★ À maîtriser
📌 Le stéréotype relève de la cognition et désigne une croyance généralisée sur les caractéristiques d’un groupe, tandis que le préjugé relève de l’affect et de l’évaluation envers ce groupe.
📌 L’endogroupe est le groupe auquel une personne appartient, tandis que l’exogroupe est un groupe auquel elle n’appartient pas.
Compléments
Walter Lippmann a popularisé l’image des stéréotypes comme des « images dans nos têtes ».
Les stéréotypes peuvent concerner :
Les stéréotypes sont appris tôt par observation et imitation, et sont répandus notamment dans l’humour, les médias et la publicité.
Dans l’étude de Levy et al. (2000), des enfants de 3 ans percevaient les femmes comme plus compétentes pour les emplois féminins et inversement.
Devine (1989) explique que les associations stéréotypées fréquemment activées deviennent bien apprises et s’activent automatiquement en présence d’un membre du groupe concerné.
Le stéréotype décrit, le préjugé évalue, la discrimination agit.
★ À maîtriser
📌 L’accessibilité contextuelle dépend des éléments présents dans l’environnement, tandis que l’accessibilité chronique dépend de caractéristiques internes plus stables, comme les motivations, les attentes et les connaissances.
La catégorisation accentue les différences perçues entre catégories, effet appelé biais de contraste, et accentue les similitudes perçues au sein d’une catégorie, effet appelé biais d’assimilation.
Le biais d’homogénéité de l’exogroupe consiste à percevoir les membres d’un autre groupe comme plus semblables entre eux qu’ils ne le sont réellement.
Compléments
Bruner (1957) considère que toute expérience perceptive est le produit final d’un processus de catégorisation.
Yzerbyt et Schadron (1996) décrivent l’essence comme le « ciment » qui tient ensemble et justifie les stéréotypes.
Dans l’étude de Tajfel et Wilkes (1963), la catégorisation de lignes par lettres accentuait les différences entre catégories et réduisait les différences perçues entre lignes d’une même catégorie.
Contraste entre catégories, assimilation à l’intérieur.
★ À maîtriser
Dans l’expérience de la « caverne des voleurs », Sherif forma des groupes, les plaça ensuite en compétition, puis organisa leur coopération autour de buts communs supra-ordonnés.
Le paradigme des groupes minimaux de Tajfel et Turner montre qu’un favoritisme envers l’endogroupe peut apparaître après une catégorisation arbitraire, sans contact entre les groupes.
📌 L’erreur ultime d’attribution attribue les comportements négatifs de l’exogroupe à des causes internes et ceux de l’endogroupe à des circonstances externes, tandis que les comportements positifs de l’endogroupe sont attribués à des causes internes et ceux de l’exogroupe à des causes externes. - Pettigrew
Compléments
Dans l’expérience de Rabbie et Horwitz (1969), le favoritisme envers l’endogroupe apparaissait lorsque les participants partageaient un sort commun, que la récompense soit attribuée au hasard ou par l’expérimentateur.
Dans le paradigme des groupes minimaux, la stratégie la plus choisie consistait à maximiser l’écart de récompense en faveur de l’endogroupe plutôt qu’à maximiser la récompense commune.
Selon la théorie de l’identité sociale, si l’identité sociale est insatisfaisante, les individus peuvent quitter leur groupe pour un groupe plus positif ou tenter de rendre leur groupe plus positif.
Dans l’étude de Lemyre et Smith (1985), les participants ayant pu différencier l’endogroupe de l’exogroupe présentaient ensuite une estime de soi plus élevée.
Dans l’étude de Greenberg et Rosenfield, le succès d’une personne blanche était attribué à des facteurs internes, tandis que le succès d’une personne noire était attribué à la chance par les participants ayant des préjugés envers les personnes noires.
La compétition nourrit l’hostilité ; les buts communs favorisent la coopération.
★ À maîtriser
Les mesures des stéréotypes portent sur les croyances, celles des préjugés sur les attitudes et celles de la discrimination sur les comportements.
La validité des mesures directes et auto-rapportées dépend de la volonté des participants de déclarer leurs attitudes réelles et de leur capacité à en avoir conscience.
Compléments
Dans la méthode de Katz et Braly, les participants choisissent parmi une liste les traits qui leur semblent typiques d’un groupe, puis les réponses agrégées indiquent le consensus de la population plutôt qu’un stéréotype individuel.
Brigham considère qu’un trait est stéréotypé lorsqu’il est attribué à 80 % des membres du groupe, avec une marge de 20 %.
Le rapport diagnostique de McCauley et Stitt compare la proportion d’un groupe possédant un trait à la proportion de personnes en général possédant ce trait afin de tenir compte de l’homogénéité et de la distinctivité.
La méthode des réponses libres mesure l’accessibilité des caractéristiques en demandant aux participants de lister spontanément ce qui leur vient à l’esprit à propos d’un groupe.
L’indice individuel de stéréotypisation proposé par Esses et al. prend en compte l’accessibilité, la valence et la généralisation estimée par le pourcentage de membres possédant le trait.
L’échelle de distance sociale de Bogardus comporte sept items hiérarchisés évaluant la distance sociale que le répondant accepterait avec les membres d’un groupe.
Le thermomètre des sentiments mesure l’évaluation d’un groupe sur une échelle de 0, correspondant à des sentiments très négatifs, à 100, correspondant à des sentiments très positifs.
L’orientation à la dominance sociale mesure la prédisposition à favoriser des systèmes fondés sur la hiérarchie entre groupes.
Duarte, Dambrun et Guimond (2004) ont rédigé une version française de l’échelle d’orientation à la dominance sociale et ont observé que les participants placés en position de dominance sociale exprimaient plus de préjugés racistes et sexistes que le groupe contrôle.
★ À maîtriser
Dans une tâche d’amorçage, un stimulus amorce précède un item-cible ; une réponse plus rapide indique un lien plus fort entre eux, car l’amorce facilite le traitement de l’item-cible.
Dans l’IAT, les participants classent rapidement des visages ou des mots avec deux touches, en associant deux catégories de groupes sociaux et deux catégories de valence dans des blocs critiques.
Le score d’IAT indique quelle combinaison de catégories produit les réponses moyennes les plus rapides et représente une association relative plus forte dans les conditions du test.
Compléments
Dans l’amorçage évaluatif décrit par Fazio, un visage blanc ou noir présenté subliminalement précède un mot positif ou négatif, que le participant doit classer le plus rapidement possible.
Dans une tâche de décision lexicale (LDT), la reconnaissance d’un mot est facilitée lorsqu’il est précédé d’un concept sémantiquement lié.
★ À maîtriser
Dans l’étude de Snyder et al. (1979), des étudiants choisissaient une salle pour regarder un film, l’une contenant une personne en fauteuil roulant ; lorsque le choix du film était possible, ils évitaient davantage cette salle et attribuaient leur choix au film.
La discrimination comportementale est difficile à interpréter seule, car le comportement est multidéterminé, soumis à des normes sociales et doit être mesuré dans un contexte suffisamment réaliste.
Compléments
Les mesures physiologiques comprennent : l’électromyographie, notamment faciale, les potentiels évoqués liés à l’activité du cortex, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (fMRI)
Les mesures physiologiques reposent sur des interprétations, sont relativement coûteuses et n’apportent pas nécessairement davantage d’information.
★ À maîtriser
Dans l’étude de Payne inspirée de l’affaire Amadou Diallo, les participants identifiaient plus vite un revolver après avoir vu un visage noir plutôt qu’un visage blanc.
Les participants tirent plus vite sur une cible armée noire que sur une cible armée blanche, et décident plus vite de ne pas tirer sur une cible non armée blanche que sur une cible non armée noire.
Les erreurs d’oubli de tir sur une cible armée sont plus fréquentes lorsque la cible est blanche, tandis que les fausses alarmes de tir sur une cible non armée sont plus fréquentes lorsque la cible est noire.
La couleur de peau des participants, la rémunération des bonnes réponses, l’accord avec le stéréotype et le niveau de préjugé ne modifient pas le biais de shooting, tandis que la connaissance du stéréotype envers les Noirs le modifie fortement.
Compléments
Dans le paradigme shoot/don’t shoot, les participants décident rapidement de tirer sur une cible armée et de ne pas tirer sur une cible non armée, représentée comme noire ou blanche.
Chez les agents de police, les études rapportent généralement l’absence de biais de shooting dans les erreurs, mais une influence de la couleur de peau de la cible sur les temps de réponse.
Stéréotype activé → interprétation biaisée → décision de tir
★ À maîtriser
Dans la deuxième étude de Devine, l’exposition à 80 % plutôt qu’à 20 % de mots associés au stéréotype des Noirs conduit à juger Donald plus agressif, sans différence entre participants racistes et non racistes.
Selon le modèle de dissociation, les différences entre individus racistes et non racistes concernent leur capacité ou leur motivation à supprimer les stéréotypes après leur activation. - Devine
Compléments
Dans l’étude de Devine, les participants racistes et non racistes produisent des listes similaires de stéréotypes communément associés aux Noirs.
Dans la dernière étude de Devine, les non-racistes énumèrent significativement plus de traits positifs à propos des Noirs, tandis que les racistes énumèrent significativement plus de traits négatifs.
Activation automatique pour tous ; application contrôlable selon les ressources et la motivation
★ À maîtriser
📌 Les préjugés prédisent mieux la discrimination que les stéréotypes, car la corrélation entre préjugés et discrimination est plus forte que celle entre stéréotypes et discrimination.
📌 La coopération intergroupe réduit les préjugés si les groupes atteignent leur but commun, mais un échec peut augmenter les préjugés et la discrimination. - Sherif
Compléments
La classe puzzle, développée par Aronson et ses collègues dans des écoles déségrégées de Californie et du Texas, répartit les apprentissages en morceaux que chaque élève enseigne ensuite au groupe, dont la réussite dépend des efforts conjoints.
Les élèves des classes puzzle s’apprécient davantage, aiment plus l’école, ont moins de préjugés et une estime de soi plus élevée ; les élèves issus de minorités ethniques obtiennent aussi de meilleurs résultats aux tests académiques.
★ À maîtriser
📌 L’étude du soi distingue le concept de soi, composante cognitive, de l’estime de soi, composante émotionnelle.
Selon William James (1842-1910), le soi comme objet de connaissance est le « moi », tandis que le soi comme agent qui réalise des actions est le « je ».
William James distingue trois dimensions du soi :
Compléments
Le Twenty Statement Test montre que le soi peut être objet de connaissance et que les réponses peuvent désigner des rôles sociaux, des identités ou des comportements.
Higgins distingue trois représentations du soi :
★ À maîtriser
📌 La motivation intrinsèque conduit à pratiquer une activité pour le plaisir qu’elle procure, tandis que la motivation extrinsèque conduit à la pratiquer pour obtenir un résultat extérieur à l’activité.
Compléments
Récompense promise → justification externe ; récompense inattendue → intérêt préservé
📌 La conception fixiste de Dweck attribue la réussite aux capacités innées, tandis que la conception incrémentielle l’attribue à l’effort et à l’apprentissage, considérant les capacités comme malléables.
Après un échec, une interprétation fixiste en termes de manque de capacité favorise la résignation, l’aversion pour l’activité et une faible persistance, tandis qu’une interprétation incrémentielle en termes de manque d’effort favorise le défi et la persistance.
Dans l’étude de Dutton et Aron, des hommes hétérosexuels anticipant un choc électrique intense rapportent davantage d’anxiété et d’attirance envers une femme complice que ceux anticipant un choc faible ; l’anticipation des chocs reçus par la femme n’a pas cet effet.
Conception fixiste : capacité ; conception incrémentielle : effort et apprentissage
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1. Une personne découvre un animal inconnu et le compare à des animaux déjà mémorisés pour le ranger dans une catégorie. Quel processus met-elle en œuvre ?
2. Un même concept vient plus facilement à l’esprit d’une personne lorsqu’il est évoqué par des éléments présents dans la situation. De quel type d’accessibilité s’agit-il ?
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Qu’est-ce qui distingue le stéréotype du préjugé ?
Le stéréotype relève de la cognition et le préjugé de l’affect et de l’évaluation.
Que signifie la catégorisation en psychologie ?
Le regroupement d’informations en comparant une information nouvelle à celles déjà en mémoire.
Comment Walter Lippmann a-t-il décrit les stéréotypes ?
Comme des « images dans nos têtes ».
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