QCM : Civilisations précoloniales de Madagascar et des Comores (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment commence le processus d’ancestralisation et que s’y joue-t-il ?

Lors de la naissance, lorsque la famille attribue au nouveau-né un statut d’ancêtre potentiel
Aux funérailles, lorsque les vivants reconnaissent ou non la valeur du défunt et le préparent à devenir éventuellement Razana
Après plusieurs générations, lorsque les descendants choisissent un défunt parmi leurs ancêtres familiaux
Au moment du décès, lorsque l’esprit accède d’emblée au rang de Razana sans intervention des vivants

Aux funérailles, lorsque les vivants reconnaissent ou non la valeur du défunt et le préparent à devenir éventuellement Razana

Explication

L’ancestralisation commence aux funérailles : les vivants y évaluent la valeur du défunt et le préparent à accéder éventuellement au rang de Razana. Le statut d’ancêtre n’est donc pas automatique au moment du décès.

2. À quel événement la Commission de l’océan Indien rattache-t-elle l’apparition du concept d’indianocéanie ?

À un sommet de la Commission de l’océan Indien tenu en 2014
À la création de la Commission de l’océan Indien dans les années 1980
À la formulation du concept par la Commission de l’océan Indien en 1984
À une conférence régionale consacrée aux échanges maritimes au début du XXIe siècle

À un sommet de la Commission de l’océan Indien tenu en 2014

Explication

L’apparition du concept est située lors d’un sommet de la Commission de l’océan Indien en 2014. L’année 1984 correspond à la formulation du concept par la COI, et non à l’apparition retenue ici.

3. Quelle caractéristique géographique situe les Comores dans leur environnement régional ?

Cet archipel volcanique se trouve dans l’océan Indien, à environ 300 km de l’Afrique et 600 km de Madagascar.
Cet archipel volcanique se trouve dans le canal du Mozambique, à environ 600 km de l’Afrique et 300 km de Madagascar.
Cet archipel volcanique se trouve dans le canal du Mozambique, à environ 300 km de l’Afrique et de Madagascar.
Cet archipel corallien se trouve dans le canal du Mozambique, à environ 300 km de l’Afrique et de Madagascar.

Cet archipel volcanique se trouve dans le canal du Mozambique, à environ 300 km de l’Afrique et de Madagascar.

Explication

Les Comores sont un archipel volcanique du canal du Mozambique, situé à environ 300 km des côtes africaines et de Madagascar. La réponse qui les décrit comme coralliens modifie leur nature géologique.

4. Quel changement politique et social caractérise les XIVe et XVe siècles à Madagascar ?

Le peuple et la langue malgaches se constituent et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre apparaissent après des échanges côtiers
La dévazimbisation s’accélère et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre apparaissent dans un contexte de conflits anti-Vazimba
Les arrivées austronésiennes cessent et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre se forment dans un contexte d’isolement relatif
La pénétration de l’intérieur commence et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre se forment dans un contexte de conflits anti-Vazimba

La dévazimbisation s’accélère et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre apparaissent dans un contexte de conflits anti-Vazimba

Explication

Aux XIVe et XVe siècles, la dévazimbisation s’accélère et les royaumes sakalava à l’ouest et mérina au centre apparaissent dans le contexte de conflits anti-Vazimba. Le début de la pénétration de l’intérieur appartient plutôt à la période du VIIIe au XIe siècle.

5. Quelle situation politique résulte de la reconnaissance française de l’indépendance comorienne le 6 juillet 1975 ?

Les quatre îles deviennent indépendantes, tandis que la France conserve un protectorat sur Mayotte.
La Grande Comore, Mohéli et Mayotte deviennent indépendantes, tandis qu’Anjouan reste française.
La Grande Comore, Anjouan et Mayotte deviennent indépendantes, tandis que Mohéli reste française.
La Grande Comore, Anjouan et Mohéli deviennent indépendantes, tandis que Mayotte reste française.

La Grande Comore, Anjouan et Mohéli deviennent indépendantes, tandis que Mayotte reste française.

Explication

Le 6 juillet 1975, la France reconnaît l’indépendance de la Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli, tandis que Mayotte demeure française. L’affirmation selon laquelle Mayotte devient indépendante inverse précisément le statut de cette île.

6. Quelle transformation caractérise la période classique du peuplement comorien, du XIVe au XVIIIe siècle ?

L’arrivée des Austronésiens accompagne l’islamisation de l’archipel et son organisation en sultanats.
L’arrivée des Arabo-Persans accompagne la christianisation de l’archipel et son organisation en royaumes.
L’arrivée des Bantous accompagne l’islamisation de l’archipel et son organisation en cités marchandes.
L’arrivée des Arabo-Persans accompagne l’islamisation de l’archipel et son organisation en sultanats.

L’arrivée des Arabo-Persans accompagne l’islamisation de l’archipel et son organisation en sultanats.

Explication

La période classique se caractérise par l’arrivée des Arabo-Persans, l’islamisation des Comores et l’organisation politique en sultanats. L’arrivée des Austronésiens renvoie aux apports de la période archaïque.

7. Une personne vit sur les hauts plateaux centraux de Madagascar : à quel groupe est-elle associée dans la répartition géographique présentée ?

Aux Mérina
Aux Bara
Aux Sakalava
Aux Betsileo

Aux Mérina

Explication

Les Mérina occupent les hauts plateaux centraux, tandis que les Betsileo sont associés aux hauts plateaux du sud. Les Bara sont situés dans le sud et les Sakalava sur la côte ouest.

8. Quelle structure caractérise un rituel conçu comme un passage d’un état à un autre ?

Il réunit une communauté autour d’une règle et alterne des étapes selon les participants.
Il transmet un savoir religieux et comprend une préparation suivie d’une évaluation finale.
Il marque une transition, par exemple du désordre à l’ordre, et comprend un avant, un pendant et un après.
Il commémore une origine familiale et se déroule en une seule étape consacrée au souvenir.

Il marque une transition, par exemple du désordre à l’ordre, et comprend un avant, un pendant et un après.

Explication

Un rituel marque un passage, notamment du désordre à l’ordre ou de l’impur au pur, et comporte un avant, un pendant et un après. Une commémoration peut être rituelle, mais elle ne rend pas compte à elle seule de cette structure de transition.

9. Comment le Famadihana peut-il agir sur les relations entre les participants ?

La cérémonie solennelle éloigne les familles des défunts et peut réduire les contacts entre les différents groupes de vivants.
La cérémonie administrative répartit les biens des défunts et peut remplacer les démarches de réconciliation familiale.
La cérémonie festive rassemble la famille autour des défunts et peut renforcer les liens entre vivants et morts ainsi que réconcilier des vivants.
La cérémonie privée réserve l’hommage aux aînés et peut limiter les échanges entre les membres de la famille.

La cérémonie festive rassemble la famille autour des défunts et peut renforcer les liens entre vivants et morts ainsi que réconcilier des vivants.

Explication

Le Famadihana rassemble la famille dans une cérémonie festive qui resserre les liens entre vivants et morts et peut contribuer à réconcilier les vivants. Il ne s’agit pas principalement d’une procédure de répartition des biens des défunts.

10. Quelle association entre les Perses de Chiraz et l’histoire urbaine comorienne est exacte ?

Ils fondent des mosquées et des villes, tandis que le sultanat de Moroni est daté de 1427.
Ils fondent des sultanats et des villes, tandis que la mosquée de Moroni est datée de 1427.
Ils fondent des sultanats et des villes, tandis que la mosquée de Moroni est datée de 1527.
Ils fondent des sultanats et des villes, tandis que la mosquée de Moroni est datée de 1327.

Ils fondent des sultanats et des villes, tandis que la mosquée de Moroni est datée de 1427.

Explication

Les Perses de Chiraz sont associés à la fondation de sultanats et de villes comoriennes, et la mosquée de Moroni est datée de 1427. La date de 1527 ne correspond pas à celle indiquée pour la mosquée.

11. Quelle île des Comores est composée de Grande Terre et de Petite Terre ?

Mayotte, appelée Maore, est composée de Grande Terre et de Petite Terre.
Anjouan, appelée Ndzouani, est composée de Grande Terre et de Petite Terre.
Grande Comore, appelée Ngazidja, est composée de Grande Terre et de Petite Terre.
Mohéli, appelée Mwali, est composée de Grande Terre et de Petite Terre.

Mayotte, appelée Maore, est composée de Grande Terre et de Petite Terre.

Explication

Mayotte, aussi appelée Maore, comprend Grande Terre et Petite Terre. Anjouan est une autre île de l’archipel et ne présente pas cette subdivision dans les éléments étudiés.

12. Quel parcours décrit la voie Sabéenne, courant marin dont le sens varie selon les saisons ?

Il relie la côte occidentale d’Afrique à la Chine, via le nord de l’Arabie, l’Inde, Sri Lanka et l’Indonésie
Il relie la côte orientale d’Afrique à la Chine, via le sud de l’Arabie, l’Inde, le Japon et les Philippines
Il relie l’Afrique orientale à l’Europe, via le sud de l’Arabie, l’Inde, Sri Lanka et l’Indonésie
Il relie la côte orientale d’Afrique à la Chine, via le sud de l’Arabie, l’Inde, Sri Lanka et l’Indonésie

Il relie la côte orientale d’Afrique à la Chine, via le sud de l’Arabie, l’Inde, Sri Lanka et l’Indonésie

Explication

La voie Sabéenne relie la côte orientale d’Afrique à la Chine en passant par le sud de l’Arabie, l’Inde, Sri Lanka et l’Indonésie, avec un courant dans les deux sens selon les saisons. Le parcours par le nord de l’Arabie modifie l’itinéraire décrit.

13. Quelle séquence décrit la mise en place de la colonisation française à Madagascar ?

La colonisation commence en 1895, la monarchie est abolie en 1896, puis le protectorat prend fin en 1960
Le protectorat est signé en 1895, la monarchie est abolie en 1896, puis la colonisation dure jusqu’en 1960
La monarchie est abolie en 1895, le protectorat est signé en 1896, puis la colonisation dure jusqu’en 1960
Le protectorat est signé en 1895, la monarchie est abolie en 1896, puis la colonisation prend fin en 1958

Le protectorat est signé en 1895, la monarchie est abolie en 1896, puis la colonisation dure jusqu’en 1960

Explication

Ranavalona III signe le traité de protectorat en 1895, la monarchie est abolie en 1896 et la France colonise Madagascar jusqu’en 1960. La réponse qui place l’abolition avant la signature inverse les deux événements.

14. Quel événement a conduit à la cession de Mayotte à la France en 1840 ?

Le 24 août, Andriantsouly cède l’ensemble des Comores à la France dans le cadre d’une négociation menée par Pierre Passot.
Le 24 août, Andriantsouly cède Mayotte à la France dans le cadre d’une négociation menée par Bonfils.
Le 24 août, le sultan d’Anjouan cède Mayotte à la France dans le cadre d’une négociation menée par Pierre Passot.
Le 24 août, Andriantsouly cède Mayotte à la France dans le cadre d’une négociation menée par Pierre Passot.

Le 24 août, Andriantsouly cède Mayotte à la France dans le cadre d’une négociation menée par Pierre Passot.

Explication

Le 24 août 1840, Andriantsouly offre Mayotte à la France par une cession négociée par le commandant Pierre Passot. Bonfils est associé au recensement de Mayotte en 1851, et non à cette négociation.

15. Quelle période et quel rythme correspondent généralement à l’organisation du Famadihana ?

Entre avril et juin, avec un retour tous les huit ou dix ans environ.
Entre juin et septembre, avec un retour tous les cinq ou sept ans environ.
Entre décembre et mars, avec un retour tous les deux ou trois ans environ.
Entre septembre et décembre, avec un retour chaque année environ.

Entre juin et septembre, avec un retour tous les cinq ou sept ans environ.

Explication

Le Famadihana est habituellement organisé entre juin et septembre et revient généralement tous les cinq ou sept ans. Un rythme annuel ne correspond pas à cette périodicité espacée.

16. Quel trait caractérise la relation au divin dans la religion malgache traditionnelle ?

Elle relie l’humain à la nature sans messie, livre saint ni intermédiaire entre l’humain et le divin
Elle confie à des intermédiaires religieux le lien entre l’humain et le divin
Elle relie l’humain à la nature par un messie chargé de transmettre les volontés divines
Elle s’appuie sur un livre saint qui fixe les rites et les rapports avec le monde naturel

Elle relie l’humain à la nature sans messie, livre saint ni intermédiaire entre l’humain et le divin

Explication

Cette religion est ancrée dans la nature et relie directement l’humain à son environnement et au divin, sans messie, livre saint ni intermédiaire. L’idée d’un médiateur religieux contredit précisément cette relation directe.

17. Quels apports caractérisent la période archaïque du peuplement des Comores, du VIe au XIIIe siècle ?

Des populations arabo-persanes venues de l’est et des populations bantoues venues de l’ouest africain.
Des populations austronésiennes venues de l’est et des populations bantoues venues de l’ouest africain.
Des populations austronésiennes venues de l’est et des populations swahilies venues de l’ouest africain.
Des populations austronésiennes venues de l’ouest africain et des populations bantoues venues de l’est.

Des populations austronésiennes venues de l’est et des populations bantoues venues de l’ouest africain.

Explication

La période archaïque, du VIe au XIIIe siècle, associe des apports austronésiens venus de l’est à des apports bantous venus de l’ouest africain. Les apports arabo-persans sont plutôt associés à la période classique.

18. Quelle répartition des autorités sultaniennes distingue les îles comoriennes ?

La Grande Comore compte douze villages et un sultan, Anjouan douze sultans, et Mohéli et Mayotte sont des vassales sans sultanat.
La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte possèdent chacune un sultanat.
La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont des sultanats indépendants.
La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont des vassales sans sultanat.

La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont des vassales sans sultanat.

Explication

La Grande Comore est décrite avec douze villages et douze sultans, tandis qu’Anjouan en a un seul; Mohéli et Mayotte sont des vassales sans sultanat. L’idée qu’Anjouan aurait douze sultans inverse la distinction entre les deux îles.

19. Comment la représentation malgache distingue-t-elle les trois mondes ?

Le monde visible des ancêtres, le monde terrestre des vivants et le monde divin accessible aux défunts
Le monde sensible des vivants et des esprits, le monde invisible des esprits et le monde infini inaccessible à l’humain
Le monde sensible des vivants et des ancêtres, le monde invisible des divinités et le monde infini réservé aux esprits
Le monde sensible des vivants, le monde invisible des ancêtres et le monde infini accessible aux humains initiés

Le monde sensible des vivants et des esprits, le monde invisible des esprits et le monde infini inaccessible à l’humain

Explication

La représentation distingue le monde sensible des vivants et des esprits, le monde invisible des esprits, puis le monde infini inaccessible à l’humain. Le monde infini n’est pas présenté comme accessible à certains humains initiés.

20. Comment expliquer la diversité des cultures de Madagascar et des Comores ?

Par des contacts et des métissages associant notamment des apports africains, austronésiens, arabes, persans et indiens
Par des contacts entre des populations principalement africaines et austronésiennes, sans apports extérieurs notables
Par la diffusion de cultures arabes et persanes, avec des apports africains et austronésiens limités
Par des échanges entre populations indiennes et arabes, auxquels se sont ajoutés des apports européens et chinois

Par des contacts et des métissages associant notamment des apports africains, austronésiens, arabes, persans et indiens

Explication

Les cultures de Madagascar et des Comores résultent de contacts et de métissages biologiques et culturels associant plusieurs apports, dont les apports africains, austronésiens, arabes, persans et indiens. La version qui écarte les apports arabes, persans et indiens ne rend pas compte de cette diversité.

21. Quelle affirmation distingue correctement les Razana des dieux ?

Les Razana sont des divinités qui prennent une apparence humaine et protègent les vivants après la mort
Les Razana sont des humains défunts méritants pouvant aider les vivants, et tout défunt ne devient pas ancêtre
Les Razana sont des humains défunts qui deviennent des dieux dès que leurs proches les reconnaissent
Les Razana sont tous les défunts, considérés comme des ancêtres dès le moment de leur décès

Les Razana sont des humains défunts méritants pouvant aider les vivants, et tout défunt ne devient pas ancêtre

Explication

Les Razana sont des ancêtres humains défunts qui ont été méritants et peuvent aider les vivants, mais tous les défunts n’accèdent pas à ce statut. Les assimiler à des dieux confond les ancêtres humains avec des êtres divins.

22. Quelle démarche caractérise l’anthropologie comme science de l’Homme ?

Analyser les sociétés principalement à partir de leurs institutions politiques et de leurs lois
Comparer les langues humaines afin d’établir leurs filiations et leurs transformations
Étudier l’humain dans sa globalité, notamment ses comportements, ses représentations et ses cultures
Reconstituer les migrations humaines en s’appuyant surtout sur les vestiges matériels

Étudier l’humain dans sa globalité, notamment ses comportements, ses représentations et ses cultures

Explication

L’anthropologie considère l’humain dans sa globalité et s’intéresse notamment à ses comportements, ses représentations et ses cultures. L’étude des seules institutions politiques relève d’un angle plus restreint que cette approche globale.

23. Jusqu’au VIIe siècle, quel ensemble caractérise les échanges maritimes autour de Madagascar ?

Des comptoirs côtiers arabes et indiens, dans un circuit nord-sud exportant notamment ivoire, écailles de tortue et esclaves
Des implantations austronésiennes, des populations africaines et des comptoirs côtiers, dans un circuit est-ouest exportant notamment ivoire, écailles de tortue et esclaves
Des implantations austronésiennes, des populations africaines et des comptoirs côtiers, dans un circuit ouest-est exportant notamment ivoire, écailles de tortue et esclaves
Des implantations austronésiennes et des populations africaines, dans un circuit ouest-est exportant surtout des épices, du riz et des métaux

Des implantations austronésiennes, des populations africaines et des comptoirs côtiers, dans un circuit ouest-est exportant notamment ivoire, écailles de tortue et esclaves

Explication

Jusqu’au VIIe siècle, les échanges associent des implantations austronésiennes, des populations africaines et des comptoirs côtiers; le circuit commercial va d’ouest en est et exporte notamment ivoire, écailles de tortue et esclaves. L’option qui inverse le sens du circuit conserve certaines marchandises, mais contredit son orientation.

24. Quelle distinction est établie entre l’océan Indien et les océans Atlantique et Pacifique dans leur rôle historique entre les populations riveraines ?

L’océan Indien et le Pacifique relient leurs riverains, tandis que l’Atlantique constitue une barrière durable
Les trois océans ont principalement servi de barrières entre les ethnies et les cultures riveraines
L’océan Indien relie ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont été décrits comme des barrières entre cultures
L’océan Indien sépare ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont favorisé leurs échanges culturels

L’océan Indien relie ses riverains, tandis que l’Atlantique et le Pacifique ont été décrits comme des barrières entre cultures

Explication

L’océan Indien est présenté comme un trait d’union entre ses riverains, contrairement à l’Atlantique et au Pacifique, décrits comme des barrières durables. L’idée que l’océan Indien séparait historiquement ses riverains inverse cette distinction.

25. Quelle association entre les formes de filiation et leurs héritages caractérise la parenté comorienne décrite ?

La filiation matrilinéaire relève de l’héritage arabo-perse, et la filiation patrilinéaire de l’héritage bantou.
Les deux formes de filiation relèvent de l’héritage bantou, tandis que l’héritage arabo-perse concerne l’espace domestique.
La filiation matrilinéaire relève de l’héritage bantou, et la filiation patrilinéaire de l’héritage arabo-perse.
Les deux formes de filiation relèvent de l’héritage arabo-perse, tandis que l’héritage bantou concerne l’éducation des enfants.

La filiation matrilinéaire relève de l’héritage bantou, et la filiation patrilinéaire de l’héritage arabo-perse.

Explication

La parenté associe la filiation matrilinéaire à l’héritage bantou et la filiation patrilinéaire à l’héritage arabo-perse. L’association inversée reprend la confusion documentée, mais attribue chaque héritage à la mauvaise filiation.

26. Au cours des conflits comoriens du XVe au XIXe siècle, quels enjeux alimentent les rivalités entre îles et familles arabes ?

Le pouvoir, les terres et les pratiques religieuses, avec des migrations et des alliances.
Les terres, les richesses et les routes maritimes, avec des échanges et des négociations.
Le pouvoir, les richesses et les successions dynastiques, avec des sièges et des exils.
Le pouvoir, les terres et les richesses, avec des razzias et des guerres.

Le pouvoir, les terres et les richesses, avec des razzias et des guerres.

Explication

Les rivalités portent notamment sur le pouvoir, les terres et les richesses et s’accompagnent de razzias et de guerres. Les pratiques religieuses ne sont pas présentées comme l’un des enjeux principaux de ces conflits.

27. Quelle combinaison rassemble les trois principes de la religion malgache traditionnelle ?

Zanahary comme principe divin de la vie, la disparition des esprits après la mort et le caractère sacré des funérailles
Zanahary comme principe divin de la vie et de la mort, l’immortalité des parties non matérielles et le caractère sacré du Hasina
Zanahary comme intermédiaire divin, l’immortalité du corps matériel et la transmission du Hasina par un livre saint
Zanahary comme ancêtre familial, la mortalité des parties non matérielles et le caractère sacré du Fihavanana

Zanahary comme principe divin de la vie et de la mort, l’immortalité des parties non matérielles et le caractère sacré du Hasina

Explication

Les trois principes associent Zanahary à la vie et à la mort, l’immortalité des parties non matérielles de l’humain et la dimension sacrée du Hasina. La mortalité des parties non matérielles contredit l’un de ces principes.

28. Que se produit entre le VIIIe et le XIe siècle dans la formation historique de Madagascar ?

Les grandes vagues d’arrivées austronésiennes cessent et Madagascar entre dans un isolement relatif
Les échanges maritimes associent les populations africaines aux comptoirs côtiers et exportent de l’ivoire
Le peuple et la langue malgaches se constituent, tandis que la pénétration de l’intérieur de l’île commence
Les royaumes sakalava et mérina apparaissent dans le contexte de conflits anti-Vazimba

Le peuple et la langue malgaches se constituent, tandis que la pénétration de l’intérieur de l’île commence

Explication

Entre le VIIIe et le XIe siècle, le peuple et la langue malgaches se constituent et la pénétration de l’intérieur commence. L’arrêt des grandes vagues austronésiennes et l’isolement relatif se situent plutôt entre le XIIe et le XIIIe siècle.

29. Que confère l’Anda au marié et quelle place occupe-t-il dans la collectivité ?

Il renforce principalement les liens conjugaux et remplace les formes ordinaires de socialisation familiale.
Il lui garantit une autorité politique, tout en organisant la transmission du nom dans sa lignée.
Il lui apporte notabilité et reconnaissance, tout en servant de ciment à l’identité collective.
Il marque son passage à l’âge adulte, tout en assurant la répartition des biens entre les familles.

Il lui apporte notabilité et reconnaissance, tout en servant de ciment à l’identité collective.

Explication

L’Anda, ou grand mariage comorien, confère au marié un statut de notabilité et de reconnaissance et contribue à l’identité collective. Son rôle n’est pas décrit comme une garantie d’autorité politique ni comme un mécanisme de transmission du nom.

30. À quelles conditions les Ombiasy entrent-ils en fonction ?

Vers cinquante ans, après une longue formation auprès de leurs aînés, pour communiquer avec le monde invisible.
Vers trente ans, après une formation médicale, pour soigner les maladies par les plantes.
À l’âge adulte, après une élection locale, pour transmettre les décisions des ancêtres.
Dès l’adolescence, après une initiation familiale, pour diriger les cérémonies communautaires.

Vers cinquante ans, après une longue formation auprès de leurs aînés, pour communiquer avec le monde invisible.

Explication

Les Ombiasy, prêtres et prêtresses, entrent en fonction vers cinquante ans après une longue formation auprès de leurs aînés et communiquent avec le monde invisible. Une formation médicale peut évoquer certains aspects de leur rôle, mais ce n’est pas la condition d’âge et d’apprentissage indiquée.

31. Dans la formation des Proto-Malgaches, quelle répartition distingue les lignées maternelle et paternelle ?

La lignée maternelle est principalement bantoue et la lignée paternelle plutôt indonésienne
Les deux lignées sont principalement indonésiennes, issues des populations austronésiennes
Les deux lignées sont principalement bantoues, issues des populations d’Afrique orientale
La lignée maternelle est principalement indonésienne et la lignée paternelle plutôt bantoue

La lignée maternelle est principalement bantoue et la lignée paternelle plutôt indonésienne

Explication

Les Proto-Malgaches proviennent du métissage de populations d’Afrique orientale et d’Austronésiens établis à Madagascar; leur lignée maternelle est surtout bantoue et leur lignée paternelle plutôt indonésienne. L’option qui attribue ces origines aux lignées opposées inverse la distinction.

32. Quelle distinction est faite entre le rituel malgache des cheveux maillés et le rituel hindou ?

Les deux rituels placent le nouveau-né sous la protection d’une divinité, mais invoquent des esprits distincts.
Le rituel malgache relie l’enfant à l’esprit d’un ancêtre, tandis que le rituel hindou place le nouveau-né sous la protection d’une divinité.
Le rituel malgache place l’enfant sous la protection d’une divinité, tandis que le rituel hindou le relie à l’esprit d’un ancêtre.
Les deux rituels relient l’enfant à l’esprit d’un ancêtre, mais utilisent des cérémonies à des âges différents.

Le rituel malgache relie l’enfant à l’esprit d’un ancêtre, tandis que le rituel hindou place le nouveau-né sous la protection d’une divinité.

Explication

La distinction porte sur l’entité invoquée : le rituel malgache fait appel à l’esprit d’un ancêtre, tandis que le rituel hindou invoque une divinité protectrice. Inverser ces deux figures constitue précisément la confusion entre les rituels.

33. Que signifient les nœuds dans les cheveux d’un enfant selon la croyance malgache rapportée ?

Ils signalent une élection et un lien avec un ancêtre ou un être de la nature.
Ils expriment un deuil familial et un attachement aux générations disparues.
Ils indiquent une maladie passagère et un besoin de soins prodigués par la famille.
Ils marquent une étape d’apprentissage et un lien avec un maître religieux du village.

Ils signalent une élection et un lien avec un ancêtre ou un être de la nature.

Explication

Les nœuds de la chevelure sont interprétés comme un signe d’élection et de lien avec un ancêtre ou, selon les formulations, un être de la nature. Leur sens ne se réduit pas à un signe de deuil familial.

34. Quelle opposition géographique est notamment employée pour décrire les populations malgaches ?

Les populations des îles voisines et celles du littoral
Les populations côtières et celles des hauts plateaux
Les populations du nord et celles des régions forestières
Les populations des villes et celles des zones agricoles

Les populations côtières et celles des hauts plateaux

Explication

La diversité malgache est notamment décrite par l’opposition entre populations côtières et populations des hauts plateaux. L’opposition entre villes et zones agricoles ne correspond pas à cette distinction.

35. Quel rôle la famille joue-t-elle dans la société comorienne décrite ?

Elle socialise d’abord les individus, renforce la cohésion du groupe et organise production et consommation.
Elle règle les échanges entre villages et assure la défense collective sans participer à la production.
Elle organise l’éducation des enfants, mais laisse la cohésion sociale et les activités économiques à d’autres institutions.
Elle transmet principalement le pouvoir politique et répartit les fonctions religieuses au sein du groupe.

Elle socialise d’abord les individus, renforce la cohésion du groupe et organise production et consommation.

Explication

La famille est présentée comme la première instance de socialisation, comme un facteur de cohésion et comme une unité de production et de consommation. L’idée qu’elle ne participe pas aux activités économiques contredit précisément son rôle productif.

36. Dans une communauté où l’entraide et les échanges unissent les membres comme une famille, quelle valeur est mise en pratique ?

L’immortalité, croyance qui fait de la société une communauté d’esprits solidaires
Le Hasina, force sacrée qui relie la société par l’entraide et les échanges
Le Fihavanana, valeur de solidarité qui lie la société par l’entraide et les échanges
La reconnaissance de Zanahary, principe qui organise les échanges entre les familles

Le Fihavanana, valeur de solidarité qui lie la société par l’entraide et les échanges

Explication

Le Fihavanana désigne la solidarité qui conçoit la société comme une grande famille unie par l’entraide et les échanges. Le Hasina concerne le sacré reliant l’humain au divin et au monde des esprits, plutôt que cette valeur sociale.

37. Où trouve-t-on notamment les sanctuaires malgaches, et quelle relation leur emplacement favorise-t-il ?

Près des marchés, afin de renforcer les échanges entre les familles du village.
Dans des lieux naturels, afin de maintenir un lien avec la nature et les ancêtres.
Dans les demeures des spécialistes, afin de protéger leurs instruments rituels.
Au centre des villages, afin de séparer les vivants du monde des ancêtres.

Dans des lieux naturels, afin de maintenir un lien avec la nature et les ancêtres.

Explication

Les sanctuaires peuvent se situer près d’éléments naturels comme une source, une grotte ou un rocher, et favorisent le contact avec la nature et les ancêtres. Leur fonction n’est pas de renforcer les échanges marchands, même si les marchés peuvent être des lieux de rassemblement.

38. En quelle année le protectorat français s’étend-il à l’ensemble de l’archipel des Comores ?

En 1975, le protectorat français s’étend à l’ensemble de l’archipel des Comores.
En 1840, le protectorat français s’étend à l’ensemble de l’archipel des Comores.
En 1896, le protectorat français s’étend à l’ensemble de l’archipel des Comores.
En 1886, le protectorat français s’étend à l’ensemble de l’archipel des Comores.

En 1886, le protectorat français s’étend à l’ensemble de l’archipel des Comores.

Explication

Le protectorat français s’étend à tout l’archipel des Comores en 1886. L’année 1840 correspond à la cession de Mayotte à la France, et non à l’extension du protectorat à l’ensemble des îles.

39. Quelle caractéristique distingue Madagascar malgré la diversité de ses populations et de leurs apports civilisationnels ?

Une unité politique ancienne fondée sur des traditions civilisationnelles identiques
Une diversité linguistique sans structure grammaticale partagée entre les populations
Une unité linguistique et grammaticale fondée sur une langue malayo-polynésienne à variantes
Une unité ethnique fondée sur une origine commune et une langue sans variantes

Une unité linguistique et grammaticale fondée sur une langue malayo-polynésienne à variantes

Explication

La diversité des populations coexiste avec une unité linguistique et grammaticale portée par une langue malayo-polynésienne à variantes. Une origine ethnique commune ne constitue pas cette unité, puisque la diversité des populations est également soulignée.

40. Que se déroule au cours du Famadihana, rituel funéraire des hauts plateaux de Madagascar ?

Les familles réunissent les défunts dans une tombe commune et leur offrent de nouveaux vêtements.
Les familles déplacent les tombes de leurs proches et remplacent les cercueils par des urnes décorées.
Les familles exhument leurs proches défunts et les enveloppent de nouveaux linceuls appelés lambamena.
Les familles brûlent les anciens linceuls et répartissent les cendres entre les descendants.

Les familles exhument leurs proches défunts et les enveloppent de nouveaux linceuls appelés lambamena.

Explication

Le Famadihana consiste à exhumer les dépouilles des proches et à les envelopper de nouveaux linceuls appelés lambamena. Le rituel ne se définit pas par le transfert des défunts dans une tombe commune.

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Qu’étudie l’anthropologie dans sa globalité ?

L’humain.

À quelle période l’anthropologie est-elle apparue ?

À la fin du XIXe siècle.

Quelles civilisations précoloniales le cours vise-t-il à étudier ?

Les civilisations comorienne et malgache.

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