a+2
pH≥8pH\geq 8 et pH≤pKa−2pH\leq pK_a-2
pH≤6pH\leq 6 et pH≥pKa−2pH\geq pK_a-2
pH≤6pH\leq 6 et pH≤pKa−2pH\leq pK_a-2

$$pH\leq 6$$ et $$pH\leq pK_a-2$$

Explication

Cette approximation pour un acide faible est valable si le pH calculé satisfait à la fois pH≤6pH\leq 6 et pH≤pKa−2pH\leq pK_a-2. Vérifier uniquement la condition sur le pH ne suffit pas à établir la validité de l’approximation.

44. Qu’est-ce qu’un précipité dans une solution ?

Un solide ionique en train de se dissoudre et de libérer ses ions
Un solide ionique présent en équilibre avec ses ions constitutifs
Une solution qui a atteint la limite de dissolution d’un composé ionique
Une transformation qui consomme des ions et fait apparaître un solide ionique

Un solide ionique présent en équilibre avec ses ions constitutifs

Explication

Un précipité est le solide ionique présent dans la solution et en équilibre avec les ions qui le constituent. La transformation qui forme ce solide est la précipitation, et non le précipité lui-même.

45. Lorsqu’une précipitation se produit, que deviennent les ions dissous et que se forme-t-il ?

Des ions sont libérés et un solide ionique est consommé.
Des ions sont consommés et un solide ionique disparaît.
Des ions sont consommés et un solide ionique apparaît.
Des ions sont libérés et un nouveau solvant apparaît.

Des ions sont consommés et un solide ionique apparaît.

Explication

La précipitation consomme des ions en solution et produit un solide ionique. La dissolution correspond au processus opposé : le solide est consommé et ses ions apparaissent dans le solvant.

46. Que caractérise une solution saturée d’un composé ionique ?

Elle contient des ions dissous, mais peut encore dissoudre le solide à l’équilibre.
Elle transforme les ions dissous en solide sans permettre de dissolution.
Elle est à l’équilibre entre le solide et les ions dissous et ne peut plus dissoudre de solide.
Elle ne contient plus de solide et ses ions ne sont pas à l’équilibre.

Elle est à l’équilibre entre le solide et les ions dissous et ne peut plus dissoudre de solide.

Explication

Une solution saturée est à l’équilibre entre le composé solide et ses ions dissous, et ne peut plus dissoudre de solide. Une solution qui peut encore en dissoudre n’a pas atteint la saturation.

47. Pour la dissolution CxAy(s)⇌xC(aq)y++yA(aq)x−C_xA_{y(s)}\rightleftharpoons xC^{y+}_{(aq)}+yA^{x-}_{(aq)}, quelle expression donne le produit de solubilité ?

Ks=([Cy+]eqC∘)x+([Ax−]eqC∘)yK_s=\left(\frac{[C^{y+}]_{eq}}{C^\circ}\right)^x+\left(\frac{[A^{x-}]_{eq}}{C^\circ}\right)^y
Ks=([Cy+]eqC∘)x([Ax−]eqC∘)yK_s=\left(\frac{[C^{y+}]_{eq}}{C^\circ}\right)^x\left(\frac{[A^{x-}]_{eq}}{C^\circ}\right)^y
Ks=[Cy+]eq[Ax−]eq(C∘)x+yK_s=\frac{[C^{y+}]_{eq}[A^{x-}]_{eq}}{(C^\circ)^{x+y}}
Ks=([Cy+]eqC∘)y([Ax−]eqC∘)xK_s=\left(\frac{[C^{y+}]_{eq}}{C^\circ}\right)^y\left(\frac{[A^{x-}]_{eq}}{C^\circ}\right)^x

$$K_s=\left(\frac{[C^{y+}]_{eq}}{C^\circ}\right)^x\left(\frac{[A^{x-}]_{eq}}{C^\circ}\right)^y$$

Explication

Le produit de solubilité multiplie les concentrations à l’équilibre, normalisées par C∘C^\circ, chacune élevée à son coefficient stœchiométrique. Intervertir les exposants revient à attribuer à chaque ion le coefficient de l’autre espèce.

48. Lors d’une transformation, le nombre d’oxydation d’une espèce augmente et celle-ci cède des électrons. Comment qualifier cette transformation ?

Une complexation
Une dismutation
Une oxydation
Une réduction

Une oxydation

Explication

L’augmentation du nombre d’oxydation accompagnée d’une perte d’électrons caractérise une oxydation. Une réduction correspond au contraire à un gain d’électrons et à une diminution du nombre d’oxydation.

49. Une espèce gagne des électrons au cours d’une transformation rédox. Quelle évolution caractérise alors cette espèce ?

Son nombre d’oxydation augmente : elle est réduite.
Son nombre d’oxydation diminue : elle est oxydée.
Son nombre d’oxydation reste inchangé : elle est réduite.
Son nombre d’oxydation diminue : elle est réduite.

Son nombre d’oxydation diminue : elle est réduite.

Explication

Un gain d’électrons accompagne la diminution du nombre d’oxydation et définit la réduction. Une augmentation du nombre d’oxydation correspond plutôt à une oxydation.

50. Qu’est-ce qui caractérise fondamentalement une réaction d’oxydoréduction ?

Un transfert d’électrons d’une espèce qui s’oxyde vers une espèce qui se réduit.
Une redistribution d’atomes entre espèces sans transfert électronique.
Une formation de précipité sans changement des nombres d’oxydation.
Un transfert de protons entre deux espèces sans échange d’électrons.

Un transfert d’électrons d’une espèce qui s’oxyde vers une espèce qui se réduit.

Explication

Une réaction rédox implique un échange d’électrons : une espèce les cède en s’oxydant et une autre les capte en se réduisant. Un simple transfert de protons ne suffit pas à définir une réaction rédox.

51. Dans un couple rédox, la forme oxydée a un nombre d’oxydation supérieur de trois unités à celui de la forme réduite. Combien d’électrons figurent dans la demi-équation du couple ?

Trois électrons, du côté de la forme réduite.
Trois électrons, du côté de la forme oxydée.
Un électron, du côté de la forme oxydée.
Un électron, du côté de la forme réduite.

Trois électrons, du côté de la forme oxydée.

Explication

La différence des nombres d’oxydation donne le nombre d’électrons échangés, ici trois, placés avec la forme oxydée dans l’écriture du couple. Les placer du côté de la forme réduite inverserait le sens conventionnel de cette demi-équation.

52. Quelle description correspond au fonctionnement d’une pile électrochimique ?

Elle convertit l’énergie chimique en énergie électrique grâce à une réaction rédox spontanée, avec deux demi-piles reliées par une jonction électrolytique.
Elle convertit l’énergie thermique en énergie électrique grâce à une réaction acido-basique, avec deux électrodes dans une seule solution.
Elle convertit l’énergie électrique en énergie chimique par une réaction rédox forcée, avec deux demi-piles séparées sans jonction.
Elle convertit l’énergie chimique en énergie électrique par une réaction rédox spontanée, avec deux demi-piles sans liaison ionique.

Elle convertit l’énergie chimique en énergie électrique grâce à une réaction rédox spontanée, avec deux demi-piles reliées par une jonction électrolytique.

Explication

Une pile produit de l’énergie électrique à partir d’une réaction rédox spontanée et comporte deux demi-piles reliées par une jonction électrolytique. Une réaction forcée par une alimentation électrique relève plutôt de l’électrolyse.

53. Dans une pile qui débite, comment sont associées les réactions aux électrodes et le sens de circulation des électrons ?

L’oxydation a lieu à la cathode positive, la réduction à l’anode négative, et les électrons vont de l’anode vers la cathode.
La réduction a lieu à l’anode négative, l’oxydation à la cathode positive, et les électrons vont de la cathode vers l’anode.
L’oxydation a lieu à l’anode négative, la réduction à la cathode positive, et les électrons vont de l’anode vers la cathode.
La réduction a lieu à la cathode négative, l’oxydation à l’anode positive, et les électrons vont de la cathode vers l’anode.

L’oxydation a lieu à l’anode négative, la réduction à la cathode positive, et les électrons vont de l’anode vers la cathode.

Explication

Dans une pile en fonctionnement, l’anode est le siège de l’oxydation et porte le signe négatif, tandis que la cathode est le siège de la réduction et porte le signe positif. Les électrons circulent dans le circuit extérieur de l’anode vers la cathode.

54. Dans une pile Daniell, quelle configuration des électrodes et du pont salin est correcte ?

Le cuivre est la cathode, le zinc est l’anode, et un pont salin de chlorure de sodium relie les demi-piles.
Le zinc est la cathode, le cuivre est l’anode, et un pont salin de nitrate d’ammonium relie les demi-piles.
Le cuivre est la cathode, le zinc est l’anode, et un pont salin de nitrate d’ammonium relie les demi-piles.
Le zinc est la cathode, le cuivre est l’anode, et un pont salin de chlorure de sodium relie les demi-piles.

Le cuivre est la cathode, le zinc est l’anode, et un pont salin de nitrate d’ammonium relie les demi-piles.

Explication

Dans la pile Daniell, l’électrode de cuivre du couple Cu2+/CuCu^{2+}/Cu est la cathode et l’électrode de zinc du couple Zn2+/ZnZn^{2+}/Zn est l’anode ; les demi-piles sont reliées par un pont salin de nitrate d’ammonium. Inverser les électrodes attribuerait à tort la réduction au zinc.

55. Une pile de force électromotrice EE et de résistance interne rr débite un courant II. Quelle relation donne sa tension aux bornes ?

U=E+rIU = E + rI
U=E−rIU = E - rI
U=r−EIU = r - EI
U=I−ErU = I - Er

$$U = E - rI$$

Explication

Le modèle de Thévenin donne une tension aux bornes diminuée par la chute de tension interne, soit U=E−rIU = E - rI. La force électromotrice EE correspond à la tension à vide, et non à la tension en charge.

56. Pour un couple rédox dissous, le potentiel de la solution est supérieur à E∘E^\circ. Quelle forme du couple prédomine ?

La forme réductrice.
Les deux formes en proportions nécessairement égales.
Aucune forme du couple ne peut être présente.
La forme oxydante.

La forme oxydante.

Explication

Lorsque le potentiel est supérieur à E∘E^\circ, l’oxydant prédomine pour le couple considéré. La prédominance du réducteur correspond à un potentiel inférieur à E∘E^\circ.

57. Deux espèces de couples rédox différents ont des zones de prédominance qui se recouvrent. Que peut-on en déduire ?

Elles peuvent coexister dans la partie commune de leurs zones.
Elles peuvent coexister seulement si leurs couples ont le même potentiel standard.
Elles sont incompatibles dès lors qu’elles appartiennent à des couples différents.
Elles sont incompatibles, car le recouvrement déclenche leur réaction.

Elles peuvent coexister dans la partie commune de leurs zones.

Explication

Un recouvrement des zones de prédominance permet aux deux espèces de coexister dans la partie commune. L’incompatibilité est associée à des zones qui ne se recouvrent pas.

58. Pour une réaction rédox dont la constante standard vérifie K0<1K^0 < 1, quel sens est favorisé ?

Le sens direct.
Les deux sens de manière égale.
Le sens inverse.
Aucun sens ne peut être favorisé.

Le sens inverse.

Explication

Une constante standard inférieure à 1 favorise le sens inverse de la réaction. Une constante supérieure à 1 favorise au contraire le sens direct.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Chimie des solutions.

Quels sont les trois états principaux de la matière, du moins au plus énergétique ?

Le solide, le liquide et le gaz.

Qu’est-ce qu’une phase en physique ?

Un milieu uniforme par sa composition chimique et son état physique à température et pression données.

Qu’est-ce qui distingue un corps pur d’un mélange ?

Un corps pur contient une seule espèce chimique, tandis qu’un mélange en contient plusieurs.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Chimie des solutions.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM