QCM : Conceptions et limites du pouvoir politique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction distingue les travaux dirigés du cours magistral dans la préparation au partiel ?

Les travaux dirigés entraînent aux exercices, tandis que le cours magistral apporte les connaissances à mobiliser.
Les travaux dirigés approfondissent l’actualité, tandis que le cours magistral enseigne les techniques de dissertation.
Les travaux dirigés apportent les connaissances, tandis que le cours magistral entraîne aux exercices du partiel.
Les travaux dirigés évaluent la mémorisation, tandis que le cours magistral apprend à construire une problématique.

Les travaux dirigés entraînent aux exercices, tandis que le cours magistral apporte les connaissances à mobiliser.

Explication

Les travaux dirigés permettent de s’exercer aux techniques et aux exercices du partiel, alors que le cours magistral fournit les connaissances nécessaires. La confusion la plus plausible consiste à inverser ces rôles, mais c’est bien le cours magistral qui apporte les connaissances.

2. Après avoir défini les termes du sujet et présenté ses enjeux, quelle étape doit précéder l’annonce du plan dans l’introduction d’une dissertation ?

Formuler une problématique sous forme interrogative.
Développer les principales réponses dans un paragraphe argumenté.
Présenter les conclusions auxquelles le devoir aboutira.
Énumérer les connaissances du cours utiles au sujet.

Formuler une problématique sous forme interrogative.

Explication

L’introduction présente une problématique interrogative avant d’annoncer le plan de manière justifiée. Développer les réponses dès l’introduction confond cette étape avec le corps de la dissertation.

3. Une collectivité organise ses institutions, régule des conflits sociaux et prend des décisions communes : quelle dimension du politique ces activités illustrent-elles ?

La politique, comme compétition entre acteurs pour conquérir le pouvoir.
Le pouvoir politique, comme influence exercée par les groupes d’intérêt.
Le politique, comme organisation de la vie collective et régulation des conflits.
Les politiques publiques, comme dispositifs répondant à des enjeux collectifs.

Le politique, comme organisation de la vie collective et régulation des conflits.

Explication

Le politique renvoie à l’organisation générale de la vie collective, à la régulation des conflits et à la production de décisions communes. La compétition pour conquérir ou influencer le pouvoir relève plutôt de la politique.

4. Une autorité publique met en place un dispositif pour répondre à un problème reconnu comme relevant de l’intérêt collectif : de quoi s’agit-il ?

D’une campagne politique, organisée pour conquérir des fonctions de pouvoir.
D’une compétition politique, opposant des acteurs autour de l’exercice du pouvoir.
D’une politique publique, composée d’actions visant un enjeu collectif.
D’une mobilisation sociale, menée pour influencer les décisions des gouvernants.

D’une politique publique, composée d’actions visant un enjeu collectif.

Explication

Les politiques publiques sont des actions et des dispositifs mis en œuvre par les autorités publiques pour répondre à des problèmes d’intérêt collectif. Une compétition politique concerne la conquête ou l’influence du pouvoir, et non la mise en œuvre de ces dispositifs.

5. Comment le holisme méthodologique explique-t-il les phénomènes sociaux ?

En partant des structures, des groupes et des contraintes qui encadrent les individus
En partant des décisions individuelles qui produisent des phénomènes collectifs
En mesurant les régularités statistiques observées dans une population
En étudiant le sens subjectif que les acteurs donnent à leurs actions

En partant des structures, des groupes et des contraintes qui encadrent les individus

Explication

Le holisme méthodologique interprète les phénomènes sociaux à partir des structures, des groupes, des institutions et des contraintes qui orientent les comportements individuels. L’individualisme méthodologique, le distracteur le plus proche, part au contraire des actions et des interactions des individus.

6. Quel concept Pierre Bourdieu mobilise-t-il pour articuler les structures sociales et les pratiques individuelles ?

Les concepts d’habitus, de champ et de capitaux
Les concepts de fait social, de contrainte et de solidarité
Les concepts de choix rationnel, d’incitation et de préférence
Les concepts de configuration, d’interdépendance et d’équilibre

Les concepts d’habitus, de champ et de capitaux

Explication

Bourdieu articule structures et pratiques à l’aide de l’habitus, du champ et des capitaux économique, culturel, social et symbolique. La configuration renvoie plutôt à Norbert Elias et à son analyse des relations d’interdépendance.

7. Quel est le rôle des théories de moyenne portée de Robert K. Merton dans la sociologie ?

Relier des propositions théoriques circonscrites à la recherche empirique et permettre leur mise à l’épreuve
Décrire les expériences individuelles sans chercher à confronter les interprétations aux données
Remplacer les enquêtes de terrain par des modèles quantitatifs fondés sur de grands ensembles de données
Unifier l’ensemble des phénomènes sociaux dans un système théorique général

Relier des propositions théoriques circonscrites à la recherche empirique et permettre leur mise à l’épreuve

Explication

Les théories de moyenne portée font le lien entre des hypothèses empiriques limitées et des théories générales, tout en restant assez précises pour être testées. L’ambition d’expliquer toute la société par un système unique correspond précisément au type de théorie trop générale que Merton critique.

8. En quelle année Harold Lasswell et Abraham Kaplan ont-ils publié *Power and Society*, où ils définissent l’étude empirique du pouvoir comme l’étude de sa formation et de son partage ?

En 1989
En 1950
En 1960
En 1974

En 1950

Explication

Lasswell et Kaplan publient *Power and Society* en 1950 et y caractérisent l’étude empirique du pouvoir par l’analyse de sa formation et de son partage. L’année 1960 correspond notamment à la publication de l’ouvrage de Lipset sur les bases sociales de la politique, et non à celle de *Power and Society*.

9. Quelle différence distingue la conception du pouvoir politique de Hobbes de la conception transactionnelle de Parsons ?

Hobbes le conçoit comme un pouvoir réparti entre gouvernants et gouvernés, tandis que Parsons le rattache à l’établissement d’un souverain chargé de protéger la société.
Hobbes le conçoit comme une ressource divisible qui circule entre acteurs, tandis que Parsons le présente comme un moyen de protéger les individus et de maintenir l’ordre.
Hobbes le rattache à la désignation électorale des gouvernants, tandis que Parsons l’associe à la délégation du pouvoir à un souverain protecteur.
Hobbes le présente comme un moyen de protéger les individus et de maintenir l’ordre, tandis que Parsons le conçoit comme une ressource divisible qui peut circuler entre acteurs.

Hobbes le présente comme un moyen de protéger les individus et de maintenir l’ordre, tandis que Parsons le conçoit comme une ressource divisible qui peut circuler entre acteurs.

Explication

Hobbes justifie le pouvoir politique par sa capacité à protéger les individus et à préserver l’ordre, alors que Parsons insiste sur sa circulation et son partage comme une quantité divisible. La conception de Hobbes ne fait pas du pouvoir une ressource monétaire échangée entre acteurs.

10. Quel auteur associe la dimension discursive du pouvoir à la gouvernementalité, par laquelle les individus se gouvernent selon les normes de leur groupe ?

C. Wright Mills
Robert Dahl
Karl Marx et Friedrich Engels
Michel Foucault

Michel Foucault

Explication

Michel Foucault analyse le pouvoir à travers les discours et les relations sociales, notamment par la gouvernementalité et l’intériorisation des normes. Robert Dahl est plutôt associé à l’approche pluraliste, qui étudie la répartition du pouvoir entre plusieurs acteurs.

11. Comment une multiplication excessive des lois ou leur faible qualité peut-elle affecter la domination légale-rationnelle ?

Elle peut réduire l’acceptabilité des règles et fragiliser la croyance en leur légitimité.
Elle peut renforcer l’obéissance en rendant les règles plus détaillées et prévisibles.
Elle peut remplacer la confiance dans les règles par l’adhésion aux qualités personnelles du dirigeant.
Elle peut déplacer le fondement de l’obéissance vers la tradition et les coutumes héritées.

Elle peut réduire l’acceptabilité des règles et fragiliser la croyance en leur légitimité.

Explication

La domination légale-rationnelle repose sur l’acceptation d’un ordre de règles, et leur multiplication ou leur mauvaise qualité peut affaiblir cette acceptabilité. À la différence de la domination charismatique, cette fragilisation ne découle pas d’un défaut de qualités personnelles attribuées au chef.

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Sur quoi repose la préparation universitaire en science politique ?

Sur un travail régulier, l’apprentissage du cours, son enrichissement et la lecture de manuels et d’un lexique.

Qu’organise le politique dans la vie collective ?

L’organisation collective, la régulation des conflits et la production de décisions communes.

Quelle compétition définit la politique ?

La conquête, l’exercice, la conservation ou l’influence du pouvoir.

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