QCM : Contraintes et déformations des solides (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour établir le bilan des forces sur un domaine continu, quelle distinction faut-il faire entre les efforts extérieurs ?

Les forces volumiques et surfaciques sont toutes deux des contacts, distingués par la densité utilisée.
Les forces volumiques agissent à travers la frontière, tandis que les forces surfaciques sont des contacts répartis dans le volume.
Les forces volumiques sont des contacts à travers la frontière, tandis que les forces surfaciques agissent à distance dans le domaine.
Les forces volumiques agissent à distance dans le domaine, tandis que les forces surfaciques sont des contacts à travers sa frontière.

Les forces volumiques agissent à distance dans le domaine, tandis que les forces surfaciques sont des contacts à travers sa frontière.

Explication

Les efforts extérieurs comprennent les forces volumiques à distance, décrites par une densité comme f(M)f(M), et les forces surfaciques de contact exercées à travers la frontière. Confondre les forces volumiques avec les forces de contact ou inverser leur lieu d’action mélange ces deux catégories.

2. Une facette de frontière reçoit une force de contact répartie sur sa surface : quelle grandeur représente la force par unité de surface exercée par le milieu extérieur ?

La résultante des forces de contact.
Le vecteur contrainte.
La densité volumique de force.
La normale extérieure à la facette.

Le vecteur contrainte.

Explication

Le vecteur contrainte est la densité surfacique de force exercée par le milieu extérieur à travers une facette de frontière. La densité volumique décrit une force à distance, la résultante est une force totale et la normale indique l’orientation de la facette.

3. Sur une facette, le produit T⋅nT\cdot n vaut une valeur négative, tandis qu’une composante de TT parallèle à la facette est non nulle. Comment interpréter ces deux composantes ?

La composante normale indique un cisaillement et la composante tangentielle correspond à une compression.
La composante normale indique une compression et la composante tangentielle correspond au cisaillement.
La composante normale indique une compression et la composante tangentielle correspond à une traction.
La composante normale indique une traction et la composante tangentielle correspond au cisaillement.

La composante normale indique une compression et la composante tangentielle correspond au cisaillement.

Explication

La contrainte normale est T⋅nT\cdot n : une valeur négative correspond à une compression, alors qu’une composante tangentielle représente le cisaillement. Interpréter le signe négatif comme une traction inverse la convention, et assimiler la composante tangentielle à une contrainte normale confond les directions.

4. Sur une facette de normale n=(1,0,0)n=(1,0,0), le tenseur est σ=(420230001)\sigma=\begin{pmatrix}4&2&0\\2&3&0\\0&0&1\end{pmatrix}. Quel vecteur contrainte obtient-on ?

(4,2,0)(4,2,0)
(4,2,1)(4,2,1)
(4,0,0)(4,0,0)
(2,3,0)(2,3,0)

$$(4,2,0)$$

Explication

La relation est T=σ⋅nT=\sigma\cdot n. Pour n=(1,0,0)n=(1,0,0), la multiplication sélectionne la première colonne du tenseur, soit (4,2,0)(4,2,0) ; omettre le terme hors diagonale néglige la composante de cisaillement.

5. Dans un modèle de contraintes, quelle propriété de la matrice de Cauchy assure l’équilibre en rotation d’un petit cube ?

L’égalité des contraintes normales, σ11=σ22=σ33\sigma_{11}=\sigma_{22}=\sigma_{33}.
L’annulation des composantes de cisaillement, σij=0\sigma_{ij}=0 pour i≠ji\ne j.
La diagonalité, qui impose des composantes de cisaillement nulles.
La symétrie des composantes, σij=σji\sigma_{ij}=\sigma_{ji}.

La symétrie des composantes, $$\sigma_{ij}=\sigma_{ji}$$.

Explication

Le tenseur de Cauchy est symétrique, c’est-à-dire que σij=σji\sigma_{ij}=\sigma_{ji}, et cette propriété assure l’équilibre en rotation du petit cube. La diagonalité et l’annulation du cisaillement sont des conditions plus particulières, tandis que l’égalité des termes diagonaux n’est pas requise.

6. Pour un tenseur des contraintes représenté par la matrice σ\sigma, quelle démarche permet de déterminer ses contraintes et directions principales ?

Résoudre det⁡(σ−λI)=0\det(\sigma-\lambda I)=0 ; les valeurs propres donnent les contraintes et les vecteurs propres les directions
Lire les termes diagonaux de σ\sigma ; ils donnent les contraintes et les directions principales
Résoudre det⁡(σ−λI)=0\det(\sigma-\lambda I)=0 ; les vecteurs propres donnent les contraintes et les valeurs propres les directions
Résoudre det⁡(σ+λI)=0\det(\sigma+\lambda I)=0 ; les valeurs propres donnent les contraintes et les vecteurs propres les directions

Résoudre $$\det(\sigma-\lambda I)=0$$ ; les valeurs propres donnent les contraintes et les vecteurs propres les directions

Explication

L’équation caractéristique det⁡(σ−λI)=0\det(\sigma-\lambda I)=0 fournit les valeurs propres, qui sont les contraintes principales ; les vecteurs propres associés indiquent les directions principales. Intervertir valeurs propres et vecteurs propres confond contraintes et directions, tandis que le signe plus modifie l’équation caractéristique.

7. Un tenseur des contraintes a pour contraintes principales 22, −1-1 et 44 MPa. Quelle est la valeur de son invariant I2I_2 ?

I2=2×(−1)+2×4+(−1)×4=2  MPa2I_2=2\times(-1)+2\times4+(-1)\times4=2\;\text{MPa}^2
I2=2+(−1)+4=5  MPaI_2=2+(-1)+4=5\;\text{MPa}
I2=2×4=8  MPa2I_2=2\times4=8\;\text{MPa}^2
I2=2×(−1)×4=−8  MPa3I_2=2\times(-1)\times4=-8\;\text{MPa}^3

$$I_2=2\times(-1)+2\times4+(-1)\times4=2\;\text{MPa}^2$$

Explication

L’invariant I2I_2 est la somme des produits deux à deux des contraintes principales : −2+8−4=2  MPa2-2+8-4=2\;\text{MPa}^2. La somme simple correspond à I1I_1, omettre un produit néglige une paire et le produit des trois contraintes correspond à I3I_3.

8. Pour un tenseur des contraintes σ\sigma de trace 12  MPa12\;\text{MPa}, quelle décomposition utilise la contrainte moyenne correcte ?

σ=4 I+σd\sigma=4\,I+\sigma^d, avec σd=σ−4I\sigma^d=\sigma-4I
σ=det⁡(σ) I+σd\sigma=\det(\sigma)\,I+\sigma^d, avec σd=σ−det⁡(σ)I\sigma^d=\sigma-\det(\sigma)I
σ=σd−4I\sigma=\sigma^d-4I, avec σd=σ+4I\sigma^d=\sigma+4I
σ=12 I+σd\sigma=12\,I+\sigma^d, avec σd=σ−12I\sigma^d=\sigma-12I

$$\sigma=4\,I+\sigma^d$$, avec $$\sigma^d=\sigma-4I$$

Explication

La contrainte moyenne vaut σm=tr⁡(σ)/3=12/3=4  MPa\sigma_m=\operatorname{tr}(\sigma)/3=12/3=4\;\text{MPa}, et la décomposition s’écrit σ=σmI+σd\sigma=\sigma_m I+\sigma^d. Employer la trace entière omet la division par trois ; le déterminant est un autre invariant, et le signe de l’addition est inversé dans la dernière expression.

9. Lorsqu’on décompose un tenseur des contraintes en parties sphérique et déviatorique, quelle caractéristique s’applique à la partie déviatorique ?

Elle représente le cisaillement et possède des valeurs principales différentes de celles de σ\sigma
Elle représente la compression uniforme et conserve les directions principales de σ\sigma
Elle représente la pression hydrostatique et possède les directions principales de σd\sigma^d
Elle représente le cisaillement et conserve les directions principales de σ\sigma

Elle représente le cisaillement et conserve les directions principales de $$\sigma$$

Explication

La partie déviatorique représente le cisaillement et possède les mêmes directions principales que le tenseur des contraintes σ\sigma. La compression uniforme caractérise la partie sphérique, tandis que l’égalité des directions principales ne signifie pas que les valeurs principales sont identiques.

10. Deux points voisins d’un solide subissent le même déplacement. Quel effet cette situation a-t-elle sur la déformation du solide ?

Elle produit une déformation uniforme, car les deux points se déplacent.
Elle ne produit pas de déformation, car le déplacement ne varie pas entre les points.
Elle produit une rotation, car les deux points changent de position.
Elle annule la déformation, car aucun point ne se déplace.

Elle ne produit pas de déformation, car le déplacement ne varie pas entre les points.

Explication

La déformation dépend de la variation du déplacement entre points voisins, et non du déplacement lui-même. Assimiler le mouvement commun à une déformation confond translation et déformation ; le déplacement identique ne caractérise pas une rotation ni l’absence de déplacement.

11. Dans un petit élément de solide, le gradient du déplacement comporte une partie antisymétrique et une partie symétrique. Quelle interprétation leur associer ?

La partie symétrique décrit la rotation et la déformation, tandis que l’autre n’a pas d’effet.
La partie antisymétrique décrit la rotation, et la partie symétrique décrit la déformation.
La partie antisymétrique décrit la translation, et la partie symétrique décrit la rotation.
La partie symétrique décrit la rotation, et la partie antisymétrique décrit la déformation.

La partie antisymétrique décrit la rotation, et la partie symétrique décrit la déformation.

Explication

La décomposition du gradient associe sa partie antisymétrique à la rotation et sa partie symétrique à la déformation. Inverser ces associations confond les deux contributions ; attribuer les deux à une seule partie ou assimiler la partie antisymétrique à une translation méconnaît cette décomposition.

12. Pour un champ de déplacement local, quelle expression permet de calculer la composante ε12\varepsilon_{12} du tenseur des déformations ?

∂X1∂x2\frac{\partial X_1}{\partial x_2}
12(∂X1∂x2−∂X2∂x1)\frac{1}{2}\left(\frac{\partial X_1}{\partial x_2}-\frac{\partial X_2}{\partial x_1}\right)
∂X1∂x2+∂X2∂x1\frac{\partial X_1}{\partial x_2}+\frac{\partial X_2}{\partial x_1}
12(∂X1∂x2+∂X2∂x1)\frac{1}{2}\left(\frac{\partial X_1}{\partial x_2}+\frac{\partial X_2}{\partial x_1}\right)

$$\frac{1}{2}\left(\frac{\partial X_1}{\partial x_2}+\frac{\partial X_2}{\partial x_1}\right)$$

Explication

La composante du tenseur est la demi-somme des dérivées croisées, conformément à sa définition symétrique. Omettre le facteur 12\frac{1}{2} donne une somme non moyennée ; utiliser une différence correspond à la contribution de rotation, et une seule dérivée ne respecte pas la définition.

13. Un élément de solide subit une déformation décrite par ε11\varepsilon_{11} et ε12\varepsilon_{12}. Quelle interprétation physique correspond à ces deux composantes ?

ε11\varepsilon_{11} mesure une déformation angulaire, et ε12\varepsilon_{12} un allongement relatif.
ε11\varepsilon_{11} mesure un allongement relatif, et ε12\varepsilon_{12} une déformation angulaire.
Les deux composantes mesurent des déformations angulaires entre des directions distinctes.
Les deux composantes mesurent des allongements relatifs dans des directions distinctes.

$$\varepsilon_{11}$$ mesure un allongement relatif, et $$\varepsilon_{12}$$ une déformation angulaire.

Explication

Les termes diagonaux εii\varepsilon_{ii} représentent l’allongement relatif dans la direction correspondante, tandis que les termes hors diagonale représentent la déformation angulaire. Intervertir ces rôles, ou attribuer à toutes les composantes une seule interprétation, confond la signification des deux types de termes.

14. Dans un fluide, le champ de vitesse vaut V1=ayV_1=ay et V2=bxV_2=bx. Quelle expression donne la composante D12D_{12} du tenseur des vitesses de déformation ?

a+b2\frac{a+b}{2}
12(∂V1∂x+∂V2∂y)\frac{1}{2}\left(\frac{\partial V_1}{\partial x}+\frac{\partial V_2}{\partial y}\right)
a−b2\frac{a-b}{2}
a+ba+b

$$\frac{a+b}{2}$$

Explication

La composante symétrique hors diagonale est la demi-somme des dérivées croisées, soit D12=12(a+b)D_{12}=\frac12(a+b). a+ba+b oublie le facteur un demi, a−b2\frac{a-b}{2} soustrait les dérivées, et l’expression avec les dérivées diagonales ne cible pas cette composante.

15. Un écoulement possède un champ de vitesse dont le rotationnel est nul dans toute la région étudiée. Comment qualifie-t-on ce mouvement ?

Un mouvement incompressible
Un mouvement irrotationnel
Un mouvement uniforme
Un mouvement sans déformation

Un mouvement irrotationnel

Explication

Un mouvement est irrotationnel lorsque rot⁡V=0\operatorname{rot}V=0. L’absence de déformation, l’incompressibilité liée à la divergence et l’uniformité de la vitesse sont des propriétés distinctes.

16. Après avoir retiré une charge, un solide retrouve sa forme initiale après une petite déformation. Quel modèle décrit le mieux cette réponse ?

Une déformation plastique non linéaire
Une déformation plastique réversible
Une élasticité linéaire à grandes déformations
Une élasticité linéaire à petites déformations

Une élasticité linéaire à petites déformations

Explication

Le modèle élastique linéaire étudié correspond à des déformations petites et réversibles. La plasticité est non linéaire et irréversible, tandis que les grandes déformations ne satisfont pas l’hypothèse de petites déformations.

17. Une barre soumise à une traction simple présente une déformation longitudinale ε1=0,002\varepsilon_1=0{,}002 et un module de Young E=200 GPaE=200\,\text{GPa}. Quelle contrainte longitudinale prédit la loi de Hooke ?

400 MPa400\,\text{MPa}
4 MPa4\,\text{MPa}
0,01 MPa0{,}01\,\text{MPa}
400 GPa400\,\text{GPa}

$$400\,\text{MPa}$$

Explication

En traction simple, σ1=Eε1\sigma_1=E\varepsilon_1; ainsi 200 GPa×0,002=0,4 GPa=400 MPa200\,\text{GPa}\times0{,}002=0{,}4\,\text{GPa}=400\,\text{MPa}. Diviser par EE inverse la relation, et les autres valeurs résultent d’erreurs de conversion ou d’échelle.

18. Dans un solide soumis à une petite déformation isotrope, on connaît le tenseur des déformations ε. Quelle expression permet de déterminer la contrainte σij à partir de εij et de sa trace θ ?

σij=2μεij\sigma_{ij}=2\mu\varepsilon_{ij}, avec θ=tr⁡(ε)\theta=\operatorname{tr}(\varepsilon)
σij=λθδij+μεij\sigma_{ij}=\lambda\theta\delta_{ij}+\mu\varepsilon_{ij}, avec θ=tr⁡(ε)\theta=\operatorname{tr}(\varepsilon)
σij=2λθδij+μεij\sigma_{ij}=2\lambda\theta\delta_{ij}+\mu\varepsilon_{ij}, avec θ=tr⁡(ε)\theta=\operatorname{tr}(\varepsilon)
σij=λθδij+2μεij\sigma_{ij}=\lambda\theta\delta_{ij}+2\mu\varepsilon_{ij}, avec θ=tr⁡(ε)\theta=\operatorname{tr}(\varepsilon)

$$\sigma_{ij}=\lambda\theta\delta_{ij}+2\mu\varepsilon_{ij}$$, avec $$\theta=\operatorname{tr}(\varepsilon)$$

Explication

La loi isotrope combine un terme lié à la trace, λθδij\lambda\theta\delta_{ij}, et un terme proportionnel à la déformation, 2μεij2\mu\varepsilon_{ij}. L’expression sans terme de dilatation l’omet, celle qui échange les coefficients les confond, et celle sans facteur 2 oublie le facteur du terme associé à μ.

19. Pour un matériau isotrope, on connaît le module de Young E et le coefficient de Poisson ν. Quelle relation permet de calculer le module de cisaillement G ?

G=E1+νG=\frac{E}{1+\nu}
G=E2(1+ν)G=\frac{E}{2(1+\nu)}
G=Eν(1+ν)(1−2ν)G=\frac{E\nu}{(1+\nu)(1-2\nu)}
G=E2(1−ν)G=\frac{E}{2(1-\nu)}

$$G=\frac{E}{2(1+\nu)}$$

Explication

Le module de cisaillement vérifie G=E2(1+ν)G=\frac{E}{2(1+\nu)}. La formule sans 2 omet un facteur, celle avec 1−ν1-\nu change le signe dans le dénominateur, et l’expression contenant ν correspond au coefficient de Lamé λ.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Contraintes et déformations des solides.

Quelles sont les deux catégories d’efforts extérieurs sur un domaine continu ?

Les forces volumiques à distance et les forces surfaciques de contact.

Quelle est la densité surfacique de force exercée à travers une facette de frontière ?

Le vecteur contrainte TT.

Comment s’exprime la contrainte normale à partir de TT et de la normale nn ?

T⋅nT\cdot n.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Contraintes et déformations des solides.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM