QCM : Développement de la catégorisation (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon l’approche constructiviste de Piaget, par quels processus les connaissances se construisent-elles ?

Par la maturation biologique et la mémorisation de contenus transmis
Par les manipulations motrices et les interactions avec l’environnement social et matériel
Par l’activation de structures innées indépendantes de l’expérience
Par l’association répétée entre des stimuli et des réponses observables

Par les manipulations motrices et les interactions avec l’environnement social et matériel

Explication

Piaget considère que les connaissances se construisent grâce aux actions motrices et aux interactions avec les objets et les autres. L’idée d’un contenu cognitif déjà constitué à la naissance ne correspond pas à cette approche constructiviste.

2. Qu’est-ce qu’un schème dans la théorie de Piaget ?

La représentation mentale d’une catégorie désignée par un terme linguistique
Un ensemble de propriétés communes définissant une classe d’objets
La structure d’une action qui reste stable malgré la variation des objets
Une réponse motrice différente pour chaque objet rencontré

La structure d’une action qui reste stable malgré la variation des objets

Explication

Un schème est le squelette d’une action, conservé lorsque les objets utilisés changent. Il ne correspond donc pas à une réponse entièrement nouvelle pour chaque objet.

3. Quelle relation Piaget établit-il entre le développement des connaissances et celui des compétences ?

Les connaissances et les compétences évoluent dans des domaines séparés
Le développement des compétences précède les connaissances sans dépendre d’elles
Le développement des connaissances contribue au développement des compétences
Les compétences résultent principalement de la répétition d’actions motrices

Le développement des connaissances contribue au développement des compétences

Explication

Le développement des connaissances participe à la construction et à l’augmentation des compétences. Réduire les compétences à la répétition motrice ne rend pas compte du rôle attribué aux connaissances.

4. Que signifie catégoriser des objets ou des événements ?

Les associer en fonction de leur proximité spatiale et de leur taille
Les mémoriser séparément afin de préserver leurs caractéristiques particulières
Les classer selon leur ordre d’apparition et leur fréquence d’utilisation
Les regrouper en discriminant leurs différences et en extrayant leurs invariants

Les regrouper en discriminant leurs différences et en extrayant leurs invariants

Explication

La catégorisation regroupe des éléments différents en repérant leurs invariants tout en discriminant leurs différences. Une mémorisation séparée empêcherait précisément la formation d’une catégorie commune.

5. Quel effet cognitif la catégorisation produit-elle lorsqu’elle permet de traiter plusieurs objets de façon équivalente ?

Elle remplace l’apprentissage par une reconnaissance fondée sur la perception
Elle réduit la charge cognitive et facilite le langage, l’apprentissage et la généralisation
Elle limite l’inférence aux situations qui reproduisent exactement l’expérience initiale
Elle augmente le nombre de détails à mémoriser pour chaque objet rencontré

Elle réduit la charge cognitive et facilite le langage, l’apprentissage et la généralisation

Explication

La catégorisation permet de traiter des objets différents de manière équivalente, ce qui produit une économie cognitive et soutient plusieurs activités intellectuelles. Elle ne limite pas l’inférence aux situations identiques, puisqu’elle favorise justement la généralisation.

6. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre un concept et le mot qui le désigne ?

Le concept est une représentation mentale, tandis que le mot en est la désignation linguistique
Le concept est une action, tandis que le mot représente la réponse motrice produite
Le concept est un objet perceptible, tandis que le mot constitue sa propriété commune
Le concept est un mot, tandis que la catégorie correspond à une liste de sons associés

Le concept est une représentation mentale, tandis que le mot en est la désignation linguistique

Explication

Un concept représente mentalement une catégorie organisée par des traits ou des propriétés, alors qu’un mot sert à la désigner dans la langue. Confondre le concept avec le mot revient à confondre représentation mentale et étiquette linguistique.

7. Un enfant regroupe des objets parce qu’ils ont la même fonction, malgré des formes et des couleurs différentes. De quel type de catégorisation s’agit-il ?

D’une catégorisation spatiale fondée sur la proximité
D’une catégorisation perceptive fondée sur la couleur
D’une catégorisation perceptive fondée sur la forme
D’une catégorisation conceptuelle fondée sur la fonction

D’une catégorisation conceptuelle fondée sur la fonction

Explication

La catégorisation conceptuelle repose notamment sur la similarité de fonction, de sens ou de contexte. Une catégorisation perceptive aurait été fondée sur une ressemblance de forme ou de couleur.

8. Quelle proposition correspond à la conception constructiviste de Piaget sur l’origine des connaissances ?

Les connaissances et les capacités d’apprentissage apparaissent simultanément grâce à la maturation
Les connaissances résultent de l’imitation sociale, sans capacités d’apprentissage initiales
Les capacités d’apprentissage sont présentes dès la naissance, mais les connaissances se construisent progressivement
Les connaissances sont présentes dès la naissance, tandis que les capacités d’apprentissage apparaissent avec l’expérience

Les capacités d’apprentissage sont présentes dès la naissance, mais les connaissances se construisent progressivement

Explication

Piaget distingue les capacités d’apprentissage, présentes dès la naissance sous une forme limitée, du contenu des connaissances, qui doit être construit. L’affirmation selon laquelle les connaissances seraient innées inverse cette distinction.

9. Dans le modèle classique de Piaget, comment une classe est-elle définie ?

Par un exemple particulièrement représentatif autour duquel les autres membres s’organisent
Par des conditions nécessaires et suffisantes communes à tous ses membres
Par une ressemblance globale et graduelle entre ses membres les plus fréquents
Par une association entre des éléments souvent rencontrés dans le même contexte

Par des conditions nécessaires et suffisantes communes à tous ses membres

Explication

Pour Piaget, une classe repose sur un dénominateur commun défini par des conditions nécessaires et suffisantes. La référence à un exemple typique renvoie plutôt à une conception prototypique des catégories.

10. Quelle caractéristique appartient aux classes du modèle classique de Piaget ?

Elles sont homogènes, nettement délimitées et organisées par inclusion hiérarchique
Elles sont constituées de membres indépendants, sans relation d’inclusion entre elles
Elles réunissent des éléments selon leur ressemblance perceptive sans limites précises
Elles regroupent des membres plus ou moins représentatifs autour d’un prototype central

Elles sont homogènes, nettement délimitées et organisées par inclusion hiérarchique

Explication

Les classes piagétiennes sont conçues comme homogènes, dotées de limites claires et organisées hiérarchiquement par inclusion. L’organisation autour d’un prototype décrit une conception différente, dans laquelle les membres peuvent être plus ou moins représentatifs.

11. Quelle relation décrit correctement une taxonomie ?

Des éléments sont regroupés parce qu’ils partagent une couleur ou une forme
Des exemples sont classés selon leur degré de ressemblance avec un prototype
Des classes sont incluses dans des classes plus générales selon une hiérarchie
Des objets sont rangés par ordre chronologique selon leur date d’apparition

Des classes sont incluses dans des classes plus générales selon une hiérarchie

Explication

Une taxonomie est une classification hiérarchique fondée sur l’inclusion de classes, comme caniche dans chien et chien dans animal. Un classement par ressemblance à un prototype ne décrit pas cette structure d’inclusion.

12. Dans l’épreuve d’inclusion des classes, quelle comparaison l’enfant doit-il effectuer avec huit marguerites jaunes et deux roses rouges ?

Déterminer s’il y a davantage de marguerites ou de fleurs
Déterminer si les roses ont davantage de pétales que les marguerites
Déterminer si les fleurs jaunes sont plus grandes que les fleurs rouges
Déterminer s’il y a davantage de marguerites ou de roses

Déterminer s’il y a davantage de marguerites ou de fleurs

Explication

L’enfant doit comparer la sous-classe des marguerites avec la classe englobante des fleurs. Confondre les marguerites et les roses revient à comparer deux sous-classes plutôt qu’une sous-classe avec la catégorie générale.

13. Quelle compréhension permet de réussir l’épreuve d’inclusion des classes ?

Comprendre que les marguerites forment une catégorie plus large que les fleurs
Comprendre que chaque fleur appartient à une seule sous-classe végétale
Comprendre que les roses et les marguerites constituent deux classes sans relation
Comprendre que marguerites et roses appartiennent à la classe générale des fleurs

Comprendre que marguerites et roses appartiennent à la classe générale des fleurs

Explication

La réussite repose sur la compréhension de l’emboîtement des catégories : les marguerites et les roses sont incluses dans la classe des fleurs. Considérer ces catégories comme sans relation empêche de saisir le rapport entre sous-classes et classe englobante.

14. Comment l’universalisme cognitif défendu par Rosch articule-t-il cognition et culture ?

Les catégories sont entièrement déterminées par l’environnement, sans mécanisme cognitif commun
Les connaissances culturelles sont identiques, mais les capacités perceptives diffèrent entre les sociétés
Les processus de catégorisation varient entre les cultures, tandis que les connaissances restent identiques
Les processus de catégorisation sont communs aux cultures, tandis que les connaissances peuvent différer

Les processus de catégorisation sont communs aux cultures, tandis que les connaissances peuvent différer

Explication

Rosch distingue les processus cognitifs de catégorisation, considérés comme communs aux cultures, et les contenus de connaissances, qui peuvent être façonnés par l’environnement. La diversité culturelle concerne donc les connaissances construites plutôt que l’existence de processus cognitifs partagés.

15. Quelle distinction caractérise les principes d’économie cognitive et de réalité dans l’approche de Rosch ?

L’économie explique les différences culturelles, tandis que la réalité décrit la mémoire des prototypes
L’économie décrit les propriétés corrélées du monde, tandis que la réalité concerne la réduction de l’effort mental
L’économie concerne le fonctionnement cognitif, tandis que la réalité renvoie aux propriétés corrélées du monde
L’économie organise les niveaux de catégories, tandis que la réalité mesure la typicalité des exemplaires

L’économie concerne le fonctionnement cognitif, tandis que la réalité renvoie aux propriétés corrélées du monde

Explication

Le principe d’économie cognitive concerne la manière dont l’esprit organise efficacement l’information, tandis que le principe de réalité suppose une structure du monde fondée sur des propriétés corrélées. Inverser ces deux principes confond le fonctionnement cognitif avec la structure perçue de l’environnement.

16. Dans l’approche de Rosch, qu’est-ce qu’un prototype ?

Un représentant typique qui organise les membres d’une catégorie en mémoire
Un exemplaire rare qui distingue une catégorie de toutes les catégories voisines
Une règle formelle qui définit chaque membre par une liste de propriétés nécessaires
Un niveau hiérarchique général qui regroupe plusieurs catégories de base

Un représentant typique qui organise les membres d’une catégorie en mémoire

Explication

Un prototype est une représentation typique autour de laquelle les membres d’une catégorie peuvent être organisés en mémoire, ce qui favorise une représentation économique. Il ne correspond ni à un exemplaire atypique ni à une définition formelle exhaustive de la catégorie.

17. Quelle combinaison illustre correctement la hiérarchie verticale et l’organisation horizontale des catégories ?

Animal, caniche et chien forment des niveaux verticaux, tandis que les membres s’ordonnent selon leur couleur
Animal, chien et caniche forment des niveaux verticaux, tandis que les membres s’ordonnent selon leur proximité au prototype
Chien, animal et caniche forment des niveaux verticaux, tandis que les catégories s’ordonnent selon leur taille
Caniche, chien et animal forment des niveaux verticaux, tandis que les membres s’ordonnent selon leur fréquence d’apparition

Animal, chien et caniche forment des niveaux verticaux, tandis que les membres s’ordonnent selon leur proximité au prototype

Explication

La hiérarchie verticale va du niveau superordonné « animal » au niveau de base « chien », puis au niveau sous-ordonné « caniche ». L’organisation horizontale concerne la proximité des membres par rapport à un prototype, et non leur taille, leur fréquence ou leur couleur.

18. Comment Mandler définit-il un schéma ?

Une liste de traits indépendants, mémorisés sans relation spatiale ou temporelle
Une structure organisée dans l’espace ou le temps, dont les parties sont reliées par des contiguïtés vécues
Une image mentale fixe, formée sans expérience des relations entre ses éléments
Une règle verbale abstraite, applicable à une situation sans organisation de ses parties

Une structure organisée dans l’espace ou le temps, dont les parties sont reliées par des contiguïtés vécues

Explication

Pour Mandler, un schéma relie ses parties selon des contiguïtés expérimentées dans l’espace et le temps. Il ne s’agit donc pas d’un ensemble d’éléments indépendants ou d’une règle dépourvue d’organisation relationnelle.

19. Quelle différence permet de distinguer un schéma situationnel d’un schéma événementiel ou script ?

Le schéma situationnel mémorise des variables, tandis que le script représente la structure stable d’une catégorie
Le schéma situationnel décrit des catégories abstraites, tandis que le script regroupe des objets selon leur couleur
Le schéma situationnel représente une séquence temporelle, tandis que le script organise des relations spatiales
Le schéma situationnel organise des relations spatiales, tandis que le script représente une séquence temporelle attendue

Le schéma situationnel organise des relations spatiales, tandis que le script représente une séquence temporelle attendue

Explication

Un schéma situationnel structure une scène à partir de relations spatiales entre ses éléments, alors qu’un script organise une suite d’événements attendus. Assimiler le script à une scène spatiale inverse la distinction entre organisation spatiale et organisation temporelle.

20. Dans un schéma, comment faut-il comprendre le rapport entre une case et sa valeur ?

La case correspond à une catégorie générale, tandis que sa valeur désigne une relation spatiale
La case change de structure à chaque situation, tandis que sa valeur demeure identique
La case et sa valeur sont fixées ensemble dès la première expérience pertinente
La case reste une structure stable, mais sa valeur peut varier selon la situation

La case reste une structure stable, mais sa valeur peut varier selon la situation

Explication

Une case ou variable constitue une structure du schéma qui peut recevoir des valeurs différentes, dont la probabilité dépend du contexte. Confondre la stabilité de la case avec l’invariabilité de sa valeur empêche de comprendre le fonctionnement flexible des schémas.

21. Dans l’approche classique, dans quel ordre les enfants nomment-ils généralement les catégories au cours du développement ?

Niveau de base, niveau sous-ordonné, niveau superordonné
Niveau superordonné, niveau de base, niveau sous-ordonné
Niveau de base, niveau superordonné, niveau sous-ordonné
Niveau sous-ordonné, niveau de base, niveau superordonné

Niveau de base, niveau superordonné, niveau sous-ordonné

Explication

L’approche classique décrit une progression linéaire allant du niveau de base au niveau superordonné, puis au niveau sous-ordonné. Les autres séquences inversent l’ordre développemental proposé par cette approche.

22. Quel profil d’âge correspond à l’apparition des trois niveaux de catégorisation dans l’approche classique ?

Niveau de base vers 2 ans et demi, superordonné vers 4 ans, sous-ordonné vers 5 ou 6 ans
Niveau sous-ordonné vers 2 ans et demi, superordonné vers 4 ans, de base vers 5 ou 6 ans
Niveau superordonné vers 2 ans et demi, de base vers 4 ans, sous-ordonné vers 5 ou 6 ans
Niveau de base vers 2 ans et demi, sous-ordonné vers 4 ans, superordonné vers 5 ou 6 ans

Niveau de base vers 2 ans et demi, superordonné vers 4 ans, sous-ordonné vers 5 ou 6 ans

Explication

Le niveau de base apparaît vers 2 ans et demi, le niveau superordonné vers 4 ans, puis le niveau sous-ordonné vers 5 ou 6 ans. L’erreur la plus plausible consiste à faire apparaître le niveau sous-ordonné dès 4 ans, alors qu’il est plus tardif.

23. Selon Nelson, comment les catégories taxonomiques se forment-elles chez l’enfant ?

Elles résultent principalement d’un enseignement explicite des niveaux taxonomiques.
Elles dérivent de scripts construits par la répétition des routines quotidiennes.
Elles se développent après les catégories sous-ordonnées par différenciation perceptive.
Elles apparaissent avant les scripts grâce à une analyse abstraite des objets.

Elles dérivent de scripts construits par la répétition des routines quotidiennes.

Explication

Pour Nelson, l’enfant utilise d’abord des scripts, puis la répétition des routines quotidiennes permet d’en dériver des catégories taxonomiques. L’idée d’une progression taxonomique indépendante des événements ne correspond pas à cette conception.

24. Quelle idée caractérise l’approche pluraliste du développement cognitif ?

Une capacité cognitive se manifeste à un âge identique dans tous les contextes.
Les conduites cognitives dépendent principalement d’un ordre fixe des catégories.
Une fonction cognitive suit une progression identique chez tous les enfants.
Une même fonction cognitive peut varier selon les situations et les individus.

Une même fonction cognitive peut varier selon les situations et les individus.

Explication

L’approche pluraliste admet qu’une fonction cognitive puisse s’exprimer différemment selon la situation et la personne. Elle s’oppose ainsi à une conception uniforme et strictement linéaire du développement.

25. Comment le paradigme d’habituation permet-il d’étudier la catégorisation chez le bébé ?

Il alterne deux catégories dès le début afin de mesurer la préférence visuelle spontanée.
Il demande au bébé de regrouper plusieurs objets avant de mesurer son temps de regard.
Il montre un seul objet jusqu’à ce que le bébé cesse de regarder, puis change de catégorie.
Il présente d’abord plusieurs exemplaires d’une catégorie, puis un objet nouveau à comparer.

Il présente d’abord plusieurs exemplaires d’une catégorie, puis un objet nouveau à comparer.

Explication

Le paradigme présente d’abord plusieurs objets appartenant à une même catégorie, puis un nouvel objet qui appartient ou non à cette catégorie. La comparaison de la durée du regard permet d’inférer une éventuelle catégorisation.

26. Quelle réaction du bébé indique le mieux une distinction entre deux catégories dans un paradigme d’habituation ?

Le bébé regarde davantage le premier objet présenté, puis réduit progressivement son attention.
Le temps de regard diminue face au stimulus hors catégorie et augmente face à l’exemplaire familier.
Le temps de regard augmente pour un stimulus hors catégorie, mais pas pour un nouvel exemplaire de la même catégorie.
Le temps de regard augmente de façon comparable pour tous les stimuli nouveaux, quelle que soit leur catégorie.

Le temps de regard augmente pour un stimulus hors catégorie, mais pas pour un nouvel exemplaire de la même catégorie.

Explication

Une préférence pour le stimulus hors catégorie, sans réaction comparable à un nouvel exemplaire de la catégorie familière, suggère que le bébé distingue les deux catégories. Une réaction générale à la nouveauté prouverait plutôt une discrimination, sans suffire à établir une catégorisation.

27. À quel niveau de catégorisation les bébés de 3 à 4 mois peuvent-ils regrouper des chats et des chiens ?

Au niveau de base
Au niveau contextuel
Au niveau sous-ordonné
Au niveau superordonné

Au niveau de base

Explication

Les bébés de 3 à 4 mois peuvent former des catégories naturelles de niveau de base, comme chat et chien. Le terme mammifère correspond, lui, à un niveau superordonné.

28. Chez les enfants de 3 à 4 ans, quelle consigne favorise davantage les relations taxonomiques ?

« Celui qui se trouve ici »
« Celui qui va avec »
« Celui qu’on utilise après »
« Un autre que celui-là »

« Un autre que celui-là »

Explication

La formulation « un autre que celui-là » favorise davantage les relations taxonomiques chez les enfants de 3 à 4 ans. À l’inverse, « celui qui va avec » oriente plutôt vers des relations schématiques.

29. Que désigne la mobilité catégorielle chez l’enfant ?

La capacité de mémoriser les catégories rencontrées dans une activité
La capacité d’envisager plusieurs classements pour un même matériel
La capacité de conserver un classement malgré une consigne nouvelle
La capacité d’adapter un classement à une modification du contexte

La capacité d’envisager plusieurs classements pour un même matériel

Explication

La mobilité correspond à la possibilité d’envisager plusieurs façons de classer un même matériel. L’adaptation d’une représentation à un changement de contexte relève plutôt de la flexibilité.

30. Quelle succession décrit l’évolution de la mobilité catégorielle ?

Mobilité anticipatoire, absence de mobilité, puis mobilité rétroactive
Absence de mobilité, mobilité rétroactive, puis mobilité anticipatoire
Absence de mobilité, mobilité anticipatoire, puis mobilité rétroactive
Mobilité rétroactive, mobilité anticipatoire, puis absence de mobilité

Absence de mobilité, mobilité rétroactive, puis mobilité anticipatoire

Explication

La mobilité évolue d’abord de l’absence de mobilité vers une mobilité rétroactive, puis vers une mobilité anticipatoire. La mobilité anticipatoire représente donc une étape plus avancée que la réponse après coup.

31. Dans quelle situation observe-t-on une flexibilité catégorielle ?

L’enfant maintient le même classement alors que la situation et la consigne évoluent.
L’enfant produit plusieurs classements différents sans tenir compte des caractéristiques du contexte.
L’enfant change sa représentation catégorielle parce que le contexte a changé.
L’enfant apprend une nouvelle catégorie en répétant plusieurs fois le même classement.

L’enfant change sa représentation catégorielle parce que le contexte a changé.

Explication

La flexibilité consiste à modifier la représentation catégorielle de manière adaptée à un changement de contexte. Produire des changements sans relation avec le contexte correspondrait plutôt à une réponse aléatoire.

32. Quelle différence entre 3 et 4 ans caractérise l’évolution de la flexibilité catégorielle ?

À 3 ans, les enfants refusent toute nouvelle catégorisation, tandis qu’à 4 ans ils maîtrisent plusieurs classements.
À 4 ans, les enfants changent de réponse après coup, tandis qu’à 3 ans ils anticipent déjà les changements.
À 4 ans, les changements sont adaptés au contexte, tandis qu’à 3 ans ils sont plutôt aléatoires.
À 3 ans, les changements sont adaptés au contexte, tandis qu’à 4 ans ils deviennent plutôt aléatoires.

À 4 ans, les changements sont adaptés au contexte, tandis qu’à 3 ans ils sont plutôt aléatoires.

Explication

Une flexibilité adaptée au contexte apparaît à partir de 4 ans, alors qu’à 3 ans les changements de réponse sont plutôt aléatoires et reflètent un contrôle cognitif encore immature. L’âge de 3 ans ne correspond donc pas encore à une adaptation fiable au contexte.

33. Selon Linda Smith, de quelles relations la catégorisation émerge-t-elle ?

De relations dynamiques entre perception, connaissances et attention
De relations causales entre récompense, imitation et émotion
De relations stables entre langage, mémoire et motricité
De relations linéaires entre maturation, enseignement et mémoire

De relations dynamiques entre perception, connaissances et attention

Explication

Pour Linda Smith, la catégorisation se construit par l’interaction dynamique de la perception, des connaissances et des processus attentionnels. L’explication fondée sur des relations stables entre langage, mémoire et motricité ne reprend pas les mécanismes proposés.

34. Comment l’activation de connaissances peut-elle modifier la catégorisation d’un objet ?

Elle oriente l’attention vers certaines dimensions et modifie leur similarité perceptive.
Elle réduit l’influence des dimensions perceptives en favorisant une réponse plus rapide.
Elle augmente la mémoire de l’objet sans transformer sa perception ni son classement.
Elle dirige l’attention vers la catégorie verbale sans influencer les ressemblances perceptives.

Elle oriente l’attention vers certaines dimensions et modifie leur similarité perceptive.

Explication

Les connaissances activées orientent l’attention vers certaines dimensions, ce qui peut modifier la similarité perceptive et donc la catégorisation. La réponse qui limite l’effet aux catégories verbales néglige la transformation possible des ressemblances perceptives.

35. Quel rôle le discours des adultes joue-t-il dans le développement cognitif du bébé lors des interactions sociales ?

Il fournit des catégories déjà formées que le bébé mémorise sans modifier son attention.
Il attire l’attention sur les objets en fonction de leurs propriétés physiques les plus saillantes.
Il favorise l’exploration motrice des objets sans participer à la construction des connaissances.
Il oriente son attention vers certains aspects des objets et contribue à ses connaissances.

Il oriente son attention vers certains aspects des objets et contribue à ses connaissances.

Explication

Le discours des adultes guide l’attention du bébé vers certains aspects des objets et participe ainsi au développement de ses connaissances. L’idée d’une mémorisation passive de catégories déjà constituées sous-estime le rôle de l’orientation attentionnelle dans les interactions.

36. Chez les enfants anglophones suivis à partir d’un an et demi, quel ordre caractérise l’acquisition de la couleur par rapport à celle de la taille ?

La couleur suit association linguistique, compréhension puis assortiment, tandis que la taille suit assortiment, compréhension puis association linguistique.
La couleur suit assortiment, compréhension puis association linguistique, tandis que la taille suit association linguistique, compréhension puis assortiment.
La couleur et la taille suivent toutes deux association linguistique, compréhension puis assortiment.
La couleur et la taille suivent toutes deux assortiment, compréhension puis association linguistique.

La couleur suit association linguistique, compréhension puis assortiment, tandis que la taille suit assortiment, compréhension puis association linguistique.

Explication

La couleur commence par l’association linguistique, puis la compréhension et enfin l’assortiment, alors que la taille commence par l’assortiment. La deuxième proposition inverse précisément les parcours observés pour ces deux dimensions.

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Qu'impose l'approche constructiviste de Piaget pour construire les connaissances ?

Les manipulations motrices, interactions avec objets et autres personnes.

Qu'est-ce qu'un schème en psychologie cognitive ?

Une unité d'action qui reste identique malgré la variation des objets.

Que contribue à développer le développement des connaissances ?

Le développement des compétences.

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