QCM : QCM de résistance des matériaux — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un exercice de mécanique portant sur une structure, quelle hypothèse est appliquée à son poids propre ?

Il est systématiquement négligé dans les calculs
Il est calculé uniquement après les autres charges
Il est ajouté deux fois pour tenir compte de la sécurité
Il est remplacé par une force horizontale équivalente

Il est systématiquement négligé dans les calculs

Explication

Les exercices adoptent l’hypothèse que le poids propre de la structure est systématiquement négligé. Le remplacer par une force horizontale modifierait la modélisation prévue.

2. Pour une poutre horizontale, que provoque un moment fléchissant positif selon la convention adoptée ?

Il annule les contraintes dans les fibres extrêmes
Il tend les fibres supérieures de la poutre
Il tend les fibres inférieures de la poutre
Il comprime les fibres inférieures de la poutre

Il tend les fibres inférieures de la poutre

Explication

Avec la convention considérée, un moment positif tend les fibres inférieures d’une poutre horizontale. La tendance à tendre les fibres supérieures correspond à la convention opposée mentionnée dans la confusion.

3. Quelle unité exprime correctement un moment mécanique ?

Le newton-mètre, noté N⋅m\mathrm{N\cdot m}
Le kilogramme par seconde, noté kg/s\mathrm{kg/s}
Le newton par mètre, noté N/m\mathrm{N/m}
Le pascal-mètre, noté Pa⋅m\mathrm{Pa\cdot m}

Le newton-mètre, noté $$\mathrm{N\cdot m}$$

Explication

Un moment mécanique est le produit d’une force par une distance, et son unité est donc le newton-mètre, noté N⋅m\mathrm{N\cdot m}. Le newton par mètre correspond à une autre combinaison d’unités et ne représente pas un moment.

4. Quel ordre de grandeur correspond au poids d’un adulte ?

Environ 75 N
Environ 0,75 N
Environ 750 N
Environ 7 500 N

Environ 750 N

Explication

Le poids d’un adulte est de l’ordre de 750 N. Une valeur de 75 N sous-estime fortement le poids attendu, tandis que 7 500 N le surestime d’un facteur dix.

5. Quelle valeur représente approximativement la résistance en compression d’un béton ordinaire ?

Environ 0,3 MPa, soit 3 daN·cm⁻²
Environ 30 MPa, soit 300 daN·cm⁻²
Environ 300 MPa, soit 3 000 daN·cm⁻²
Environ 3 MPa, soit 30 daN·cm⁻²

Environ 30 MPa, soit 300 daN·cm⁻²

Explication

La résistance en compression d’un béton ordinaire est d’environ 30 MPa, valeur équivalente à 300 daN·cm⁻². Une valeur de 3 MPa correspondrait à une résistance dix fois plus faible.

6. Comment calcule-t-on le moment d’une force par rapport à un point ?

En multipliant la force par son bras de levier, avec un signe lié au sens de rotation
En multipliant deux distances, puis en attribuant un signe selon leur unité
En divisant la force par son bras de levier, avec un signe lié à la direction de la force
En additionnant la force et son bras de levier, sans tenir compte du sens de rotation

En multipliant la force par son bras de levier, avec un signe lié au sens de rotation

Explication

Le moment est le produit de la force par son bras de levier, et son signe dépend du sens de rotation produit. Le bras de levier est une distance, alors que la force s’exprime en newtons, ce qui exclut leur division ou leur addition.

7. Deux forces PP et QQ sont appliquées en AA, avec des bras de levier orientés aa et bb par rapport à BB. Quelle expression donne le moment en BB ?

MB=P a+Q bM_B=P\,a+Q\,b
MB=P b−Q aM_B=P\,b-Q\,a
MB=−P a+Q bM_B=-P\,a+Q\,b
MB=−P b+Q aM_B=-P\,b+Q\,a

$$M_B=-P\,a+Q\,b$$

Explication

En associant à PP le bras aa et à QQ le bras bb, les moments orientés s’écrivent MB=−P a+Q bM_B=-P\,a+Q\,b. L’expression −P b+Q a-P\,b+Q\,a inverse précisément les bras de levier des deux forces.

8. Quelle condition permet d’éviter le basculement d’un chargeur autour de son point de rotation limite ?

La somme des moments des poids est nulle ou reste dans le sens stabilisant
La résultante des poids passe par le point de rotation sans considérer leur sens de rotation
Le moment du poids arrière est supérieur à celui du poids avant dans chaque configuration
La somme des forces horizontales est nulle, quelles que soient les positions des poids

La somme des moments des poids est nulle ou reste dans le sens stabilisant

Explication

La stabilité est assurée lorsque la somme des moments des poids par rapport au point limite est nulle ou conserve un sens stabilisant. L’équilibre des forces horizontales ne suffit pas à caractériser le basculement, qui dépend des moments.

9. Un pieu reçoit une force verticale FF en tête et un frottement latéral constant. Comment évolue l’effort normal le long du pieu ?

Il reste constant et atteint son maximum à mi-hauteur
Il augmente linéairement vers la pointe et dépasse FF
Il varie linéairement et sa valeur absolue maximale se situe en tête
Il varie paraboliquement et s’annule directement sous la tête

Il varie linéairement et sa valeur absolue maximale se situe en tête

Explication

Le frottement latéral constant entraîne une variation linéaire de l’effort normal, dont la valeur absolue maximale est atteinte en tête et vaut celle de FF. Une variation constante ou parabolique ne correspond pas à la répartition produite par ce frottement.

10. Dans quelle condition un pieu soumis à une charge verticale en tête est-il comprimé sur toute sa hauteur ?

Lorsque le frottement latéral change de sens à chaque section
Lorsque la pointe transmet la charge sans interaction avec le sol
Lorsque les efforts de contact et de pointe s’opposent à la charge appliquée
Lorsque les efforts de contact et de pointe renforcent la charge appliquée

Lorsque les efforts de contact et de pointe s’opposent à la charge appliquée

Explication

Le pieu est comprimé sur toute sa hauteur lorsque les réactions de contact et de pointe s’opposent à la charge verticale en tête. Si ces efforts renforçaient la charge, ils ne produiraient pas cette situation de compression continue.

11. Pour une section rectangulaire de largeur bb et de hauteur hh, quelle expression donne le moment quadratique par rapport à l’axe OyOy ?

IOy=hb312I_{Oy}=\frac{h b^3}{12}
IOy=bh312I_{Oy}=\frac{b h^3}{12}
IOy=b2h212I_{Oy}=\frac{b^2 h^2}{12}
IOy=hb12I_{Oy}=\frac{h b}{12}

$$I_{Oy}=\frac{h b^3}{12}$$

Explication

Selon la convention indiquée, le moment quadratique par rapport à OyOy vaut IOy=hb312I_{Oy}=\frac{h b^3}{12}, car la dimension perpendiculaire à l’axe intervient au cube. L’expression avec h3h^3 correspondrait à une autre orientation de l’axe.

12. Quel est le moment quadratique central d’un disque de rayon RR par rapport à un axe passant par son centre ?

I=0I=0
I=πR24I=\frac{\pi R^2}{4}
I=πR3I=\pi R^3
I=πR44I=\frac{\pi R^4}{4}

$$I=\frac{\pi R^4}{4}$$

Explication

Pour un disque, le moment quadratique central vaut I=πR44I=\frac{\pi R^4}{4}, ou encore I=πϕ464I=\frac{\pi\phi^4}{64} avec le diamètre ϕ\phi. Il ne faut pas le confondre avec une aire ou une distance orientée, qui pourraient être nulles dans certaines situations.

13. Que mesure le degré d’hyperstaticité d’une structure ?

Le nombre de sections nécessaires pour tracer un diagramme interne
La valeur maximale du déplacement avant rupture de la structure
Le rapport entre la charge appliquée et la résistance d’un matériau
Le nombre d’inconnues supplémentaires par rapport aux équations d’équilibre disponibles

Le nombre d’inconnues supplémentaires par rapport aux équations d’équilibre disponibles

Explication

Le degré d’hyperstaticité quantifie les inconnues de liaison ou d’efforts qui dépassent le nombre d’équations d’équilibre disponibles. Il ne décrit ni directement les déplacements, ni la résistance du matériau, ni le nombre de sections étudiées.

14. Quelle différence distingue une structure isostatique d’une structure hyperstatique ?

L’isostatique possède des charges nulles, tandis que l’hyperstatique possède des charges réparties
L’isostatique exige la compatibilité, tandis que l’hyperstatique se résout par l’équilibre
L’isostatique se résout par l’équilibre, tandis que l’hyperstatique exige des relations supplémentaires
L’isostatique est déformable, tandis que l’hyperstatique ne subit aucune déformation

L’isostatique se résout par l’équilibre, tandis que l’hyperstatique exige des relations supplémentaires

Explication

Une structure isostatique est déterminable avec les seules équations d’équilibre, alors qu’une structure hyperstatique nécessite aussi des relations de compatibilité ou de déformation. La présence d’une charge ou d’une déformation ne suffit donc pas à distinguer ces deux catégories.

15. Quelle démarche permet d’établir correctement un diagramme de moment fléchissant ?

Repérer les charges, remplacer les appuis, puis intégrer uniquement les forces horizontales
Calculer les déformations, supprimer les réactions, puis tracer une valeur constante
Tracer le diagramme, déterminer les réactions ensuite, puis négliger les valeurs extrêmes
Déterminer les réactions, écrire le moment le long des éléments, puis repérer ses variations

Déterminer les réactions, écrire le moment le long des éléments, puis repérer ses variations

Explication

La construction du diagramme commence par la détermination des réactions d’appui, suivie de l’écriture du moment le long de chaque élément et de l’identification de ses valeurs et variations. Les réactions ne peuvent pas être supprimées, car elles participent directement aux moments internes.

16. Une structure est soumise à une résultante répartie de valeur 2qL2qL et possède trois réactions verticales YAY_A, YBY_B et YCY_C. Quelle équation traduit son équilibre vertical ?

YA+YB+YC+2qL=0Y_A+Y_B+Y_C+2qL=0
YA+YB+YC−2qL=0Y_A+Y_B+Y_C-2qL=0
YA+YB−YC−2qL=0Y_A+Y_B-Y_C-2qL=0
YAYBYC−2qL=0Y_A Y_B Y_C-2qL=0

$$Y_A+Y_B+Y_C-2qL=0$$

Explication

L’équilibre vertical impose que la somme algébrique des forces verticales soit nulle, d’où YA+YB+YC−2qL=0Y_A+Y_B+Y_C-2qL=0. Une somme de moments nuls constituerait une autre équation d’équilibre et ne remplacerait pas cette relation des forces verticales.

17. Pour évaluer le risque de flambement d’un poteau, quelle longueur doit-on utiliser ?

La longueur équivalente déterminée par les conditions d’appui
La longueur totale mesurée entre les niveaux de plancher
La hauteur géométrique fixée par la structure porteuse
La distance correspondant à la section transversale du poteau

La longueur équivalente déterminée par les conditions d’appui

Explication

La longueur de flambement est une longueur équivalente qui caractérise le comportement du poteau en fonction de ses appuis. La hauteur géométrique reste fixée par la structure et ne varie pas avec les conditions d’appui.

18. Pour un poteau AB de hauteur HH, dans quel intervalle la longueur de flambement peut-elle se situer selon les conditions d’appui ?

Entre 1,5H1{,}5H et 2H2H
Entre HH et 1,5H1{,}5H
Entre 0,7H0{,}7H et HH
Entre 0,3H0{,}3H et 0,7H0{,}7H

Entre $$0{,}7H$$ et $$H$$

Explication

Pour le poteau considéré, les conditions d’appui conduisent à une longueur de flambement comprise entre 0,7H0{,}7H et HH. Les autres intervalles ne correspondent pas à la plage indiquée pour ce poteau.

19. Quelle expression représente le paramètre de rigidité relative d’une structure composée de poutres et de poteaux ?

α=IHSL3\alpha=\frac{I H}{S L^3}
α=SL3IH\alpha=\frac{S L^3}{I H}
α=ISHL3\alpha=\frac{I S}{H L^3}
α=HL3IS\alpha=\frac{H L^3}{I S}

$$\alpha=\frac{I H}{S L^3}$$

Explication

Le paramètre de rigidité relative est défini par α=IHSL3\alpha=\frac{I H}{S L^3}, avec II le moment quadratique, HH la hauteur, SS la section et LL la portée. L’expression inverse échange le rôle des rigidités et ne correspond pas à la définition donnée.

20. Dans une structure à trois poteaux, quelle répartition des efforts normaux tend à apparaître lorsque α\alpha est très petit ?

NB4=PN_{B4}=P et NB3=NB5=0N_{B3}=N_{B5}=0
NB3=NB5=P2N_{B3}=N_{B5}=\frac{P}{2} et NB4=0N_{B4}=0
NB3=PN_{B3}=P et NB4=NB5=0N_{B4}=N_{B5}=0
NB3=NB4=NB5=P3N_{B3}=N_{B4}=N_{B5}=\frac{P}{3}

$$N_{B3}=N_{B4}=N_{B5}=\frac{P}{3}$$

Explication

Lorsque α\alpha est très petit, les trois poteaux tendent à reprendre des efforts normaux égaux, chacun valant P3\frac{P}{3}. La concentration de la charge sur les poteaux extérieurs correspond au régime de grand α\alpha.

21. Lorsque α\alpha est très grand, comment les efforts normaux se répartissent-ils entre les trois poteaux ?

Les poteaux extérieurs reprennent chacun P2\frac{P}{2} et le poteau central tend vers zéro
Un poteau extérieur reprend PP tandis que les deux autres tendent vers zéro
Les trois poteaux reprennent chacun P3\frac{P}{3}
Le poteau central reprend PP et les poteaux extérieurs tendent vers zéro

Les poteaux extérieurs reprennent chacun $$\frac{P}{2}$$ et le poteau central tend vers zéro

Explication

Pour un grand α\alpha, les poteaux extérieurs tendent à reprendre chacun P2\frac{P}{2}, tandis que l’effort du poteau central tend vers zéro. La répartition égale entre les trois poteaux caractérise plutôt le cas d’un α\alpha très petit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur QCM de résistance des matériaux.

Quelle hypothèse est faite sur le poids propre en exercices ?

Il est systématiquement négligé.

Quel effet a un moment fléchissant positif sur une poutre horizontale ?

Il tend les fibres inférieures.

Quelle est l'unité d'un moment mécanique ?

Le newton-mètre, noté N⋅m\mathrm{N\cdot m}.

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