QCM : Continuité et théorème des valeurs intermédiaires — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment reconnaît-on graphiquement qu’une fonction est continue sur un intervalle ?

Sa courbe reste située du même côté de l’axe des abscisses sur cet intervalle
Sa courbe possède une pente constante sur cet intervalle
Sa courbe peut être tracée sans lever le crayon sur cet intervalle
Sa courbe traverse chaque axe au moins une fois sur cet intervalle

Sa courbe peut être tracée sans lever le crayon sur cet intervalle

Explication

La continuité sur un intervalle se traduit graphiquement par la possibilité de tracer la courbe sans interruption ni lever le crayon. Une pente constante ou une position particulière par rapport aux axes n’est pas requise pour assurer la continuité.

2. Comment qualifie-t-on une fonction qui n’est pas continue en un réel aa ?

Elle est discontinue en aa
Elle est croissante au point aa
Elle est dérivable au point aa
Elle est bornée au point aa

Elle est discontinue en $$a$$

Explication

Par définition, une fonction qui n’est pas continue en aa est dite discontinue en aa. La croissance, la bornitude et la dérivabilité sont d’autres propriétés qui ne définissent pas cette situation.

3. Que représente la partie entière E(x)E(x) d’un réel xx ?

Le plus petit entier strictement supérieur à xx
Le plus grand entier inférieur ou égal à xx
L’entier le plus proche de xx
La partie décimale située après la virgule de xx

Le plus grand entier inférieur ou égal à $$x$$

Explication

La partie entière associe à chaque réel le plus grand entier qui lui est inférieur ou égal. L’entier le plus proche correspond à une idée d’arrondi, tandis que la partie décimale ne désigne pas un entier.

4. Pourquoi la fonction partie entière est-elle discontinue en l’entier 22 ?

Parce que E(2)=2E(2)=2 alors que E(1,99)=1E(1,99)=1
Parce que E(1,99)=2E(1,99)=2 alors que E(2)=1E(2)=1
Parce que E(2)=1E(2)=1 alors que E(2,01)=2E(2,01)=2
Parce que E(2)=2E(2)=2 alors que E(2,01)=3E(2,01)=3

Parce que $$E(2)=2$$ alors que $$E(1,99)=1$$

Explication

À l’entier 22, la valeur de la fonction passe de 11 juste à gauche à 22 au point considéré, ce qui crée une rupture. Les autres égalités proposées contredisent la définition de la partie entière.

5. Laquelle de ces affirmations décrit correctement la continuité des polynômes et de la fonction exponentielle ?

Ces fonctions sont continues sur [0;+∞[[0;+\infty[, mais leur continuité n’est pas établie sur les réels négatifs
La fonction exponentielle est continue sur R\mathbb{R}, mais les polynômes sont discontinus en leurs racines
Les fonctions polynômes et la fonction exponentielle sont continues sur R\mathbb{R}
Les fonctions polynômes sont continues sur R\mathbb{R}, mais l’exponentielle ne l’est pas en 00

Les fonctions polynômes et la fonction exponentielle sont continues sur $$\mathbb{R}$$

Explication

Toutes les fonctions polynômes ainsi que la fonction exponentielle sont continues sur R\mathbb{R}. La confusion avec la fonction inverse vient du fait que cette dernière n’est pas définie en 00.

6. Sur quel ensemble la fonction x↦xx\mapsto\sqrt{x} est-elle continue ?

Sur [0;+∞[[0;+\infty[
Sur R\mathbb{R}
Sur ]−∞;0[]-\infty;0[
Sur ]−∞;+∞[]-\infty;+\infty[ privé de 11

Sur $$[0;+\infty[$$

Explication

La fonction racine carrée est définie et continue sur l’ensemble des réels positifs ou nuls, soit [0;+∞[[0;+\infty[. Elle n’est pas définie pour les réels négatifs, ce qui empêche d’affirmer sa continuité sur R\mathbb{R}.

7. Sur quels intervalles la fonction f(x)=x2−3x+5x−1f(x)=\frac{x^2-3x+5}{x-1} est-elle continue ?

Sur ]−∞;0[]-\infty;0[ et sur ]0;1[]0;1[
Sur R\mathbb{R}, y compris en 11
Sur ]−∞;1[]-\infty;1[ et sur ]1;+∞[]1;+\infty[
Sur [0;+∞[[0;+\infty[ et sur ]−∞;0[]-\infty;0[

Sur $$]-\infty;1[$$ et sur $$]1;+\infty[$$

Explication

Le numérateur est un polynôme et le dénominateur est une fonction affine, donc leur quotient est continu là où le dénominateur ne s’annule pas. Comme x−1=0x-1=0 pour x=1x=1, les intervalles de continuité sont ]−∞;1[]-\infty;1[ et ]1;+∞[]1;+\infty[.

8. Que garantit le théorème des valeurs intermédiaires lorsque les hypothèses nécessaires sont vérifiées pour une équation f(x)=kf(x)=k ?

L’absence de solution aux extrémités de l’intervalle
L’existence d’au moins une solution dans l’intervalle considéré
La stricte monotonie de la fonction sur l’intervalle
L’existence d’une solution unique dans l’intervalle considéré

L’existence d’au moins une solution dans l’intervalle considéré

Explication

La continuité et l’encadrement de kk entre les valeurs aux extrémités garantissent qu’au moins une solution existe. La solution n’est pas forcément unique, car cette conclusion exige une condition supplémentaire de stricte monotonie.

9. Quelle démarche permet d’appliquer correctement le théorème des valeurs intermédiaires sur l’intervalle [a;b][a;b] ?

Établir la dérivabilité, calculer les variations, puis conclure à l’unicité
Calculer une valeur approchée, étudier le signe, puis conclure à la continuité
Établir la continuité, encadrer kk par les valeurs aux extrémités, puis conclure à l’existence
Vérifier la stricte monotonie, comparer les dérivées, puis conclure à l’existence

Établir la continuité, encadrer $$k$$ par les valeurs aux extrémités, puis conclure à l’existence

Explication

L’application du théorème repose sur la continuité sur [a;b][a;b] et sur le fait que kk soit compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b). L’étude de la dérivée et de la monotonie n’est pas nécessaire pour établir la simple existence.

10. Quelle condition supplémentaire permet de passer de l’existence d’une solution à son unicité dans le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires ?

La connaissance d’une valeur exacte de la solution
La positivité de la fonction sur tout l’intervalle
La dérivabilité de la fonction aux extrémités
La stricte monotonie de la fonction sur l’intervalle

La stricte monotonie de la fonction sur l’intervalle

Explication

Une fonction continue et strictement monotone ne peut prendre une même valeur qu’une seule fois, ce qui donne l’unicité. La continuité et l’encadrement suffisent à l’existence, mais ne suffisent pas à eux seuls à l’unicité.

11. Quelle appellation désigne également le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires pour les fonctions strictement monotones ?

Le théorème de Rolle
Le théorème des accroissements finis
Le théorème de la valeur moyenne
Le théorème de la bijection

Le théorème de la bijection

Explication

Le corollaire considéré est aussi appelé théorème de la bijection pour les fonctions strictement monotones. Le théorème des valeurs intermédiaires général garantit une existence, sans fournir nécessairement l’unicité.

12. Pour démontrer qu’une équation possède une unique solution grâce au corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, quel enchaînement faut-il suivre ?

Établir l’encadrement, trouver une solution numérique et vérifier sa dérivée, puis conclure à l’existence
Prouver la dérivabilité, calculer une primitive et encadrer la dérivée, puis conclure à l’unicité
Étudier le signe aux extrémités, choisir une valeur approchée et démontrer la continuité, puis conclure
Prouver la continuité, la stricte monotonie et l’encadrement, puis conclure à l’unicité

Prouver la continuité, la stricte monotonie et l’encadrement, puis conclure à l’unicité

Explication

La continuité et l’encadrement assurent l’existence, tandis que la stricte monotonie ajoute l’unicité. Une approximation numérique ou le calcul d’une primitive ne remplace pas ces trois vérifications.

13. Pourquoi la fonction f(x)=ex+x−2f(x)=e^x+x-2 est-elle strictement croissante sur R\mathbb{R} ?

Parce que la fonction x↦ex+x−2x\mapsto e^x+x-2 est continue sur R\mathbb{R}
Parce que f(x)f(x) est strictement positif pour tout réel xx
Parce que f′(x)=ex+1f'(x)=e^x+1 est strictement positif pour tout réel xx
Parce que ex+x−2e^x+x-2 possède une unique valeur nulle sur R\mathbb{R}

Parce que $$f'(x)=e^x+1$$ est strictement positif pour tout réel $$x$$

Explication

La dérivée vérifie f′(x)=ex+1>0f'(x)=e^x+1>0 pour tout réel, donc la fonction est strictement croissante. La continuité seule garantit une propriété d’existence, mais elle ne suffit pas à établir la stricte croissance.

14. Que peut-on conclure des valeurs f(0)=−1<0f(0)=-1<0 et f(1)=e−1>0f(1)=e-1>0 pour f(x)=ex+x−2f(x)=e^x+x-2 ?

L’équation ne possède aucune solution dans l’intervalle fermé [0;1][0;1]
L’équation possède une unique solution dans l’intervalle (−1;0)(-1;0)
L’équation possède au moins deux solutions dans l’intervalle ouvert (0;1)(0;1)
L’équation possède une unique solution dans l’intervalle ouvert (0;1)(0;1)

L’équation possède une unique solution dans l’intervalle ouvert $$(0;1)$$

Explication

Le changement de signe entre 00 et 11 donne l’existence d’une solution dans (0;1)(0;1), et la stricte croissance de la fonction assure qu’elle est unique. Les valeurs aux bornes ne suffiraient pas à établir l’unicité sans cette monotonie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 25 flashcards sur Continuité et théorème des valeurs intermédiaires.

Quelle condition caractérise la continuité d'une fonction sur un intervalle ?

On peut tracer sa courbe sans lever le crayon.

Comment appelle-t-on une fonction non continue en un réel a ?

Une fonction discontinue en a.

Qu'est-ce que la partie entière E d'un réel x ?

Le plus grand entier inférieur ou égal à x.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Continuité et théorème des valeurs intermédiaires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM