QCM : Dynamique des écosystèmes — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la dynamique des écosystèmes ?

Les changements des populations d’espèces dans les milieux au cours du temps
La mesure des échanges de matière entre les organismes et le sol
La description des composantes d’un écosystème à un moment donné
La classification des espèces selon leurs ressemblances anatomiques

Les changements des populations d’espèces dans les milieux au cours du temps

Explication

La dynamique des écosystèmes étudie les changements des populations au cours du temps, notamment la diversification et la disparition d’espèces. Une simple description d’un écosystème ne prend pas en compte cette évolution temporelle.

2. Quel exemple illustre une variation du nombre de genres suivie de la disparition d’un groupe ?

Les trilobites, dont le nombre de genres a varié avant leur disparition
Les lapins australiens, dont la population s’est accrue après leur introduction
Les wallabies, dont la population a diminué face à la concurrence alimentaire
Les lemmings, dont les effectifs ont fluctué sous l’effet de la prédation

Les trilobites, dont le nombre de genres a varié avant leur disparition

Explication

Les trilobites sont des invertébrés dont le nombre de genres a changé au cours du temps avant leur disparition. Les autres exemples concernent une colonisation, une diminution liée aux ressources ou une régulation prédateur-proie.

3. Quelle situation décrit correctement la colonisation de l’Australie par les lapins introduits par Thomas Austin ?

En 1859, une population locale de lapins a diminué avant de recoloniser une petite région australienne
En 1909, douze couples ont été introduits et les lapins ont occupé environ six pour cent du territoire
En 1859, des lapins sauvages ont migré naturellement vers l’Australie depuis plusieurs continents
En 1859, douze couples ont été introduits et les lapins ont ensuite occupé une grande partie du territoire

En 1859, douze couples ont été introduits et les lapins ont ensuite occupé une grande partie du territoire

Explication

Thomas Austin a importé douze couples de lapins dans le sud de l’Australie en 1859, puis leur population a atteint une très grande extension. Cette colonisation concerne une espèce introduite, et non une espèce naturellement présente dans le milieu.

4. Dans quelle situation une espèce a-t-elle les meilleures chances de coloniser un nouveau milieu ?

Lorsqu’elle trouve des ressources alimentaires, s’adapte au milieu et se reproduit
Lorsqu’elle se reproduit peu après son arrivée et évite toute modification de son comportement
Lorsqu’elle dispose de ressources abondantes sans pouvoir s’adapter aux conditions locales
Lorsqu’elle rencontre peu de nourriture, mais conserve ses caractéristiques initiales

Lorsqu’elle trouve des ressources alimentaires, s’adapte au milieu et se reproduit

Explication

L’accès aux ressources, l’adaptation au nouveau milieu et la reproduction favorisent ensemble l’installation d’une espèce. Des ressources abondantes ne suffisent pas si l’espèce ne peut pas s’adapter aux conditions du milieu.

5. Quelle explication rend compte de manière plausible des variations de la population de lemmings ?

Les déplacements des lemmings empêchent toute relation entre leurs effectifs et ceux des prédateurs
Les interactions avec leurs prédateurs, notamment l’hermine, influencent leurs effectifs
Un suicide collectif lors des migrations provoque régulièrement leur disparition
La variation de leur population résulte d’une absence complète d’interactions avec d’autres espèces

Les interactions avec leurs prédateurs, notamment l’hermine, influencent leurs effectifs

Explication

Les variations des lemmings peuvent s’expliquer par les interactions de prédation avec leurs prédateurs. L’hypothèse d’un suicide collectif lors des migrations n’est pas une explication plausible de ces variations.

6. Comment évoluent généralement les populations de lemmings et d’hermines dans une relation prédateur-proie ?

La baisse des lemmings augmente la population d’hermines, puis la prédation accrue fait remonter les lemmings
La hausse des lemmings augmente la nourriture des hermines, puis la prédation accrue réduit les deux populations
La hausse des lemmings réduit la nourriture des hermines, dont l’augmentation entraîne ensuite celle des lemmings
La stabilité des lemmings entraîne une hausse des hermines, qui maintient ensuite les lemmings à leur niveau initial

La hausse des lemmings augmente la nourriture des hermines, puis la prédation accrue réduit les deux populations

Explication

Quand les lemmings deviennent plus nombreux, ils fournissent davantage de nourriture aux hermines, dont la population augmente ensuite. La prédation accrue fait alors diminuer les lemmings, puis la diminution des proies entraîne celle des hermines.

7. Quelle caractéristique définit un équilibre naturel entre un prédateur et sa proie ?

Le prédateur augmente sans lien avec l’abondance de sa proie et impose une population constante
Les deux populations évoluent indépendamment, car leurs ressources et leurs effectifs ne sont pas liés
La proie contrôle directement le prédateur en supprimant les interactions entre les deux espèces
Chaque population dépend de l’autre, ce qui contribue à stabiliser leurs effectifs

Chaque population dépend de l’autre, ce qui contribue à stabiliser leurs effectifs

Explication

Dans un équilibre prédateur-proie, les deux populations dépendent l’une de l’autre et leurs effectifs varient en interaction. L’idée d’une évolution indépendante contredit précisément le principe de cette régulation naturelle.

8. Qu’est-ce qui caractérise un aléa dans un milieu ?

Une modification régulière liée aux saisons
Une variation constante produite par les activités biologiques
Un changement imprévisible dû au hasard
Une transformation progressive prévue par les organismes

Un changement imprévisible dû au hasard

Explication

Un aléa correspond à un changement imprévisible résultant du hasard et susceptible de modifier les conditions du milieu. Une modification régulière et prévisible ne constitue donc pas un aléa au sens écologique.

9. Pourquoi la vague de froid de l’hiver 1985 a-t-elle entraîné la mort de 3 000 flamants roses en Camargue ?

Elle a réduit la salinité de l’eau et désorienté les oiseaux
Elle a rendu les artémies gelées inaccessibles aux oiseaux
Elle a empêché les flamants roses de rejoindre leur site de reproduction
Elle a éliminé toutes les artémies présentes dans les étangs

Elle a rendu les artémies gelées inaccessibles aux oiseaux

Explication

Le froid a gelé les artémies et empêché les flamants roses d’atteindre cette ressource alimentaire, provoquant 3 000 morts sur 20 000 oiseaux. Les artémies restaient présentes dans l’eau non gelée, elles n’avaient donc pas toutes disparu.

10. Quelle combinaison décrit le mieux la stratégie reproductive r ?

Petite descendance, maturité tardive et soins parentaux prolongés
Fécondité modérée, croissance régulière et forte survie des jeunes
Forte fécondité, croissance rapide et faible survie jusqu’à la maturité
Faible fécondité, croissance lente et investissement parental important

Forte fécondité, croissance rapide et faible survie jusqu’à la maturité

Explication

La stratégie r est adaptée aux milieux variables ou perturbés et repose sur une forte fécondité, une croissance rapide et une faible probabilité de survie jusqu’à la maturité sexuelle. Les autres combinaisons correspondent davantage aux caractéristiques de la stratégie K.

11. Dans quel milieu une stratégie K est-elle particulièrement adaptée ?

Dans un milieu pauvre où la maturité sexuelle est atteinte rapidement
Dans un milieu perturbé où les ressources changent rapidement
Dans un milieu prévisible où les jeunes bénéficient d’un investissement important
Dans un milieu instable favorisant une reproduction très abondante

Dans un milieu prévisible où les jeunes bénéficient d’un investissement important

Explication

La stratégie K convient aux conditions de vie prévisibles et associe une fécondité réduite à une forte survie des jeunes grâce à un investissement important. Un milieu variable ou perturbé favorise plutôt la stratégie r.

12. Quelle structure de population correspond à une stratégie r ?

Beaucoup de jeunes et peu d’adultes
Peu de jeunes et beaucoup d’adultes
Des effectifs comparables chez les jeunes et les adultes
Beaucoup d’adultes et une reproduction peu fréquente

Beaucoup de jeunes et peu d’adultes

Explication

Les populations à stratégie r produisent de nombreux jeunes, dont une faible proportion atteint la maturité, ce qui conduit à une structure comprenant beaucoup de jeunes et peu d’adultes. La structure inverse caractérise les populations à stratégie K.

13. À quelle période l’île volcanique de Surtsey s’est-elle formée ?

Entre le 14 novembre 1973 et le 5 juin 1977
Entre le 14 novembre 1953 et le 5 juin 1957
Entre le 5 juin 1967 et le 14 novembre 1977
Entre le 14 novembre 1963 et le 5 juin 1967

Entre le 14 novembre 1963 et le 5 juin 1967

Explication

Surtsey s’est formée à la suite d’une éruption sous-marine commencée le 14 novembre 1963 et achevée le 5 juin 1967. Les autres périodes ne correspondent pas à la formation de cette île.

14. Quelles espèces font partie des premiers colonisateurs de Surtsey ?

Des poissons, des crustacés et des plantes d’eau douce
Des oiseaux marins, des mammifères et des arbres forestiers
Des mousses, des lichens et des angiospermes côtiers
Des reptiles, des fougères et des grands arbustes

Des mousses, des lichens et des angiospermes côtiers

Explication

Les mousses, les lichens et les angiospermes côtiers colonisent d’abord Surtsey parce qu’ils se dispersent facilement et supportent des conditions rudes. Les oiseaux arrivent plus tard, lorsque le milieu s’est enrichi et offre davantage de ressources.

15. Comment se déroule la succession des stratégies reproductives lors de la colonisation de Surtsey ?

Les espèces K s’installent d’abord, puis les espèces r arrivent après la stabilisation du milieu
Les espèces K remplacent les espèces r avant que le milieu ne s’enrichisse
Les espèces r et K s’installent ensemble dès le début de la colonisation
Les espèces r s’installent d’abord, puis les espèces K apparaissent lorsque le milieu se stabilise

Les espèces r s’installent d’abord, puis les espèces K apparaissent lorsque le milieu se stabilise

Explication

Les espèces à stratégie r colonisent d’abord le milieu, s’y reproduisent rapidement et contribuent à son enrichissement, ce qui permet ensuite l’installation d’espèces à stratégie K. La stratégie K est donc associée à une phase plus stable et non au début d’un milieu nouvellement formé.

16. Quel effet les introductions humaines d’espèces et les perturbations des milieux peuvent-elles avoir sur les écosystèmes ?

Elles peuvent détruire les équilibres établis et modifier l’évolution naturelle des espèces
Elles peuvent accélérer la stabilisation des écosystèmes sans changer les espèces présentes
Elles peuvent augmenter la diversité sans perturber les relations entre organismes
Elles peuvent favoriser la colonisation naturelle en maintenant les interactions existantes

Elles peuvent détruire les équilibres établis et modifier l’évolution naturelle des espèces

Explication

Les introductions humaines et les perturbations peuvent rompre les équilibres établis et modifier la trajectoire naturelle de l’évolution des espèces. Elles ne garantissent donc ni la stabilisation des écosystèmes ni une augmentation harmonieuse de leur diversité.

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Qu'est-ce que la dynamique des écosystèmes ?

Les changements des populations d’espèces dans les milieux au cours du temps.

Quels phénomènes accompagnent la dynamique des écosystèmes ?

La diversification et la disparition d’espèces.

Quel animal Thomas Austin a-t-il importé en Australie en 1859 ?

Des lapins.

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