QCM : Développement humain et soins infirmiers — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le modèle biopsychosocial de George Engel explique-t-il le développement humain ?

Par la succession de maturations biologiques indépendantes du contexte social
Par l’interaction permanente des dimensions biologique, psychologique et sociale
Par l’adaptation individuelle aux contraintes physiques du vieillissement
Par la combinaison de facteurs cognitifs sans influence de l’environnement

Par l’interaction permanente des dimensions biologique, psychologique et sociale

Explication

Le modèle d’Engel considère que le développement résulte de l’interaction continue des dimensions biologique, psychologique, sociale et environnementale. Une approche limitée à la maturation biologique ne tient pas compte de cette articulation entre les différentes dimensions.

2. Quel élément relève principalement de la dimension biologique du développement ?

La construction progressive de l’identité personnelle
Le réseau de soutien familial et communautaire
La maturation neurologique et le patrimoine génétique
La gestion émotionnelle face aux situations difficiles

La maturation neurologique et le patrimoine génétique

Explication

La dimension biologique inclut notamment le support physique, le patrimoine génétique et la maturation neurologique. La construction identitaire et la gestion émotionnelle relèvent de la dimension psychologique, tandis que le réseau familial appartient à la dimension sociale.

3. Quelle distinction caractérise le mieux la croissance par rapport au développement ?

La croissance est quantitative, tandis que le développement est qualitatif
La croissance concerne les émotions, tandis que le développement concerne la masse corporelle
La croissance est qualitative, tandis que le développement est quantitatif
La croissance décrit l’involution, tandis que le développement décrit le vieillissement cellulaire

La croissance est quantitative, tandis que le développement est qualitatif

Explication

La croissance correspond à une augmentation mesurable de la taille et de la masse corporelle, alors que le développement désigne une organisation qualitative menant à la maturation fonctionnelle. Confondre ces notions revient à attribuer au développement les caractéristiques quantitatives de la croissance.

4. Quel exemple illustre un processus de développement plutôt qu’un processus de croissance ?

Une augmentation mesurable de la masse corporelle
Une hausse de la taille liée à la division cellulaire
Une augmentation du volume corporel liée à l’hypertrophie
Une maturation progressive des fonctions neurologiques et cognitives

Une maturation progressive des fonctions neurologiques et cognitives

Explication

Le développement correspond à l’organisation structurée des tissus et à la maturation fonctionnelle, notamment neurologique, motrice, psychologique et cognitive. Les autres situations décrivent des changements quantitatifs de taille ou de masse propres à la croissance.

5. Quel phénomène correspond à l’involution physiologique ?

L’augmentation de la masse corporelle par hypertrophie cellulaire
L’organisation progressive des fonctions cognitives pendant l’enfance
La maturation neurologique qui améliore la coordination motrice
La diminution graduelle des réserves fonctionnelles après l’âge adulte mûr

La diminution graduelle des réserves fonctionnelles après l’âge adulte mûr

Explication

L’involution désigne la diminution progressive des réserves fonctionnelles des organes après l’âge adulte mûr. Les autres propositions concernent la croissance ou le développement, qui correspondent respectivement à une augmentation corporelle ou à une maturation fonctionnelle.

6. Quelle évolution caractérise le développement de l’enfant entre zéro et trois ans ?

Une plasticité cérébrale réduite avec une régression de la motricité globale
Une plasticité cérébrale maximale avec un passage vers la coordination fine
Une maturation principalement sensorielle sans transformation de la motricité
Une progression de la coordination fine vers les acquisitions motrices globales

Une plasticité cérébrale maximale avec un passage vers la coordination fine

Explication

Entre zéro et trois ans, la plasticité cérébrale est maximale et la maturation motrice progresse de la motricité globale vers la coordination fine. Les autres propositions inversent cette progression ou minimisent les transformations motrices et cérébrales.

7. Selon Bowlby, de quoi le jeune enfant a-t-il besoin pour construire une sécurité interne durable ?

D’une séparation précoce des figures familières pour renforcer sa résistance
D’une réduction des interactions affectives pour favoriser son indépendance
D’un caregiver prévisible offrant des repères relationnels stables
D’une alternance fréquente de caregivers afin de stimuler son autonomie

D’un caregiver prévisible offrant des repères relationnels stables

Explication

La théorie de l’attachement de Bowlby souligne l’importance d’un caregiver prévisible pour permettre la construction d’une sécurité interne durable. Des changements fréquents ou une diminution des interactions affectives risquent plutôt d’altérer les repères relationnels de l’enfant.

8. Quelle intervention est la plus appropriée pour limiter l’angoisse de séparation d’un jeune enfant hospitalisé ?

Éloigner les objets familiers pour l’habituer aux changements de repères
Réduire les visites parentales pour accélérer l’adaptation au service
Modifier régulièrement les routines afin de détourner son attention
Maintenir les rituels familiers et favoriser la présence parentale

Maintenir les rituels familiers et favoriser la présence parentale

Explication

Les rituels et la présence parentale soutiennent les repères habituels de l’enfant et réduisent l’angoisse liée à leur altération pendant l’hospitalisation. Diminuer les contacts ou multiplier les changements risque au contraire d’accentuer la rupture des repères.

9. Quel type de pensée caractérise principalement l’enfant entre 3 et 6 ans et justifie l’utilisation de médiateurs ludiques pendant les soins ?

Une pensée magique pouvant lui faire attribuer ses maux à sa propre responsabilité
Une pensée concrète fondée sur la réversibilité et l’application des règles
Une pensée formelle centrée sur les hypothèses et la planification abstraite
Une pensée intuitive reposant sur l’analyse critique des causes médicales

Une pensée magique pouvant lui faire attribuer ses maux à sa propre responsabilité

Explication

Entre 3 et 6 ans, l’enfant peut interpréter les événements de manière magique et se croire responsable de ses maux ; les dessins et les poupons facilitent alors les soins. La pensée concrète, avec logique et réversibilité, correspond plutôt à la période de 7 à 11 ans.

10. Quelle évolution cognitive est attendue chez l’enfant entre 7 et 11 ans ?

L’apparition de conduites à risques liées à une recherche accrue de récompense
La maturation du contrôle des émotions et de la planification abstraite
La croyance que les pensées personnelles provoquent directement les maladies physiques
L’intégration de la logique, de la réversibilité et des règles dans des situations concrètes

L’intégration de la logique, de la réversibilité et des règles dans des situations concrètes

Explication

Entre 7 et 11 ans, l’enfant développe une pensée concrète qui intègre la logique, la réversibilité et les règles. La pensée magique correspond davantage à l’âge de 3 à 6 ans, tandis que le contrôle préfrontal concerne surtout l’adolescence.

11. Pourquoi un adolescent peut-il être particulièrement sensible aux récompenses immédiates malgré une compréhension des risques ?

Parce que l’intimité familiale empêche l’adolescent d’évaluer les conséquences
Parce que les règles concrètes remplacent progressivement toute réflexion abstraite
Parce que le système limbique mûrit avant le cortex préfrontal de contrôle
Parce que le cortex préfrontal atteint sa maturité avant les circuits émotionnels

Parce que le système limbique mûrit avant le cortex préfrontal de contrôle

Explication

À l’adolescence, les circuits émotionnels et de récompense du système limbique mûrissent avant le cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle et la planification. Cette maturation décalée peut favoriser la recherche de récompenses immédiates face aux risques.

12. Quelle conduite respecte le consentement d’un mineur intégré à une triade de soin avec ses proches ?

Laisser les proches décider après avoir reçu les explications médicales destinées au mineur
Associer les proches tout en recueillant le consentement éclairé du mineur et en protégeant son intimité
Partager les informations personnelles du mineur avec la famille pour faciliter la coordination des soins
Demander l’accord du mineur uniquement lorsque ses proches ne peuvent pas être présents

Associer les proches tout en recueillant le consentement éclairé du mineur et en protégeant son intimité

Explication

Le mineur dispose d’un droit au consentement, et les proches peuvent être intégrés sans court-circuiter son consentement éclairé ni son intimité. Leur participation ne transforme donc pas la décision en autorisation familiale automatique.

13. Quelle distinction décrit correctement la charge allostatique chez l’adulte ?

Une stabilité durable de l’organisme indiquant que les contraintes quotidiennes sont bien compensées
Une maladie aiguë provoquée par une rupture endocrinienne survenant au cours de la ménopause
Une dépendance fonctionnelle nécessitant une suppléance humaine et une coordination des soins
Une usure cumulative liée notamment au stress chronique, au manque de sommeil et à la sédentarité

Une usure cumulative liée notamment au stress chronique, au manque de sommeil et à la sédentarité

Explication

La charge allostatique désigne l’usure qui s’accumule sous l’effet de contraintes comme le stress chronique, le manque de sommeil et la sédentarité. L’homéostasie correspond plutôt à une stabilité apparente, qui peut persister malgré cette usure.

14. Selon le référentiel de mai 2026 présenté, quel rôle revient à l’infirmier dans les bilans de prévention aux âges clés ?

Il intervient principalement après l’apparition d’une maladie chronique
Il assure la coordination familiale sans participer à l’évaluation clinique
Il devient l’acteur leader de ces bilans de prévention
Il remplace les professionnels médicaux pour tous les dépistages spécialisés

Il devient l’acteur leader de ces bilans de prévention

Explication

Le référentiel présenté attribue à l’infirmier un rôle de leader dans les bilans de prévention réalisés aux âges clés. Cela ne signifie pas qu’il remplace tous les professionnels ni que son activité commence après l’apparition d’une maladie.

15. Quel ensemble correspond au contenu du bilan de prévention des 25 ans ?

Recherche d’une perte osseuse, d’un syndrome métabolique et d’une hypertension liée à l’âge
Évaluation de la dépendance, organisation d’une suppléance humaine et coordination des soins
Prévention des IST, contraception, vie affective, addictions et repérage du stress ou de l’anxiété
Évaluation cardiovasculaire, dépistages de cancers et mesure de l’épuisement des proches aidants

Prévention des IST, contraception, vie affective, addictions et repérage du stress ou de l’anxiété

Explication

Le bilan des 25 ans aborde la prévention des IST, la contraception, la vie affective, les addictions liées aux écrans et aux substances, ainsi que le stress professionnel ou l’anxiété. L’évaluation cardiovasculaire et plusieurs dépistages de cancers relèvent plutôt du bilan des 45 ans.

16. Quel élément appartient au bilan de prévention des 45 ans ?

L’analyse prioritaire des changements endocriniens de la ménopause ou de l’andropause
La prévention des IST et l’éducation à la contraception et à la vie affective
Le dépistage cardiovasculaire et de plusieurs cancers, associé à l’évaluation des proches aidants
L’identification des usages problématiques des écrans, du tabac et des stupéfiants

Le dépistage cardiovasculaire et de plusieurs cancers, associé à l’évaluation des proches aidants

Explication

Le bilan des 45 ans comprend une évaluation cardiovasculaire, des dépistages du côlon, du sein et du col utérin, ainsi qu’une recherche d’épuisement chez les proches aidants. La prévention des IST et des addictions constitue plutôt un axe explicitement associé au bilan des 25 ans.

17. Quelle situation illustre la différence entre vieillissement physiologique et vieillissement pathologique ?

Des oublis légers compensés par des aides externes relèvent du vieillissement physiologique, contrairement à une désorientation profonde avec aphasie
Un ralentissement de l’information accompagné d’une aphasie sévère correspond au vieillissement physiologique habituel
Des troubles mnésiques sévères compensés par des aides externes témoignent d’un vieillissement physiologique courant
Une mémoire intacte avec une désorientation profonde caractérise généralement une maladie d’Alzheimer avancée

Des oublis légers compensés par des aides externes relèvent du vieillissement physiologique, contrairement à une désorientation profonde avec aphasie

Explication

Le vieillissement physiologique peut entraîner un ralentissement du traitement de l’information et des oublis légers compensables. Des troubles mnésiques sévères associés à une aphasie ou à une désorientation profonde évoquent au contraire un vieillissement pathologique, comme dans la maladie d’Alzheimer.

18. Quelle conséquence distingue une sarcopénie sévère d’une sarcopénie modérée ?

La sarcopénie sévère correspond à une baisse de force qui préserve habituellement l’autonomie
La sarcopénie modérée se définit par des chutes répétées et une désadaptation psychomotrice
La sarcopénie modérée entraîne généralement une dépendance complète avec besoin de suppléance
La sarcopénie sévère peut provoquer des chutes répétées et une désadaptation psychomotrice

La sarcopénie sévère peut provoquer des chutes répétées et une désadaptation psychomotrice

Explication

La sarcopénie sévère peut entraîner des chutes répétées et un syndrome de désadaptation psychomotrice. La forme modérée se caractérise plutôt par une diminution progressive de la force avec préservation de l’autonomie.

