QCM : Compacité et différentiabilité — 57 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des propriétés caractérise l’homogénéité d’une norme sur un espace vectoriel ?

N(xy)=N(x)N(y)N(x-y)=|N(x)-N(y)| pour tous vecteurs x,yx,y
N(λx)=λN(x)N(\lambda x)=\lambda N(x) pour tout scalaire λ\lambda
N(λx)=λN(x)N(\lambda x)=|\lambda|N(x) pour tout scalaire λ\lambda
N(x+y)=N(x)+N(y)N(x+y)=N(x)+N(y) pour tous vecteurs x,yx,y

$$N(\lambda x)=|\lambda|N(x)$$ pour tout scalaire $$\lambda$$

Explication

L’homogénéité exige que la multiplication d’un vecteur par un scalaire multiplie sa norme par la valeur absolue de ce scalaire. L’égalité avec λ\lambda sans valeur absolue ne convient pas lorsque le scalaire est négatif.

2. Si une norme définit une distance entre deux vecteurs xx et yy, quelle expression faut-il utiliser ?

d(x,y)=x+yd(x,y)=\|x\|+\|y\|
d(x,y)=xyd(x,y)=\|x-y\|
d(x,y)=x+yd(x,y)=\|x+y\|
d(x,y)=xyd(x,y)=|\|x\|-\|y\||

$$d(x,y)=\|x-y\|$$

Explication

La distance associée à une norme mesure la norme du vecteur différence xyx-y. La quantité x\|x\| mesure plutôt la distance d’un vecteur à l’origine, et non la comparaison complète de deux vecteurs.

3. Pour le vecteur x=(2,3,1)x=(2,-3,1), quelle expression donne sa norme infinie ?

x=2+3+1\|x\|_\infty=2+3+1
x=max{2,3,1}\|x\|_\infty=\max\{2,3,1\}
x=max{2+3+1}\|x\|_\infty=\max\{2+3+1\}
x=(22+32+12)1/2\|x\|_\infty=(2^2+3^2+1^2)^{1/2}

$$\|x\|_\infty=\max\{2,3,1\}$$

Explication

La norme infinie est le maximum des valeurs absolues des coordonnées, donc elle vaut ici max{2,3,1}\max\{2,3,1\}. La somme des valeurs absolues correspond à la norme x1\|x\|_1, tandis que la troisième expression correspond à la norme euclidienne.

4. Comment obtient-on la norme associée à un produit scalaire réel ?

x=x,x\|x\|=\sqrt{\langle x,x\rangle}
x=x,0\|x\|=\langle x,0\rangle
x=x,y\|x\|=\sqrt{|\langle x,y\rangle|}
x=x,x2\|x\|=\langle x,x\rangle^2

$$\|x\|=\sqrt{\langle x,x\rangle}$$

Explication

La norme issue d’un produit scalaire est la racine carrée du produit scalaire du vecteur avec lui-même. L’expression faisant intervenir un second vecteur yy ne définit pas une norme de xx.

5. Quelle inégalité borne la valeur absolue d’un produit scalaire ou hermitien ?

x,yxy|\langle x,y\rangle|\leq\|x-y\|
x+yx,y\|x+y\|\leq|\langle x,y\rangle|
x,yxy|\langle x,y\rangle|\leq\|x\|\,\|y\|
x+yx,y\|x\|+\|y\|\leq|\langle x,y\rangle|

$$|\langle x,y\rangle|\leq\|x\|\,\|y\|$$

Explication

L’inégalité de Cauchy-Schwarz contrôle la valeur absolue du produit scalaire par le produit des normes. L’inégalité triangulaire concerne plutôt la norme d’une somme, ce qui ne correspond pas à la relation demandée.

6. Quelle propriété distingue la symétrie d’un produit scalaire réel de celle d’un produit scalaire hermitien complexe ?

Le produit réel dépend d’une conjugaison, tandis que le produit hermitien échange les deux variables sans modification
Le produit réel peut être positif, tandis que le produit hermitien prend nécessairement des valeurs négatives
Le produit réel est linéaire dans une variable, tandis que le produit hermitien est bilinéaire dans les deux variables
Le produit réel est symétrique, tandis que le produit hermitien vérifie une symétrie avec conjugaison

Le produit réel est symétrique, tandis que le produit hermitien vérifie une symétrie avec conjugaison

Explication

Dans le cas réel, l’échange des variables conserve directement la valeur du produit, alors que le cas complexe introduit la conjugaison. La bilinéarité et l’absence de conjugaison ne décrivent donc pas correctement le produit hermitien.

7. Quelle condition caractérise l’appartenance d’un vecteur xx à la boule ouverte de centre aa et de rayon r>0r>0 ?

xar\|x-a\|\leq r
xa<r\|x-a\|<r
x+a<r\|x+a\|<r
x<ra\|x\|<r-a

$$\|x-a\|<r$$

Explication

La boule ouverte rassemble les vecteurs dont la distance au centre aa est strictement inférieure à rr. L’inégalité large décrit la boule fermée, qui contient aussi les points de la frontière.

8. Quelle propriété caractérise une boule fermée de centre aa et de rayon r>0r>0 ?

Elle contient les points vérifiant x+ar\|x+a\|\leq r
Elle contient les points vérifiant xa=r\|x-a\|=r
Elle contient les points vérifiant xa<r\|x-a\|<r
Elle contient les points vérifiant xar\|x-a\|\leq r

Elle contient les points vérifiant $$\|x-a\|\leq r$$

Explication

La boule fermée autorise les points situés à une distance égale au rayon, d’où la condition xar\|x-a\|\leq r. La condition stricte décrit la boule ouverte, qui exclut sa frontière.

9. Comment reconnaît-on qu’une partie AA d’un espace normé est bornée ?

Tout élément de AA possède une norme différente de zéro
Il existe R>0R>0 tel que xR\|x\|\geq R pour tout xAx\in A
Il existe R>0R>0 tel que xR\|x\|\leq R pour tout xAx\in A
La partie AA est contenue dans une boule de rayon nul centrée en zéro

Il existe $$R>0$$ tel que $$\|x\|\leq R$$ pour tout $$x\in A$$

Explication

Une partie est bornée lorsqu’un même rayon RR majore la norme de chacun de ses éléments, ce qui revient à l’inclusion dans une boule centrée en zéro. Une borne inférieure ou l’absence de vecteur nul ne fournit pas une borne supérieure.

10. Quelle condition caractérise la convergence de la suite (xn)\left(x_n\right) vers \ell dans un espace vectoriel normé ?

Pour tout NN, il existe ε>0\varepsilon>0 tel que nNn\geq N entraîne xnε\|x_n-\ell\|\leq\varepsilon.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que nNn\geq N entraîne xnε\|x_n-\ell\|\leq\varepsilon.
Il existe ε>0\varepsilon>0 tel que tout nNn\geq N entraîne xnε\|x_n-\ell\|\leq\varepsilon.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que nNn\leq N entraîne xnε\|x_n-\ell\|\leq\varepsilon.

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$N$$ tel que $$n\geq N$$ entraîne $$\|x_n-\ell\|\leq\varepsilon$$.

Explication

La convergence exige que, pour chaque précision positive, tous les termes d’indice suffisamment grand soient à distance au plus ε\varepsilon de \ell. La dernière formulation inverse la condition sur les indices et ne décrit donc pas le comportement asymptotique de la suite.

11. La suite (xn)\left(x_n\right) converge dans un espace vectoriel normé. Quelle propriété en découle ?

Elle peut ne pas avoir de limite et elle est bornée.
Elle possède une limite unique mais elle peut être non bornée.
Elle possède plusieurs limites possibles et elle est bornée.
Elle possède une limite unique et elle est bornée.

Elle possède une limite unique et elle est bornée.

Explication

Dans un espace vectoriel normé, une suite convergente a une limite unique et ses termes restent dans une partie bornée. Une suite convergente ne peut donc pas être non bornée ni admettre plusieurs limites.

12. Quelle condition définit une suite de Cauchy (xn)\left(x_n\right) ?

Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que nNn\geq N entraîne xnε\|x_n\|\leq\varepsilon.
Il existe ε>0\varepsilon>0 tel que n,mNn,m\geq N entraînent xnxmε\|x_n-x_m\|\geq\varepsilon.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que n,mNn,m\geq N entraînent xnxmε\|x_n-x_m\|\leq\varepsilon.
Pour tout NN, il existe ε>0\varepsilon>0 tel que n,mNn,m\leq N entraînent xnxmε\|x_n-x_m\|\leq\varepsilon.

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$N$$ tel que $$n,m\geq N$$ entraînent $$\|x_n-x_m\|\leq\varepsilon$$.

Explication

Une suite de Cauchy possède des termes arbitrairement proches les uns des autres lorsque leurs indices sont suffisamment grands. La convergence de chaque terme vers zéro est une condition différente et n’est pas requise.

13. Pour établir que f:AFf:A\to F est continue en aa, quelle différence faut-il contrôler ?

La quantité f(x)f(a)F\|f(x)-f(a)\|_F lorsque xaE\|x-a\|_E est suffisamment petite.
La quantité xaE\|x-a\|_E lorsque f(x)f(a)F\|f(x)-f(a)\|_F reste indépendante de xx.
La quantité f(x)f(a)F\|f(x)-f(a)\|_F lorsque xaE\|x-a\|_E devient nécessairement nulle.
La quantité xaE\|x-a\|_E lorsque f(x)f(a)F\|f(x)-f(a)\|_F est suffisamment grande.

La quantité $$\|f(x)-f(a)\|_F$$ lorsque $$\|x-a\|_E$$ est suffisamment petite.

Explication

La continuité en aa signifie que la proximité de xx et de aa entraîne la proximité de leurs images. La convergence, en revanche, porte directement sur la distance entre les termes d’une suite et sa limite.

14. Comment reconnaître qu’une partie UU d’un espace normé est ouverte ?

Chaque point xUx\in U possède un rayon r>0r>0 tel que UB(x,r)U\subset B(x,r).
Chaque suite convergente de points de UU a sa limite dans UU.
Il existe un rayon r>0r>0 tel que toute boule B(x,r)B(x,r) soit incluse dans UU.
Chaque point xUx\in U possède un rayon r>0r>0 tel que B(x,r)UB(x,r)\subset U.

Chaque point $$x\in U$$ possède un rayon $$r>0$$ tel que $$B(x,r)\subset U$$.

Explication

Une partie est ouverte lorsque chaque point possède une boule de rayon positif entièrement contenue dans cette partie. La propriété de stabilité par limites de suites caractérise plutôt les parties fermées.

15. Quelle caractérisation séquentielle d’une partie fermée VV est correcte ?

Toute suite bornée d’éléments de VV possède une limite dans VV.
Toute suite convergente d’éléments de VV a sa limite dans VV.
Toute suite d’éléments de VV converge vers un élément de VV.
Toute suite convergente d’éléments du complémentaire de VV a sa limite dans VV.

Toute suite convergente d’éléments de $$V$$ a sa limite dans $$V$$.

Explication

Une partie fermée contient la limite de toute suite convergente dont les termes lui appartiennent. Une suite d’éléments de cette partie n’est pas forcément convergente, et la bornitude ne suffit pas à garantir une limite.

16. Soit f:EFf:E\to F continue et soit CC un fermé de FF. Quelle est la nature de f1(C)f^{-1}(C) ?

C’est un ouvert de EE.
C’est un compact de EE.
C’est une partie bornée de EE.
C’est un fermé de EE.

C’est un fermé de $$E$$.

Explication

La continuité conserve la fermeture par image réciproque : la préimage d’un fermé est fermée. Elle ne garantit pas que cette préimage soit compacte ou bornée.

17. Quelle affirmation est correcte dans R\mathbb{R} pour les ensembles considérés ?

Un segment ouvert (a,b)(a,b) est compact, tandis qu’un segment fermé ne l’est pas.
Un segment fermé [a,b][a,b] est compact, tandis qu’une boule ouverte ne l’est pas.
L’espace R\mathbb{R} est compact, tandis qu’un segment fermé ne l’est pas.
Une boule ouverte est compacte, tandis que l’espace R\mathbb{R} est fermé mais non borné.

Un segment fermé $$[a,b]$$ est compact, tandis qu’une boule ouverte ne l’est pas.

Explication

Les segments fermés de R\mathbb{R} sont compacts, alors que les boules ouvertes et l’espace normé entier ne le sont pas. Être fermé ne suffit pas à être compact lorsque la partie n’est pas bornée.

18. Quelle propriété séquentielle définit une partie compacte KK d’un espace normé ?

Toute suite de points de KK converge vers un point de KK.
Toute suite bornée de l’espace possède une sous-suite convergeant vers un point de KK.
Toute suite de points de KK possède une sous-suite convergeant vers un point de KK.
Toute suite de points de KK possède une sous-suite dont les termes sont deux à deux distincts.

Toute suite de points de $$K$$ possède une sous-suite convergeant vers un point de $$K$$.

Explication

La compacité exige l’existence, pour chaque suite dans KK, d’une sous-suite convergente dont la limite appartient encore à KK. Elle n’impose pas que la suite entière converge.

19. Soit f:EFf:E\to F continue et KK compacte. Quelle affirmation décrit correctement les images de KK et d’un compact de FF ?

L’image réciproque de tout compact est compacte, mais l’image directe de KK peut ne pas l’être.
L’image directe f(K)f(K) est compacte, mais l’image réciproque d’un compact peut ne pas l’être.
L’image directe de KK est fermée, tandis que son image réciproque est nécessairement bornée.
L’image directe et l’image réciproque de tout compact sont compactes.

L’image directe $$f(K)$$ est compacte, mais l’image réciproque d’un compact peut ne pas l’être.

Explication

La continuité transforme une partie compacte par image directe en partie compacte. En revanche, la préimage d’un compact ne bénéficie pas de cette conclusion sans hypothèse supplémentaire.

20. Quelle distinction entre dimensions finie et infinie est correcte concernant la compacité ?

En dimension infinie, toute partie compacte est ouverte, tandis qu’en dimension finie toute partie fermée est compacte.
En dimension infinie, fermé et borné équivaut à compact, tandis qu’en dimension finie une partie compacte peut être non bornée.
En dimension finie, fermé et borné équivaut à compact, tandis qu’en dimension infinie une partie fermée et bornée peut ne pas être compacte.
En dimension finie, toute partie bornée est compacte, tandis qu’en dimension infinie toute partie fermée est compacte.

En dimension finie, fermé et borné équivaut à compact, tandis qu’en dimension infinie une partie fermée et bornée peut ne pas être compacte.

Explication

Le critère fermé et borné caractérise la compacité en dimension finie, mais il échoue en dimension infinie. Une partie fermée et bornée peut alors manquer de sous-suites convergentes dans la partie.

21. Quelle condition caractérise l’équivalence de deux normes \|\cdot\| et \|\cdot\|' sur un espace vectoriel EE ?

Il existe c,C>0c,C>0 tels que, pour tout xEx\in E, cxxCxc\|x\|\leq\|x\|'\leq C\|x\|.
Il existe c>0c>0 tel que, pour tout xEx\in E, cxxc\|x\|\leq\|x\|'.
Les deux normes donnent la même valeur à chaque vecteur de EE.
Il existe C>0C>0 tel que, pour tout xEx\in E, xCx\|x\|'\leq C\|x\|.

Il existe $$c,C>0$$ tels que, pour tout $$x\in E$$, $$c\|x\|\leq\|x\|'\leq C\|x\|$$.

Explication

L’équivalence requiert deux constantes positives et deux inégalités qui encadrent chaque norme par l’autre. Une seule majoration ne garantit pas cette relation réciproque entre les normes.

22. Quelle propriété est préservée lorsqu’on remplace une norme par une norme qui lui est équivalente ?

La dérivée de chaque fonction définie sur cet espace.
La valeur numérique de chaque distance entre deux vecteurs.
La dimension de l’espace vectoriel considéré.
La convergence des suites et la continuité des fonctions.

La convergence des suites et la continuité des fonctions.

Explication

Des normes équivalentes définissent les mêmes suites convergentes et les mêmes fonctions continues, ainsi que plusieurs propriétés topologiques. Elles ne donnent toutefois pas nécessairement la même valeur numérique pour une distance.

23. Que peut-on affirmer à propos des normes définies sur un espace vectoriel de dimension finie ?

Elles deviennent équivalentes après un changement de coordonnées adapté.
Toutes ces normes sont équivalentes entre elles.
Elles sont équivalentes lorsque l’espace possède une base orthonormée.
Elles sont équivalentes lorsque leurs boules unités ont le même volume.

Toutes ces normes sont équivalentes entre elles.

Explication

En dimension finie, toute norme sur un même espace vectoriel est équivalente à toute autre norme. La présence d’une base orthonormée ou une comparaison des volumes n’est pas la condition déterminante.

24. Comment reconnaît-on qu’un point aa est adhérent à une partie AA ?

Il existe une boule centrée en aa qui est contenue dans AA.
Le point aa appartient nécessairement à l’intérieur de AA.
Toute suite de points de AA reste à distance positive de aa.
Toute boule centrée en aa et de rayon positif rencontre AA.

Toute boule centrée en $$a$$ et de rayon positif rencontre $$A$$.

Explication

L’adhérence signifie que chaque boule B(a,r)B(a,r) avec r>0r>0 possède au moins un point commun avec AA. Cette condition est plus faible que l’appartenance à l’intérieur de l’ensemble.

25. Quelle caractérisation séquentielle de l’adhérence d’une partie AA est correcte ?

aa est adhérent à AA si toute suite de points de AA converge vers aa.
aa est adhérent à AA si et seulement s’il existe une suite de points de AA qui converge vers aa.
aa est adhérent à AA si une suite de points extérieurs à AA converge vers aa.
aa est adhérent à AA si aucune suite de points de AA ne converge vers aa.

$$a$$ est adhérent à $$A$$ si et seulement s’il existe une suite de points de $$A$$ qui converge vers $$a$$.

Explication

L’adhérence équivaut à l’existence d’une suite dans AA convergeant vers le point considéré. Il n’est pas nécessaire que toutes les suites de AA aient cette limite.

26. Dans quelle situation une fonction f:AFf:A\to F peut-elle admettre une limite en un point aa ?

Le point aa doit appartenir à AA et être un point intérieur.
Le point aa doit appartenir à l’intérieur de AA pour que la limite existe.
Le point aa peut être adhérent à AA sans appartenir à AA.
Le point aa doit être isolé dans AA pour que la limite soit définie.

Le point $$a$$ peut être adhérent à $$A$$ sans appartenir à $$A$$.

Explication

La définition de la limite exige que aa soit adhérent à AA, mais autorise aAa\notin A. La continuité en aa, en revanche, suppose que la fonction soit définie en ce point.

27. Quelle formulation séquentielle caractérise la limite \ell de ff en un point adhérent aa à AA ?

Pour toute suite de points hors de AA convergeant vers aa, l’image converge vers \ell.
Il existe une suite xnAx_n\in A convergeant vers aa dont l’image converge vers \ell.
Pour toute suite xnAx_n\in A convergeant vers aa, la suite f(xn)f(x_n) converge vers \ell.
Toute suite f(xn)f(x_n) convergente implique que la suite xnx_n converge vers aa.

Pour toute suite $$x_n\in A$$ convergeant vers $$a$$, la suite $$f(x_n)$$ converge vers $$\ell$$.

Explication

La limite est caractérisée par le comportement de l’image de toute suite de points de AA qui converge vers aa. L’existence d’une seule suite ne suffit pas à établir la limite.

28. Comment les dérivées partielles sont-elles organisées dans la matrice jacobienne d’une application f:URpf:U\to\mathbb{R}^p ?

Une ligne par variable et une colonne par composante de ff.
Une ligne par point du domaine et une colonne par valeur de ff.
Une ligne par dérivée directionnelle et une colonne par vecteur choisi.
Une ligne par composante de ff et une colonne par variable.

Une ligne par composante de $$f$$ et une colonne par variable.

Explication

La matrice jacobienne rassemble les dérivées partielles des composantes, avec une ligne associée à chaque composante et une colonne à chaque variable. Elle ne correspond pas à une matrice de dérivées directionnelles choisies.

29. Quelle expression définit la dérivée de ff au point aa suivant un vecteur vv ?

fv(a)=limt0f(a+tv)f(a)t\frac{\partial f}{\partial v}(a)=\lim_{t\to0}\frac{f(a+tv)-f(a)}{t}, lorsque cette limite existe.
fv(a)=limtvf(a+tv)f(a)t\frac{\partial f}{\partial v}(a)=\lim_{t\to v}\frac{f(a+tv)-f(a)}{t}, lorsque cette limite existe.
fv(a)=limt0f(a+tv)f(a)v\frac{\partial f}{\partial v}(a)=\lim_{t\to0}\frac{f(a+tv)-f(a)}{v}, lorsque cette limite existe.
fv(a)=limt0f(a+v)f(a)t\frac{\partial f}{\partial v}(a)=\lim_{t\to0}\frac{f(a+v)-f(a)}{t}, lorsque cette limite existe.

$$\frac{\partial f}{\partial v}(a)=\lim_{t\to0}\frac{f(a+tv)-f(a)}{t}$$, lorsque cette limite existe.

Explication

La dérivée directionnelle étudie les variations de la fonction le long de la droite a+tva+tv lorsque tt tend vers zéro. Le quotient doit donc être divisé par le paramètre scalaire tt.

30. Quelle condition caractérise la différentiabilité de Gâteaux de ff en aa ?

Toutes les dérivées directionnelles existent et leur dépendance par rapport à vv est linéaire.
Toutes les dérivées partielles existent et sont continues dans un voisinage de aa.
La matrice jacobienne existe et son déterminant est non nul en aa.
La fonction possède une limite identique selon toutes les suites convergeant vers aa.

Toutes les dérivées directionnelles existent et leur dépendance par rapport à $$v$$ est linéaire.

Explication

La différentiabilité de Gâteaux exige l’existence de la dérivée directionnelle dans chaque direction et la linéarité de l’application qui associe cette dérivée à vv. L’existence de dérivées partielles continues est une condition différente et plus spécifique.

31. Quelle condition caractérise la différentiabilité de f:UFf:U\to F en un point aa ?

Toutes les dérivées directionnelles existent et varient continûment selon la direction choisie.
La fonction est continue en aa et possède au moins une dérivée directionnelle non nulle.
Il existe une application linéaire LL telle que le reste soit négligeable devant hE\|h\|_E lorsque h0h\to0.
La fonction admet une représentation affine exacte dans un voisinage complet de aa.

Il existe une application linéaire $$L$$ telle que le reste soit négligeable devant $$\|h\|_E$$ lorsque $$h\to0$$.

Explication

La différentiabilité signifie que f(a+h)f(a)f(a+h)-f(a) est approximé par une application linéaire, avec un reste dont le rapport à hE\|h\|_E tend vers zéro. L’existence de dérivées directionnelles ne garantit pas à elle seule cette approximation linéaire uniforme.

32. Si une fonction est différentiable en aa, quelle propriété peut-on nécessairement en déduire ?

Elle admet une différentielle nulle dès que la direction vv est différente du vecteur nul.
Elle est de classe C1C^1 dans un voisinage de aa, avec une différentielle continûment variable.
Elle est continue en aa et sa dérivée directionnelle selon vv vaut df(a)(v)df(a)(v).
Elle possède des dérivées directionnelles, mais sa continuité en aa doit être vérifiée séparément.

Elle est continue en $$a$$ et sa dérivée directionnelle selon $$v$$ vaut $$df(a)(v)$$.

Explication

La différentiabilité entraîne la continuité en aa et la différentiabilité de Gâteaux, avec fv(a)=df(a)(v)\frac{\partial f}{\partial v}(a)=df(a)(v). En revanche, la différentiabilité de Gâteaux seule n’impose pas la continuité.

33. Pour une application différentiable f:RnRpf:\mathbb{R}^n\to\mathbb{R}^p, que représente la matrice de df(a)df(a) dans les bases canoniques ?

La matrice des seules dérivées directionnelles selon des vecteurs quelconques.
La matrice identité de dimension n+pn+p.
La matrice jacobienne Jf(a)J_f(a).
La matrice hessienne évaluée en aa.

La matrice jacobienne $$J_f(a)$$.

Explication

Dans les bases canoniques, la représentation matricielle de la différentielle df(a)df(a) est précisément la matrice jacobienne Jf(a)J_f(a). La matrice hessienne concerne les dérivées secondes et ne décrit pas directement la différentielle.

34. Si ff est différentiable en aa et gg est différentiable en f(a)f(a), quelle formule donne la différentielle de la composée en aa ?

d(gf)(a)=df(g(a))dg(a)d(g\circ f)(a)=df(g(a))\circ dg(a).
d(gf)(a)=dg(f(a))df(a)d(g\circ f)(a)=dg(f(a))\circ df(a).
d(gf)(a)=df(a)+dg(f(a))d(g\circ f)(a)=df(a)+dg(f(a)).
d(gf)(a)=dg(a)df(f(a))d(g\circ f)(a)=dg(a)\circ df(f(a)).

$$d(g\circ f)(a)=dg(f(a))\circ df(a)$$.

Explication

La règle de la chaîne compose la différentielle de ff en aa avec celle de gg en f(a)f(a). Les autres formules échangent les points d’évaluation ou remplacent la composition par une addition.

35. Comment définit-on la norme d’une application linéaire LL(E,F)L\in\mathcal{L}(E,F) ?

Comme la plus petite constante MM vérifiant L(x)FMxE\|L(x)\|_F\leq M\|x\|_E pour tout xEx\in E.
Comme la moyenne des rapports L(x)F/xE\|L(x)\|_F/\|x\|_E lorsque xx parcourt l’espace.
Comme n’importe quelle constante positive qui vérifie L(x)FMxE\|L(x)\|_F\leq M\|x\|_E pour tout xEx\in E.
Comme la valeur de L(x)F\|L(x)\|_F obtenue pour un vecteur fixé de norme égale à un.

Comme la plus petite constante $$M$$ vérifiant $$\|L(x)\|_F\leq M\|x\|_E$$ pour tout $$x\in E$$.

Explication

La norme opératorielle est la constante optimale, c’est-à-dire la plus petite constante qui contrôle toutes les valeurs de LL. Une constante plus grande peut aussi satisfaire l’inégalité, mais elle ne constitue pas la norme de LL.

36. Dans quelles conditions l’égalité des accroissements finis fournit-elle un point c]a,b[c\in]a,b[ tel que f(b)f(a)=df(c)(ba)f(b)-f(a)=df(c)(b-a) ?

Lorsque ff est réelle, continue à l’intérieur et différentiable seulement aux extrémités.
Lorsque ff est vectorielle, continue sur le segment et différentiable à ses extrémités.
Lorsque ff est réelle, différentiable sur un segment contenu dans son domaine.
Lorsque ff est vectorielle et que sa différentielle possède une norme constante sur le segment.

Lorsque $$f$$ est réelle, différentiable sur un segment contenu dans son domaine.

Explication

L’égalité exacte des accroissements finis s’applique à une fonction à valeurs réelles différentiable sur le segment considéré. Pour une fonction vectorielle, on dispose plutôt d’une inégalité portant sur les normes.

37. Pour une fonction vectorielle continue sur [a,b][a,b] et différentiable sur ]a,b[]a,b[, quelle estimation contrôle f(b)f(a)F\|f(b)-f(a)\|_F ?

f(b)f(a)Finfc]a,b[df(c)+baE\|f(b)-f(a)\|_F\leq\inf_{c\in]a,b[}\|df(c)\|+\|b-a\|_E.
f(b)f(a)F=df(a)(ba)\|f(b)-f(a)\|_F= df(a)(b-a) pour un point d’extrémité du segment.
f(b)f(a)Fsupc]a,b[df(c)baE\|f(b)-f(a)\|_F\leq\sup_{c\in]a,b[}\|df(c)\|\,\|b-a\|_E.
f(b)f(a)F=supc]a,b[df(c)/baE\|f(b)-f(a)\|_F=\sup_{c\in]a,b[}\|df(c)\|/\|b-a\|_E.

$$\|f(b)-f(a)\|_F\leq\sup_{c\in]a,b[}\|df(c)\|\,\|b-a\|_E$$.

Explication

La variation vectorielle est majorée par le supremum des normes différentielles sur l’intervalle, multiplié par la longueur baE\|b-a\|_E. Une égalité avec une différentielle en un point précis n’est pas garantie pour les fonctions à valeurs vectorielles.

38. Une fonction f:URpf:U\to\mathbb{R}^p possède des dérivées partielles existantes sur UU et continues en aa. Quelle conclusion peut-on tirer ?

Elle est différentiable en aa seulement si toutes ses dérivées partielles sont nulles en ce point.
Elle est continue en aa, mais l’existence de sa différentielle exige encore des dérivées secondes continues.
Elle possède une différentielle en aa donnée par la somme des dérivées partielles sans les coefficients hih_i.
Elle est différentiable en aa et df(a)(h)=i=1nfxi(a)hidf(a)(h)=\sum_{i=1}^{n}\frac{\partial f}{\partial x_i}(a)h_i.

Elle est différentiable en $$a$$ et $$df(a)(h)=\sum_{i=1}^{n}\frac{\partial f}{\partial x_i}(a)h_i$$.

Explication

La continuité en aa de toutes les dérivées partielles permet de construire la différentielle selon la formule indiquée. Les dérivées secondes ne sont pas nécessaires, et les coefficients hih_i sont indispensables dans l’application linéaire.

39. Quelle condition supplémentaire distingue une fonction de classe C1C^1 d’une fonction simplement différentiable partout ?

La continuité de la fonction sans exigence portant sur sa différentielle.
La continuité de l’application df:UL(E,F)df:U\to L(E,F) sur UU.
La constance de la différentielle sur tout l’ouvert UU.
L’existence d’une dérivée seconde en chaque point de UU.

La continuité de l’application $$df:U\to L(E,F)$$ sur $$U$$.

Explication

Une fonction est de classe C1C^1 si elle est différentiable et si sa différentielle dépend continûment du point. Être différentiable partout ne suffit donc pas, tandis que l’existence de dérivées secondes n’est pas requise par cette définition.

40. Pour f:URpf:U\to\mathbb{R}^p définie sur un ouvert URnU\subset\mathbb{R}^n, quelle caractérisation équivalente de la classe C1C^1 est correcte ?

La fonction possède une différentielle en chaque point, même si ses dérivées partielles sont discontinues.
Toutes ses dérivées directionnelles existent, sans condition de continuité sur UU.
Toutes ses dérivées partielles existent et sont continues sur UU.
La fonction est continue sur UU et possède une dérivée partielle en un seul point.

Toutes ses dérivées partielles existent et sont continues sur $$U$$.

Explication

Sur un ouvert de Rn\mathbb{R}^n, être de classe C1C^1 équivaut à l’existence et à la continuité sur UU de toutes les dérivées partielles. La seule existence de dérivées directionnelles ou de la différentielle ne fournit pas cette régularité.

41. Quelle est la distinction entre une courbe paramétrée γ\gamma et son support γ(I)\gamma(I) ?

La courbe est une vitesse, tandis que son support est une direction géométrique
La courbe est un ensemble géométrique, tandis que son support est une application
La courbe est une dérivée, tandis que son support est un intervalle réel
La courbe est une application, tandis que son support est un ensemble géométrique

La courbe est une application, tandis que son support est un ensemble géométrique

Explication

Une courbe paramétrée est l’application continue qui associe un point à chaque paramètre, alors que son support est l’ensemble des points obtenus. Confondre ces notions revient à identifier une application avec son image géométrique.

42. À quelle condition une courbe paramétrée définie sur [a,b][a,b] est-elle fermée ?

Lorsque γ(a)=γ(b)\gamma'(a)=\gamma'(b)
Lorsque γ\gamma est injective sur [a,b][a,b]
Lorsque γ(t)=1\|\gamma'(t)\|=1 pour tout tt
Lorsque γ(a)=γ(b)\gamma(a)=\gamma(b)

Lorsque $$\gamma(a)=\gamma(b)$$

Explication

La fermeture exige que les deux extrémités du paramétrage correspondent au même point, c’est-à-dire γ(a)=γ(b)\gamma(a)=\gamma(b). Le fait d’être définie sur un intervalle fermé ne suffit pas à rendre une courbe fermée.

43. Pour une courbe paramétrée dérivable, que représente γ(t)\|\gamma'(t)\| ?

La position au paramètre tt
La vitesse à l’instant tt
La direction de la tangente en tt
La longueur totale de la courbe

La vitesse à l’instant $$t$$

Explication

Le vecteur γ(t)\gamma'(t) est le vecteur vitesse et sa norme mesure la vitesse au paramètre tt. La position est donnée par γ(t)\gamma(t), tandis que la longueur totale nécessite une intégrale.

44. Comment distingue-t-on un paramètre régulier d’un paramètre singulier ?

Un paramètre est régulier si γ(t)=1\|\gamma'(t)\|=1 et singulier si γ(t)>1\|\gamma'(t)\|>1
Un paramètre est régulier si γ(t)0\gamma'(t)\neq0 et singulier si γ(t)=0\gamma'(t)=0
Un paramètre est régulier si γ(t)0\gamma(t)\neq0 et singulier si γ(t)=0\gamma(t)=0
Un paramètre est régulier si la courbe est fermée et singulier si elle est ouverte

Un paramètre est régulier si $$\gamma'(t)\neq0$$ et singulier si $$\gamma'(t)=0$$

Explication

La régularité d’un paramètre dépend de la non-annulation du vecteur dérivé : γ(t)0\gamma'(t)\neq0. Une vitesse égale à zéro caractérise un paramètre singulier, tandis qu’une vitesse unitaire est une condition plus forte appelée normalité.

45. Combien de fois le paramétrage γ(t)=(Rcost,Rsint)\gamma(t)=(R\cos t,R\sin t) parcourt-il le cercle lorsque t[0,4π]t\in[0,4\pi] ?

Trois fois
Une fois
Deux fois
Un demi-tour

Deux fois

Explication

Une variation de paramètre de 4π4\pi correspond à deux périodes complètes des fonctions sinus et cosinus, donc à deux parcours du cercle. L’intervalle [0,2π][0,2\pi] ne produit qu’un seul parcours.

46. Dans quel ordre général analyse-t-on une courbe plane dérivable avant de tracer son support ?

Tangentes, variations, axes, asymptotes, support, puis singularités
Asymptotes, variations, singularités, tangentes, axes, puis support
Singularités, axes, variations, support, asymptotes, puis tangentes
Axes, support, asymptotes, singularités, variations, puis tangentes

Asymptotes, variations, singularités, tangentes, axes, puis support

Explication

L’étude commence par les asymptotes et les variations de xx et yy, puis examine les singularités, les tangentes et les intersections avec les axes avant le tracé. Commencer directement par le support ne permet pas d’exploiter les informations analytiques nécessaires.

47. Quelle formule donne la longueur d’une courbe paramétrée de classe C1C^1 ?

(γ)=Iγ(t)2dt\ell(\gamma)=\int_I\|\gamma'(t)\|^2\,dt
(γ)=Iγ(t)dt\ell(\gamma)=\int_I\|\gamma(t)\|\,dt
(γ)=Iγ(t)dt\ell(\gamma)=\int_I\|\gamma'(t)\|\,dt
(γ)=Iγ(t)dt\ell(\gamma)=\int_I\gamma'(t)\,dt

$$\ell(\gamma)=\int_I\|\gamma'(t)\|\,dt$$

Explication

La longueur s’obtient en intégrant la vitesse, soit (γ)=Iγ(t)dt\ell(\gamma)=\int_I\|\gamma'(t)\|\,dt. Intégrer la norme de la position ou le carré de la vitesse ne fournit pas la longueur géométrique.

48. Quelle est la longueur d’un cercle de rayon RR parcouru par γ(t)=(Rcost,Rsint)\gamma(t)=(R\cos t,R\sin t) sur [0,2π][0,2\pi] ?

RR
πR2\pi R^2
4πR4\pi R
2πR2\pi R

$$2\pi R$$

Explication

La vitesse de ce paramétrage a une norme constante égale à RR, et l’intégration sur un intervalle de longueur 2π2\pi donne 2πR2\pi R. L’expression πR2\pi R^2 représente l’aire du disque, pas la longueur de sa circonférence.

49. Quelle propriété caractérise l’abscisse curviligne 0(t)=t0tγ(u)du\ell_0(t)=\int_{t_0}^{t}\|\gamma'(u)\|\,du d’une courbe régulière ?

Elle s’annule pour tout paramètre
Elle est strictement croissante
Elle coïncide avec la position vectorielle
Elle est constante sur tout l’intervalle

Elle est strictement croissante

Explication

Pour une courbe régulière, la vitesse est non nulle et son intégrale cumulée augmente strictement avec le paramètre. Cette fonction scalaire mesure la distance parcourue depuis t0t_0, contrairement à la position vectorielle.

50. Comment s’écrit l’intégrale curviligne d’une fonction continue ff le long de γ:[a,b]Rn\gamma:[a,b]\to\mathbb{R}^n ?

γf=abf(γ(t))γ(t)dt\int_\gamma f=\int_a^b f(\gamma(t))\|\gamma'(t)\|\,dt
γf=abf(γ(t))dt\int_\gamma f=\int_a^b f(\gamma'(t))\,dt
γf=abf(t)γ(t)dt\int_\gamma f=\int_a^b f(t)\|\gamma(t)\|\,dt
γf=abf(γ(t))dt\int_\gamma f=\int_a^b f(\gamma(t))\,dt

$$\int_\gamma f=\int_a^b f(\gamma(t))\|\gamma'(t)\|\,dt$$

Explication

L’intégrale curviligne évalue la fonction sur les points γ(t)\gamma(t) et pondère cette valeur par l’élément de longueur γ(t)dt\|\gamma'(t)\|\,dt. Omettre ce facteur revient à intégrer par rapport au paramètre plutôt que le long de la courbe.

51. Pour une courbe plane régulière paramétrée par γ(t)\gamma(t), comment définit-on le vecteur tangent unitaire T(t)T(t) du repère de Frenet ?

T(t)=γ(t)γ(t)T(t)=\frac{\gamma'(t)}{\|\gamma'(t)\|}
T(t)=γ(t)γ(t)T(t)=\frac{\gamma''(t)}{\|\gamma''(t)\|}
T(t)=γ(t)γ(t)T(t)=\frac{\gamma'(t)}{\|\gamma''(t)\|}
T(t)=γ(t)γ(t)T(t)=\frac{\gamma(t)}{\|\gamma(t)\|}

$$T(t)=\frac{\gamma'(t)}{\|\gamma'(t)\|}$$

Explication

Le vecteur tangent unitaire s’obtient en normalisant le vecteur dérivé γ(t)\gamma'(t). La dérivée seconde décrit l’évolution de la tangente et ne définit pas directement le vecteur tangent unitaire.

52. Dans les formules de Frenet planes, quelles sont les directions respectives de TT' et de NN' ?

TT' est porté par NN, tandis que NN' est porté par TT avec un signe négatif
TT' est porté par NN, tandis que NN' est porté par TT avec un signe positif
TT' est porté par TT, tandis que NN' est porté par NN avec un signe négatif
TT' est porté par NN et NN' est nul lorsque la courbe est régulière

$$T'$$ est porté par $$N$$, tandis que $$N'$$ est porté par $$T$$ avec un signe négatif

Explication

Les relations sont T=κγNT'=\kappa\|\gamma'\|N et N=κγTN'=-\kappa\|\gamma'\|T, ce qui fixe à la fois les directions et le signe de la seconde formule. Le signe de NN' n’est donc pas positif et sa dérivée n’est pas généralement nulle.

53. Une courbe plane possède une courbure de valeur κ=0,25\kappa=0{,}25 en un point ; quel est son rayon de courbure à ce point ?

2,52{,}5
44
0,250{,}25
4-4

$$4$$

Explication

Le rayon de courbure est défini par 1κ\frac{1}{|\kappa|}, donc ici 10,25=4\frac{1}{0{,}25}=4. Le signe éventuel de la courbure ne changerait pas ce rayon, car sa valeur absolue intervient.

54. Quelle condition caractérise une courbe gauche birégulière de classe C2C^2 ?

Le vecteur γ(t)\gamma'(t) est nul et γ(t)\gamma''(t) est non nul
Les vecteurs γ(t)\gamma'(t) et γ(t)\gamma''(t) sont linéairement indépendants
Les vecteurs γ(t)\gamma'(t) et γ(t)\gamma''(t) sont colinéaires en tout point
La courbe est plane et son vecteur tangent reste constant

Les vecteurs $$\gamma'(t)$$ et $$\gamma''(t)$$ sont linéairement indépendants

Explication

La birégularité exige l’indépendance linéaire de γ(t)\gamma'(t) et γ(t)\gamma''(t), condition plus forte que la simple régularité. La régularité impose notamment que γ(t)\gamma'(t) soit non nul, et la colinéarité contredit la birégularité.

55. Dans le repère de Frenet d’une courbe gauche birégulière, comment construit-on le vecteur normal NN et le binormal BB ?

N=TTN=\frac{T'}{\|T'\|} et B=TNB=T\wedge N
N=γγN=\frac{\gamma''}{\|\gamma''\|} et B=NTB=N\wedge T
N=TTN=\frac{T}{\|T\|} et B=NNB=\frac{N'}{\|N'\|}
N=TNN=T\wedge N et B=TTB=\frac{T'}{\|T'\|}

$$N=\frac{T'}{\|T'\|}$$ et $$B=T\wedge N$$

Explication

Le normal est la direction normalisée de la variation de la tangente, soit N=TTN=\frac{T'}{\|T'\|}, puis le binormal est défini par B=TNB=T\wedge N. Le produit vectoriel construit donc le binormal à partir de deux vecteurs déjà déterminés.

56. Quelle expression donne la dérivée du vecteur normal dans les formules de Frenet spatiales ?

N=τγT+κγBN'=-\tau\|\gamma'\|T+\kappa\|\gamma'\|B
N=κγB+τγTN'=-\kappa\|\gamma'\|B+\tau\|\gamma'\|T
N=κγTτγBN'=\kappa\|\gamma'\|T-\tau\|\gamma'\|B
N=κγT+τγBN'=-\kappa\|\gamma'\|T+\tau\|\gamma'\|B

$$N'=-\kappa\|\gamma'\|T+\tau\|\gamma'\|B$$

Explication

La formule spatiale comporte une composante tangentielle négative et une composante binormale positive : N=κγT+τγBN'=-\kappa\|\gamma'\|T+\tau\|\gamma'\|B. Les autres expressions échangent les rôles de la courbure et de la torsion ou modifient les signes.

57. Dans les formules de Frenet d’une courbe gauche birégulière, que représente la fonction τ\tau ?

La torsion de la courbe
Le rayon de courbure de la courbe
La norme du vecteur tangent
La courbure de la courbe

La torsion de la courbe

Explication

La fonction τ\tau est appelée la torsion et intervient dans les composantes spatiales des dérivées de NN et de BB. La courbure est notée κ\kappa, tandis que le rayon de courbure est lié à 1/κ1/|\kappa|.

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Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Compacité et différentiabilité.

Quelles propriétés doit vérifier une norme sur un espace vectoriel E ?

La positivité, la séparation, l'homogénéité et l'inégalité triangulaire.

Quelle formule exprime l'homogénéité d'une norme N ?

N(λx)=λN(x)N(\lambda x)=|\lambda|N(x).

Comment est définie la distance associée à une norme sur E ?

Par d(x,y)=xyd(x,y)=\|x-y\|.

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