QCM : Dynamique des fluides et pertes (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine étudie les lois de l’écoulement des liquides et des gaz soumis à des forces ou à des contraintes ?

L’aérodynamique
La thermodynamique des fluides
La mécanique des fluides
La statique des fluides

La mécanique des fluides

Explication

La mécanique des fluides étudie l’écoulement des liquides et des gaz lorsqu’ils sont soumis à des forces ou à des contraintes. La statique concerne les fluides au repos, la thermodynamique porte sur les échanges et transformations énergétiques, et l’aérodynamique se concentre sur les écoulements gazeux.

2. Dans un dispositif, l’eau est immobile dans un réservoir tandis qu’elle circule dans un tuyau relié à celui-ci. Quelle branche étudie respectivement l’eau dans le réservoir puis dans le tuyau ?

La dynamique des fluides dans les deux cas
L’hydrostatique puis la dynamique des fluides
La dynamique des fluides puis l’hydrostatique
L’hydrostatique dans les deux cas

L’hydrostatique puis la dynamique des fluides

Explication

L’hydrostatique étudie les fluides au repos, tandis que la dynamique étudie ceux qui sont en mouvement. Inverser ces domaines confond les deux états; appliquer la dynamique aux deux néglige le repos dans le réservoir, et appliquer la statique aux deux néglige l’écoulement dans le tuyau.

3. Quelle description caractérise un fluide en mécanique ?

Un milieu continu et déformable dont les particules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres
Un milieu déformable dont les particules restent liées en une structure fixe
Un milieu discontinu dont les particules s’écoulent sans interaction
Un milieu continu et rigide dont les particules conservent leurs positions relatives

Un milieu continu et déformable dont les particules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres

Explication

Un fluide est un milieu matériel continu, déformable et sans rigidité, dont les particules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres. La rigidité, l’absence de mobilité relative et la discontinuité contredisent ces caractéristiques.

4. Dans un écoulement, un modèle néglige les frottements et décrit une force normale à chaque élément de surface; un second tient compte des frottements internes tangentiels entre couches. Comment classer ces modèles, dans cet ordre ?

Fluide parfait dans les deux cas
Fluide parfait puis fluide réel
Fluide réel dans les deux cas
Fluide réel puis fluide parfait

Fluide parfait puis fluide réel

Explication

Le fluide parfait est un modèle qui néglige les frottements et où la force est normale à la surface; le fluide réel tient compte des frottements internes tangentiels. L’inversion attribue à chaque modèle les propriétés de l’autre, tandis que les deux réponses uniformes ignorent une des descriptions données.

5. Une masse donnée de gaz voit son volume diminuer lorsque la pression extérieure augmente. Quelle classification s’applique à ce fluide ?

Parfait
Compressible
Réel
Incompressible

Compressible

Explication

Un fluide est compressible lorsque le volume occupé par une masse donnée varie avec la pression extérieure; la diminution décrite répond à ce critère. Incompressible désigne un volume conservé, tandis que parfait et réel distinguent la prise en compte des frottements.

6. Un échantillon de fluide a une masse de 6 kg6\,\mathrm{kg} et occupe un volume de 2 m32\,\mathrm{m^3}. Quelle est sa masse volumique ?

4 kg/m34\,\mathrm{kg/m^3}
3 kg/m33\,\mathrm{kg/m^3}
13 kg/m3\frac{1}{3}\,\mathrm{kg/m^3}
12 kg/m312\,\mathrm{kg/m^3}

$$3\,\mathrm{kg/m^3}$$

Explication

La masse volumique est ρ=mV\rho=\frac{m}{V}; avec les valeurs données, ρ=62=3 kg/m3\rho=\frac{6}{2}=3\,\mathrm{kg/m^3}. Le résultat inverse la fraction pour le premier distracteur, multiplie au lieu de diviser pour le deuxième, et le dernier ne résulte pas de la relation définissant la masse volumique.

7. Pour déterminer la densité d’un liquide de masse volumique 900 kg/m3900\,\mathrm{kg/m^3}, on prend l’eau comme fluide de référence, de masse volumique 1000 kg/m31000\,\mathrm{kg/m^3}. Quelle valeur obtient-on ?

1000 kg/m31000\,\mathrm{kg/m^3}
0,90{,}9
109\frac{10}{9}
100 kg/m3100\,\mathrm{kg/m^3}

$$0{,}9$$

Explication

La densité est le rapport de la masse volumique du fluide à celle du fluide de référence : d=9001000=0,9d=\frac{900}{1000}=0{,}9. Le rapport inversé donne 109\frac{10}{9}; une différence ou la valeur de référence elle-même ne correspond pas à la définition.

8. Deux liquides sont soumis à une force appliquée; le premier résiste davantage à l’écoulement que le second. Quelle propriété caractérise cette résistance et les frottements internes ?

La viscosité
La vitesse d’écoulement
La masse volumique
La compressibilité

La viscosité

Explication

La viscosité caractérise les frottements internes et la résistance d’un fluide à l’écoulement sous l’action d’une force. La masse volumique concerne masse et volume, la compressibilité décrit la variation de volume sous pression, et la vitesse mesure le mouvement plutôt que la résistance.

9. Deux couches fluides ont une viscosité dynamique de 2 Pa⋅s2\,\mathrm{Pa\cdot s}, une surface de contact de 3 m23\,\mathrm{m^2}, un écart de vitesse de 4 m/s4\,\mathrm{m/s} et sont séparées de 2 m2\,\mathrm{m}. Quelle force de frottement s’exerce entre elles ?

12 N12\,\mathrm{N}
4 N4\,\mathrm{N}
3 N3\,\mathrm{N}
24 N24\,\mathrm{N}

$$12\,\mathrm{N}$$

Explication

La relation est F=μSΔVΔzF=\mu S\frac{\Delta V}{\Delta z}; ainsi, F=2×3×42=12 NF=2\times3\times\frac{4}{2}=12\,\mathrm{N}. Omettre la distance donne le double, inverser le rapport ne respecte pas la relation, et omettre la surface conduit à une force trop faible.

10. Quelle grandeur décrit la pression en un point d’un fluide ?

La direction de la force exercée par le fluide sur la surface
La composante tangentielle de la force par unité de surface
L’intensité de la composante normale de la force par unité de surface
La résultante de toutes les forces exercées sur la surface

L’intensité de la composante normale de la force par unité de surface

Explication

La pression est une grandeur scalaire correspondant à l’intensité de la composante normale de la force rapportée à l’unité de surface. La confondre avec une force totale, une grandeur vectorielle ou une composante tangentielle conduit aux autres réponses.

11. Sur une petite facette de surface dS=0,02 m2dS=0{,}02\,\mathrm{m^2}, la composante normale de la force exercée par un fluide vaut dFN=10 NdF_N=10\,\mathrm{N}. Quelle est la pression en ce point ?

500 Pa500\,\mathrm{Pa}
10 Pa10\,\mathrm{Pa}
0,002 Pa0{,}002\,\mathrm{Pa}
0,2 Pa0{,}2\,\mathrm{Pa}

$$500\,\mathrm{Pa}$$

Explication

La pression vérifie PA=dFNdSP_A=\frac{dF_N}{dS}, donc PA=100,02=500 PaP_A=\frac{10}{0{,}02}=500\,\mathrm{Pa}. Multiplier au lieu de diviser, inverser le rapport ou omettre la surface produit les distracteurs proposés.

12. Dans un liquide incompressible au repos, le point 2 se trouve 3 m3\,\mathrm{m} plus bas que le point 1. Pour une masse volumique de 1000 kg/m31000\,\mathrm{kg/m^3} et g=10 m/s2g=10\,\mathrm{m/s^2}, quelle est la différence P2−P1P_2-P_1 ?

90 000 Pa90\,000\,\mathrm{Pa}
−30 000 Pa-30\,000\,\mathrm{Pa}
3 000 Pa3\,000\,\mathrm{Pa}
30 000 Pa30\,000\,\mathrm{Pa}

$$30\,000\,\mathrm{Pa}$$

Explication

La relation hydrostatique donne une pression plus élevée au point inférieur : P2−P1=ρg(3)=1000×10×3=30 000 PaP_2-P_1=\rho g(3)=1000\times10\times3=30\,000\,\mathrm{Pa}. Le signe négatif inverse l’effet de la profondeur, tandis que les autres erreurs omettent un facteur ou élèvent la profondeur au carré.

13. Dans un fluide incompressible en équilibre, une pompe augmente la pression en un point de 12 kPa12\,\mathrm{kPa}. Quelle variation de pression en résulte en un autre point du fluide ?

Aucune variation si les points sont à des altitudes différentes
Une augmentation de 12 kPa12\,\mathrm{kPa}
Une augmentation inférieure à 12 kPa12\,\mathrm{kPa}
Une diminution de 12 kPa12\,\mathrm{kPa}

Une augmentation de $$12\,\mathrm{kPa}$$

Explication

Dans un fluide incompressible en équilibre, toute variation de pression en un point entraîne la même variation en tout autre point. L’atténuation, l’inversion du signe et la restriction à une même altitude ne correspondent pas à cette règle.

14. Une paroi verticale plane symétrique autour de son centre de surface a une aire de 2 m22\,\mathrm{m^2}. La pression relative au centre de surface vaut 15 kPa15\,\mathrm{kPa}. Quelle est la résultante des forces de pression relatives ?

Une valeur déterminée par le moment quadratique de la paroi
15 kN15\,\mathrm{kN}
7,5 kN7{,}5\,\mathrm{kN}
30 kN30\,\mathrm{kN}

$$30\,\mathrm{kN}$$

Explication

Pour cette paroi, la résultante vaut R=PGSR=P_GS, soit 15 kPa×2 m2=30 kN15\,\mathrm{kPa}\times2\,\mathrm{m^2}=30\,\mathrm{kN}. Les autres réponses omettent l’aire, divisent au lieu de multiplier ou confondent la résultante avec le calcul du moment.

15. Comment appelle-t-on le point d’une paroi où le moment résultant des forces de pression est nul ?

Le centre de poussée
Le centre de surface
Le centre de gravité du fluide
Le centre de pression moyenne

Le centre de poussée

Explication

Le centre de poussée est défini comme le point où le moment résultant des forces de pression sur la paroi est nul. Le centre de surface et le centre de gravité du fluide désignent d’autres points; la dernière réponse substitue une appellation imprécise à la définition.

16. Lors de l’analyse d’une paroi verticale, le centre de surface GG est repéré. Où faut-il situer son centre de poussée G0G_0 ?

Au-dessous de GG
À la même altitude que GG
À côté de GG, sans décalage vertical
Au-dessus de GG

Au-dessous de $$G$$

Explication

Le centre de poussée d’une paroi est situé au-dessous du centre de surface. Le placer au-dessus inverse la position, le confondre avec le centre de surface annule le décalage et la position latérale ne décrit pas le décalage vertical indiqué.

17. Quelle caractéristique décrit la poussée exercée par un fluide sur un corps plongé dans celui-ci ?

Une force verticale vers le haut égale au poids du fluide déplacé
Une force verticale vers le bas égale au poids du fluide déplacé
Une force verticale vers le haut égale au poids du corps plongé
Une force horizontale égale au poids du fluide déplacé

Une force verticale vers le haut égale au poids du fluide déplacé

Explication

La poussée d’Archimède est verticale, dirigée vers le haut, et son intensité égale le poids du volume de fluide déplacé. Les distracteurs inversent sa direction, attribuent l’intensité au poids du corps ou changent son orientation.

18. Un objet immergé déplace 0,004 m30{,}004\,\mathrm{m^3} d’un fluide de masse volumique 800 kg/m3800\,\mathrm{kg/m^3}. Avec g=10 m/s2g=10\,\mathrm{m/s^2}, quelle est l’intensité de la poussée d’Archimède ?

Une valeur calculée avec la masse volumique de l’objet
3,2 N3{,}2\,\mathrm{N}
32 N32\,\mathrm{N}
Une valeur calculée à partir du volume total de l’objet

$$32\,\mathrm{N}$$

Explication

La poussée vaut PARCH=ρfluideVimmg=800×0,004×10=32 NP_{ARCH}=\rho_{fluide}V_{imm}g=800\times0{,}004\times10=32\,\mathrm{N}. La masse volumique pertinente est celle du fluide, le facteur gg doit être inclus et le volume doit être celui qui est immergé.

19. Un solide immergé hétérogène est légèrement écarté de sa position d’équilibre. Son centre de poussée GG se trouve au-dessus de son centre de gravité GsG_s. Comment qualifie-t-on son équilibre ?

Impossible à déterminer sans connaître la masse volumique du fluide
Stable
Indifférent
Instable

Stable

Explication

Pour un solide immergé hétérogène, l’équilibre est stable lorsque le centre de poussée est au-dessus du centre de gravité. Le critère inverse correspond à l’instabilité; l’équilibre indifférent concerne le cas homogène, et l’immersion seule n’impose pas l’instabilité.

20. Un densimètre a son centre de gravité à 12 mm au-dessus de sa base et est immergé sur 30 mm. D’après la règle de stabilité verticale, quelle conclusion s’applique ?

Il est instable, car la longueur totale doit dépasser 30 mm.
Il est stable, car 15 mm dépasse 12 mm.
Il est instable, car 30 mm dépasse 12 mm.
Il est stable, car 12 mm dépasse 15 mm.

Il est stable, car 15 mm dépasse 12 mm.

Explication

La stabilité exige que le centre de gravité du liquide déplacé, situé à h/2h/2, soit au-dessus du centre de gravité du densimètre : ici 30/2=15 mm>12 mm30/2=15\,\text{mm}>12\,\text{mm}. Comparer directement h à a omet la division par deux, la condition inversée change le sens de l’inégalité et la longueur totale n’intervient pas dans ce critère.

21. Un cylindre d’acier entièrement immergé dans l’huile est suspendu par un fil. Sachant son rayon R, sa hauteur H et les masses volumiques de l’acier et de l’huile, quelle expression donne la tension du fil ?

2πRHg(ρacier−ρhuile)2\pi RHg(\rho_{acier}-\rho_{huile})
πR2Hg(ρacier−ρhuile)\pi R^2Hg(\rho_{acier}-\rho_{huile})
πR2Hg(ρhuile−ρacier)\pi R^2Hg(\rho_{huile}-\rho_{acier})
πR2Hgρacier\pi R^2Hg\rho_{acier}

$$\pi R^2Hg(\rho_{acier}-\rho_{huile})$$

Explication

La tension équilibre le poids diminué de la poussée d’Archimède ; le volume du cylindre est πR2H\pi R^2H, d’où T=πR2Hg(ρacier−ρhuile)T=\pi R^2Hg(\rho_{acier}-\rho_{huile}). Les autres expressions omettent la poussée, inversent les masses volumiques ou remplacent le volume par l’aire latérale.

22. Pour retrouver par les pressions la tension d’un cylindre suspendu et immergé, quelle analyse des forces de pression est correcte ?

Les pressions sur les faces horizontales sont perpendiculaires à l’axe vertical, tandis que les forces latérales sont verticales.
Les pressions sur les faces supérieure et inférieure s’annulent, tandis que les forces latérales déterminent la tension.
Les pressions sur les faces latérales contribuent à la résultante verticale, tandis que celles des faces horizontales s’annulent.
Les pressions sur les faces supérieure et inférieure contribuent à la résultante verticale, tandis que les forces latérales sont perpendiculaires à l’axe vertical.

Les pressions sur les faces supérieure et inférieure contribuent à la résultante verticale, tandis que les forces latérales sont perpendiculaires à l’axe vertical.

Explication

La méthode hydrostatique retrouve la même tension en tenant compte des pressions exercées sur les faces supérieure et inférieure ; les forces latérales sont perpendiculaires à l’axe vertical. L’erreur sur les forces latérales leur attribue une composante axiale, tandis que les deux autres analyses négligent ou annulent à tort la contribution des faces horizontales.

23. Dans une conduite, la vitesse varie d’un point à l’autre, mais la vitesse en chaque point reste constante au cours du temps. Comment qualifier cet écoulement ?

Un écoulement non permanent, car la vitesse varie d’un point à l’autre.
Un écoulement non permanent, car les vitesses ne sont pas identiques partout.
Un écoulement uniforme et immobile, car la vitesse ne change pas dans le temps.
Un écoulement permanent, mais non nécessairement uniforme dans l’espace.

Un écoulement permanent, mais non nécessairement uniforme dans l’espace.

Explication

Un écoulement est permanent lorsque le champ de vitesse ne varie pas avec le temps ; il peut néanmoins varier d’un point à l’autre. Confondre permanence et uniformité spatiale conduit à le qualifier à tort de non permanent, et une vitesse constante dans le temps ne signifie pas que le fluide est immobile.

24. Un liquide incompressible s’écoule en régime permanent d’une conduite de section S1=6 cm2S_1=6\,\text{cm}^2 vers une section S2=3 cm2S_2=3\,\text{cm}^2. Si sa vitesse dans la première section est V1=2 m/sV_1=2\,\text{m/s}, quelle est sa vitesse dans la seconde ?

2 m/s2\,\text{m/s}
12 m/s12\,\text{m/s}
1 m/s1\,\text{m/s}
4 m/s4\,\text{m/s}

$$4\,\text{m/s}$$

Explication

La continuité impose S1V1=S2V2S_1V_1=S_2V_2, donc V2=(6/3)×2=4 m/sV_2=(6/3)\times2=4\,\text{m/s}. 1 m/s inverse le rapport des sections, 2 m/s suppose une vitesse inchangée et 12 m/s multiplie au lieu de diviser par la section de sortie.

25. Quelle grandeur mesure le débit massique d’un fluide qui traverse une section ?

La masse volumique du fluide par unité de temps
La quantité de mouvement écoulée par unité de temps
La masse écoulée par unité de temps
Le volume écoulé par unité de temps

La masse écoulée par unité de temps

Explication

Le débit massique correspond à une masse traversant une section par unité de temps et s’exprime en kg/s. Le débit volumique porte sur un volume, la masse volumique est une propriété du fluide, et la quantité de mouvement est une autre grandeur.

26. Dans une conduite, un fluide traverse une section de 0,020 m20{,}020\,\text{m}^2 à une vitesse moyenne de 3,0 m/s3{,}0\,\text{m/s}. Si sa masse volumique est 800 kg/m3800\,\text{kg/m}^3, quel est son débit massique ?

2,4 kg/s2{,}4\,\text{kg/s}
48 kg/s48\,\text{kg/s}
0,060 kg/s0{,}060\,\text{kg/s}
120 kg/s120\,\text{kg/s}

$$48\,\text{kg/s}$$

Explication

Le débit volumique vaut qv=SV=0,020×3,0=0,060 m3/sq_v=SV=0{,}020\times3{,}0=0{,}060\,\text{m}^3/\text{s}, puis qm=ρqv=800×0,060=48 kg/sq_m=\rho q_v=800\times0{,}060=48\,\text{kg/s}. Les distracteurs omettent la section, confondent les unités des deux débits ou inversent la relation avec la masse volumique.

27. Un écoulement permanent d’un fluide parfait incompressible se produit dans une conduite parfaitement lisse, sans échange de travail. Quelle grandeur Bernoulli indique-t-il comme constante le long d’une veine fluide ?

La somme des énergies cinétique et potentielle, avec une puissance de pompe
La pression seule, indépendamment de la vitesse et de l’altitude
La somme de la pression et de l’altitude, sans terme cinétique
La somme de la pression et des énergies cinétique et potentielle massiques

La somme de la pression et des énergies cinétique et potentielle massiques

Explication

Dans les conditions indiquées, le théorème de Bernoulli conserve la somme de la pression, de l’énergie cinétique massique et de l’énergie potentielle massique. Les autres propositions omettent un terme ou ajoutent un échange de travail absent.

28. Dans un dispositif, un débit massique de 2,0 kg/s2{,}0\,\text{kg/s} passe d’une vitesse vectorielle d’entrée V⃗1=(1,0) m/s\vec V_1=(1,0)\,\text{m/s} à une vitesse vectorielle de sortie V⃗2=(4,3) m/s\vec V_2=(4,3)\,\text{m/s}. Quelle est la résultante des actions mécaniques extérieures sur le fluide isolé ?

(−6,−6) N(-6,-6)\,\text{N}
6 N6\,\text{N}
(6,6) N(6,6)\,\text{N}
(10,6) N(10,6)\,\text{N}

$$(6,6)\,\text{N}$$

Explication

Le théorème d’Euler donne ∑F⃗ext=qm(V⃗2−V⃗1)\sum\vec F_{ext}=q_m(\vec V_2-\vec V_1) : la variation est (3,3) m/s(3,3)\,\text{m/s}, donc la force vaut (6,6) N(6,6)\,\text{N}. Les autres réponses résultent d’une somme des vitesses, d’une inversion du sens ou de l’emploi de la seule norme.

29. Dans un Venturi, le diamètre amont est D=6 cmD=6\,\text{cm} et le diamètre au col est d=2 cmd=2\,\text{cm}. Si la vitesse moyenne en amont est 0,8 m/s0{,}8\,\text{m/s}, quelle est la vitesse au col ?

7,2 m/s7{,}2\,\text{m/s}
0,8 m/s0{,}8\,\text{m/s}
2,4 m/s2{,}4\,\text{m/s}
0,089 m/s0{,}089\,\text{m/s}

$$7{,}2\,\text{m/s}$$

Explication

La continuité donne VB=(D/d)2VAV_B=(D/d)^2V_A. Ici, (6/2)2×0,8=9×0,8=7,2 m/s(6/2)^2\times0{,}8=9\times0{,}8=7{,}2\,\text{m/s}; les distracteurs oublient le carré, inversent le rapport ou ignorent le rétrécissement.

30. Un manomètre à mercure mesure une dénivellation hh entre les prises d’un Venturi contenant de l’eau. Quelle expression donne la différence de pression PA−PBP_A-P_B ?

ρeaugh\rho_{eau}gh
(ρmercure+ρeau)gh(\rho_{mercure}+\rho_{eau})gh
(ρmercure−ρeau)gh(\rho_{mercure}-\rho_{eau})gh
ρmercuregh\rho_{mercure}gh

$$(\rho_{mercure}-\rho_{eau})gh$$

Explication

La différence de pression est déterminée par l’écart entre les masses volumiques du mercure et de l’eau, multiplié par ghgh. Employer une seule masse volumique ou leur somme néglige la contribution hydrostatique de l’autre liquide ou lui attribue le mauvais signe.

31. Une conduite circulaire de diamètre intérieur d=0,10 md=0{,}10\,\text{m} transporte un fluide à une vitesse moyenne de 2,0 m/s2{,}0\,\text{m/s}. Quel débit volumique la traverse ?

6,28×10−2 m3/s6{,}28\times10^{-2}\,\text{m}^3/\text{s}
0,20 m3/s0{,}20\,\text{m}^3/\text{s}
3,14×10−1 m3/s3{,}14\times10^{-1}\,\text{m}^3/\text{s}
1,57×10−2 m3/s1{,}57\times10^{-2}\,\text{m}^3/\text{s}

$$1{,}57\times10^{-2}\,\text{m}^3/\text{s}$$

Explication

Le débit volumique est la section circulaire multipliée par la vitesse : Qv=(πd2/4)V=(π×0,102/4)×2,0≈1,57×10−2 m3/sQ_v=(\pi d^2/4)V=(\pi\times0{,}10^2/4)\times2{,}0\approx1{,}57\times10^{-2}\,\text{m}^3/\text{s}. Les autres résultats proviennent d’une multiplication directe par le diamètre, d’une aire incorrecte ou de l’oubli du facteur quatre.

32. Une pompe relie deux réservoirs ouverts dont les vitesses de surface sont négligeables. Pour un débit volumique QvQ_v et une différence d’altitude Z2−Z1Z_2-Z_1, quelle expression donne sa puissance absorbée si son rendement est η\eta ?

Pa=ρgQv(Z2−Z1)P_a=\rho gQ_v(Z_2-Z_1)
Pa=ρgQv(Z2−Z1)ηP_a=\rho gQ_v(Z_2-Z_1)\eta
Pa=ρgQv(Z1−Z2)ηP_a=\frac{\rho gQ_v(Z_1-Z_2)}{\eta}
Pa=ρgQv(Z2−Z1)ηP_a=\frac{\rho gQ_v(Z_2-Z_1)}{\eta}

$$P_a=\frac{\rho gQ_v(Z_2-Z_1)}{\eta}$$

Explication

La puissance absorbée est la puissance nécessaire pour fournir l’énergie potentielle au débit pompé, divisée par le rendement : Pa=ρgQv(Z2−Z1)/ηP_a=\rho gQ_v(Z_2-Z_1)/\eta. Multiplier par le rendement donne la relation dans le mauvais sens, l’omettre confond les puissances, et inverser les altitudes change le signe de la hauteur relevée.

33. Une pompe a un rendement de 0,800{,}80 et fournit une puissance utile de 1,6 kW1{,}6\,\text{kW}. Quelle puissance absorbe-t-elle ?

2,0 kW2{,}0\,\text{kW}
1,6 kW1{,}6\,\text{kW}
0,80 kW0{,}80\,\text{kW}
1,28 kW1{,}28\,\text{kW}

$$2{,}0\,\text{kW}$$

Explication

La relation est Pa=Pu/ηP_a=P_u/\eta, donc 1,6/0,80=2,0 kW1{,}6/0{,}80=2{,}0\,\text{kW}. Multiplier par le rendement inverse la relation, soustraire le rendement n’a pas de sens pour cette formule, et identifier les deux puissances ignore les pertes.

34. Une turbine reçoit un débit massique QmQ_m entre deux surfaces libres à pression atmosphérique et de vitesse négligeable, avec ZA>ZBZ_A>Z_B. Quelle puissance utile récupère-t-elle du fluide ?

Pu=Qmg(ZA−ZB)ηP_u=\frac{Q_mg(Z_A-Z_B)}{\eta}
Pu=Qvg(ZA−ZB)P_u=Q_vg(Z_A-Z_B)
Pu=Qmg(ZA−ZB)P_u=Q_mg(Z_A-Z_B)
Pu=Qmg(ZB−ZA)P_u=Q_mg(Z_B-Z_A)

$$P_u=Q_mg(Z_A-Z_B)$$

Explication

La puissance utile extraite correspond au débit massique multiplié par la pesanteur et par la perte d’altitude du fluide, soit Qmg(ZA−ZB)Q_mg(Z_A-Z_B). Inverser les altitudes change le sens de la chute, utiliser le débit volumique omet la masse volumique, et diviser par le rendement concerne la puissance absorbée d’une pompe.

35. Qu’est-ce qui caractérise un fluide réel en mouvement ?

L’absence de forces de contact entre les couches fluides pendant leur mouvement
Des variations de volume qui empêchent les couches fluides de se déplacer
Des forces de contact perpendiculaires aux surfaces, sans opposition au glissement des couches
Des forces de contact comportant des composantes tangentielles qui s’opposent au glissement des couches

Des forces de contact comportant des composantes tangentielles qui s’opposent au glissement des couches

Explication

Dans un fluide réel, les forces de contact possèdent des composantes tangentielles qui freinent le glissement des couches. Les forces normales caractérisent le modèle sans frottement, l’absence de contact exclut les interactions internes, et la compressibilité n’est pas le critère définitoire.

36. Quelle grandeur caractérise la résistance au glissement des couches fluides et les frottements entre le fluide et les parois ?

La viscosité
La masse volumique
La vitesse moyenne
La pression

La viscosité

Explication

La viscosité caractérise les frottements internes et la résistance au glissement, ainsi que les frottements entre le fluide et les parois. La masse volumique décrit la masse par volume, tandis que pression et vitesse moyenne sont d’autres grandeurs d’écoulement.

37. Dans une conduite, les filets fluides observés s’enchevêtrent et s’enroulent sur eux-mêmes. Quel régime décrit cette observation ?

Un fluide parfait
Un écoulement incompressible
Un régime turbulent
Un régime laminaire

Un régime turbulent

Explication

Un régime turbulent se reconnaît à des filets qui s’enchevêtrent et s’enroulent sur eux-mêmes. Le régime laminaire présente des lignes régulières et sensiblement parallèles; fluide parfait et incompressible désignent d’autres caractéristiques.

38. Un écoulement présente une vitesse moyenne V=2,4 m/sV=2{,}4\,\text{m/s}, un diamètre d=0,015 md=0{,}015\,\text{m} et une viscosité cinématique ν=1,2×10−5 m2/s\nu=1{,}2\times10^{-5}\,\text{m}^2/\text{s}. Quelle expression permet de calculer son nombre de Reynolds ?

Re=VdνRe=Vd\nu
Re=Vd2νRe=\frac{Vd^2}{\nu}
Re=VdνRe=\frac{Vd}{\nu}
Re=νVdRe=\frac{\nu}{Vd}

$$Re=\frac{Vd}{\nu}$$

Explication

Le nombre de Reynolds se calcule en multipliant la vitesse moyenne par le diamètre, puis en divisant par la viscosité cinématique. Inverser le rapport, mettre le diamètre au carré ou multiplier par la viscosité modifie cette définition.

39. Dans un écoulement réel, que représente une perte de charge ?

Une diminution de la masse de fluide due aux frottements dans la conduite
Une perte d’énergie mécanique par frottement visqueux rapportée à l’unité de masse
Un échange d’énergie mécanique entre le fluide et une machine hydraulique
Une variation de vitesse du fluide sans dissipation d’énergie mécanique

Une perte d’énergie mécanique par frottement visqueux rapportée à l’unité de masse

Explication

La perte de charge correspond à l’énergie mécanique dissipée par frottement visqueux, rapportée à l’unité de masse qui s’écoule. Un échange avec une machine est distinct de cette dissipation, et ni une perte de masse ni une simple variation de vitesse ne la définissent.

40. Entre deux points d’un écoulement réel sans machine hydraulique, quelle relation permet de relier les variations de vitesse, d’altitude et de pression à la perte de charge ?

V22−V122+g(Z2−Z1)+P1−P2ρ=J12\frac{V_2^2-V_1^2}{2}+g(Z_2-Z_1)+\frac{P_1-P_2}{\rho}=J_{12}
V22−V122+g(Z2−Z1)+P2−P1ρ=J12\frac{V_2^2-V_1^2}{2}+g(Z_2-Z_1)+\frac{P_2-P_1}{\rho}=J_{12}
V22−V122+g(Z2−Z1)+(P2−P1)=J12\frac{V_2^2-V_1^2}{2}+g(Z_2-Z_1)+(P_2-P_1)=J_{12}
V22−V122+g(Z1−Z2)+P2−P1ρ=J12\frac{V_2^2-V_1^2}{2}+g(Z_1-Z_2)+\frac{P_2-P_1}{\rho}=J_{12}

$$\frac{V_2^2-V_1^2}{2}+g(Z_2-Z_1)+\frac{P_2-P_1}{\rho}=J_{12}$$

Explication

Sans machine hydraulique, la relation de Bernoulli pour un fluide réel associe les différences entre les points 1 et 2 des termes cinétique, gravitationnel et de pression à J12J_{12}. Les distracteurs inversent une différence ou omettent la division de la différence de pression par la masse volumique.

41. Entre deux points d’une conduite, on identifie une perte due au frottement le long des tronçons rectilignes et une autre due aux coudes. Comment exprimer la perte de charge totale ?

J12=JSJ_{12}=J_S
J12=JL−JSJ_{12}=J_L-J_S
J12=JS+JLJ_{12}=J_S+J_L avec les coudes inclus dans JLJ_L
J12=JL+JSJ_{12}=J_L+J_S

$$J_{12}=J_L+J_S$$

Explication

La perte totale est la somme de la perte linéaire et de la perte singulière : les tronçons rectilignes contribuent à la première, les coudes à la seconde. La soustraction ne décrit pas l’addition des contributions, et ne retenir qu’un terme omet l’autre.

42. Pour une conduite de longueur LL et de diamètre dd, avec un coefficient λ\lambda et une vitesse moyenne VV, quelle formule donne la perte de charge linéaire selon la convention de signe du cours ?

JL=−λLdV22J_L=-\lambda\frac{L}{d}\frac{V^2}{2}
JL=λLdV22J_L=\lambda\frac{L}{d}\frac{V^2}{2}
JL=−λLdV2J_L=-\lambda\frac{L}{d}\frac{V}{2}
JL=−λdLV22J_L=-\lambda\frac{d}{L}\frac{V^2}{2}

$$J_L=-\lambda\frac{L}{d}\frac{V^2}{2}$$

Explication

La perte linéaire est proportionnelle à λ\lambda, au rapport L/dL/d et à V2/2V^2/2, avec un signe négatif dans la convention considérée. Les autres expressions inversent le rapport géométrique, omettent le carré de la vitesse ou changent le signe.

43. Un serpentin comporte neuf coudes contribuant ensemble à 6 J/kg6\,\text{J/kg} et dix tronçons rectilignes contribuant ensemble à 594 J/kg594\,\text{J/kg}. Quelle est la perte de charge totale ?

588 J/kg588\,\text{J/kg}
594 J/kg594\,\text{J/kg}
600 J/kg600\,\text{J/kg}
6 J/kg6\,\text{J/kg}

$$600\,\text{J/kg}$$

Explication

La perte totale est la somme des pertes singulières et linéaires : 6+594=600 J/kg6+594=600\,\text{J/kg}. Retenir un seul terme omet l’autre contribution, tandis que la soustraction ne donne pas la perte totale.

44. Entre l’entrée AA et la sortie BB d’un serpentin, la vitesse et l’altitude sont identiques aux deux points. Si PA=2,6 barP_A=2{,}6\,\text{bar}, ρ=1000 kg/m3\rho=1000\,\text{kg/m}^3 et JAB=60 J/kgJ_{AB}=60\,\text{J/kg}, quelle est la pression de sortie selon PB=PA−ρJABP_B=P_A-\rho J_{AB} ?

−3,4 bar-3{,}4\,\text{bar}
2,6 bar2{,}6\,\text{bar}
3,2 bar3{,}2\,\text{bar}
2,0 bar2{,}0\,\text{bar}

$$2{,}0\,\text{bar}$$

Explication

La diminution de pression vaut ρJAB=1000×60=60 000 Pa=0,6 bar\rho J_{AB}=1000\times60=60\,000\,\text{Pa}=0{,}6\,\text{bar}, donc PB=2,6−0,6=2,0 barP_B=2{,}6-0{,}6=2{,}0\,\text{bar}. Ajouter la perte inverse le signe, l’omettre laisse la pression inchangée, et la conversion erronée produit une baisse dix fois trop importante.

45. De l’air à T=300 KT=300\ \mathrm{K} a une masse volumique de 1,2 kg m−31{,}2\ \mathrm{kg\,m^{-3}}. Quelle pression donne l’équation d’état du gaz parfait, avec r=287 J kg−1 K−1r=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} ?

0,0000125 Pa0{,}0000125\ \mathrm{Pa}
328 200 Pa328\,200\ \mathrm{Pa}
103 320 Pa103\,320\ \mathrm{Pa}
86 100 Pa86\,100\ \mathrm{Pa}

$$103\,320\ \mathrm{Pa}$$

Explication

L’équation d’état est P=ρrTP=\rho rT ; ainsi P=1,2×287×300=103 320 PaP=1{,}2\times287\times300=103\,320\ \mathrm{Pa}. Le résultat 86 100 Pa86\,100\ \mathrm{Pa} omet la masse volumique, 328 200 Pa328\,200\ \mathrm{Pa} correspond à son omission avec une multiplication erronée, et la très petite valeur inverse les facteurs.

46. Pour un gaz parfait, on mesure Cp=1005 J kg−1 K−1C_p=1005\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} et Cv=718 J kg−1 K−1C_v=718\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}}. Quelle paire respecte la relation de Mayer et définit le rapport des chaleurs spécifiques ?

Cp−Cv=287 J kg−1 K−1C_p-C_v=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} et γ=Cp/Cv\gamma=C_p/C_v
Cp−Cv=287 J kg−1 K−1C_p-C_v=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} et γ=Cv/Cp\gamma=C_v/C_p
Cv/Cp=287 J kg−1 K−1C_v/C_p=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} et γ=Cp/Cv\gamma=C_p/C_v
Cp/Cv=287 J kg−1 K−1C_p/C_v=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} et γ=Cp−Cv\gamma=C_p-C_v

$$C_p-C_v=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}}$$ et $$\gamma=C_p/C_v$$

Explication

La relation de Mayer donne Cp−Cv=rC_p-C_v=r et le rapport est γ=Cp/Cv\gamma=C_p/C_v ; avec ces valeurs, la différence vaut 287 J kg−1 K−1287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}}. Les autres propositions confondent différence et rapport, inversent le rapport, ou attribuent à γ\gamma le rapport inverse.

47. Dans un écoulement isentropique d’air, T=300 KT=300\ \mathrm{K} et γ=1,4\gamma=1{,}4. Quelle célérité du son obtient-on avec r=287 J kg−1 K−1r=287\ \mathrm{J\,kg^{-1}\,K^{-1}} ?

293 m s−1293\ \mathrm{m\,s^{-1}} environ
486 m s−1486\ \mathrm{m\,s^{-1}} environ
347 m s−1347\ \mathrm{m\,s^{-1}} environ
1 207 m s−11\,207\ \mathrm{m\,s^{-1}} environ

$$347\ \mathrm{m\,s^{-1}}$$ environ

Explication

Pour un écoulement isentropique, C=γrT=1,4×287×300≈347 m s−1C=\sqrt{\gamma rT}=\sqrt{1{,}4\times287\times300}\approx347\ \mathrm{m\,s^{-1}}. La valeur proche de 293293 omet γ\gamma, celle proche de 486486 omet la racine carrée, et 1 2071\,207 ne correspond pas à l’expression de la célérité.

48. À un point d’un écoulement, la vitesse vaut 240 m s−1240\ \mathrm{m\,s^{-1}} et la célérité du son 320 m s−1320\ \mathrm{m\,s^{-1}}. Quel est le nombre de Mach ?

8080
0,750{,}75
76 80076\,800
1,331{,}33

$$0{,}75$$

Explication

Le nombre de Mach est le rapport M=V/CM=V/C ; ici 240/320=0,75240/320=0{,}75. La valeur 1,331{,}33 inverse le rapport, 8080 utilise une différence et 76 80076\,800 un produit.

49. Un écoulement présente une vitesse égale à la célérité du son, donc M=1M=1. Comment le classe-t-on ?

En régime incompressible
En régime subsonique
À l’état critique
En régime supersonique

À l’état critique

Explication

La classification repose sur le nombre de Mach : M=1M=1 correspond à l’état critique, tandis que M<1M<1 est subsonique et M>1M>1 supersonique. Les deux erreurs principales consistent à ranger l’égalité dans l’un des régimes définis par une inégalité ; la vitesse absolue ne définit pas à elle seule cette catégorie.

50. Dans une conduite, ρ1=1,2 kg m−3\rho_1=1{,}2\ \mathrm{kg\,m^{-3}}, S1=0,04 m2S_1=0{,}04\ \mathrm{m^2} et V1=10 m s−1V_1=10\ \mathrm{m\,s^{-1}}. En aval, ρ2=0,8 kg m−3\rho_2=0{,}8\ \mathrm{kg\,m^{-3}} et S2=0,03 m2S_2=0{,}03\ \mathrm{m^2}. Quelle vitesse V2V_2 satisfait la continuité ?

20 m s−120\ \mathrm{m\,s^{-1}}
6,67 m s−16{,}67\ \mathrm{m\,s^{-1}}
0,32 m s−10{,}32\ \mathrm{m\,s^{-1}}
13,3 m s−113{,}3\ \mathrm{m\,s^{-1}}

$$20\ \mathrm{m\,s^{-1}}$$

Explication

La continuité compressible impose ρ1S1V1=ρ2S2V2\rho_1S_1V_1=\rho_2S_2V_2, donc V2=(1,2×0,04×10)/(0,8×0,03)=20 m s−1V_2=(1{,}2\times0{,}04\times10)/(0{,}8\times0{,}03)=20\ \mathrm{m\,s^{-1}}. La valeur 13,313{,}3 néglige le changement de densité, 6,676{,}67 inverse le rapport des sections, et 0,320{,}32 est le débit massique plutôt qu’une vitesse.

51. Un écoulement adiabatique réversible sans travail utile présente une variation négligeable d’énergie potentielle. Quelle grandeur reste constante entre deux points selon Saint-Venant ?

H+V22H+\frac{V^2}{2}
H+gz+V22H+gz+\frac{V^2}{2}
H−V22H-\frac{V^2}{2}
P/ρP/\rho

$$H+\frac{V^2}{2}$$

Explication

Dans les conditions données, le bilan énergétique conduit à H+V2/2=constanteH+V^2/2=\mathrm{constante} : l’enthalpie et l’énergie cinétique spécifique se compensent. L’expression avec un signe moins change le bilan, celle contenant gzgz conserve un terme négligeable ici, et la pression rapportée à la masse volumique seule omet les autres contributions.

52. Dans une description d’écoulement, quel point correspond à l’état générateur ?

Le point observé quelconque, avec ses variables notées par l’indice i
Le point où la pression est minimale, avec les variables notées par l’indice i
Le point où la vitesse est supposée nulle, avec les variables notées par l’indice i
Le point où la vitesse est maximale, avec les variables notées par l’indice i

Le point où la vitesse est supposée nulle, avec les variables notées par l’indice i

Explication

L’état générateur désigne le point où la vitesse est supposée nulle, et ses variables thermodynamiques portent l’indice ii. Les autres réponses substituent une vitesse maximale, une pression minimale ou un point quelconque à cette définition.

53. Pour un gaz parfait isentropique avec γ=1,4\gamma=1{,}4 et un nombre de Mach local M=2M=2, quel rapport de pressions entre l’état générateur et le point d’écoulement prévoit Saint-Venant ?

Pi/P≈1,89P_i/P\approx1{,}89
Pi/P=1P_i/P=1
Pi/P≈7,82P_i/P\approx7{,}82
Pi/P≈0,128P_i/P\approx0{,}128

$$P_i/P\approx7{,}82$$

Explication

La relation donne Pi/P=(1+(γ−1)M2/2)γ/(γ−1)P_i/P=(1+(\gamma-1)M^2/2)^{\gamma/(\gamma-1)} ; ici le terme entre parenthèses vaut 1,81{,}8 et l’exposant 3,53{,}5, d’où environ 7,827{,}82. La valeur 1,891{,}89 applique l’exposant de température, 11 omet l’effet de Mach, et 0,1280{,}128 inverse le rapport.

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Qu’étudie la mécanique des fluides ?

Les lois de l’écoulement des liquides et des gaz soumis à des forces ou à des contraintes.

Qu’étudie l’hydrostatique ?

Les fluides au repos.

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La statique des fluides.

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