Fiche de révision : Développement chez Wallon et Vygotski

Plan du Cours

  1. Inné, acquis et épigénétique
  2. Cognition sociale et ses notions
  3. Fondements de la théorie de Wallon
  4. Facteurs biologiques et sociaux
  5. Approches globale et discontinue
  6. Approche historico-culturelle de Vygotski
  7. Apprentissage et développement chez Vygotski
  8. Concepts quotidiens et scientifiques
  9. Développement précoce du soi
  10. Proprioception et construction du soi
  11. Capacités sociales des nouveau-nés
  12. Pleurs et réponses parentales
  13. Expressions faciales et sourires
  14. Prédispositions et apprentissage du langage
  15. Composantes et prérequis du langage

1. Inné, acquis et épigénétique

Notions clés & Définitions

  • Épigénétique : Champ de recherche qui étudie les variations de l’expression des gènes sans modification de la séquence d’ADN elle-même.

★ À maîtriser

📌 L’approche innéiste considère que les caractéristiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de l’individu, tandis que l’approche de l’acquis attribue un rôle à l’environnement et à l’expérience de vie.

  • La méthylation de l’ADN et d’autres réactions biochimiques modifient la structure tridimensionnelle de l’ADN et peuvent contraindre ou faciliter la lecture des gènes selon les besoins des cellules.

Compléments

📌 La socialisation de la biologie souligne l’influence du social sur le biologique, tandis que la biologisation du social risque de réduire les phénomènes sociaux à leur seul substrat biologique.

  • Les variations épigénétiques peuvent être transmises au cours des divisions cellulaires.

  • Des perturbations des mécanismes épigénétiques ont été associées aux maladies suivantes : les cancers, les maladies cardiovasculaires, les désordres hormonaux et métaboliques, certaines maladies inflammatoires et chroniques, divers troubles neuropsychologiques

  • Une intervention précoce dans la vie réduit plus efficacement le risque de maladies chroniques, mais une action à l’âge adulte reste utile.

Astuce mémo

L’inné renvoie aux gènes ; l’acquis, au rôle de l’environnement.

2. Cognition sociale et ses notions

Notions clés & Définitions

  • Intelligence sociale : Allain, Aubin, Le Gall - Ensemble des aptitudes et des expériences émotionnelles et sociales nécessaires à la régulation des relations entre individus et à l’explication des comportements humains individuels ou collectifs.
  • Traitement des émotions : Consiste à percevoir et à utiliser les émotions, depuis leur reconnaissance à partir des visages ou des voix jusqu’à leur gestion et leur régulation.
  • Mentalisation : Capacité à représenter les états mentaux d’autrui en déduisant ses intentions, ses dispositions ou ses croyances.
  • Système miroir : Ensemble de régions corticales, notamment les lobes pariétaux et le cortex prémoteur, activées lors de l’observation de l’action d’autrui et lors de l’exécution de la même action.

Points essentiels

  • La cognition sociale s’appuie sur l’idée d’un cerveau social qui interagit avec d’autres cerveaux et analyse et représente les états mentaux.

3. Fondements de la théorie de Wallon

Notions clés & Définitions

  • Évolutionnisme : Idée que les espèces évoluent au fil du temps.
  • Dialectique : Passage de l’activité psychique du biologique au social et de l’organisme au corps, dans un mouvement de transformation non linéaire et constant.

★ À maîtriser

  • Sous l’influence de Darwin, Wallon considère le milieu vivant, constitué des relations entre vivants, comme le milieu primordial de l’être humain.

  • Wallon considère que l’immaturité biologique du nourrisson le rend incapable de subvenir seul à ses besoins essentiels et dépourvu de moyens d’action sur le monde qui l’entoure.

  • Pour Wallon, les échanges interindividuels précèdent les rapports du bébé avec le monde physique, et le milieu humain sert de relais initial dans sa relation à l’environnement.

Compléments

📌 Dans la conception de Wallon, la survie et l’évolution de l’espèce humaine reposent davantage sur la solidarité que sur la compétition.

  • Henri Wallon (1879-1962) était engagé dans les domaines de la psychologie, de la pédagogie et de la politique.

  • Le milieu symbolique comprend :

    • des représentations
    • du langage
    • des concepts
  • Wallon conçoit la production comme une caractéristique décisive de l’espèce humaine, puisqu’elle permet de créer ses moyens d’existence et un monde technique superposé au monde physique.

  • Dans la perspective de Wallon, l’être humain se transforme lui-même en agissant sur la nature extérieure.

  • Wallon étudie l’être humain comme un tout cohérent dont les phénomènes sont liés organiquement, dépendent les uns des autres et se conditionnent réciproquement.

4. Facteurs biologiques et sociaux

★ À maîtriser

  • Pour Wallon, les facteurs internes orientent la maturation biologique et déterminent les étapes du développement, tandis que le milieu social rend possible l’émergence de certaines activités.

  • Wallon considère l’individu comme génétiquement social et décrit la construction des connaissances comme un va-et-vient entre l’action sur le monde et l’objectivation de la pensée.

Compléments

📌 Dans la conception présentée avec Piaget, le développement du bébé commence par des interactions avec le monde social plutôt qu’avec le monde physique.

  • Les expressions émotionnelles contribuent à différencier soi et autrui et à construire l’identité.

  • Les émotions sont directement perçues par autrui dans son propre corps et participent à sa sensibilité sans nécessiter de relais cognitif.

  • Pour Wallon, la pensée peut se développer sans le langage et ne se limite donc pas aux mots.

  • Pour Wallon, la posture constitue un moyen de représenter et de stimuler.

5. Approches globale et discontinue

Notions clés & Définitions

  • Approche globale du développement : Prise en compte de l’affectivité, de la motricité, de la connaissance et de la personnalité.
  • Loi d’intégration fonctionnelle : Rend compte de l’intégration permanente de tous les aspects de la personnalité dans le développement.
  • Loi de prédominance fonctionnelle : Rend compte de la prédominance d’une dimension de la personnalité à chaque étape du développement.
  • Loi d’alternance : Rend compte des discontinuités complexes du développement, marquées par l’alternance de phases centrifuges et centripètes.

★ À maîtriser

📌 Une phase centripète recentre l’individu sur lui-même, ses émotions, ses besoins internes et son monde intérieur, tandis qu’une phase centrifuge l’oriente vers l’exploration du monde extérieur, des autres et de son environnement.

  • Pour Wallon, le développement de la personnalité est discontinu et marqué par des conflits, des crises et des mutations.

Compléments

  • Les dimensions mentionnées sont :

    • la motricité
    • l’affectivité
    • la personnalité
    • la connaissance
  • Les stades centripètes sont les stades émotionnel de 3 à 12 mois, du personnalisme de 3 à 6 ans et de l’adolescence à partir de 11 ans.

  • Les stades centrifuges sont les stades impulsif de 0 à 3 mois, sensori-moteur de 1 à 3 ans et catégoriel de 6 à 11 ans.

  • Le milieu humain joue un rôle médiateur dans le développement à travers les rapports que le bébé entretient avec le monde physique.

  • Henri Wallon est associé à la notion de stade du miroir, situé entre 6 et 12 mois et reprise puis approfondie par Lacan dans une autre orientation théorique.

  • L’apprentissage de la parole illustre la loi d’intégration fonctionnelle, car l’enfant combine les sons, le sens des mots et la communication affective et sociale.

  • Chez le nourrisson, la motricité domine, tandis qu’à l’âge scolaire, la connaissance prédomine.

  • La construction de la personne passe d’abord par une phase fusionnelle avec l’autre, puis s’oriente vers une individualisation autour de l’âge de trois ans.

Astuce mémo

Intégration de toutes les dimensions, mais prédominance d’une dimension selon l’étape.

6. Approche historico-culturelle de Vygotski

Notions clés & Définitions

  • Approche historico-culturelle : Explique que chaque société et chaque individu développent leurs fonctions psychiques supérieures en intégrant la culture et l’histoire individuelles et collectives.
  • Ancrage social du développement : Signifie que la relation de l’enfant à son environnement passe toujours par le groupe social auquel il appartient.
  • Instruments psychologiques : Outils culturels créés par la société pour orienter, organiser ou contrôler ses propres comportements ou ceux des autres.

★ À maîtriser

  • Selon Vygotski, les fonctions psychiques se forment d’abord dans les échanges avec autrui au niveau interpsychologique, puis sont intériorisées par l’enfant au niveau intrapsychologique.

Compléments

📌 La dimension historique provient de l’élaboration de la culture de la société, tandis que la dimension culturelle provient des interactions entre les individus de cette société.

  • Le développement résulte de processus internes, externes et autonomes, et se construit dans l’interaction sociale, souvent asymétrique, entre un expert qui guide un novice.

  • Des exemples d’instruments psychologiques sont :

    • le langage
    • les cartes et les plans
    • les symboles algébriques
    • les œuvres d’art
  • Les instruments psychologiques sont transmis au fil de l’évolution humaine et transmis à l’enfant par l’adulte, notamment à travers le langage, puis l’enfant se les approprie progressivement et devient à son tour un médiateur de la culture.

7. Apprentissage et développement chez Vygotski

Notions clés & Définitions

  • Zone proximale de développement : Distance entre le niveau que l’enfant atteint seul en résolvant des problèmes et le niveau qu’il atteint avec l’aide d’un adulte ou en collaborant avec des enfants plus avancés.

★ À maîtriser

  • Pour Vygotski, l’apprentissage est une condition préalable essentielle au développement dès les tout premiers jours de la vie.

  • Selon la formule de Vygotski, « le seul bon apprentissage est celui qui précède le développement ».

Compléments

📌 L’accompagnement coopératif doit mobiliser les ressources, les capacités et les savoir-faire du novice plutôt que lui imposer le mode de faire de l’accompagnant.

📌 Un apprentissage doit proposer des défis légèrement supérieurs au niveau actuel de l’apprenant, car un décalage trop grand risque de le décourager ou de bloquer sa progression.

  • Le niveau actuel de développement correspond à ce que l’enfant peut accomplir seul, tandis que le niveau potentiel correspond à ce qu’il peut accomplir avec une guidance.

  • Un enseignant peut faire lire à un élève qui sait lire des mots simples de courtes phrases avec son aide, tout en le laissant expérimenter.

Astuce mémo

Un adulte accompagne l’enfant juste au-delà de ce qu’il peut faire seul.

8. Concepts quotidiens et scientifiques

★ À maîtriser

📌 Les concepts quotidiens se construisent à partir de l’expérience directe de la vie et des interactions de l’enfant avec le monde, sans prise de conscience ni apprentissage formel.

📌 Les concepts quotidiens se construisent naturellement à partir de l’expérience directe, tandis que les concepts scientifiques ou académiques se développent dans l’enseignement, mobilisent le langage et demandent une réflexion consciente et plus abstraite.

  • Dans la zone proximale de développement, un adulte ou un pair plus avancé aide l’enfant par le guidage et l’étayage afin de l’accompagner vers l’autonomie, selon l’approche socio-constructiviste de Bruner.

  • L’étayage comprend :

    • l’enrôlement
    • la signalisation des éléments importants
    • le maintien de l’orientation
    • le contrôle de la frustration
    • la démonstration ou modélisation
  • L’approche vygotskienne considère que le développement humain repose sur le soutien et l’enseignement dans un contexte culturel, ainsi que sur les interactions sociales et la participation guidée dans la zone proximale de développement.

Compléments

  • La compréhension intuitive qu’« le soleil chauffe » relève d’un concept quotidien, tandis que l’explication de la chaleur du soleil par des réactions de fusion nucléaire relève d’un concept scientifique enseigné.

Astuce mémo

L’expérience quotidienne s’oppose à l’abstraction enseignée

9. Développement précoce du soi

Notions clés & Définitions

  • Impéritie : Incapacité du bébé à subvenir seul à ses besoins, qui le rend entièrement dépendant de son entourage pour survivre.

★ À maîtriser

📌 La conscience de soi ne se réduit pas à la reconnaissance de l’image physique dans le miroir, car cette épreuve demande aussi de comprendre les propriétés du miroir et la conscience de soi se construit également par les interactions sociales, le langage et la prise de conscience des émotions, des intentions et des actions.

  • Le test du miroir, associé à Wallon (1931), évalue la conscience de soi en observant si l’enfant reconnaît l’image spéculaire de son propre corps.

  • Lors de l’épreuve du miroir, l’enfant peut progressivement comprendre que le reflet est le sien et toucher son propre corps plutôt que l’image réfléchie; cette reconnaissance apparaît généralement vers la fin de la deuxième année de vie.

  • Au test de la tâche devant le miroir, aucun enfant ne réagit entre 9 et 12 mois, environ 70 % touchent la marque sur leur propre visage vers 20 mois, et tous réussissent entre 30 et 36 mois.

Compléments

📌 Les auto-stimulations proviennent du toucher de son propre corps, tandis que les allo-stimulations proviennent du toucher de l’environnement extérieur.

  • Freud décrit le nouveau-né comme centré sur lui-même et guidé par le principe de plaisir et les besoins instinctuels immédiats.

  • Piaget relie l’émergence et la différenciation du moi au développement de la permanence de l’objet.

  • Wallon considère le nouveau-né en symbiose avec son environnement social, dans une fusion affective et émotionnelle avec les personnes qui l’entourent.

  • Les bébés montrent des signes de reconnaissance d’autrui dans le miroir entre 3 et 6 mois, puis peuvent désigner ou imiter la personne reflétée entre 18 et 36 mois.

  • La réussite de l’épreuve du miroir demande de coordonner l’activité motrice et proprioceptive avec les mouvements visuels du reflet, ainsi que de posséder une connaissance minimale de son apparence.

  • Le toucher informe sur les limites du corps, tandis que la proprioception renseigne sur la position et le mouvement des membres; ces perceptions contribuent à une connaissance corporelle primitive distinguant le corps de l’environnement.

  • 🔄 La reconnaissance de soi dans le miroir exige de : découvrir le lien entre l’image et sa source, comprendre que le reflet correspond à son corps, nier l’existence indépendante de l’image, comprendre qu’il n’y a pas deux enfants

10. Proprioception et construction du soi

Notions clés & Définitions

  • Proprioception : Perception de son propre corps dans ses rapports à l’espace et à soi-même.

★ À maîtriser

📌 À 5 mois, les bébés sont sensibles à la contingence temporelle entre leurs mouvements et leur image, sans pour autant se reconnaître comme les auteurs de ces mouvements. - Barick et Watson

  • La contingence entre les signaux proprioceptifs et visuels, c’est-à-dire la correspondance entre ce que l’enfant ressent en bougeant et ce qu’il voit bouger, est proposée comme base de la perception du soi chez le bébé.

Compléments

  • Le réflexe de fouissement se manifeste lorsqu’un contact sur la joue du nouveau-né l’amène à tourner la tête de ce côté pour chercher le sein.

  • Les mouvements auto-générés, comme ceux du bras ou de la tête, s’accompagnent de feedbacks proprioceptifs qui renseignent le bébé sur la position et le mouvement de son corps.

  • Dès 4 mois, les bébés manifestent une préférence pour la vue externe de leurs jambes, probablement parce qu’elle leur paraît nouvelle et différente de leur vue habituelle.

  • La vue externe des jambes augmente le pédalage des bébés.

  • Dans l’étude de Rochat et al., les bébés de 3 à 5 mois sont sensibles à la configuration spatiale de leurs jambes et à leurs mouvements par rapport à l’environnement et l’une par rapport à l’autre.

  • Lorsque des chaussettes amples masquent la forme des genoux, les bébés ne distinguent plus les vues comparées de leurs jambes.

  • Les bébés de 3 à 5 mois sont attentifs à l’apparence structurelle de leur corps et disposent d’une représentation perceptive précoce de sa forme et de son organisation.

  • À 5 mois, les bébés regardent plus longtemps des images nouvelles, comme des mouvements différés de leurs jambes ou ceux d’un autre enfant, que des images montrant leurs mouvements en direct. - Barick et Watson

  • En agitant sa main devant son visage, le bébé voit le mouvement et ressent le déplacement de son bras, puis associe progressivement ces informations à son propre corps.

  • Dans un paradigme expérimental, les réactions des bébés sont étudiées en leur montrant des images de leurs jambes selon différentes perspectives.

Astuce mémo

Auto-stimulation du corps / allo-stimulation de l’environnement

11. Capacités sociales des nouveau-nés

Notions clés & Définitions

  • Perception intermodale : Clarkson, Clifton - Combinaison d’informations provenant de différents systèmes perceptifs.

★ À maîtriser

  • Dès les premiers instants de la vie, les nouveau-nés manifestent des réactions sociales dirigées vers les autres humains, révélant une prédisposition précoce à la relation et à la communication.

  • Dès le premier mois de vie, les nouveau-nés peuvent imiter spontanément des gestes observés chez l’adulte, comme tirer la langue ou ouvrir et fermer la bouche.

Compléments

  • Dès la naissance, le nourrisson possède une forme de proprioception, qui lui permet de ressentir la position et le mouvement de ses membres.

  • Les capacités perceptives précoces du nourrisson traduisent une forme précoce d’auto-efficacité.

  • Le sourire automatique et les imitations précoces apparaissent très tôt chez le nouveau-né, mais disparaissent généralement vers 2 à 3 mois.

  • Le sourire automatique et les imitations précoces sont considérés comme des compétences favorisant le contact avec autrui et la proximité des congénères, une condition essentielle à la survie.

  • Dès la naissance, le nourrisson dispose d’un répertoire de comportements buccaux et vocaux déjà opérationnels.

12. Pleurs et réponses parentales

★ À maîtriser

  • Les pleurs du nourrisson varient selon ses besoins et ses émotions, notamment la faim, la colère et la douleur.

  • Selon Bell et Ainsworth (1972), la manière dont les parents répondent aux pleurs influence le développement ultérieur des capacités de communication, notamment à la fin de la première année de vie.

Compléments

  • La signification sociale des pleurs varie selon les coutumes, les pays et les cultures.

  • Au Japon, lors des concours traditionnels Naki Sumo, des lutteurs sumo tentent de faire pleurer les nourrissons, car le pleur est considéré comme un signe de bonne santé censé chasser les mauvais esprits et porter bonheur à l’enfant.

Astuce mémo

Réponse parentale adaptée → confiance dans la communication vocale

13. Expressions faciales et sourires

★ À maîtriser

  • Selon Paul Ekman (1982), il existe 18 types de sourires qui traduisent des émotions et des intentions différentes.

  • 🔄 Le sourire évolue en trois étapes :

    1. Décharge musculaire pendant la première semaine de vie
    2. Réponse automatique à certains stimuli vers deux à trois mois
    3. Réponse sociale dirigée vers autrui à partir de quatre mois

Compléments

  • Dès la naissance, le nouveau-né possède une importante mobilité faciale, qui lui permet notamment de froncer, relever ou plisser les sourcils, ainsi que d’étirer ou d’abaisser les lèvres.

  • Les types de sourires cités sont le sourire rictus de politesse, le sourire gêné, le sourire soulagé pincé, le sourire épuisé, le sourire sadique, le sourire excédé, le sourire endurant, le sourire diplomatique, le ravissement extatique, le sourire caricatural, le sourire préoccupé, le sourire méprisant, le sourire ironique, le sourire simulé, le sourire ravi, le sourire chaleureux, le sourire méditatif et le sourire amoureux.

Astuce mémo

Décharge musculaire → réponse automatique → sourire social

14. Prédispositions et apprentissage du langage

★ À maîtriser

📌 La faculté innée du langage est étayée par le peu de phrases parfaitement formées entendues par les enfants, leur créativité linguistique et la rapidité ainsi que les régularités de l’acquisition chez tous les enfants.

📌 L’être humain est biologiquement prédisposé à acquérir le langage naturellement et sans instruction formelle, mais cette prédisposition nécessite une exposition à un modèle linguistique et des possibilités d’usage.

  • Si la période critique d’acquisition du langage est dépassée sans exposition au langage, l’acquisition devient beaucoup plus difficile.

Compléments

  • Les cas de Victor de l’Aveyron et de Genie illustrent qu’une privation extrême de langage empêche le développement du langage.

  • Les enfants sourds qui ne sont exposés à aucune langue des signes ne développent pas le langage.

  • Les productions spontanées « peinturer » et « tiendre » illustrent la créativité linguistique des enfants.

Astuce mémo

Prédisposition biologique, mais exposition linguistique nécessaire

15. Composantes et prérequis du langage

Notions clés & Définitions

  • Langage : Comprend une dimension vocale et verbale, la prosodie et une dimension mimo-gestuelle.
  • Prosodie : La mélodie, le volume, le débit et l’allongement de la parole, qui modulent le sens et l’émotion.

★ À maîtriser

  • Les prérequis du langage parlé comprennent :

    • un contexte affectif chaleureux
    • l’attention conjointe
    • la communication gestuelle
    • le contrôle des sons
    • le babillage
    • le développement du répertoire lexical
    • les compétences syntaxiques
    • les compétences sémantiques
    • la pragmatique
  • Dès la naissance, les nourrissons sont sensibles à la parole humaine et peuvent distinguer différents sons de voix, même s’ils ne peuvent pas encore les produire eux-mêmes.

Compléments

  • La dimension vocale et verbale du langage va des gazouillis et babillages aux mots et aux phrases.

  • La dimension mimo-gestuelle du langage comprend les regards, les sourires et les gestes, qui contribuent à la communication et aux échanges sociaux.

  • Au cours du premier trimestre de vie, le nourrisson développe une attention sélective aux sources sonores, une discrimination fine de la voix humaine et la capacité à distinguer des structures phonétiques comme « pa » et « ma ».

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Développement chez Wallon et Vygotski avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une chercheuse explique une caractéristique par le patrimoine génétique, tandis qu’un collègue met l’accent sur l’expérience et l’environnement. Quelle distinction résume leurs approches ?

2. Dans une cellule, une réaction biochimique modifie la structure tridimensionnelle de l’ADN. Quel effet cette modification peut-elle avoir sur la lecture des gènes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Développement chez Wallon et Vygotski avec 10 flashcards interactives.

Que considère l’approche innéiste comme l’origine des caractéristiques individuelles ?

Le patrimoine génétique de l’individu.

Que désigne l’épigénétique ?

L’étude des variations de l’expression des gènes sans modification de la séquence d’ADN.

Que désigne l’intelligence sociale selon Allain, Aubin et Le Gall ?

L’ensemble des aptitudes et des expériences émotionnelles et sociales nécessaires à la régulation des relations et à l’explication des comportements humains.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches