QCM : Suites numériques et limites — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle expression donne le terme général d’une suite arithmétique de premier terme u0u_0 et de raison rr ?

un=u0rnu_n=u_0r^n
un=nr+u1u_n=nr+u_1
un=u0+nru_n=u_0+nr
un=u0+(n+1)ru_n=u_0+(n+1)r

$$u_n=u_0+nr$$

Explication

Une suite arithmétique ajoute la même raison à chaque passage d’un terme au suivant, d’où la formule un=u0+nru_n=u_0+nr. L’expression u0rnu_0r^n correspond à une suite géométrique.

2. Une suite géométrique commence par u0=3u_0=3 et possède une raison q=2q=2 ; quelle est la valeur de u4u_4 ?

1212
2424
9696
4848

$$48$$

Explication

Pour une suite géométrique, on utilise un=u0qnu_n=u_0q^n, donc u4=3×24=48u_4=3\times2^4=48. Le résultat 2424 correspondrait à une puissance de 2 trop faible ou à un décalage d’indice.

3. Pour comparer deux termes consécutifs d’une suite, quelle méthode reste valable sans supposer qu’ils ont le même signe ?

Appliquer la monotonie de la fonction associée
Comparer les valeurs absolues des deux termes
Étudier le signe de un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n}
Étudier le signe de un+1−unu_{n+1}-u_n

Étudier le signe de $$u_{n+1}-u_n$$

Explication

Le signe de la différence un+1−unu_{n+1}-u_n permet de déterminer le sens de variation sans condition sur le signe des termes. Le quotient exige que les deux termes comparés aient un signe compatible, notamment lorsqu’on interprète un quotient comme supérieur ou inférieur à 1.

4. Si une fonction ff est croissante sur [p;+∞[[p;+\infty[ et si un=f(n)u_n=f(n) pour n≥pn\ge p, que peut-on conclure sur la suite ?

La suite est décroissante à partir du rang pp
La suite est croissante à partir du rang pp
La suite est constante à partir du rang pp
La suite alterne entre deux sens de variation

La suite est croissante à partir du rang $$p$$

Explication

Les entiers n≥pn\ge p se déplacent dans un intervalle où ff est croissante ; ainsi, les valeurs f(n)=unf(n)=u_n augmentent avec nn. Une suite définie par récurrence ne permettrait pas de tirer cette conclusion de la même façon à partir de la seule monotonie de sa fonction.

5. Quelle condition caractérise une suite majorée par un réel MM ?

Le nombre MM appartient à la suite
Pour tout nn, un≥Mu_n\ge M
Il existe un rang tel que un=Mu_n=M
Pour tout nn, un≤Mu_n\le M

Pour tout $$n$$, $$u_n\le M$$

Explication

Une suite est majorée par MM lorsque chacun de ses termes est inférieur ou égal à MM. Le majorant n’a pas besoin d’être atteint par un terme de la suite, contrairement à la condition d’existence d’un maximum.

6. Quelle inégalité doit être vérifiée par tous les termes d’une suite minorée par un réel mm ?

un=mu_n=m pour un certain nn
un≤mu_n\le m pour tout nn
un>mu_n>m pour un rang suffisamment grand
un≥mu_n\ge m pour tout nn

$$u_n\ge m$$ pour tout $$n$$

Explication

La minoration signifie qu’un même réel mm est inférieur ou égal à chaque terme, donc un≥mu_n\ge m pour tout nn. L’égalité avec mm n’est pas requise, et une condition limitée aux grands rangs ne suffit pas pour la définition donnée.

7. Dans quelle situation une suite est-elle bornée ?

Lorsqu’elle possède un maximum atteint par un terme
Lorsqu’elle est minorée à partir d’un certain rang
Lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée
Lorsqu’elle est croissante et possède un terme positif

Lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée

Explication

Une suite bornée possède simultanément une borne supérieure et une borne inférieure, ce qui signifie qu’elle est majorée et minorée. La présence d’un maximum ou une propriété vérifiée seulement à partir d’un rang ne garantit pas ces deux encadrements.

8. Quelle condition caractérise une suite de limite ++ lorsque nn tend vers ++ ?

Pour tout réel AA, ses termes vérifient finalement un≥Au_n\ge A
Ses termes restent dans un intervalle fixe autour d’un réel donné
Pour tout réel AA, ses termes vérifient finalement un≤Au_n\le A
Il existe un réel AA tel que ses termes vérifient finalement un≥Au_n\ge A

Pour tout réel $$A$$, ses termes vérifient finalement $$u_n\ge A$$

Explication

Une suite tend vers ++ si, quel que soit le seuil réel AA choisi, tous ses termes deviennent ensuite supérieurs ou égaux à ce seuil. La condition opposée correspondrait à un comportement vers −-, tandis qu’un intervalle fixe autour d’un réel décrit une limite réelle.

9. Quelle conclusion peut-on tirer d’une suite croissante et non majorée ?

Elle tend vers ++
Elle tend vers −-
Elle tend vers un nombre réel fini
Elle oscille entre deux valeurs réelles

Elle tend vers $$+$$

Explication

Une suite croissante non majorée dépasse tout seuil réel à partir d’un certain rang et a donc pour limite ++. Une suite décroissante non minorée aurait, elle, pour limite −-.

10. Que signifie qu’une suite unu_n converge vers le réel ℓ\ell ?

Elle reste à une distance fixe non nulle de ℓ\ell
Elle entre dans tout intervalle ouvert centré en ℓ\ell à partir d’un certain rang
Elle dépasse tout réel fixé à partir d’un certain rang
Elle devient égale à ℓ\ell à partir d’un certain rang

Elle entre dans tout intervalle ouvert centré en $$\ell$$ à partir d’un certain rang

Explication

La convergence vers ℓ\ell signifie que, pour toute précision ε>0\varepsilon>0, les termes finissent par appartenir à l’intervalle (ℓ−ε,ℓ+ε)\left(\ell-\varepsilon,\ell+\varepsilon\right). Devenir exactement égal à ℓ\ell n’est pas requis, tandis que dépasser tout réel décrit une tendance vers ++.

11. Pourquoi la suite définie par un=(−1)nu_n=(-1)^n est-elle divergente ?

Ses termes deviennent progressivement supérieurs à tout réel fixé
Ses termes valent alternativement 11 et −1-1 selon la parité de nn
Ses termes se rapprochent d’un même réel sans l’atteindre
Ses termes sont tous égaux à la valeur obtenue pour n=0n=0

Ses termes valent alternativement $$1$$ et $$-1$$ selon la parité de $$n$$

Explication

La suite prend la valeur 11 pour les indices pairs et −1-1 pour les indices impairs, sans se rapprocher d’un réel unique. Le fait de dépasser tout seuil caractériserait plutôt une limite infinie, et une convergence réelle exige un rapprochement vers une même valeur.

12. Quelle limite obtient-on lorsque −1<q<1-1<q<1 et que nn tend vers ++ ?

lim⁡n→+∞qn=0\lim_{n\to+\infty}q^n=0
lim⁡n→+∞qn=+∞\lim_{n\to+\infty}q^n=+\infty
lim⁡n→+∞qn=q\lim_{n\to+\infty}q^n=q
lim⁡n→+∞qn=1\lim_{n\to+\infty}q^n=1

$$\lim_{n\to+\infty}q^n=0$$

Explication

Lorsque qq appartient à l’intervalle (−1,1)(-1,1), les puissances qnq^n tendent vers 00. La valeur q=1q=1 constitue un cas différent, car la suite constante associée a alors pour limite 11.

13. Dans quelle situation les limites d’une somme, d’un produit ou d’un quotient permettent-elles de conclure directement ?

Lorsque le résultat comporte une différence entre deux quantités infinies
Lorsque chaque suite intervenant dans l’opération est croissante
Lorsque le dénominateur d’un quotient tend vers 00 avec un numérateur non nul
Lorsque l’opération ne produit pas de forme indéterminée et que le dénominateur ne tend pas vers 00

Lorsque l’opération ne produit pas de forme indéterminée et que le dénominateur ne tend pas vers $$0$$

Explication

Les règles opératoires s’appliquent directement lorsque les limites conduisent à une forme déterminée et, pour un quotient, lorsque le dénominateur a une limite non nulle. Une forme indéterminée ou un dénominateur tendant vers 00 exige une étude supplémentaire.

14. Si une suite unu_n tend vers +4f+4f et ve9rifie un≤vnu_n\leq v_n e0 partir de9un certain rang, que peut-on conclure pour vnv_na0?

vnv_n est ne9cessairement de9croissante
vnv_n tend vers une limite finie
vnv_n reste borne9e supe9rieurement
vnv_n tend vers +34f+34f

$$v_n$$ tend vers $$+34f$$

Explication

Une suite situe9e au-dessus, e0 partir de9un certain rang, de9une suite qui tend vers +f+f tend elle aussi vers +f+f. La seule ine9galite9 ne permet pas de conclure que vnv_n est monotone ou borne9e.

15. Si un→ℓu_n\to\ell et wn→ℓw_n\to\ell, et si un≤vn≤wnu_n\leq v_n\leq w_n e0 partir de9un certain rang, quelle est la limite de vnv_na0?

La limite de un−wnu_n-w_n
Aucune limite re9elle ne peut eatre de9duite
00
ℓ\ell

$$\ell$$

Explication

Le the9ore8me des gendarmes donne vn→ℓv_n\to\ell lorsque les deux suites qui leencadrent convergent vers la meame valeur. La diffe9rence un−wnu_n-w_n tend bien vers 00, mais ce neest pas la limite de vnv_n.

16. Quelle condition garantit la convergence de9une suite monotone vers une limite re9ellea0?

Une monotonie accompagne9e de9une borne adapte9e
Une monotonie sans condition supple9mentaire
Une alternance re9gulie8re entre deux valeurs
Une valeur initiale positive et une diffe9rence constante

Une monotonie accompagne9e de9une borne adapte9e

Explication

Une suite croissante et majore9e, ou de9croissante et minore9e, converge vers une limite re9elle. La monotonie seule peut conduire e0 une divergence vers +f+f ou −∞-\infty.

17. Quelle est la limite de la suite ge9ome9trique de9finie par qnq^n lorsque q=1q=1a0?

Elle ne9existe pas
00
11
+∞+\infty

$$1$$

Explication

Pour q=1q=1, chaque terme vaut 1n=11^n=1, donc la suite converge vers 11. La divergence vers +∞+\infty correspond au cas q>1q>1, tandis que la limite ne9existe pas lorsque q<−1q<-1.

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Quelle formule définit une suite arithmétique de raison r ?

un=u0+nru_n = u_0 + nr pour tout n ∈ Nn \,\in\, \mathbb{N}.

Quelle formule définit une suite géométrique de raison q ?

un=u0qnu_n = u_0 q^n pour tout n ∈ Nn \,\in\, \mathbb{N}.

Comment calcule-t-on la somme up+up+1+⋯+unu_p + u_{p+1} + \cdots + u_n d'une suite arithmétique ?

(n−p+1)(up+un)2\frac{(n-p+1)(u_p + u_n)}{2}.

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