QCM : Chromatographie liquide haute performance — 53 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pour modifier les temps de rétention en phase normale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Augmenter la proportion du solvant interagissant avec la phase stationnaire augmente la rétention.
La rétention augmente lorsque la phase mobile devient plus compétitive envers la phase stationnaire.
Le solvant qui décroche les analytes doit être diminué pour accélérer leur élution.
Diminuer la proportion du solvant éluant augmente les temps de rétention.
Augmenter la proportion du solvant éluant accélère l’élution.

Diminuer la proportion du solvant éluant augmente les temps de rétention. · Augmenter la proportion du solvant éluant accélère l’élution.

Explication

En phase normale, réduire le solvant qui interagit avec la phase stationnaire augmente la rétention. À l’inverse, augmenter ce solvant accélère l’élution ; les trois autres propositions inversent ou déforment cette relation.

2. Une séparation chromatographique repose sur la répartition des solutés entre deux phases. Quelles propositions sont exactes ?

La phase stationnaire se déplace dans le dispositif séparateur.
Les deux phases impliquées sont une phase stationnaire et une phase mobile.
La répartition différentielle des solutés contribue à leur séparation.
La séparation dépend des propriétés physico-chimiques des solutés.
La séparation repose sur une interaction identique de chaque soluté avec les deux phases.

Les deux phases impliquées sont une phase stationnaire et une phase mobile. · La répartition différentielle des solutés contribue à leur séparation. · La séparation dépend des propriétés physico-chimiques des solutés.

Explication

La séparation repose sur une phase stationnaire fixe et une phase mobile qui se déplace dans le dispositif. Ces phases sont non miscibles, et les solutés s’y répartissent différemment selon leurs propriétés physico-chimiques. La séparation ne repose donc pas sur des interactions identiques pour chaque soluté.

3. Les caractéristiques des liaisons hydrogène comprennent :

Les interactions N···H possèdent des énergies comprises entre -12 et -20 kJ·mol⁻¹.
Les liaisons hydrogène présentent des énergies positives pour les interactions O···H.
Les liaisons hydrogène sont des interactions électrostatiques fortes.
Les interactions N···H possèdent des énergies comprises entre -12 et -33 kJ·mol⁻¹.
Les interactions O···H possèdent des énergies comprises entre -12 et -20 kJ·mol⁻¹.

Les interactions N···H possèdent des énergies comprises entre -12 et -20 kJ·mol⁻¹. · Les liaisons hydrogène sont des interactions électrostatiques fortes.

Explication

Les liaisons hydrogène sont des interactions électrostatiques fortes. Les interactions O···H ont des énergies de -12 à -33 kJ·mol⁻¹, alors que les interactions N···H vont de -12 à -20 kJ·mol⁻¹ ; leur énergie est donc négative.

4. Un facteur de capacité est calculé à partir des volumes chromatographiques. Quelles expressions sont exactes ?

Le facteur de capacité vérifie k′=VR−VMVM=KVMVSk'=\frac{V_R-V_M}{V_M}=K\frac{V_M}{V_S}.
Le facteur de capacité vérifie k′=VR−VMVR=KVSVMk'=\frac{V_R-V_M}{V_R}=K\frac{V_S}{V_M}.
Le facteur de capacité vérifie k′=VRVM=KVSVMk'=\frac{V_R}{V_M}=K\frac{V_S}{V_M}.
Le facteur de capacité vérifie k′=VR−VMVM=KVSVMk'=\frac{V_R-V_M}{V_M}=K\frac{V_S}{V_M}.
Le facteur de capacité vérifie k′=VR+VMVM=KVSVMk'=\frac{V_R+V_M}{V_M}=K\frac{V_S}{V_M}.

Le facteur de capacité vérifie $$k'=\frac{V_R-V_M}{V_M}=K\frac{V_S}{V_M}$$.

Explication

La relation correcte est k′=VR−VMVM=KVSVMk'=\frac{V_R-V_M}{V_M}=K\frac{V_S}{V_M}. Les autres expressions modifient soit le signe de la différence, soit le dénominateur, soit le rapport des volumes de phases, et ne correspondent pas au facteur de capacité défini.

5. Concernant les causes de l’élargissement des bandes de soluté, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La diffusion longitudinale devient principalement limitante aux vitesses élevées.
La diffusion longitudinale contribue à l’élargissement d’une bande de soluté.
La résistance au transfert de masse contribue à l’élargissement des bandes.
La résistance au transfert de masse devient limitante aux vitesses élevées.
Les chemins multiples disparaissent lorsque la colonne est remplie.

La diffusion longitudinale contribue à l’élargissement d’une bande de soluté. · La résistance au transfert de masse contribue à l’élargissement des bandes. · La résistance au transfert de masse devient limitante aux vitesses élevées.

Explication

L’élargissement provient de la diffusion longitudinale, des chemins multiples dans le remplissage et de la résistance au transfert de masse. La diffusion longitudinale est surtout importante aux faibles vitesses, alors que le transfert de masse limite davantage les performances aux vitesses élevées. Les chemins multiples sont liés au remplissage et ne disparaissent pas par principe.

6. Une séparation présente des temps de rétention réduits tRA′t'_{RA} et tRB′t'_{RB}, ainsi que des largeurs ωA\omega_A et ωB\omega_B. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La résolution utilise la somme des temps de rétention réduits au numérateur.
Lorsque RS=1R_S=1, le recouvrement des pics atteint environ 10 %.
Lorsque RS=1R_S=1, le recouvrement des pics atteint environ 5 %.
La résolution vérifie RS=(tRB′−tRA′)/[2(ωA+ωB)]R_S=(t'_{RB}-t'_{RA})/[2(\omega_A+\omega_B)].
La résolution vérifie RS=2(tRB′−tRA′)/(ωA+ωB)R_S=2(t'_{RB}-t'_{RA})/(\omega_A+\omega_B).

La résolution vérifie $$R_S=2(t'_{RB}-t'_{RA})/(\omega_A+\omega_B)$$.

Explication

La résolution est définie par RS=2(tRB′−tRA′)/(ωA+ωB)R_S=2(t'_{RB}-t'_{RA})/(\omega_A+\omega_B). Pour RS=1R_S=1, le recouvrement des pics est de 2 %. Le numérateur utilise une différence entre les temps de rétention réduits et le dénominateur contient leur somme des largeurs, sans facteur 2 placé devant cette somme.

7. Concernant les temps de rétention chromatographiques :

Le temps de rétention tRt_R exclut le temps de passage de la phase mobile non retenue.
Le temps de rétention tRt_R correspond au parcours complet du composé dans la colonne.
Le temps réduit tR′t'_R soustrait le temps de parcours de la phase mobile non retenue.
Le temps de rétention tRt_R correspond uniquement au séjour du soluté dans la phase stationnaire.
Le temps réduit tR′t'_R mesure le parcours dans la phase stationnaire après soustraction du temps mort.

Le temps de rétention $$t_R$$ correspond au parcours complet du composé dans la colonne. · Le temps réduit $$t'_R$$ soustrait le temps de parcours de la phase mobile non retenue.

Explication

Le temps de rétention tRt_R correspond au parcours total du composé dans la colonne. Le temps réduit tR′t'_R est obtenu en soustrayant le temps de la phase mobile non retenue ; il ne mesure donc pas le parcours complet et ne se limite pas au séjour dans une seule phase.

8. Un chromatographe utilise une colonne de longueur L=25 cmL = 25\,\text{cm} et une hauteur équivalente H=0,05 cmH = 0{,}05\,\text{cm}. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La valeur obtenue pour cette colonne est N=500N=500 plateaux théoriques.
Une diminution de HH entraîne une diminution du nombre de plateaux.
La relation utilise la longueur de colonne et la hauteur équivalente.
La valeur obtenue pour cette colonne est N=1250N=1250 plateaux théoriques.
Le nombre de plateaux théoriques se calcule par N=LHN=\frac{L}{H}.

La valeur obtenue pour cette colonne est $$N=500$$ plateaux théoriques. · La relation utilise la longueur de colonne et la hauteur équivalente. · Le nombre de plateaux théoriques se calcule par $$N=\frac{L}{H}$$.

Explication

Le nombre de plateaux suit la relation N=LHN=\frac{L}{H}. Avec les valeurs données, N=250,05=500N=\frac{25}{0{,}05}=500, et la formule utilise bien les deux grandeurs indiquées. Une diminution de HH augmente plutôt NN, et 12501250 ne correspond pas au calcul.

9. Concernant la définition de la chromatographie, quelles sont les propositions exactes ?

Les constituants sont séparés lors de leur passage à travers un matériau sélectif.
La séparation chromatographique conserve les substances séparées sans transformation chimique.
Les techniques chromatographiques peuvent s’appliquer à des substances en solution.
La chromatographie sépare des substances dissoutes au moyen d’un matériau sélectif.
La chromatographie regroupe des techniques de séparation non destructives.

Les constituants sont séparés lors de leur passage à travers un matériau sélectif. · La séparation chromatographique conserve les substances séparées sans transformation chimique. · Les techniques chromatographiques peuvent s’appliquer à des substances en solution. · La chromatographie sépare des substances dissoutes au moyen d’un matériau sélectif. · La chromatographie regroupe des techniques de séparation non destructives.

Explication

La chromatographie regroupe bien des techniques non destructives séparant des substances en solution par passage dans un matériau sélectif. Les constituants ne sont donc pas détruits ni transformés chimiquement pendant la séparation.

10. À propos de la comparaison entre CPG et CLHP, quelles sont les réponses exactes au sujet de leurs domaines d’utilisation ?

La CLHP peut analyser des composés de grande masse moléculaire.
La CLHP est réservée aux composés présentant une forte volatilité.
La CPG est limitée aux composés suffisamment volatils pour être analysés.
La CPG convient particulièrement aux composés de grande masse moléculaire non volatils.
La volatilité constitue une exigence importante pour l’analyse en CPG.

La CLHP peut analyser des composés de grande masse moléculaire. · La CPG est limitée aux composés suffisamment volatils pour être analysés. · La volatilité constitue une exigence importante pour l’analyse en CPG.

Explication

La CPG exige la volatilité des composés, ce qui limite son domaine d’application. La CLHP peut au contraire être utilisée pour des composés de grande masse moléculaire et n’est pas réservée aux substances très volatiles.

11. Un analyste travaille en phase inverse sur une silice greffée alkyle. Quelles propositions sont exactes ?

Les analytes sont retenus principalement par des interactions hydrophobes.
Les analytes sont retenus principalement par des interactions ion-dipôle avec l’alkyle.
Une diminution du méthanol dans l’eau-méthanol augmente les temps de rétention.
Une augmentation du méthanol augmente généralement les temps de rétention.
La phase inverse utilise une silice non greffée comme phase stationnaire.

Les analytes sont retenus principalement par des interactions hydrophobes. · Une diminution du méthanol dans l’eau-méthanol augmente les temps de rétention.

Explication

En phase inverse sur silice alkyle, la rétention repose sur des interactions hydrophobes. Diminuer le pourcentage de méthanol augmente les temps de rétention ; l’augmentation du méthanol produit l’effet inverse, et la phase stationnaire est greffée alkyle.

12. À propos du mécanisme de l’échange d’ions, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les solutés séparés peuvent être ionisés ou ionisables.
La séparation concerne des molécules neutres selon leurs interactions hydrophobes.
Les ions retenus s’échangent de manière réversible avec ceux de la phase mobile.
Le mécanisme repose sur une interaction hydrophobe avec une matrice soluble.
Les ions retenus restent définitivement fixés aux charges de la phase stationnaire.

Les solutés séparés peuvent être ionisés ou ionisables. · Les ions retenus s’échangent de manière réversible avec ceux de la phase mobile.

Explication

L’échange d’ions est réversible et met en concurrence les ions retenus avec ceux de la phase mobile. Il s’applique aux solutés ionisés ou ionisables, et non à une séparation de molécules neutres par hydrophobicité. Les ions ne restent donc pas définitivement fixés, et la matrice est insoluble dans l’eau.

13. À propos de l’adsorption en chromatographie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les molécules adsorbées pénètrent généralement dans le volume du solide.
L’adsorption correspond à la fixation de molécules sur la surface d’un solide.
Les interactions responsables de l’adsorption sont généralement de type Van der Waals.
L’adsorption décrit principalement le déplacement du soluté dans la phase mobile.
L’absorption et l’adsorption désignent deux phénomènes de fixation à la surface du solide.

L’adsorption correspond à la fixation de molécules sur la surface d’un solide. · Les interactions responsables de l’adsorption sont généralement de type Van der Waals.

Explication

L’adsorption est un phénomène de surface dans lequel les molécules se fixent sur un solide, généralement par des interactions faibles de Van der Waals. La pénétration dans le volume relève de l’absorption, et non de l’adsorption.

