QCM : L’organisation de la société (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que caractérise l’état agentique dans l’analyse de l’obéissance de Milgram ?

La personne se conforme au groupe afin d’éviter une sanction sociale.
La personne se reconnaît responsable de ses actes, mais suit le jugement majoritaire.
La personne se perçoit comme un agent plutôt que comme responsable de ses actes.
La personne rejette l’autorité et attribue ses actes aux autres participants.

La personne se perçoit comme un agent plutôt que comme responsable de ses actes.

Explication

Dans l’état agentique, l’individu se voit comme l’instrument d’une autorité et se déresponsabilise de ses actes. L’idée qu’il se reconnaît lui-même comme responsable correspond à la confusion avec l’autre position.

2. Dans l’expérience de Milgram, quelle proportion des participants va jusqu’au bout dans la version de base ?

48 % des participants
75 % des participants
65 % des participants
20 % des participants

65 % des participants

Explication

Dans la version de base, 65 % des participants vont jusqu’au bout. Le taux de 48 % correspond à la variante menée hors de l’université avec un professeur sans blouse.

3. Même placé en position inférieure, comment B peut-il encore agir dans une relation de pouvoir avec A ?

En modifiant les règles sociales afin qu’A ne puisse pas formuler de demande
En transmettant l’ordre à un tiers afin qu’A conserve le contrôle de la situation
En refusant l’ordre et en empêchant A d’obtenir le résultat qu’il souhaite
En acceptant l’ordre tout en laissant à A la responsabilité du résultat

En refusant l’ordre et en empêchant A d’obtenir le résultat qu’il souhaite

Explication

B conserve une capacité d’action, car il peut refuser l’ordre de A et ainsi faire obstacle au résultat recherché par A. Transmettre l’ordre à un tiers ne décrit pas cette possibilité de résistance.

4. Quelle caractéristique distingue le pouvoir politique des autres pouvoirs dans une société ?

Il porte sur l’ensemble de la société et peut fixer les limites des autres pouvoirs par le droit
Il s’exerce principalement dans des groupes particuliers et dépend des règles qu’ils choisissent
Il concerne les rapports entre gouvernants et gouvernés sans déterminer les pouvoirs permis
Il organise les échanges économiques et laisse aux autres pouvoirs le soin de définir le droit

Il porte sur l’ensemble de la société et peut fixer les limites des autres pouvoirs par le droit

Explication

Le pouvoir politique s’exerce à l’échelle de la société et peut encadrer les autres pouvoirs en définissant le droit. Les autres pouvoirs sont associés à des groupes particuliers, non à l’ensemble de la société.

5. Dans une interaction stratégique, comment un acteur cherche-t-il à contrôler l’incertitude ?

Il laisse les deux comportements incertains afin d’éviter toute anticipation.
Il prévoit le comportement de l’adversaire et rend le sien imprévisible.
Il rend le comportement de l’adversaire imprévisible et annonce le sien à l’avance.
Il prévoit les comportements des deux acteurs et réduit toute incertitude.

Il prévoit le comportement de l’adversaire et rend le sien imprévisible.

Explication

L’acteur cherche à anticiper les choix de son adversaire tout en rendant ses propres choix difficiles à prévoir. Rendre plutôt l’adversaire imprévisible inverse les deux rôles de cette stratégie.

6. Quelle conception du pouvoir Robert Dahl propose-t-il ?

La capacité d’un dirigeant à obtenir l’adhésion aux valeurs qu’il défend
La possession durable de ressources permettant de commander à un groupe
La faculté d’un groupe à empêcher la formulation de décisions collectives
La capacité d’un acteur à faire modifier le comportement d’un autre

La capacité d’un acteur à faire modifier le comportement d’un autre

Explication

Robert Dahl définit le pouvoir comme une capacité à faire modifier le comportement d’autrui. La possession de ressources peut être liée à l’exercice du pouvoir, mais elle ne constitue pas la définition attribuée à Dahl.

7. Comment caractériser la relation de pouvoir entre A et B ?

Elle est unilatérale, car B ne conserve aucune ressource face à A.
Elle est réciproque et équilibrée, car les deux acteurs disposent d’une force équivalente.
Elle est réciproque mais déséquilibrée, car A dispose de davantage de force que B.
Elle est équilibrée dès lors que B conserve certaines ressources face à A.

Elle est réciproque mais déséquilibrée, car A dispose de davantage de force que B.

Explication

La relation est réciproque, mais A doit disposer de plus de force que B pour exercer son pouvoir, même si B garde des ressources. La conservation de ressources par B ne rend donc pas automatiquement la relation équilibrée.

8. Comment Pierre Clastres interprète-t-il l’absence d’État dans certaines sociétés amazoniennes ?

Elle témoigne d’un sous-développement qui empêche la formation d’institutions politiques.
Elle peut résulter d’un choix délibéré visant à préserver la liberté face aux dangers de l’État.
Elle s’explique par l’absence de tout pouvoir politique au sein de la société.
Elle traduit une incapacité à établir des règles communes entre les membres du groupe.

Elle peut résulter d’un choix délibéré visant à préserver la liberté face aux dangers de l’État.

Explication

Clastres soutient que ces sociétés peuvent éviter délibérément l’État parce qu’elles le perçoivent comme une menace pour leur liberté. L’interprétation par le sous-développement est précisément celle qu’il conteste.

9. Quelle différence oppose l’obéissance politique à l’obéissance animale ?

L’obéissance politique est imposée par la contrainte, tandis que l’obéissance animale découle d’un accord collectif
L’obéissance politique et l’obéissance animale reposent toutes deux sur une réflexion sur l’organisation sociale
L’obéissance politique repose sur un choix des gouvernés, tandis que l’obéissance animale relève de l’instinct
L’obéissance politique découle de l’instinct collectif, tandis que l’obéissance animale traduit un choix social

L’obéissance politique repose sur un choix des gouvernés, tandis que l’obéissance animale relève de l’instinct

Explication

L’obéissance politique implique un choix des gouvernés, alors que l’obéissance animale est présentée comme instinctive. L’obéissance animale ne suppose donc pas une réflexion sur l’organisation sociale.

10. Pourquoi l’étude du pouvoir politique peut-elle inclure des sociétés sans État ?

Parce que le pouvoir politique apparaît seulement après la création d’un État.
Parce qu’une société peut avoir un pouvoir politique sans que celui-ci se confonde avec l’État.
Parce que l’État désigne toute forme d’autorité présente dans une société.
Parce qu’une société sans État ne possède pas de pouvoir politique organisé.

Parce qu’une société peut avoir un pouvoir politique sans que celui-ci se confonde avec l’État.

Explication

Certaines sociétés n’ont jamais développé d’État, mais leur pouvoir politique peut tout de même être étudié. Confondre pouvoir politique et État conduirait à exclure ces sociétés de l’analyse.

11. Comment l’approche institutionnaliste caractérise-t-elle le pouvoir politique ?

Comme un capital détenu en propriété par un individu ou un groupe
Comme un ensemble de décisions prises par des acteurs économiques autonomes
Comme une relation entre acteurs fondée sur l’ordre et l’obéissance
Comme le pouvoir de l’État, symbolisé par ses autorités et ses gouvernements

Comme le pouvoir de l’État, symbolisé par ses autorités et ses gouvernements

Explication

Cette approche rattache le pouvoir politique à l’État et à ses institutions représentatives. À l’inverse, la conception du pouvoir comme capital détenu relève de l’approche substantialiste.

12. Pourquoi les gouvernés obéissent-ils à un pouvoir qu’ils jugent légitime selon Max Weber ?

Parce qu’ils pensent que ce pouvoir répartit équitablement les gains personnels
Parce qu’ils considèrent que ce pouvoir résulte d’une coutume ancienne
Parce qu’ils estiment que ce pouvoir est conforme à leurs valeurs importantes
Parce qu’ils constatent que ce pouvoir peut imposer des sanctions efficaces

Parce qu’ils estiment que ce pouvoir est conforme à leurs valeurs importantes

Explication

Chez Weber, la légitimité est la qualité d’un pouvoir auquel les gouvernés obéissent parce qu’ils le jugent conforme à leurs valeurs importantes. L’efficacité des sanctions peut soutenir la contrainte, mais elle ne définit pas cette légitimité.

13. Laquelle de ces propositions réunit des ressources de pouvoir mentionnées dans l’analyse des stratégies de pouvoir ?

Produire des biens, prévoir les réactions d’autrui et rendre ses propres choix imprévisibles.
Distribuer des ressources, établir des règles de jeu et anticiper les actions des autres acteurs.
Organiser des échanges, transmettre des traditions orales et obtenir l’adhésion par la persuasion.
Produire et distribuer des biens, gérer des outils de communication et exercer la coercition par la force ou le droit.

Produire et distribuer des biens, gérer des outils de communication et exercer la coercition par la force ou le droit.

Explication

Les ressources du pouvoir comprennent la production et la distribution de biens, la gestion des outils de communication ainsi que la coercition par la force armée et le droit. Prévoir les réactions d’autrui relève plutôt d’une stratégie d’interaction.

14. Que désigne la théorie des jeux, également appelée théorie de l’interaction stratégique ?

L’étude des décisions individuelles prises selon des règles qui changent à chaque interaction.
L’étude des conflits où la force armée détermine à elle seule les choix des acteurs.
L’étude des échanges où les acteurs répartissent des ressources sans anticiper les autres.
L’étude des relations où les acteurs engagent des ressources en anticipant les actions des autres.

L’étude des relations où les acteurs engagent des ressources en anticipant les actions des autres.

Explication

La théorie des jeux étudie les interactions dans lesquelles les acteurs mobilisent des ressources tout en anticipant les actions d’autrui. Elle ne se limite pas à des échanges sans anticipation ni aux seuls rapports de force armée.

15. Selon Clastres, comment le pouvoir politique s’organise-t-il dans ces sociétés sans État ?

Il appartient à la société, qui confie une autorité politique durable à un chef militaire en temps de paix.
Il appartient à la société, qui s’autodirige sans chef permanent, tandis qu’un chef militaire reçoit une autorité en temps de guerre.
Il appartient à un chef permanent, qui délègue une autorité militaire aux membres de la société en temps de paix.
Il appartient aux anciens, qui désignent un chef permanent chargé de diriger la société en temps de guerre.

Il appartient à la société, qui s’autodirige sans chef permanent, tandis qu’un chef militaire reçoit une autorité en temps de guerre.

Explication

Pour Clastres, la société s’autodirige et le pouvoir politique lui appartient ; le chef militaire reçoit une autorité liée au temps de guerre. Un chef permanent chargé de gouverner ne correspond donc pas à cette organisation.

16. Dans l’expérience de Solomon Asch, quelle proportion des participants se conforme au jugement majoritaire au moins une fois ?

75 % des participants
20 % des participants
48 % des participants
65 % des participants

75 % des participants

Explication

Asch observe que 75 % des participants se conforment au jugement majoritaire au moins une fois. Le taux de 65 % est associé à la version de base de l’expérience de Milgram.

17. Quelles sont les deux explications de l’origine du pouvoir envisagées par les théories politiques ?

La nécessité naturelle et l’accord utilitaire entre les hommes appelé contrat social
La conquête militaire et la transmission héréditaire des fonctions politiques
La coutume religieuse et la répartition économique des ressources communes
La décision d’un dirigeant et l’obéissance instinctive des groupes sociaux

La nécessité naturelle et l’accord utilitaire entre les hommes appelé contrat social

Explication

Les théories de l’origine du pouvoir évoquent soit une nécessité naturelle, soit un accord utilitaire entre les hommes, désigné comme contrat social. La conquête et l’hérédité ne constituent pas les deux explications formulées ici.

18. Que faut-il au minimum pour qu’une relation de pouvoir existe ?

Un acteur capable de prendre une décision sans interaction avec autrui
Deux groupes qui partagent les mêmes objectifs et les mêmes ressources
Un ordre formulé par un dirigeant et exécuté sans réaction du destinataire
Au moins deux acteurs engagés dans une relation qui n’est pas à sens unique

Au moins deux acteurs engagés dans une relation qui n’est pas à sens unique

Explication

Une relation de pouvoir suppose au minimum deux acteurs et ne se réduit pas à une action unilatérale. Un ordre sans interaction ni réaction du destinataire ne rend pas compte de cette réciprocité minimale.

19. Dans une situation où une personne donne un ordre et où une autre obéit, quelle approche définit le pouvoir par cette relation entre acteurs ?

L’approche institutionnaliste
L’approche contractualiste
L’approche interactionniste
L’approche substantialiste

L’approche interactionniste

Explication

L’approche interactionniste situe le pouvoir dans une relation entre acteurs, comme celle qui associe un ordre à une obéissance. L’approche substantialiste, elle, le conçoit comme une chose détenue plutôt que comme une relation.

20. Selon Peter Bachrach et Morton Baratz, comment A peut-il réduire la possibilité que B pense à désobéir ?

En façonnant ou en renforçant les valeurs sociales de B
En modifiant le comportement de B après que celui-ci a refusé un ordre
En laissant B choisir librement les règles qui encadrent leur relation
En formulant une injonction directe à laquelle B doit répondre

En façonnant ou en renforçant les valeurs sociales de B

Explication

Bachrach et Baratz incluent dans le pouvoir l’action par laquelle A façonne ou renforce les valeurs sociales de B pour restreindre l’idée même de désobéir. Une injonction directe agit sur la réponse à un ordre, et non sur cette possibilité de penser à le contester.

21. Quelle opposition distingue l’analyse de Clastres de la critique de Lapierre sur le pouvoir dans les sociétés sans État ?

Clastres y voit une société sans hiérarchie, tandis que Lapierre considère que l’État y organise les inégalités.
Clastres y voit une domination des anciens sur les jeunes, tandis que Lapierre défend l’absence de tout rapport de pouvoir.
Clastres y voit un pouvoir politique non coercitif, tandis que Lapierre souligne des rapports de pouvoir entre hommes et femmes ainsi qu’entre anciens et jeunes.
Clastres y voit un pouvoir exercé par un chef permanent, tandis que Lapierre conteste l’existence d’une autorité militaire.

Clastres y voit un pouvoir politique non coercitif, tandis que Lapierre souligne des rapports de pouvoir entre hommes et femmes ainsi qu’entre anciens et jeunes.

Explication

Clastres conclut à l’existence d’un pouvoir politique non coercitif, tandis que Lapierre met en avant des rapports de pouvoir internes, notamment entre hommes et femmes et entre anciens et jeunes. L’idée d’un chef permanent n’est pas l’analyse attribuée à Clastres.

22. Une société cherche à assurer sa durée et sa cohésion. Quel ensemble de fonctions doit-elle mettre en place ?

Produire et distribuer des biens, organiser la communication et maîtriser la contrainte
Répartir les fonctions politiques, diffuser une croyance commune et supprimer les conflits
Accroître la production, concentrer les décisions et garantir l’obéissance des individus
Développer les échanges, uniformiser les opinions et déléguer la contrainte aux familles

Produire et distribuer des biens, organiser la communication et maîtriser la contrainte

Explication

La société doit produire et distribuer des biens, mettre en place des outils de communication et maîtriser la contrainte pour prévenir son explosion. La concentration des décisions ne remplace pas ces trois fonctions.

23. Dans la distinction de Max Weber, que désigne la domination par rapport à l’obéissance ?

Une obéissance fondée sur la loi, alors que l’obéissance peut provenir d’une coutume ou d’un accord
Une adhésion volontaire aux valeurs, alors que l’obéissance résulte d’une décision des gouvernants
Une obéissance sans résistance, alors que l’obéissance peut être obtenue par consentement ou contrainte
Une contrainte physique exercée par le pouvoir, alors que l’obéissance suppose l’absence de coercition

Une obéissance sans résistance, alors que l’obéissance peut être obtenue par consentement ou contrainte

Explication

Pour Max Weber, la domination correspond à une obéissance sans résistance, tandis que l’obéissance peut être obtenue par consentement ou par contrainte. La distinction ne réduit donc pas l’obéissance à la seule adhésion volontaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur L’organisation de la société.

À quoi l’approche institutionnaliste assimile-t-elle le pouvoir politique ?

Au pouvoir d’État.

Comment l’approche interactionniste définit-elle le pouvoir ?

Comme une relation entre acteurs.

Quelles sont les deux origines proposées pour expliquer le pouvoir ?

La nécessité naturelle ou le contrat social.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur L’organisation de la société.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM