QCM : Mesures des préjugés et stéréotypes (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne découvre un animal inconnu et le compare à des animaux déjà mémorisés pour le ranger dans une catégorie. Quel processus met-elle en œuvre ?

La catégorisation, qui compare une information nouvelle aux informations déjà en mémoire.
L’accessibilité contextuelle, qui dépend des éléments présents dans l’environnement immédiat.
L’essentialisme, qui attribue à l’animal une essence fixe déterminant ses propriétés.
L’accessibilité chronique, qui dépend de caractéristiques internes relativement stables.

La catégorisation, qui compare une information nouvelle aux informations déjà en mémoire.

Explication

La catégorisation consiste à regrouper des informations en comparant une information nouvelle à celles déjà conservées en mémoire. L’essentialisme concerne plutôt la croyance qu’une catégorie possède une essence fixe qui détermine ses caractéristiques.

2. Un même concept vient plus facilement à l’esprit d’une personne lorsqu’il est évoqué par des éléments présents dans la situation. De quel type d’accessibilité s’agit-il ?

De l’accessibilité contextuelle, liée aux éléments présents dans l’environnement.
De l’accessibilité chronique, liée à des caractéristiques internes plus stables.
De l’essentialisme, lié à une essence fixe attribuée à une catégorie.
De la catégorisation, liée au classement d’informations en catégories.

De l’accessibilité contextuelle, liée aux éléments présents dans l’environnement.

Explication

L’accessibilité contextuelle dépend des éléments présents dans l’environnement et peut ainsi rendre un concept plus saillant dans une situation donnée. L’accessibilité chronique repose plutôt sur des caractéristiques internes relativement stables, comme les attentes ou les connaissances.

3. Une personne croit qu’un groupe est particulièrement ambitieux et ressent de l’hostilité envers ses membres. Quelle distinction décrit correctement ces deux réactions ?

La croyance est un stéréotype cognitif, tandis que l’hostilité est un préjugé affectif.
La croyance est une discrimination comportementale, tandis que l’hostilité est une catégorisation sociale.
La croyance est un préjugé affectif, tandis que l’hostilité est un stéréotype cognitif.
La croyance est une catégorisation sociale, tandis que l’hostilité est une discrimination comportementale.

La croyance est un stéréotype cognitif, tandis que l’hostilité est un préjugé affectif.

Explication

Le stéréotype est une croyance généralisée sur les caractéristiques d’un groupe, alors que le préjugé correspond à une évaluation affective envers celui-ci. La discrimination désigne plutôt un comportement négatif ou une abstention d’agir envers des membres d’un exogroupe.

4. Dans la séquence des étapes de rejet des exogroupes décrite par Allport, quelle forme de rejet suit la ségrégation ?

L’agression physique contre les membres du groupe.
L’extermination des membres du groupe.
La discrimination verbale envers les membres du groupe.
La mise à l’écart par évitement des membres du groupe.

L’agression physique contre les membres du groupe.

Explication

Dans la séquence d’Allport, l’agression physique vient après la ségrégation et précède l’extermination. L’évitement et la mise à l’écart apparaissent plus tôt dans cette progression.

5. Que désigne la théorie de l’identité sociale de Tajfel et Turner ?

L’explication du favoritisme envers l’endogroupe par la recherche d’une identité positive issue d’une comparaison favorable avec des exogroupes pertinents
La tendance à surestimer les dispositions personnelles et à minimiser les circonstances pour expliquer les comportements
L’explication des préjugés par la compétition entre groupes pour accéder à des ressources limitées
Le processus par lequel des groupes réduisent leur hostilité en coopérant autour de buts communs

L’explication du favoritisme envers l’endogroupe par la recherche d’une identité positive issue d’une comparaison favorable avec des exogroupes pertinents

Explication

La théorie de l’identité sociale relie le favoritisme envers l’endogroupe à la volonté de préserver une identité sociale positive par comparaison avec des exogroupes pertinents. La compétition pour des ressources limitées relève plutôt de la théorie du conflit réel.

6. Dans la méthode de Katz et Braly, que permettent d’estimer les réponses agrégées des participants qui sélectionnent des traits associés à un groupe ?

La valence affective de chaque participant envers le groupe
La distance sociale que chaque participant accepte avec le groupe
La proportion réelle des membres du groupe possédant chaque trait
Le consensus de la population sur les traits associés au groupe

Le consensus de la population sur les traits associés au groupe

Explication

En regroupant les traits choisis, la méthode de Katz et Braly révèle le consensus de la population plutôt que le stéréotype propre à une personne. Contrairement à l’échelle de distance sociale, elle ne mesure pas la proximité que les répondants accepteraient avec les membres du groupe.

7. Dans une tâche d’amorçage, à quoi sert la présentation d’un stimulus amorce avant l’item-cible ?

À vérifier si le participant reconnaît consciemment l’amorce avant de classer l’item-cible
À faciliter le traitement de l’item-cible et à révéler la force de leur association par la rapidité de réponse
À mesurer l’intensité émotionnelle ressentie face à l’item-cible sans tenir compte de sa rapidité de traitement
À comparer la fréquence des réponses positives et négatives données à propos de l’item-cible

À faciliter le traitement de l’item-cible et à révéler la force de leur association par la rapidité de réponse

Explication

L’amorce facilite le traitement d’une cible qui lui est associée, ce qui se traduit par une réponse plus rapide. Contrairement à la reconnaissance consciente, cette mesure repose sur la vitesse de traitement et ne demande pas d’identifier explicitement l’amorce.

8. Dans le paradigme de la lettre perdue, quel constat comportemental a été observé pour les lettres adressées aux associations nazie et communiste ?

Elles étaient plus souvent postées que celles destinées aux autres destinataires.
Elles étaient postées dans des proportions comparables à celles adressées à une personne lambda.
Elles étaient moins souvent postées que celles destinées aux autres destinataires.
Elles étaient davantage postées que celles destinées aux Medical Research Associates.

Elles étaient moins souvent postées que celles destinées aux autres destinataires.

Explication

Le paradigme révélait une moindre probabilité de poster les lettres adressées aux associations nazie et communiste, ce qui constituait une mesure comportementale indirecte. Les lettres destinées à une personne lambda ne formaient pas le seul groupe de comparaison : celles adressées aux Medical Research Associates étaient aussi moins souvent retenues.

9. En quoi les mesures physiologiques se distinguent-elles des mesures comportementales de la discrimination ?

Elles mesurent des temps de réponse, tandis que les mesures comportementales évaluent des attitudes déclarées.
Elles enregistrent des réactions corporelles, tandis que les mesures comportementales observent des choix ou des actes.
Elles évaluent des croyances déclarées, tandis que les mesures comportementales enregistrent des réactions corporelles.
Elles observent des actes en contexte réel, tandis que les mesures comportementales enregistrent l’activité cérébrale.

Elles enregistrent des réactions corporelles, tandis que les mesures comportementales observent des choix ou des actes.

Explication

Les mesures physiologiques reposent notamment sur l’électromyographie, les potentiels évoqués ou l’imagerie cérébrale, alors que les mesures comportementales portent sur des actes observables. Une mesure comportementale peut être implicite lorsque les participants ignorent l’objectif de l’étude, mais elle n’enregistre pas pour autant une réaction corporelle.

10. Qui a formulé le modèle de dissociation, qui distingue l’activation automatique des stéréotypes de leur application contrôlable ?

Henri Tajfel
Muzafer Sherif
Gordon Allport
Patricia Devine

Patricia Devine

Explication

Patricia Devine a proposé le modèle de dissociation pour distinguer l’activation automatique d’un stéréotype de son application, qui peut être contrôlée selon les ressources et la motivation. Tajfel est plutôt associé à la théorie de l’identité sociale.

11. Selon Sherif, quel effet peut avoir l’échec de groupes qui coopèrent pour atteindre un but commun ?

Il peut accroître les préjugés et la discrimination entre les groupes.
Il peut effacer les appartenances groupales et individualiser leurs membres.
Il peut réduire les préjugés en rendant les ressources plus équitablement réparties.
Il peut renforcer le favoritisme envers l’endogroupe sans modifier la discrimination.

Il peut accroître les préjugés et la discrimination entre les groupes.

Explication

Lorsque la coopération intergroupe échoue à atteindre le but commun, les préjugés et la discrimination peuvent augmenter. À l’inverse, c’est la réussite de la coopération qui est associée à une réduction des préjugés, et non le simple fait de partager une tâche.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce qui distingue le stéréotype du préjugé ?

Le stéréotype relève de la cognition et le préjugé de l’affect et de l’évaluation.

Que signifie la catégorisation en psychologie ?

Le regroupement d’informations en comparant une information nouvelle à celles déjà en mémoire.

Comment Walter Lippmann a-t-il décrit les stéréotypes ?

Comme des « images dans nos têtes ».

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