19. Que désigne l’homéosténose chez la personne vieillissante ?

Une désorientation aiguë traduisant un syndrome confusionnel d’origine somatique
Une vulnérabilité accrue aux facteurs de stress extrinsèques sans dépendance installée
Une perte musculaire sévère responsable de chutes répétées et d’une désadaptation psychomotrice
Une dépendance installée nécessitant une suppléance humaine et des soins coordonnés

Une vulnérabilité accrue aux facteurs de stress extrinsèques sans dépendance installée

Explication

L’homéosténose désigne une fragilité accrue face aux facteurs de stress extrinsèques, sans dépendance déjà installée. La dépendance, les chutes liées à une sarcopénie sévère et la confusion aiguë correspondent à d’autres situations cliniques.

20. Quelle conduite est prioritaire devant une désorientation aiguë apparue brutalement chez une personne âgée ?

Suspecter un syndrome confusionnel aigu somatique et rechercher une cause comme une infection ou une déshydratation
Attribuer les troubles à une sarcopénie sévère et organiser une rééducation psychomotrice
Conclure à un vieillissement cognitif physiologique et proposer des aides externes pour la mémoire
Retenir une dépendance installée et instaurer directement une suppléance humaine coordonnée

Suspecter un syndrome confusionnel aigu somatique et rechercher une cause comme une infection ou une déshydratation

Explication

Une désorientation soudaine doit faire rechercher immédiatement un syndrome confusionnel aigu somatique, notamment en présence d’un globe urinaire, d’une infection, d’un fécalome, d’une déshydratation ou d’une iatrogénie. L’attribuer d’emblée au vieillissement physiologique retarderait la recherche d’une cause réversible.

21. Quelles dimensions sont réunies dans la notion de douleur globale en fin de vie ?

Les dimensions somatique, juridique, religieuse et institutionnelle
Les dimensions physique, neurologique, familiale et financière
Les dimensions physique, spirituelle, psychologique et sociale
Les dimensions biologique, cognitive, professionnelle et culturelle

Les dimensions physique, spirituelle, psychologique et sociale

Explication

La douleur globale associe la souffrance physique, spirituelle, psychologique et sociale. La dimension financière peut influencer une situation, mais elle ne fait pas partie des quatre dimensions définies ici.

22. Quelle distinction décrit correctement les directives anticipées et la personne de confiance ?

Les directives anticipées portent la parole du patient, tandis que la personne de confiance rédige ses choix médicaux
Les directives anticipées formulent les choix écrits du patient, tandis que la personne de confiance les porte auprès des soignants
Les directives anticipées expriment l’avis des proches, tandis que la personne de confiance fixe les limites de soins
Les directives anticipées sont rédigées par les soignants, tandis que la personne de confiance décide des traitements

Les directives anticipées formulent les choix écrits du patient, tandis que la personne de confiance les porte auprès des soignants

Explication

Les directives anticipées sont rédigées par le patient pour exprimer ses choix, notamment concernant la limitation ou l’arrêt des soins. La personne de confiance joue un rôle de porte-parole, mais ne rédige pas ces directives à sa place.

23. Quel rôle revient prioritairement à la personne de confiance désignée par écrit ?

Décider avec l’équipe médicale de l’arrêt des soins
Porter auprès des soignants les volontés exprimées par le patient
Rédiger à la place du patient ses choix concernant les traitements
Évaluer les différentes dimensions de la douleur du patient

Porter auprès des soignants les volontés exprimées par le patient

Explication

La personne de confiance est désignée par écrit pour transmettre prioritairement la parole et les volontés du patient aux soignants. La rédaction des choix appartient aux directives anticipées, tandis que les décisions médicales relèvent du cadre de soins.

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Qu'explique le modèle biopsychosocial de George Engel ?

Le développement humain par l'interaction des dimensions biologique, psychologique et sociale.

Quelle dimension inclut le patrimoine génétique et la maturation neurologique ?

La dimension biologique.

Quels processus comprend la dimension psychologique ?

La construction identitaire, les processus cognitifs, la gestion émotionnelle et les mécanismes d’adaptation.

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