QCM : Développement moteur et échelle Binet-Simon (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un enfant présentant une cécité complète se développe normalement durant ses premiers mois. Quel effet sur l’acquisition de la marche autonome faut-il néanmoins prévoir ?

Un retard marqué, avec un âge médian de 22 à 24 mois et des cas pouvant atteindre 30 à 32 mois
Un léger retard, avec un âge médian de 12 à 14 mois et des cas proches de 18 mois
Aucun retard notable, puisque le développement des premiers mois est préservé
Un retard marqué, avec un âge médian de 30 à 32 mois et des cas proches de 22 à 24 mois

Un retard marqué, avec un âge médian de 22 à 24 mois et des cas pouvant atteindre 30 à 32 mois

Explication

La cécité complète n’affecte pas le développement des deux à trois premiers mois, mais retarde particulièrement la marche autonome: l’âge médian est de 22 à 24 mois et peut atteindre 30 à 32 mois. L’absence de retard confond développement initial et acquisition de la marche, tandis que 30 à 32 mois désigne les cas les plus tardifs et non la médiane; les âges plus précoces minimisent le retard.

2. Un psychologue choisit la version de l’échelle métrique conçue pour évaluer des enfants de 3 à 13 ans, avec des items plus complexes à 13 ans. Quelle version utilise-t-il ?

L’échelle métrique de 1908
Une échelle fondée sur l’âge mental
L’échelle présentée en 1905
L’échelle révisée en 1911

L’échelle métrique de 1908

Explication

La version de 1908 est adaptée aux enfants de 3 à 13 ans et propose des items de difficulté croissante. La version de 1905 avait une autre visée, celle de 1911 étendait l’évaluation jusqu’à l’âge adulte, et l’âge mental désigne un résultat plutôt qu’une version.

3. Un nouveau-né est maintenu de façon à soutenir sa nuque et son dos, ce qui réduit son effort postural. Quel mouvement peut alors manifester la pré-atteinte ?

Ajuster sa prise aux caractéristiques de l’objet
Saisir l’objet avec le pouce et l’index
Maintenir son équilibre sans soutien
Diriger ses bras vers un objet

Diriger ses bras vers un objet

Explication

La pré-atteinte est une préfiguration de la coordination visuo-motrice présente à la naissance ; le soutien de la nuque et du dos libère les bras de l’effort postural. La saisie volontaire et la pince relèvent d’étapes ultérieures, tandis que le maintien de l’équilibre sans soutien n’est pas le mécanisme décrit.

4. Une étude distingue les contraintes génétiques d’un enfant et les effets de son milieu familial et de son expérience. Comment classer ces deux groupes de déterminants ?

Génétiques endogènes, milieu familial endogène
Génétiques endogènes, milieu et expérience exogènes
Génétiques exogènes, milieu et expérience endogènes
Génétiques exogènes, expérience exogène

Génétiques endogènes, milieu et expérience exogènes

Explication

Les déterminants endogènes relèvent des contraintes biologiques ou génétiques, tandis que les déterminants exogènes relèvent de l’expérience et des environnements social et physique. Classer les gènes comme exogènes inverse la distinction, et le milieu familial relève de l’environnement, non des contraintes biologiques.

5. Un animal adopte un comportement qui lui apporte de la nourriture, puis cesse un comportement qui entraîne une conséquence désagréable. Quel principe explique ces changements chez les êtres skinneriens ?

Le comportement bénéfique est inhibé et le comportement néfaste est renforcé
Le comportement bénéfique est renforcé et le comportement néfaste est inhibé
Les deux comportements sont déterminés génétiquement, sans apprentissage
Les deux comportements apparaissent avec un déclencheur précis, indépendamment des résultats

Le comportement bénéfique est renforcé et le comportement néfaste est inhibé

Explication

Chez les êtres skinneriens, l’expérience façonne le comportement : les résultats positifs le renforcent, tandis que les résultats néfastes l’inhibent. Inverser renforcement et inhibition confond les effets des conséquences; le programme génétique et le déclencheur précis relèvent d’autres explications.

6. Un chercheur explique surtout l’évolution d’un comportement par l’apprentissage et par les effets de l’expérience sur la conduite. À quelle perspective cette explication correspond-elle ?

À la perspective interactionniste associée à Piaget
À la perspective culturaliste du développement
À la perspective environnementaliste associée à Pavlov, Watson et Skinner
À la perspective biologique associée à Gesell

À la perspective environnementaliste associée à Pavlov, Watson et Skinner

Explication

La perspective environnementaliste associe le développement principalement à l’apprentissage et considère que l’expérience peut modifier le comportement. La maturation biologique caractérise la perspective de Gesell, tandis que l’interactionnisme et le culturalisme désignent d’autres perspectives.

7. Un éducateur explique les progrès moteurs d’un enfant par les occasions d’apprentissage et les encouragements de son entourage, tandis que le cerveau et la biologie réalisent le mouvement. Quelle théorie décrit-il ?

La théorie du conditionnement de Skinner
La théorie des systèmes dynamiques de Thelen
La théorie fonction-spécifique de Bernstein
La théorie neuro-maturationniste de Gesell

La théorie du conditionnement de Skinner

Explication

La théorie de Skinner fait dépendre le développement moteur de l’apprentissage et du renforcement positif de l’environnement, le cerveau et la biologie étant les effecteurs du mouvement. Gesell insiste sur la maturation, Bernstein sur la tâche et son contexte, et Thelen sur l’interaction dynamique de composantes.

8. Lorsqu’un nourrisson développe son tonus et sa posture, quelle fonction cela remplit-il pour son corps et ses interactions ?

Se redresser vers la bipédie sans ajuster le corps à la gravité
S’ajuster à la gravité, se redresser vers la bipédie et orienter le corps pour interagir avec les objets
S’ajuster à la gravité, saisir des objets et se déplacer déjà comme un adulte
Maintenir l’équilibre sans orienter le corps ni l’engager dans les interactions

S’ajuster à la gravité, se redresser vers la bipédie et orienter le corps pour interagir avec les objets

Explication

Le tonus et la posture permettent à la fois l’ajustement du corps à la gravité, le redressement vers la bipédie et l’orientation dans le mouvement pour interagir avec les objets. La préhension seule ne résume pas ces fonctions, et le redressement n’équivaut pas à une locomotion adulte.

9. Quelle conception Darwin défend-il concernant la place de l’être humain dans l’évolution et le perfectionnement de ses capacités intellectuelles ?

L’être humain s’inscrit dans l’évolution et ses capacités se perfectionnent graduellement par l’apprentissage individuel
L’être humain s’inscrit dans l’évolution et ses capacités se perfectionnent graduellement sous l’effet de la sélection naturelle
L’être humain s’inscrit dans l’évolution, mais ses capacités apparaissent par une transformation brusque indépendante de la sélection naturelle
L’être humain est exclu de l’évolution générale et ses capacités se perfectionnent graduellement sous l’effet de la sélection naturelle

L’être humain s’inscrit dans l’évolution et ses capacités se perfectionnent graduellement sous l’effet de la sélection naturelle

Explication

Darwin inclut l’être humain dans la théorie générale de l’évolution et considère que ses capacités intellectuelles se perfectionnent graduellement sous l’effet de la sélection naturelle. Une transformation brusque nie le perfectionnement graduel, l’exclusion contredit sa conception, et l’apprentissage individuel remplace à tort le mécanisme évolutif.

10. Une enfant réussit les épreuves destinées aux âges de 4, 5 et 6 ans, mais pas celles destinées à 7 ans. Quel âge mental lui attribue-t-on ?

Six ans
Sept ans
L’âge réel de l’enfant
Cinq ans et demi

Six ans

Explication

L’âge mental correspond à l’âge le plus élevé auquel la personne réussit les épreuves qui lui sont destinées, ici 6 ans. Sept ans correspond à une épreuve échouée, l’âge réel est l’âge chronologique, et la moyenne n’est pas la règle de définition.

11. Un bébé regarde un jouet, puis son parent, et alterne son attention entre eux afin de partager l’événement. Comment nomme-t-on cette capacité ?

Le pointage conventionnel
L’attention conjointe
L’expression émotionnelle
L’empathie partagée

L’attention conjointe

Explication

L’attention conjointe consiste à partager un événement avec autrui en alternant son attention entre un objet et une personne. Le pointage désigne un geste de communication, tandis que l’empathie et les émotions partagées ne définissent pas cette alternance.

12. Quel enchaînement décrit le développement de la pré-atteinte et de la saisie chez un bébé entre 1 et 12 mois ?

Disparition vers 3 mois, réémergence vers 6 mois, saisie visuellement guidée à 1 mois, adaptation à l’objet à 12 mois
Disparition vers 1 mois, réémergence vers 3 mois, adaptation à l’objet à 6 mois, saisie visuellement guidée à 12 mois
Disparition vers 1 mois, réémergence vers 3 mois, saisie visuellement guidée à 6 mois, adaptation à l’objet à 12 mois
Réémergence vers 1 mois, disparition vers 3 mois, adaptation à l’objet à 6 mois, saisie visuellement guidée à 12 mois

Disparition vers 1 mois, réémergence vers 3 mois, saisie visuellement guidée à 6 mois, adaptation à l’objet à 12 mois

Explication

La pré-atteinte disparaît vers 1 mois, réémerge vers 3 mois, puis devient une saisie volontaire guidée visuellement à 6 mois et s’adapte aux caractéristiques de l’objet à 12 mois. Les autres séquences inversent des étapes ou leur attribuent un âge différent.

13. Dans une interaction avec un bébé, le pointage s’accompagne d’une attention partagée, d’émotions communes et d’empathie. Quelle interprétation rend compte de ces éléments ?

Les gestes conventionnels se limitent à désigner un objet par pointage
Les gestes conventionnels s’inscrivent dans une interaction réunissant ces composantes
Les gestes conventionnels correspondent à l’alternance entre objet et personne seule
Les gestes conventionnels désignent la manifestation d’empathie seule

Les gestes conventionnels s’inscrivent dans une interaction réunissant ces composantes

Explication

Les gestes conventionnels du bébé s’inscrivent dans des interactions qui comprennent le pointage, l’attention conjointe, les émotions partagées et l’empathie. Réduire cette interaction au pointage, à l’attention conjointe ou à l’empathie seule en omet les autres composantes.

14. Un oison suit le premier animal rencontré pendant une fenêtre de développement déterminée, et ce comportement ne change plus; dans un autre apprentissage, la réaction varie selon que le déclencheur est une fleur ou un serpent. Quelle distinction s’applique ?

L’oison manifeste une empreinte; l’autre réaction relève d’un apprentissage préparé
L’oison manifeste un apprentissage préparé; l’autre réaction relève d’une empreinte
Les deux réactions sont des empreintes, car elles surviennent après un déclencheur
Les deux réactions sont des apprentissages préparés, car elles peuvent dépendre du milieu

L’oison manifeste une empreinte; l’autre réaction relève d’un apprentissage préparé

Explication

L’empreinte se produit pendant une période génétiquement déterminée et devient irréversible, alors que l’apprentissage préparé dépend d’un déclencheur précis et peut varier selon le stimulus. L’apprentissage préparé est confondu avec l’empreinte dans la deuxième réponse; l’idée d’une grande variété de déclencheurs inverse la distinction, et la dernière réponse assimile à tort les deux phénomènes.

15. Dans une étude, un adulte ayant subi de la maltraitance durant l’enfance porte une version peu active du gène MAOA-L. Quelle conclusion correspond au lien observé avec la violence adulte ?

La violence s’explique par la maltraitance, quel que soit le statut du gène
La violence est associée à la combinaison de la maltraitance et de la version peu active
La violence n’est associée à aucun des deux facteurs pris ensemble
La violence s’explique par la version peu active, même sans maltraitance

La violence est associée à la combinaison de la maltraitance et de la version peu active

Explication

L’association avec la violence adulte concerne la combinaison de la maltraitance et de la version peu active du gène; ni l’une ni l’autre ne suffit à elle seule. Les réponses qui isolent un seul facteur le traitent à tort comme suffisant, tandis que la dernière écarte la combinaison observée.

16. Lors d’une évaluation des mouvements généraux d’un nourrisson, quels aspects faut-il examiner pour estimer le risque de difficultés ultérieures ?

La présence d’un réflexe, le poids et le périmètre crânien.
Leur variation, leur complexité et leur fluidité.
La force, la symétrie et la vitesse d’un seul membre.
Leur fréquence, leur durée et leur amplitude.

Leur variation, leur complexité et leur fluidité.

Explication

L’évaluation de la qualité globale des mouvements généraux porte sur leur variation, leur complexité et leur fluidité; cette qualité peut prédire des risques d’infirmité motrice cérébrale et de troubles de l’attention. La fréquence et la durée substituent d’autres mesures, l’examen isolé d’un membre néglige la globalité, et les signes cliniques cités ne sont pas les critères indiqués.

17. Quelle explication de l’apparition de la bipédie associe celle-ci aux terrains accidentés d’Afrique du Sud et de l’Est au Pliocène ?

La théorie de la bipédie initiale de Deloison
La théorie du relief de Deloison
La théorie du relief de Winder et ses collaborateurs
La théorie de la savane East Side Story de Coppens

La théorie du relief de Winder et ses collaborateurs

Explication

La théorie du relief de Winder et ses collaborateurs propose que la bipédie s’est développée en réponse aux terrains accidentés du Pliocène en Afrique du Sud et de l’Est. L’hypothèse de la savane invoque la visibilité au-dessus des herbes, et celle de Deloison situe la bipédie dès le départ de la lignée.

18. Un nouveau-né reconnaît la voix de sa mère, mais ne peut ni se tenir debout ni saisir un jouet. Quelle interprétation rend compte de ce profil ?

Sa locomotion est développée, tandis que sa perception reste limitée.
Ses capacités perceptives sont développées, tandis que ses capacités motrices restent limitées.
Ses capacités perceptives et motrices sont également développées à la naissance.
Ses capacités motrices sont développées, tandis que ses capacités perceptives restent limitées.

Ses capacités perceptives sont développées, tandis que ses capacités motrices restent limitées.

Explication

À la naissance, les capacités perceptives renseignent déjà le nourrisson sur son environnement, alors que sa posture, sa locomotion et sa motricité effectrice sont encore limitées. L’inversion du profil attribue à tort les limites à la perception, la locomotion développée surestime ses capacités motrices, et la manipulation confond une action motrice avec une capacité perceptive.

19. Présentée à Rome en 1905, quelle était la visée principale de la première échelle Binet-Simon ?

Repérer les enfants supérieurement intelligents
Distinguer le développement normal de l’état d’arriération
Classer les enfants selon des tranches d’âge précises
Évaluer les étapes du développement moteur

Distinguer le développement normal de l’état d’arriération

Explication

L’échelle de 1905 cherchait à distinguer le développement normal de l’état d’arriération. Le classement par âge caractérise l’organisation de 1908, le repérage des enfants supérieurement intelligents est associé à 1911, et les étapes motrices relèvent d’un autre domaine.

20. Un bébé de 10 mois a acquis le maintien de la tête et tient assis le dos droit. Quelle étape posturale correspond le mieux à son âge ?

L’acquisition de la station debout, attendue autour de 9 à 12 mois
L’acquisition de la station debout, attendue vers 6 à 8 mois
L’acquisition du maintien de la tête, attendue vers 3 à 5 mois
L’acquisition de la station assise dos droit, attendue vers 6 à 8 mois

L’acquisition de la station debout, attendue autour de 9 à 12 mois

Explication

La station debout apparaît autour de 9 à 12 mois, ce qui correspond à l’âge indiqué. Le maintien de la tête survient plus tôt, la station assise dos droit vers 6 à 8 mois, et attribuer cet âge à la station debout confond les étapes.

21. Une personne de petite taille voit une marche haute qu’elle ne peut pas franchir, alors qu’une autre personne la monte facilement. Quelle analyse correspond à la notion d’affordance ?

La possibilité de monter dépend de la hauteur de la marche, indépendamment des personnes.
La possibilité de monter dépend de la marche et des capacités de chaque personne.
La possibilité de monter correspond au mouvement déjà réalisé par chaque personne.
La possibilité de monter dépend des capacités des personnes, indépendamment de la marche.

La possibilité de monter dépend de la marche et des capacités de chaque personne.

Explication

L’affordance est une possibilité d’action suggérée par l’environnement et dépend à la fois des propriétés de l’objet et des caractéristiques et possibilités d’action de la personne. La hauteur seule ou les capacités seules omettent l’un de ces deux facteurs, tandis que le mouvement réalisé confond possibilité et action effective.

22. Lors d’un examen, une stimulation extérieure déclenche chez un nourrisson une réaction involontaire dont la forme et le déroulement sont rigides. Comment interpréter cette réaction ?

Comme un réflexe pouvant renseigner sur le fonctionnement neurologique.
Comme un mouvement volontaire indiquant une intention motrice.
Comme un mouvement général spontané mobilisant tout le corps.
Comme une action motrice acquise par entraînement.

Comme un réflexe pouvant renseigner sur le fonctionnement neurologique.

Explication

Un réflexe est une réaction involontaire déclenchée par une stimulation extérieure, innée et rigide dans sa forme et son déroulement; il fournit un indice du fonctionnement neurologique. Le mouvement volontaire est intentionnel, les mouvements généraux sont spontanés et complexes, et l’acquisition par entraînement ne caractérise pas le réflexe.

23. Lors d’observations à 6, 8 et 12 mois, quelle progression des prises faut-il associer à ces âges ?

Prise cubito-palmaire, prise radio-palmaire, pince pouce-index
Prise radio-palmaire, pince pouce-index, prise cubito-palmaire
Prise radio-palmaire, prise cubito-palmaire, pince pouce-index
Prise cubito-palmaire, pince pouce-index, prise radio-palmaire

Prise cubito-palmaire, prise radio-palmaire, pince pouce-index

Explication

La prise évolue de la prise cubito-palmaire vers 6 mois à la prise radio-palmaire vers 8 mois, puis à la pince pouce-index vers 12 mois. Les autres séquences inversent ou déplacent ces étapes de la progression.

24. Un nourrisson présente des mouvements généraux franchement anormaux à 2 mois. Quel risque d’infirmité motrice cérébrale est associé à ce constat ?

Un diagnostic certain à 98 %.
Un risque de 98 %.
Un risque inférieur à 70 %.
Un risque de 70 %.

Un risque de 98 %.

Explication

Après 2 mois, des mouvements généraux franchement anormaux sont associés à un risque d’infirmité motrice cérébrale de 98 %. Le taux de 70 % concerne l’observation après 6 semaines, et un risque élevé ne constitue pas un diagnostic certain.

25. Quel profil décrit les mouvements généraux observés chez le nourrisson ?

Des mouvements intentionnels complexes de tout le corps, acquis entre 3 et 4 mois après la naissance.
Des mouvements spontanés simples d’un membre, présents de la vie fœtale à 3-4 mois après la naissance.
Des mouvements spontanés complexes de tout le corps, apparaissant après 3-4 mois de vie.
Des mouvements spontanés complexes de tout le corps, présents de la vie fœtale à 3-4 mois après la naissance.

Des mouvements spontanés complexes de tout le corps, présents de la vie fœtale à 3-4 mois après la naissance.

Explication

Les mouvements généraux sont spontanés, complexes et mobilisent tous les segments corporels; ils sont présents dès le début de la vie fœtale jusqu’à 3-4 mois après la naissance. Les gestes isolés omettent leur caractère global, les actions acquises les confondent avec des mouvements intentionnels, et une apparition après cette période inverse leur chronologie.

26. Après avoir vu un chien menaçant, Léa ressent de la peur puis s’enfuit. Quelle interprétation correspond à la théorie de Canon ?

La peur résulte de la fuite, après que le mouvement a commencé.
Les modifications corporelles produisent la peur, qui entraîne ensuite la fuite.
L’interprétation de la situation produit la peur, qui entraîne ensuite la fuite.
La fuite entraîne des modifications corporelles, qui produisent ensuite la peur.

L’interprétation de la situation produit la peur, qui entraîne ensuite la fuite.

Explication

Pour Canon, l’interprétation cérébrale de la situation précède l’émotion, laquelle entraîne le mouvement. L’idée que la fuite ou les modifications corporelles provoquent d’abord la peur correspond à la thèse de James, et faire débuter le mouvement avant la peur inverse l’ordre proposé par Canon.

27. Une personne écrit son nom avec la main, puis avec un bâton dans le sable : l’objectif reste identique, mais les muscles mobilisés changent. Quelle notion rend compte de cette différence ?

Les états dynamiques décrits par Thelen
Le conditionnement moteur décrit par Skinner
Le développement moteur par étapes décrit par Gesell
La motricité fonction-spécifique décrite par Bernstein

La motricité fonction-spécifique décrite par Bernstein

Explication

Selon Bernstein, le contrôle du mouvement dépend du sujet, de la tâche et de l’environnement : un même objectif peut donc mobiliser différemment les muscles. Gesell met l’accent sur les étapes maturatives, Skinner sur l’apprentissage renforcé, et Thelen sur l’émergence d’états plus ou moins stables.

28. En observant deux enfants, l’un qui fait ses premiers pas et l’autre dont la marche est acquise, quelle différence d’appui et de longueur de pas est attendue ?

Le débutant a une base large et de petits pas, tandis que le marcheur expérimenté a une base plus étroite et de plus grands pas
Le débutant a une base large et de grands pas, tandis que le marcheur expérimenté a une base étroite et de petits pas
Les deux enfants ont une base large, mais le marcheur expérimenté fait des pas plus petits
Le débutant a une base étroite et de petits pas, tandis que le marcheur expérimenté a une base large et de plus grands pas

Le débutant a une base large et de petits pas, tandis que le marcheur expérimenté a une base plus étroite et de plus grands pas

Explication

Les premiers pas s’effectuent avec un polygone de sustentation large et de petits pas; avec la marche acquise, la base se rétrécit et les pas s’allongent. La base étroite au début inverse les phases, les petits pas attribués à la marche acquise inversent leur évolution, et conserver une base large ne tient pas compte de son rétrécissement.

29. Dans une situation d’apprentissage moteur, les progrès apparaissent par des états plus ou moins stables issus des interactions entre plusieurs composantes qui se développent. Quelle théorie décrit ce phénomène ?

La théorie des systèmes dynamiques non linéaires de Thelen
La théorie du conditionnement de Skinner
La théorie neuro-maturationniste de Gesell
La motricité fonction-spécifique de Bernstein

La théorie des systèmes dynamiques non linéaires de Thelen

Explication

Thelen décrit le développement moteur comme une succession d’états plus ou moins instables émergeant de l’interaction de composantes multiples en développement. Gesell insiste sur la maturation du système nerveux, Skinner sur le renforcement environnemental, et Bernstein sur l’adaptation du mouvement à une fonction et à une tâche.

30. Une équipe veut évaluer l’intelligence jusqu’à l’âge adulte et repérer des enfants supérieurement intelligents grâce à des items complexes. Quelle version de l’échelle convient à cet objectif ?

Une échelle du développement moteur
L’échelle de 1911
L’échelle métrique de 1908
L’échelle présentée en 1905

L’échelle de 1911

Explication

En 1911, l’évaluation est étendue jusqu’à l’âge adulte et vise aussi une quantification de l’intelligence, notamment pour repérer les enfants supérieurement intelligents avec des items plus complexes. La version de 1908 concerne les 3 à 13 ans, tandis que celle de 1905 vise à distinguer développement normal et arriération.

31. Une psychologue reçoit le résultat chiffré d’un test passé par une personne. Quelle démarche respecte la conception de Binet ?

Interpréter le résultat à partir du score seul, sans examen de données cliniques
Faire interpréter le résultat par un professionnel et le mettre en relation avec des informations cliniques
Présenter le résultat comme une mesure complète de la personne, sans autre information
Demander à la personne de tirer elle-même des conclusions cliniques de son score

Faire interpréter le résultat par un professionnel et le mettre en relation avec des informations cliniques

Explication

Pour Binet, un résultat de test doit être interprété par un professionnel, relié à des informations cliniques et ne pas réduire la personne à un chiffre. Réduire la personne au score, isoler le résultat du contexte clinique ou déléguer l’interprétation à la personne testée méconnaît ces principes.

32. Chez un enfant, le contrôle du tronc et des épaules précède celui des doigts, tandis que le contrôle de la tête précède celui des pieds. Quelles lois décrivent respectivement ces deux progressions ?

La loi céphalo-caudale, puis la loi proximo-distale
La loi proximo-distale, puis la loi céphalo-caudale
La loi proximo-distale, puis une progression des pieds vers la tête
La loi disto-proximale, puis la loi céphalo-caudale

La loi proximo-distale, puis la loi céphalo-caudale

Explication

La loi proximo-distale décrit une progression du centre du corps vers la périphérie, tandis que la loi céphalo-caudale va de la tête vers les pieds. Inverser les axes ou attribuer à l’un la direction de l’autre constitue la confusion visée.

33. Dans une comparaison inspirée par Darwin, une étude montre des différences d’intelligence entre humains et mammifères supérieurs, mais aucun changement de nature distinct entre leurs capacités. Comment Darwin qualifierait-il cette différence ?

Une différence de degré quantitative
Une différence exclusivement morphologique
Une différence de nature qualitative
Une absence de toute différence d’intelligence

Une différence de degré quantitative

Explication

Pour Darwin, les différences d’intelligence entre l’être humain et les mammifères supérieurs sont quantitatives : elles concernent le degré, non la nature. La différence qualitative confond degré et nature, l’absence de différence nie l’écart observé, et l’interprétation morphologique porte sur l’anatomie plutôt que sur l’intelligence.

34. Quelle trajectoire décrit le rôle d’Alfred Binet au laboratoire de psychologie physiologique de la Sorbonne ?

Il dirige le laboratoire dès 1891, puis le quitte en 1894 après l’avoir fondé
Il rejoint le laboratoire en 1894, puis en devient directeur en 1891
Il rejoint le laboratoire en 1891 et y développe une psychologie fondée sur la spéculation philosophique
Il rejoint le laboratoire en 1891, en devient directeur en 1894 et y développe une psychologie expérimentale

Il rejoint le laboratoire en 1891, en devient directeur en 1894 et y développe une psychologie expérimentale

Explication

Binet rejoint le laboratoire en 1891 et en prend la direction en 1894; il y développe une psychologie expérimentale fondée sur l’observation et l’expérimentation. L’inversion des dates confond arrivée et direction, la fondation est attribuée à tort à Binet, et l’approche philosophique contredit la démarche expérimentale.

35. Une comparaison de la dépense énergétique liée au déplacement indique que les humains consomment le quart de l’énergie nécessaire aux chimpanzés, que ceux-ci marchent sur deux ou quatre pattes. Quelle conclusion en découle ?

Le déplacement humain demande un quart de l’énergie nécessaire aux chimpanzés
Le déplacement humain demande quatre fois l’énergie nécessaire aux chimpanzés
L’usage des mains humain demande un quart de l’énergie du déplacement des chimpanzés
Le déplacement des chimpanzés demande un quart de l’énergie nécessaire aux humains

Le déplacement humain demande un quart de l’énergie nécessaire aux chimpanzés

Explication

La comparaison indique que les humains consomment un quart de l’énergie nécessaire aux chimpanzés pour se déplacer, ce qui traduit une dépense plus faible. La réponse qui inverse le rapport, celle qui attribue le quart aux chimpanzés et celle qui porte sur l’usage des mains changent le sens ou l’objet de la comparaison.

36. Une personne aveugle habituée à utiliser une canne parcourt seule un trajet qu’elle connaît. Par rapport à sa vitesse préférée établie avec un guide, quelle adaptation de sa marche est observée ?

Elle conserve sa vitesse, raccourcit ses pas et réduit leur durée
Elle ralentit, allonge ses pas et réduit leur durée
Elle accélère, raccourcit ses pas et augmente leur durée
Elle ralentit, raccourcit ses pas et augmente leur durée

Elle ralentit, raccourcit ses pas et augmente leur durée

Explication

Seul sur un parcours connu, le sujet aveugle ralentit par rapport à sa vitesse préférée, réduit la longueur de ses pas et en augmente la durée. Allonger les pas inverse l’adaptation observée, réduire leur durée contredit l’allongement temporel, et accélérer ou conserver la vitesse ne correspond pas au ralentissement mesuré.

37. Un enfant connaît une poussée de croissance et des changements hormonaux sans avoir suivi d’entraînement particulier. Quel processus explique ces changements ?

L’horloge sociale
L’apprentissage par la pratique
La maturation biologique
Un changement qualitatif

La maturation biologique

Explication

La maturation biologique désigne une séquence de changements programmés génétiquement, physiques ou hormonaux, qui ne dépend pas de la pratique. L’apprentissage par la pratique suppose un entraînement, l’horloge sociale concerne des trajectoires associées à l’âge, et le changement qualitatif porte sur une transformation de nature.

38. Dans le modèle de Piaget, un enfant n’a pas encore acquis un stade donné. Que peut-on conclure sur son accès aux stades suivants ?

Il progresse selon des mécanismes identiques à tout âge
Il doit acquérir ce stade avant de pouvoir accéder aux suivants
Il peut atteindre le stade suivant si son apprentissage est rapide
Il peut omettre ce stade si son environnement est favorable

Il doit acquérir ce stade avant de pouvoir accéder aux suivants

Explication

Chez Piaget, les stades se succèdent dans un ordre immuable et aucun ne peut être sauté. Une progression flexible ou l’omission d’un stade contredit cette règle, tandis que l’identité des mécanismes selon l’âge caractérise plutôt la conception continue associée à Bandura et Skinner.

39. Un enfant apprend progressivement une nouvelle tâche par renforcement, et les mêmes mécanismes d’apprentissage sont observés chez l’adulte. Quelle conception du développement correspond à cette situation ?

Un développement continu à mécanismes d’apprentissage stables
Une succession de stades dont l’ordre reste immuable
Un développement discontinu aux mécanismes variables selon l’âge
Une acquisition par imitation sans apprentissage progressif

Un développement continu à mécanismes d’apprentissage stables

Explication

Pour Bandura et Skinner, le développement est continu et les mécanismes d’apprentissage restent identiques quel que soit l’âge. Les stades immuables renvoient à Piaget, les mécanismes variables contredisent cette conception, et l’imitation sans essais graduels ne décrit pas ici l’apprentissage par renforcement.

40. Un enfant marche pour rejoindre un adulte, puis lui sourit pour manifester sa joie. Comment classer ces deux conduites, dans cet ordre ?

Fonction effectrice, puis fonction expressive.
Fonction expressive, puis fonction effectrice.
Fonction effectrice, puis fonction effectrice.
Fonction expressive, puis fonction expressive.

Fonction effectrice, puis fonction expressive.

Explication

La marche transporte le corps et relève donc de la fonction effectrice, tandis que le sourire exprime une émotion et relève de la fonction expressive. Classer la marche comme expressive confond locomotion et communication, et classer le sourire comme effecteur confond expression et transport ou manipulation.

41. Un enfant acquiert des mouvements selon des étapes liées à la maturation de son système nerveux central, les réflexes primitifs servant de base à ces acquisitions. Quelle théorie correspond à cette explication ?

La théorie fonction-spécifique de Bernstein
La théorie neuro-maturationniste de Gesell
La théorie du conditionnement de Skinner
La théorie des systèmes dynamiques de Thelen

La théorie neuro-maturationniste de Gesell

Explication

Pour Gesell, le système nerveux central organise les évolutions motrices et les réflexes primitifs servent de base aux étapes du développement. Skinner met l’accent sur l’apprentissage et le renforcement, Bernstein sur le caractère fonction-spécifique du mouvement, et Thelen sur l’interaction de composantes multiples.

42. Une chercheuse compare, d’une part, l’augmentation progressive du poids d’un enfant et, d’autre part, une transformation de sa manière de résoudre un problème. Comment classe-t-elle ces deux changements ?

Le poids est qualitatif et la pensée quantitative
Les deux changements sont quantitatifs
Les deux changements sont qualitatifs
Le poids est quantitatif et la pensée qualitative

Le poids est quantitatif et la pensée qualitative

Explication

Une augmentation progressive du poids est un changement quantitatif, continu et graduel, tandis qu’une transformation de la façon de penser est qualitative et discontinue. Inverser les catégories confond leurs caractéristiques; classer les deux changements dans une même catégorie ignore cette distinction.

43. Un enfant vient de commencer à marcher seul. Quelle durée correspond à la phase initiale d’intégration de la posture et du mouvement avant la longue période d’ajustement ?

Environ 3 à 5 mois, puis un ajustement qui se poursuit pendant 5 à 6 mois de marche indépendante
Environ 3 à 5 semaines, puis un ajustement qui se poursuit pendant 5 à 6 ans de marche indépendante
Environ 5 à 6 ans, puis un ajustement qui se poursuit pendant 3 à 5 mois de marche indépendante
Environ 3 à 5 mois, puis un ajustement qui se poursuit pendant 5 à 6 ans de marche indépendante

Environ 3 à 5 mois, puis un ajustement qui se poursuit pendant 5 à 6 ans de marche indépendante

Explication

L’acquisition de la marche comporte une intégration de la posture et du mouvement d’environ 3 à 5 mois, suivie d’ajustements durant 5 à 6 années de marche indépendante. La durée de 5 à 6 ans appartient à l’ajustement, quelques semaines raccourcissent à tort l’intégration, et quelques mois sous-estiment la période d’ajustement.

44. Un bébé adopte une posture symétrique pour se redresser en poussant sur ses deux mains, puis une posture asymétrique pour explorer ce qui l’entoure. Quelle interprétation convient ?

La symétrie favorise défense, vigilance et réactions antigravitaires ; l’asymétrie favorise exploration et interactions
La symétrie favorise défense et exploration ; l’asymétrie favorise vigilance et réactions antigravitaires
La symétrie favorise exploration et adaptation perceptive ; l’asymétrie favorise défense et vigilance
La symétrie et l’asymétrie remplissent les mêmes fonctions d’exploration et de défense

La symétrie favorise défense, vigilance et réactions antigravitaires ; l’asymétrie favorise exploration et interactions

Explication

Les postures symétriques soutiennent la défense, la vigilance et les réactions antigravitaires, alors que les postures asymétriques facilitent l’exploration, l’adaptation perceptive et les interactions. Les propositions inversées échangent ces fonctions, tandis que les regrouper efface la distinction.

45. Un enfant apprend à se déplacer dans une pièce où des obstacles prévisibles côtoient des déséquilibres inattendus. Quelle capacité caractérise une locomotion adaptée ?

S’appuyer sur les contraintes du milieu sans tenir compte de la posture ni du mouvement
Intégrer les contraintes du corps et du milieu pour anticiper, réagir et limiter le coût énergétique
Réagir aux obstacles prévisibles et ignorer les déséquilibres inattendus
Accélérer les déplacements, même si l’action demande davantage d’énergie

Intégrer les contraintes du corps et du milieu pour anticiper, réagir et limiter le coût énergétique

Explication

Une locomotion adaptée intègre les contraintes posturales, dynamiques et environnementales afin d’anticiper, de réagir aux imprévus et de minimiser le coût énergétique. Négliger le corps omet les contraintes posturales, ignorer les déséquilibres confond événements prévisibles et imprévus, et privilégier la vitesse s’écarte de l’économie d’énergie.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce que la maturation biologique ?

Un processus séquentiel de changements programmés génétiquement.

De quoi dépendent les changements physiques et hormonaux de la maturation biologique ?

Ils ne dépendent pas de la pratique ni de l’entraînement.

Quelle distinction oppose les changements développementaux quantitatifs et qualitatifs ?

Les changements quantitatifs sont continus et graduels, tandis que les qualitatifs sont discontinus.

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