14. Le facteur de capacité en chromatographie liquide est défini par :

Le facteur de capacité est calculé par k′=VR+VMVMk' = \frac{V_R + V_M}{V_M}.
Le facteur de capacité est calculé par k′=tR/D−VMVMk' = \frac{t_R/D - V_M}{V_M}.
Le facteur de capacité correspond au produit de VRV_R par VMV_M.
Le facteur de capacité correspond à la différence entre VRV_R et VMV_M.
Le facteur de capacité est le rapport du volume de rétention ajusté au volume mort.

Le facteur de capacité est le rapport du volume de rétention ajusté au volume mort.

Explication

Le facteur de capacité est défini par k′=VR−VMVM=VR′VMk' = \frac{V_R - V_M}{V_M} = \frac{V'_R}{V_M}. Il s’agit donc du rapport du volume de rétention ajusté au volume mort. Il ne correspond ni à la somme de ces volumes, ni à un calcul fondé sur la division de tRt_R par le débit. Un produit de VRV_R par VMV_M et leur différence ne donnent pas non plus le facteur de capacité.

15. Concernant la chromatographie d’exclusion, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les molécules trop volumineuses sont entraînées plus rapidement.
Les molécules pouvant entrer dans les pores sont retenues plus longtemps.
Les molécules de grande taille pénètrent davantage dans les pores du solide.
La séparation dépend de la capacité des molécules à pénétrer dans les pores.
Le mécanisme repose principalement sur la fixation des solutés à la surface solide.

Les molécules trop volumineuses sont entraînées plus rapidement. · Les molécules pouvant entrer dans les pores sont retenues plus longtemps. · La séparation dépend de la capacité des molécules à pénétrer dans les pores.

Explication

En chromatographie d’exclusion, les molécules sont séparées selon leur accès aux pores. Les grosses molécules, qui y pénètrent peu, sortent rapidement, tandis que les autres sont davantage retenues ; il ne s’agit pas principalement d’une adsorption de surface.

16. Concernant la phase mobile en chromatographie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La phase mobile constitue la surface sur laquelle les molécules se fixent.
La phase mobile reste immobilisée dans la colonne pendant la séparation.
La phase mobile correspond au solide adsorbant remplissant la colonne chromatographique.
La phase mobile peut être constituée d’un solvant unique ou d’un mélange de solvants.
La phase mobile, appelée éluant, transporte les composés vers la sortie de la colonne.

La phase mobile peut être constituée d’un solvant unique ou d’un mélange de solvants. · La phase mobile, appelée éluant, transporte les composés vers la sortie de la colonne.

Explication

La phase mobile, ou éluant, transporte les composés et peut être un solvant ou un mélange. Elle se déplace dans la colonne, contrairement à la phase stationnaire immobilisée ; elle n’est donc ni le solide adsorbant ni sa surface de fixation.

17. Pour un mélange de solvants, la force éluante totale s’exprime par :

La force totale dépend à la fois de chaque force individuelle et de la composition volumique.
La relation s’écrit ST=∑iSifiS_T=\sum_i S_i f_i pour les différents solvants du mélange.
La fraction volumique du solvant i intervient comme coefficient dans le terme SifiS_i f_i.
La force totale est la somme des forces individuelles pondérées par leurs fractions volumiques.
Une augmentation de la fraction volumique d’un solvant augmente sa contribution pondérée à STS_T.

La force totale dépend à la fois de chaque force individuelle et de la composition volumique. · La relation s’écrit $$S_T=\sum_i S_i f_i$$ pour les différents solvants du mélange. · La fraction volumique du solvant i intervient comme coefficient dans le terme $$S_i f_i$$. · La force totale est la somme des forces individuelles pondérées par leurs fractions volumiques. · Une augmentation de la fraction volumique d’un solvant augmente sa contribution pondérée à $$S_T$$.

Explication

La force éluante totale suit la relation ST=∑iSifiS_T=\sum_i S_i f_i. Chaque force individuelle SiS_i est pondérée par la fraction volumique correspondante fif_i ; la force totale dépend donc des propriétés des solvants et de la composition du mélange.

18. Parmi les propositions suivantes concernant le coefficient de partage, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le coefficient de partage décrit une répartition à l’équilibre entre deux phases non miscibles.
Le coefficient de partage concerne un composé soluble dans chacune des deux phases.
Le coefficient de partage caractérise la quantité injectée avant la séparation.
Le coefficient de partage décrit une solubilité mesurée dans une phase unique.
Le coefficient de partage compare deux solvants complètement miscibles.

Le coefficient de partage décrit une répartition à l’équilibre entre deux phases non miscibles. · Le coefficient de partage concerne un composé soluble dans chacune des deux phases.

Explication

Le coefficient de partage décrit la répartition à l’équilibre d’un composé soluble dans deux phases non miscibles. Il ne s’agit ni d’une solubilité dans une phase unique, ni d’une comparaison entre phases miscibles, ni d’une mesure de l’injection.

19. Concernant le principe de la chromatographie d’échange d’ions :

Elle implique des ions mobiles de charge opposée aux groupements fixes.
Elle sépare principalement les solutés selon leur polarité moléculaire.
Elle sépare des solutés ionisés ou ionisables par échange d’ions mobiles.
Elle repose sur une adsorption indépendante de toute charge électrique.
Elle distingue les solutés grâce à des groupements fixes de la phase stationnaire.

Elle implique des ions mobiles de charge opposée aux groupements fixes. · Elle sépare des solutés ionisés ou ionisables par échange d’ions mobiles. · Elle distingue les solutés grâce à des groupements fixes de la phase stationnaire.

Explication

La chromatographie d’échange d’ions concerne les solutés ionisés ou ionisables et met en jeu des ions mobiles opposés aux groupements fixes. La polarité et l’adsorption principalement décrivent plutôt la chromatographie d’adsorption, tandis que les groupements fixes participent bien à la séparation.

20. Parmi les associations entre phases greffées et modes chromatographiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les phases greffées apolaires sont utilisées en phase inverse avec des solvants peu polaires.
Les phases greffées polaires et apolaires s’emploient dans le même mode chromatographique.
Les phases greffées apolaires sont utilisées en phase normale avec des solvants peu polaires.
Les phases greffées polaires sont utilisées en phase inverse avec des solvants polaires.
Les phases greffées polaires sont utilisées en phase normale avec des solvants peu polaires.

Les phases greffées polaires sont utilisées en phase normale avec des solvants peu polaires.

Explication

Les phases greffées polaires s’utilisent en phase normale avec des solvants peu polaires. Les phases greffées apolaires sont au contraire associées à la phase inverse et à des solvants polaires.

21. À propos des domaines d’application de la CPG et de la CPL, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La vaporisation sans décomposition est une condition adaptée aux solutés analysés par CPG.
La CPL concerne principalement des composés dont la masse moléculaire reste inférieure à 100.
La CPL couvre notamment des masses moléculaires allant de 100 à 10⁷.
La CPG s’applique généralement à des masses moléculaires inférieures à 1000.
La CPG concerne des solutés gazeux ou vaporisables sans décomposition.

La vaporisation sans décomposition est une condition adaptée aux solutés analysés par CPG. · La CPL couvre notamment des masses moléculaires allant de 100 à 10⁷. · La CPG s’applique généralement à des masses moléculaires inférieures à 1000. · La CPG concerne des solutés gazeux ou vaporisables sans décomposition.

Explication

La CPG convient aux solutés gazeux ou vaporisables sans décomposition, généralement de masse moléculaire inférieure à 1000. La CPL couvre des masses moléculaires de 100 à 10⁷ ; elle ne se limite donc pas aux composés inférieurs à 100.

22. Les paramètres influençant la résolution chromatographique sont associés aux contributions suivantes :

Le facteur de capacité k’ correspond à une contribution hydrodynamique à la résolution.
La sélectivité α correspond à une contribution thermodynamique à la résolution.
La résolution dépend de la sélectivité α, du facteur k’ et de l’efficacité N.
L’efficacité N correspond à une contribution mixte à la résolution.
Les paramètres α, k’ et N participent ensemble à la résolution chromatographique.

Le facteur de capacité k’ correspond à une contribution hydrodynamique à la résolution. · La sélectivité α correspond à une contribution thermodynamique à la résolution. · La résolution dépend de la sélectivité α, du facteur k’ et de l’efficacité N. · L’efficacité N correspond à une contribution mixte à la résolution. · Les paramètres α, k’ et N participent ensemble à la résolution chromatographique.

Explication

La résolution dépend bien de la sélectivité α, du facteur de capacité k’ et de l’efficacité N. Ces paramètres correspondent respectivement à des contributions thermodynamiques, hydrodynamiques et mixtes, de sorte que les cinq propositions sont exactes.

23. En chromatographie en phase inverse, quelles propositions concernant la force éluante sont exactes ?

L’ajout de méthanol diminue la force éluante de la phase mobile.
L’acétonitrile peut être utilisé pour accroître la force éluante.
L’ajout d’acétonitrile à l’eau augmente la force éluante.
L’ajout de méthanol à l’eau augmente la force éluante.
L’eau constitue le solvant le moins éluant en phase inverse.

L’acétonitrile peut être utilisé pour accroître la force éluante. · L’ajout d’acétonitrile à l’eau augmente la force éluante. · L’ajout de méthanol à l’eau augmente la force éluante. · L’eau constitue le solvant le moins éluant en phase inverse.

Explication

En phase inverse, l’eau est le solvant le moins éluant. L’ajout de méthanol ou d’acétonitrile augmente la force éluante ; il est donc faux d’affirmer que le méthanol la diminue.

24. Concernant les modes d’élution en CLHP, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mode isocratique et le mode gradient correspondent à deux fonctionnements possibles.
Le mode isocratique impose une variation progressive de la composition d’éluant.
Le mode gradient modifie la composition de l’éluant au cours de l’analyse.
Le mode gradient utilise une composition d’éluant inchangée pendant l’analyse.
Le mode isocratique conserve la même composition d’éluant durant l’analyse.

Le mode isocratique et le mode gradient correspondent à deux fonctionnements possibles. · Le mode gradient modifie la composition de l’éluant au cours de l’analyse. · Le mode isocratique conserve la même composition d’éluant durant l’analyse.

Explication

En mode isocratique, la composition de l’éluant reste la même pendant toute l’analyse. En mode gradient, elle varie au cours de l’analyse ; ces deux modalités sont des modes de fonctionnement de la CLHP.

25. Concernant le nombre de plateaux théoriques et la hauteur équivalente à un plateau théorique :

La relation de calcul de N utilise la largeur à mi-hauteur du pic.
À longueur de colonne constante, H diminue lorsque le nombre N de plateaux augmente.
Le nombre N est calculé avec la largeur à la base selon N=16(tRw)2N = 16\left(\frac{t_R}{w}\right)^2.
La hauteur H se calcule selon H=NLH=\frac{N}{L}.
Le nombre N diminue lorsque le rapport tR/wt_R/w augmente.

À longueur de colonne constante, H diminue lorsque le nombre N de plateaux augmente. · Le nombre N est calculé avec la largeur à la base selon $$N = 16\left(\frac{t_R}{w}\right)^2$$.

Explication

La relation N=16(tRw)2N = 16\left(\frac{t_R}{w}\right)^2 utilise la largeur à la base, et non la largeur à mi-hauteur. À longueur de colonne constante, la relation H=LNH = \frac{L}{N} montre que H diminue lorsque N augmente. Le rapport tR/wt_R/w augmente N, tandis que H n’augmente pas dans cette situation.

26. Concernant la classification des solvants selon leurs propriétés de polarité, quelles sont les réponses exactes ?

Un solvant dipolaire aprotique présente un moment dipolaire important sans proton acide.
Un solvant protique se définit par l’absence de proton donneur.
Un solvant aprotique apolaire possède généralement un moment dipolaire important.
Un solvant aprotique apolaire contient nécessairement une fonction fortement donneuse de proton.
Un solvant protique possède une fonction capable de donner un proton.

Un solvant dipolaire aprotique présente un moment dipolaire important sans proton acide. · Un solvant protique possède une fonction capable de donner un proton.

Explication

Les solvants protiques possèdent un proton donneur, tandis que les solvants dipolaires aprotiques ont un moment dipolaire important sans proton acide. Les solvants aprotiques apolaires ont au contraire un faible moment dipolaire et ne possèdent pas de proton acide.

27. Concernant le gel de silice utilisé comme adsorbant, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les groupements siloxane participent également aux interactions avec les solutés.
Le gel de silice doit ses interactions principales à des groupements amide.
Les zones de silice dépourvues de groupements fonctionnels expliquent seules la rétention.
Les groupements silanol sont dépourvus de polarité et d’activité interactive.
Le gel de silice contient des groupements silanol impliqués dans les interactions.

Les groupements siloxane participent également aux interactions avec les solutés. · Le gel de silice contient des groupements silanol impliqués dans les interactions.

Explication

Les groupements silanol et siloxane du gel de silice sont responsables de ses interactions avec les solutés. Les silanols sont polaires et interactifs ; les groupements amide ou les zones dépourvues de fonctions ne constituent pas l’explication donnée.

28. Un soluté présente une forte affinité pour la phase mobile et une faible affinité pour la phase stationnaire. Quelles propositions sont exactes ?

Il migre lentement en raison de sa forte interaction stationnaire.
Ce soluté possède généralement un faible temps de rétention.
Sa faible affinité stationnaire favorise une élution précoce.
Il sort avant un soluté davantage retenu par la phase stationnaire.
Il présente le temps de rétention le plus élevé du chromatogramme.

Ce soluté possède généralement un faible temps de rétention. · Sa faible affinité stationnaire favorise une élution précoce. · Il sort avant un soluté davantage retenu par la phase stationnaire.

Explication

Une forte affinité mobile et une faible affinité stationnaire entraînent une faible rétention : le soluté sort rapidement et possède le plus petit temps de rétention. Les propositions décrivant une forte rétention ou une migration lente inversent ce mécanisme.

29. Concernant la phase stationnaire en chromatographie :

Elle se déplace dans le dispositif au contact de la phase mobile.
La phase stationnaire constitue la phase fixe du dispositif séparateur.
La phase stationnaire entraîne continuellement les solutés pendant leur migration.
Elle peut être constituée d’un solide ou d’un liquide.
Les solutés interagissent avec elle au cours de leur migration chromatographique.

La phase stationnaire constitue la phase fixe du dispositif séparateur. · Elle peut être constituée d’un solide ou d’un liquide. · Les solutés interagissent avec elle au cours de leur migration chromatographique.

Explication

La phase stationnaire est fixe et peut être solide ou liquide ; les solutés interagissent avec elle durant leur migration. L’entraînement et le déplacement dans le dispositif caractérisent la phase mobile.

30. Les chromatographies peuvent être classées selon les interactions entre le soluté et la phase stationnaire. Quelles propositions sont exactes ?

Le partage constitue une catégorie fondée sur les interactions de séparation.
L’exclusion appartient aux catégories de chromatographies selon l’interaction stationnaire.
L’échange d’ions figure parmi les modes chromatographiques classiques.
L’adsorption fait partie des grandes catégories chromatographiques.
La filtration membranaire remplace l’exclusion dans cette classification.

Le partage constitue une catégorie fondée sur les interactions de séparation. · L’exclusion appartient aux catégories de chromatographies selon l’interaction stationnaire. · L’échange d’ions figure parmi les modes chromatographiques classiques. · L’adsorption fait partie des grandes catégories chromatographiques.

Explication

La classification comprend l’adsorption, le partage, l’échange d’ions et l’exclusion. La filtration membranaire ne remplace pas l’exclusion dans cette classification chromatographique.

31. Parmi les propositions suivantes concernant les volumes chromatographiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le volume de rétention ajusté est obtenu en soustrayant VMV_M de VRV_R.
Le volume ajusté est égal au volume total augmenté du volume mort.
Le volume de rétention total inclut le volume mort de la colonne.
Le volume de rétention total ne dépend pas du débit utilisé.
Le volume de rétention s’obtient en divisant tRt_R par le débit DD.

Le volume de rétention ajusté est obtenu en soustrayant $$V_M$$ de $$V_R$$. · Le volume de rétention total inclut le volume mort de la colonne.

Explication

Le volume total suit VR=tR×DV_R = t_R \times D et inclut VMV_M. Le volume ajusté vaut VR′=VR−VMV'_R = V_R - V_M ; il ne résulte donc ni d’une addition ni d’une division par le débit.

32. Concernant les usages de la chromatographie sur couche mince et de la CPL haute performance, quelles propositions sont exactes ?

La CPL haute performance permet également la quantification des constituants.
La chromatographie sur couche mince assure principalement une quantification précise.
La CPL haute performance permet l’identification des constituants.
La chromatographie sur couche mince sert principalement à l’analyse qualitative.
En CPL haute performance, le mode gradient utilise un même éluant pendant toute l’analyse.

La CPL haute performance permet également la quantification des constituants. · La CPL haute performance permet l’identification des constituants. · La chromatographie sur couche mince sert principalement à l’analyse qualitative.

Explication

La chromatographie sur couche mince est essentiellement qualitative et n’assure pas principalement une quantification précise. La CPL haute performance permet l’identification et la quantification des constituants. En mode gradient, la concentration des constituants de l’éluant varie pendant l’analyse, tandis qu’un même éluant est utilisé en mode isocratique.

33. Parmi les caractéristiques suivantes d’un solvant de CLHP, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un solvant de CLHP doit être insoluble avec l’échantillon analysé.
Un solvant de CLHP doit présenter une dangerosité élevée pour améliorer la séparation.
Un solvant de CLHP doit être compatible avec le détecteur utilisé.
Un solvant de CLHP peut contenir des impuretés importantes sans conséquence analytique.
Un solvant de CLHP présente généralement une faible viscosité.

Un solvant de CLHP doit être compatible avec le détecteur utilisé. · Un solvant de CLHP présente généralement une faible viscosité.

Explication

Un solvant de CLHP doit avoir une faible viscosité et être compatible avec le détecteur. Il doit aussi être pur, relativement sûr et capable de dissoudre l’échantillon ; l’insolubilité, les impuretés importantes ou une dangerosité élevée ne répondent pas à ces critères.

34. Une chaîne de CLHP comprend notamment :

Un condenseur constitue un élément principal de la chaîne de CLHP.
Un détecteur analyse les composés après leur passage dans la colonne.
Un injecteur introduit l’échantillon dans le système chromatographique.
Un réservoir d’éluant alimente la chaîne de CLHP.
Un générateur de vapeur remplace habituellement la pompe de CLHP.

Un détecteur analyse les composés après leur passage dans la colonne. · Un injecteur introduit l’échantillon dans le système chromatographique. · Un réservoir d’éluant alimente la chaîne de CLHP.

Explication

Une chaîne de CLHP comprend principalement un réservoir d’éluant, une pompe, un injecteur, une colonne, un détecteur et un système d’acquisition. Le générateur de vapeur et le condenseur ne font pas partie des éléments principaux décrits.

35. Concernant l’équation de Van Deemter, quelles sont les réponses exactes au sujet de la vitesse linéaire ?

Le terme (Cs+Cm)u(C_s+C_m)u diminue lorsque la vitesse linéaire augmente.
Le terme Bu\frac{B}{u} diminue lorsque la vitesse linéaire augmente.
Le terme (Cs+Cm)u(C_s+C_m)u augmente avec la vitesse linéaire.
La hauteur équivalente dépend de la vitesse linéaire selon une relation à trois termes.
Le terme Bu\frac{B}{u} augmente lorsque la vitesse linéaire augmente.

Le terme $$\frac{B}{u}$$ diminue lorsque la vitesse linéaire augmente. · Le terme $$(C_s+C_m)u$$ augmente avec la vitesse linéaire. · La hauteur équivalente dépend de la vitesse linéaire selon une relation à trois termes.

Explication

L’équation de Van Deemter est H=A+Bu+(Cs+Cm)uH=A+\frac{B}{u}+(C_s+C_m)u. Le terme B/uB/u varie en sens inverse de uu, tandis que le terme de transfert de masse varie dans le même sens que uu. Les deux dernières affirmations inversent ces dépendances.

36. En adsorption sur silice, quelle(s) proposition(s) concernant l’ordre global d’affinité est(sont) exacte(s) ?

Les éthers se situent avant les composés nitrés dans l’ordre d’affinité.
Les alcools présentent une affinité inférieure à celle des amides.
Les acides carboxyliques occupent l’extrémité supérieure de l’ordre d’affinité.
Les alcanes présentent une affinité inférieure à celle des composés aromatiques.
Les esters présentent une affinité supérieure à celle des composés nitrés.

Les éthers se situent avant les composés nitrés dans l’ordre d’affinité. · Les alcools présentent une affinité inférieure à celle des amides. · Les acides carboxyliques occupent l’extrémité supérieure de l’ordre d’affinité. · Les alcanes présentent une affinité inférieure à celle des composés aromatiques. · Les esters présentent une affinité supérieure à celle des composés nitrés.

Explication

L’affinité augmente globalement selon l’ordre alcanes, composés éthyléniques, aromatiques, halogénures d’alkyle, éthers, composés nitrés, esters, cétones, alcools, amides puis acides carboxyliques. Les cinq relations proposées respectent cet ordre.

37. Concernant les contributions au HEPT en CLHP, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Le terme C_M contribue de manière prépondérante au HEPT en CLHP.
Les termes C_S et C_M représentent ensemble environ 25 % du HEPT.
Le terme C_S contribue de manière prépondérante au HEPT en CLHP.
Le terme B constitue généralement la contribution principale au HEPT en CLHP.
Les termes C_S et C_M représentent ensemble environ 75 % du HEPT.

Le terme C_M contribue de manière prépondérante au HEPT en CLHP. · Le terme C_S contribue de manière prépondérante au HEPT en CLHP. · Les termes C_S et C_M représentent ensemble environ 75 % du HEPT.

Explication

En CLHP, les termes de résistance au transfert de masse C_S et C_M sont prépondérants et représentent environ 75 % du HEPT. Le terme B est généralement minoritaire et ne constitue donc pas la contribution principale ; la valeur de 25 % est incorrecte.

38. À propos des premières séparations réalisées par Tswett, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La craie employée contenait du carbonate de calcium, ou CaCO3.
Tswett était un botaniste russe actif dans les années 1900.
La colonne utilisée contenait principalement du sulfate de calcium.
Les pigments végétaux furent séparés sur une colonne de silice finement pulvérisée.
Les pigments de plantes vertes furent étudiés lors de ces premières expériences.

La craie employée contenait du carbonate de calcium, ou CaCO3. · Tswett était un botaniste russe actif dans les années 1900. · Les pigments de plantes vertes furent étudiés lors de ces premières expériences.

Explication

Tswett, botaniste russe, sépara dans les années 1900 des pigments de plantes vertes. Il utilisa une colonne de craie finement pulvérisée contenant du carbonate de calcium, et non de la silice ou du sulfate de calcium.

39. Concernant le nombre de plateaux théoriques :

Le nombre de plateaux est proportionnel à σ2/tR2\sigma^2/t_R^2.
Le nombre de plateaux vérifie N=(tR/σ)2N=(t_R/\sigma)^2.
Un faible nombre de plateaux traduit des pics plus étroits et une meilleure efficacité.
Un nombre élevé de plateaux traduit généralement une meilleure efficacité chromatographique.
Le nombre de plateaux vérifie aussi N=16(tR/ω)2N=16(t_R/\omega)^2.

Le nombre de plateaux vérifie $$N=(t_R/\sigma)^2$$. · Un nombre élevé de plateaux traduit généralement une meilleure efficacité chromatographique. · Le nombre de plateaux vérifie aussi $$N=16(t_R/\omega)^2$$.

Explication

Les deux expressions données sont N=(tR/σ)2N=(t_R/\sigma)^2 et N=16(tR/ω)2N=16(t_R/\omega)^2. Un grand NN correspond à une meilleure efficacité et à des pics plus étroits. Un faible NN ne traduit donc pas une meilleure efficacité, et la dernière relation inverse incorrectement la dépendance à la variance.

40. Les caractéristiques de la courbe de Van Deemter comprennent :

Elle met en évidence une vitesse optimale de la phase mobile.
Elle relie la HEPT à la vitesse linéaire moyenne de la phase mobile.
Elle montre une HEPT minimale lorsque la vitesse de la phase mobile est maximale.
Elle associe cette vitesse optimale à une HEPT minimale.
Elle indique que la HEPT reste constante quelle que soit la vitesse.

Elle met en évidence une vitesse optimale de la phase mobile. · Elle relie la HEPT à la vitesse linéaire moyenne de la phase mobile. · Elle associe cette vitesse optimale à une HEPT minimale.

Explication

La courbe de Van Deemter décrit la variation de la HEPT avec la vitesse linéaire et met en évidence une vitesse optimale. À cette vitesse, la HEPT est minimale. Elle ne montre donc ni une HEPT minimale à la vitesse maximale, ni une indépendance de la HEPT vis-à-vis de la vitesse.

41. Parmi les propositions suivantes concernant la phase mobile, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle entraîne les solutés au contact de la phase stationnaire.
Elle sépare les solutés en les détruisant pendant leur déplacement.
La phase mobile est une phase continue pouvant être liquide ou gazeuse.
La phase mobile se déplace dans le dispositif chromatographique.
Elle constitue la phase fixe avec laquelle les solutés restent durablement associés.

Elle entraîne les solutés au contact de la phase stationnaire. · La phase mobile est une phase continue pouvant être liquide ou gazeuse. · La phase mobile se déplace dans le dispositif chromatographique.

Explication

La phase mobile est une phase continue liquide ou gazeuse qui se déplace et entraîne les solutés au contact de la phase stationnaire. Elle n’est pas la phase fixe et la chromatographie ne détruit pas les solutés.

42. Concernant l’élution en phase normale sur silice non greffée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’élution des composés polaires repose principalement sur des interactions hydrophobes.
Le benzène est cité comme solvant d’interactions dipôle-dipôle efficace dans cette situation.
Les composés les plus polaires sont généralement les mieux retenus.
Un solvant comme l’isopropanol peut décrocher les analytes par interactions dipôle-dipôle.
Les composés apolaires sont les mieux retenus par la silice non greffée.

Les composés les plus polaires sont généralement les mieux retenus. · Un solvant comme l’isopropanol peut décrocher les analytes par interactions dipôle-dipôle.

Explication

En phase normale sur silice non greffée, les composés polaires sont les mieux retenus. Un solvant tel que l’isopropanol peut les décrocher grâce à des interactions dipôle-dipôle ; la rétention n’est pas principalement hydrophobe et le benzène n’est pas le solvant cité.

43. Parmi les propositions suivantes concernant les colonnes de CLHP, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La pression de travail des colonnes de CLHP peut atteindre environ 300 bars.
La surface spécifique des colonnes de CLHP se situe généralement entre 10 et 50 m2·g⁻¹.
Les colonnes de CLHP utilisent généralement des particules de 30 à 100 μm.
La surface spécifique des colonnes de CLHP est généralement de 100 à 500 m2·g⁻¹.
Les particules des colonnes de CLHP mesurent généralement de 3 à 10 μm.

La pression de travail des colonnes de CLHP peut atteindre environ 300 bars. · La surface spécifique des colonnes de CLHP est généralement de 100 à 500 m2·g⁻¹. · Les particules des colonnes de CLHP mesurent généralement de 3 à 10 μm.

Explication

Les colonnes de CLHP utilisent des particules de 3 à 10 μm, avec une surface spécifique de 100 à 500 m2·g⁻¹. Leur pression de travail peut atteindre environ 300 bars ; les deux autres valeurs proposées ne correspondent pas aux caractéristiques données.

44. Une colonne contient un gel de silice activé et sépare des molécules polaires. Quelles propositions sont exactes ?

L’ajout d’eau à la phase mobile renforce l’activité du gel de silice.
Le gel activé présente une faible interaction avec les molécules capables de liaisons hydrogène.
L’ajout d’alcool à la phase mobile peut désactiver le gel de silice.
Les molécules polaires sont particulièrement concernées par la désactivation du gel.
Le gel activé retient fortement les molécules polaires capables de liaisons hydrogène.

L’ajout d’alcool à la phase mobile peut désactiver le gel de silice. · Les molécules polaires sont particulièrement concernées par la désactivation du gel. · Le gel activé retient fortement les molécules polaires capables de liaisons hydrogène.

Explication

La silice activée retient fortement les molécules polaires capables de former des liaisons hydrogène. L’eau et l’alcool la désactivent ; les molécules polaires sont donc les plus concernées par cette modification. L’ajout d’eau ne renforce pas l’activité du gel.

45. Concernant les supports courants de la chromatographie en phase inverse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le greffage octadécylsilane est couramment appelé ODS, C18 ou RP18.
Le greffage octadécylsilane est appelé C8 dans les principales nomenclatures.
Le greffage octadécylsilane constitue principalement un support utilisé en phase normale.
Le greffage octadécylsilane est couramment désigné par C2.
Le greffage octadécylsilane correspond à une phase polaire de type silanol.

Le greffage octadécylsilane est couramment appelé ODS, C18 ou RP18.

Explication

En phase inverse, les supports les plus courants portent un greffage octadécylsilane, désigné par ODS, C18 ou RP18. C2 et C8 correspondent à d’autres longueurs de greffon, tandis que le greffage octadécylsilane est apolaire et utilisé en phase inverse.

46. Pour un soluté dont le temps de rétention est tRt_R et le temps mort est tmt_m, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le temps de rétention réduit vérifie tR′=tR−tmt'_R=t_R-t_m.
Le temps réduit vérifie tR′=tR+tmt'_R=t_R+t_m.
Une diminution de tmt_m à tRt_R constant diminue tR′t'_R.
Si tR=tmt_R=t_m, alors le temps réduit est nul.
Une augmentation de tmt_m à tRt_R constant diminue tR′t'_R.

Le temps de rétention réduit vérifie $$t'_R=t_R-t_m$$. · Si $$t_R=t_m$$, alors le temps réduit est nul. · Une augmentation de $$t_m$$ à $$t_R$$ constant diminue $$t'_R$$.

Explication

La relation est tR′=tR−tmt'_R=t_R-t_m. Ainsi, à tRt_R constant, augmenter tmt_m diminue le temps réduit, et lorsque les deux temps sont égaux, tR′t'_R vaut zéro. L’addition des temps et l’effet attribué à une diminution de tmt_m sont incompatibles avec cette formule.

47. Parmi les propositions suivantes concernant les interactions de Van der Waals, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les interactions dipôle induit-dipôle induit appartiennent aux interactions de Van der Waals.
Les interactions dipôle permanent-dipôle induit appartiennent aux interactions de Van der Waals.
Les interactions dipôle permanent-dipôle permanent appartiennent aux interactions de Van der Waals.
Les interactions dipôle-dipôle désignent principalement des dipôles instantanés induits.
Les forces de London reposent sur des dipôles permanents orientés.

Les interactions dipôle induit-dipôle induit appartiennent aux interactions de Van der Waals. · Les interactions dipôle permanent-dipôle induit appartiennent aux interactions de Van der Waals. · Les interactions dipôle permanent-dipôle permanent appartiennent aux interactions de Van der Waals.

Explication

Les interactions de Van der Waals comprennent les couples permanent-permanent, permanent-induit et induit-induit. Les forces de London reposent sur des dipôles instantanés induits, tandis que les interactions dipôle-dipôle concernent des dipôles permanents.

48. L’équation de Van Deemter relie la HEPT HH à la vitesse linéaire moyenne uˉ\bar{u}. Quelles sont les réponses exactes ?

Le terme de transfert de masse varie comme (CS+CM)/uˉ(C_S+C_M)/\bar{u}.
Le terme longitudinal varie comme B/uˉB/\bar{u}.
Le terme des chemins multiples varie comme AuˉA\bar{u}.
La relation s’écrit H=A+B/uˉ+(CS+CM)uˉH=A+B/\bar{u}+(C_S+C_M)\bar{u}.
Le terme de résistance au transfert de masse augmente avec uˉ\bar{u}.

Le terme longitudinal varie comme $$B/\bar{u}$$. · La relation s’écrit $$H=A+B/\bar{u}+(C_S+C_M)\bar{u}$$. · Le terme de résistance au transfert de masse augmente avec $$\bar{u}$$.

Explication

L’équation de Van Deemter est H=A+B/uˉ+(CS+CM)uˉH=A+B/\bar{u}+(C_S+C_M)\bar{u}. Le terme de transfert de masse augmente avec la vitesse, tandis que le terme longitudinal diminue lorsque la vitesse augmente. Les deux dernières propositions inversent les dépendances indiquées par l’équation.

49. Pour favoriser une bonne résolution chromatographique, quelle(s) recommandation(s) est(sont) exacte(s) ?

La plage recommandée du facteur k’ s’étend généralement de 10 à 20.
Un facteur de capacité k’ supérieur à 20 constitue la plage recommandée.
Un facteur de capacité k’ situé entre 2 et 10 est associé à une résolution favorable.
Il est recommandé de choisir un facteur de capacité k’ compris entre 0 et 1.
Il est recommandé de choisir un facteur de capacité k’ compris entre 2 et 10.

Un facteur de capacité k’ situé entre 2 et 10 est associé à une résolution favorable. · Il est recommandé de choisir un facteur de capacité k’ compris entre 2 et 10.

Explication

Pour obtenir une résolution favorable, le facteur de capacité recommandé est compris entre 2 et 10. Les intervalles de 0 à 1, de 10 à 20 ou au-delà de 20 ne correspondent pas à la plage recommandée.

50. À propos de la polarité moléculaire :

La polarité concerne une liaison ou une molécule présentant une dissymétrie des charges.
La polarité moléculaire est associée à un moment dipolaire permanent.
Une molécule apolaire ne possède pas le moment dipolaire permanent caractéristique d’une molécule polaire.
Une molécule polaire possède une zone partiellement positive et une zone partiellement négative.
Une molécule polaire présente une répartition inégale des charges électriques.

La polarité concerne une liaison ou une molécule présentant une dissymétrie des charges. · La polarité moléculaire est associée à un moment dipolaire permanent. · Une molécule apolaire ne possède pas le moment dipolaire permanent caractéristique d’une molécule polaire. · Une molécule polaire possède une zone partiellement positive et une zone partiellement négative. · Une molécule polaire présente une répartition inégale des charges électriques.

Explication

La polarité correspond à une répartition inégale des charges et à un moment dipolaire permanent. Elle crée des zones partiellement positive et négative ; une molécule apolaire ne présente pas ce moment dipolaire permanent caractéristique.

51. Concernant une phase greffée, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Les motifs organiques d’une phase greffée restent libres dans la phase mobile.
Une phase greffée repose sur une fixation réversible des motifs organiques.
La silice constitue généralement le support rigide d’une phase greffée.
Une phase greffée comporte des motifs organiques fixés par liaison covalente.
Le support d’une phase greffée est généralement un liquide déposé sur la colonne.

La silice constitue généralement le support rigide d’une phase greffée. · Une phase greffée comporte des motifs organiques fixés par liaison covalente.

Explication

Une phase greffée est constituée de motifs organiques liés par covalence à un support rigide, généralement de la silice. Elle ne correspond donc ni à une phase liquide simplement déposée ni à des motifs libres ou fixés de manière réversible.

52. Concernant les interactions entre deux charges dans un milieu, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’énergie potentielle dépend des charges, de la permittivité du milieu et de la distance.
L’énergie potentielle varie inversement avec le carré de la distance entre les charges.
L’énergie potentielle d’interaction varie inversement avec la distance entre les charges.
La force électrostatique varie inversement avec le carré de la distance entre les charges.
La force électrostatique varie comme l’inverse simple de la distance entre les charges.

L’énergie potentielle dépend des charges, de la permittivité du milieu et de la distance. · L’énergie potentielle d’interaction varie inversement avec la distance entre les charges. · La force électrostatique varie inversement avec le carré de la distance entre les charges.

Explication

L’énergie suit E=qq′4πεmrE=\frac{q q'}{4\pi\varepsilon_m r}, donc elle varie comme 1/r1/r et dépend du milieu. La force suit F=qq′4πεmr2F=\frac{q q'}{4\pi\varepsilon_m r^2}, donc elle varie comme 1/r21/r^2 ; les deux dernières associations sont inversées.

53. À propos de la sélectivité chromatographique entre les solutés A et B, quelles sont les réponses exactes ?

Pour α=1\alpha=1, les deux solutés sont séparés avec une résolution maximale.
Le facteur de sélectivité vérifie α=KB/KA\alpha=K_B/K_A.
Le facteur de sélectivité peut aussi s’écrire α=kA′/kB′\alpha=k'_A/k'_B.
Le facteur de sélectivité vérifie α=KA/KB\alpha=K_A/K_B.
Le rapport des volumes de rétention réduits s’écrit VRB′/VRA′V'_{RB}/V'_{RA}.

Le facteur de sélectivité peut aussi s’écrire $$\alpha=k'_A/k'_B$$. · Le facteur de sélectivité vérifie $$\alpha=K_A/K_B$$.

Explication

La sélectivité vérifie α=KA/KB=kA′/kB′=VRA′/VRB′\alpha=K_A/K_B=k'_A/k'_B=V'_{RA}/V'_{RB}. Lorsque α=1\alpha=1, aucune séparation n’est possible. Les rapports inversés et l’affirmation d’une résolution maximale sont donc incorrects.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Chromatographie liquide haute performance.

Qu'est-ce que la chromatographie ?

Une technique de séparation non destructive de substances en solution.

Qui a séparé des pigments de plantes vertes sur une colonne de craie ?

Tswett, botaniste russe.

Dans quelle période Tswett a-t-il réalisé ses séparations chromatographiques ?

Dans les années 1900.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Chromatographie liquide haute performance.

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