QCM : Diabètes de type 1 et 2 (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux personnes reçoivent un diagnostic de diabète : chez l’une, les signes apparaissent brutalement à 22 ans; chez l’autre, ils s’installent progressivement à 52 ans. Quelle interprétation correspond aux profils d’apparition habituels ?

Les deux présentent le profil typique du type 2, car le diagnostic survient à l’âge adulte
La première présente le profil typique du type 1 et la seconde celui du type 2
Les deux présentent le profil typique du type 1, car leurs symptômes sont apparus
La première présente le profil typique du type 2 et la seconde celui du type 1

La première présente le profil typique du type 1 et la seconde celui du type 2

Explication

Le type 1 apparaît plutôt brutalement chez les personnes jeunes, souvent avant 30 ans, tandis que le type 2 s’installe progressivement, généralement entre 40 et 60 ans. Inverser les profils confond les types, et l’âge adulte seul ne détermine pas le type.

2. Une personne ne reçoit aucun traitement et présente une glycémie chronique de 1,30 g/L1{,}30\,\text{g/L}. Quel élément correspond au critère de caractérisation du diabète décrit ici ?

Une hausse ponctuelle de la glycémie après un repas
Une hyperglycémie chronique supérieure à 1,26 g/L1{,}26\,\text{g/L}
Une hyperglycémie chronique inférieure à 1,26 g/L1{,}26\,\text{g/L}
Une glycémie à jeun proche de 5 mmol⋅L−15\,\text{mmol·L}^{-1}

Une hyperglycémie chronique supérieure à $$1{,}26\,\text{g/L}$$

Explication

Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique supérieure à 1,26 g/L1{,}26\,\text{g/L} en l’absence de traitement. La valeur à jeun en mmol·L⁻¹ n’est pas ce seuil, une valeur inférieure inverse le critère et une hausse ponctuelle ne correspond pas à la chronicité.

3. Une personne a une glycémie à jeun de 5 mmol⋅L−15\,\text{mmol·L}^{-1}; laquelle des glycémies suivantes atteint le seuil à partir duquel une glycosurie apparaît ?

8 mmol⋅L−18\,\text{mmol·L}^{-1}
10 mmol⋅L−110\,\text{mmol·L}^{-1}
5 mmol⋅L−15\,\text{mmol·L}^{-1}
7 mmol⋅L−17\,\text{mmol·L}^{-1}

$$8\,\text{mmol·L}^{-1}$$

Explication

La glycosurie apparaît à partir de 8 mmol⋅L−18\,\text{mmol·L}^{-1}, au-dessus de la glycémie normale à jeun d’environ 5 mmol⋅L−15\,\text{mmol·L}^{-1}. La valeur de 5 correspond à la glycémie normale, tandis que 7 sous-estime et 10 surestime le seuil.

4. Chez une personne dont la glycémie devient élevée, quelle succession explique l’apparition d’une soif compensatrice ?

Polyurie, hyperglycémie, glycosurie, puis polydipsie
Hyperglycémie, polyurie, glycosurie, puis polydipsie
Hyperglycémie, glycosurie, polyurie, puis polydipsie
Hyperglycémie, glycosurie, polydipsie, puis polyurie

Hyperglycémie, glycosurie, polyurie, puis polydipsie

Explication

L’hyperglycémie entraîne une glycosurie, qui augmente les pertes d’eau et provoque une polyurie; la soif s’intensifie ensuite pour compenser cette perte. Placer la glycosurie après la polyurie inverse le mécanisme, et la polydipsie précède incorrectement la perte d’eau.

5. Que désigne l’insulinorésistance dans le diabète de type 2 ?

La destruction auto-immune des cellules β du pancréas
Une diminution de la sensibilité des récepteurs à l’insuline
Une diminution du stockage du glucose par les cellules cibles
Une diminution de la sécrétion d’insuline par les cellules β

Une diminution de la sensibilité des récepteurs à l’insuline

Explication

L’insulinorésistance correspond à une réponse réduite des récepteurs à l’insuline. La baisse de sécrétion par les cellules β est plutôt appelée insulinopénie.

6. Quelle activité physique est recommandée pour prévenir le diabète ?

Pratiquer 30 à 40 minutes d’activité, six à sept fois par semaine
Pratiquer 20 à 30 minutes d’activité, trois à cinq fois par semaine
Pratiquer 40 à 50 minutes d’activité, une à deux fois par semaine
Pratiquer 10 à 15 minutes d’activité, deux à trois fois par semaine

Pratiquer 20 à 30 minutes d’activité, trois à cinq fois par semaine

Explication

La prévention recommande une activité physique de 20 à 30 minutes, au moins trois à cinq fois par semaine. Une durée plus longue mais moins fréquente ne correspond pas à la recommandation indiquée.

7. Quel rôle joue l’hyperglycémie chronique dans l’apparition des complications vasculaires du diabète ?

Elle stimule la sécrétion d’insuline et provoque une dilatation durable des vaisseaux.
Elle détériore progressivement les vaisseaux sanguins et peut provoquer des angiopathies.
Elle augmente directement la sensibilité des récepteurs à l’insuline et fragilise les artères.
Elle réduit la filtration rénale et déclenche une inflammation des vaisseaux sanguins.

Elle détériore progressivement les vaisseaux sanguins et peut provoquer des angiopathies.

Explication

Une hyperglycémie prolongée altère progressivement les vaisseaux et peut entraîner des angiopathies. La baisse de filtration rénale peut être une conséquence d’une atteinte microvasculaire, mais elle n’est pas présentée comme la cause générale des complications vasculaires.

8. À quel âge le diabète de type 2 apparaît-il généralement de façon progressive ?

Entre 40 et 60 ans
Avant 30 ans, avec une apparition brutale
Après 60 ans, avec une apparition soudaine
Entre 20 et 40 ans, avec une apparition brutale

Entre 40 et 60 ans

Explication

Le diabète de type 2 s’installe progressivement et apparaît généralement entre 40 et 60 ans. Le profil d’une apparition brutale avant 30 ans correspond plutôt au diabète de type 1.

9. En quoi la polyurie et la polydipsie correspondent-elles à des manifestations urinaires distinctes mais liées ?

La polyurie augmente le volume des urines, tandis que la polydipsie correspond à une soif excessive compensant les pertes d’eau.
La polyurie traduit une perte de poids, tandis que la polydipsie désigne une fatigue liée à la glycosurie.
La polyurie résulte d’une diminution des pertes d’eau, tandis que la polydipsie réduit le volume des urines.
La polyurie désigne une soif excessive, tandis que la polydipsie correspond à une augmentation du volume des urines.

La polyurie augmente le volume des urines, tandis que la polydipsie correspond à une soif excessive compensant les pertes d’eau.

Explication

La polyurie est l’augmentation du volume urinaire, et la polydipsie est une soif excessive qui aide à compenser l’eau perdue. Confondre leurs définitions inverse les deux symptômes, même si la soif peut bien suivre les pertes urinaires.

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À quel seuil de glycémie l’hyperglycémie chronique caractérise-t-elle le diabète sans traitement ?

Au-dessus de 1,26 g/L.

À partir de quelle glycémie apparaît une glycosurie ?

À partir de 8 mmol·L⁻¹.

Quels symptômes du diabète Étienne Langer rapporte-t-il dans « Diabète, des thérapies d’avenir » (jan.-fév. 2013) ?

La polyurie, la polydipsie, la perte de poids et la fatigue.

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