QCM : Éducation comparée et gouvernance éducative (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe compare des situations éducatives dans plusieurs pays à une date donnée. Parmi les propositions suivantes concernant sa démarche, lesquelles sont exactes ?

Une comparaison diachronique décrit des situations dans plusieurs pays à une date unique.
L’étude peut porter sur les politiques éducatives, les enseignants, les contextes et les acteurs scolaires.
Une approche compréhensive vise d’abord à transférer une pratique étrangère pour améliorer le système étudié.
Les acteurs scolaires externes comprennent les enseignants et les chefs d’établissement.
Cette comparaison est synchronique, car elle confronte des situations dans l’espace à un instant donné.

L’étude peut porter sur les politiques éducatives, les enseignants, les contextes et les acteurs scolaires. · Cette comparaison est synchronique, car elle confronte des situations dans l’espace à un instant donné.

Explication

Comparer plusieurs pays à une date donnée correspond à une comparaison synchronique, et les objets d’étude comprennent bien politiques, enseignants, contextes et acteurs scolaires. L’approche compréhensive cherche à comprendre le fonctionnement des systèmes, tandis que le transfert de pratiques caractérise l’approche pragmatique. La diachronie étudie une évolution dans le temps, et enseignants et chefs d’établissement sont des acteurs internes.

2. Une comparaison entre deux systèmes éducatifs révèle des similitudes et des écarts. Quelle démarche permet de les interpréter correctement ?

Les similitudes et les différences doivent être expliquées en les rapportant au contexte de chaque système.
L’éducation comparée peut intéresser des enseignants, des étudiants et des parents confrontés à des réalités éducatives.
Le croisement des regards historiques, sociologiques et économiques peut éclairer les réalités éducatives.
La démarche pluridisciplinaire écarte les apports de l’histoire et de la sociologie.
La comparaison consiste à relever les écarts sans les relier aux contextes concernés.

Les similitudes et les différences doivent être expliquées en les rapportant au contexte de chaque système. · L’éducation comparée peut intéresser des enseignants, des étudiants et des parents confrontés à des réalités éducatives. · Le croisement des regards historiques, sociologiques et économiques peut éclairer les réalités éducatives.

Explication

Une comparaison éducative met en évidence similitudes et différences, puis les explique par le contexte. Elle mobilise notamment l’histoire, la sociologie et l’économie, et concerne aussi praticiens, étudiants, enseignants et parents. Relever les écarts sans les contextualiser omet l’étape d’interprétation, et la démarche pluridisciplinaire fait appel aux disciplines plutôt qu’elle ne les écarte.

3. À propos des usages et des repères historiques de l’éducation comparée :

Des données qualitatives et quantitatives peuvent soutenir l’équivalence de diplômes réalisés en partie à l’étranger.
En 1817, Julien de Paris compare les cantons français pour repérer les pratiques efficaces.
La comparaison éducative peut mettre en évidence des inégalités économiques et des fractures numériques.
En 1817, Julien de Paris compare les cantons suisses pour repérer ce qui fonctionne ou non.
Les données comparatives permettent l’équivalence de diplômes réalisés intégralement à l’étranger.

Des données qualitatives et quantitatives peuvent soutenir l’équivalence de diplômes réalisés en partie à l’étranger. · La comparaison éducative peut mettre en évidence des inégalités économiques et des fractures numériques. · En 1817, Julien de Paris compare les cantons suisses pour repérer ce qui fonctionne ou non.

Explication

Julien de Paris compare les cantons suisses en 1817 afin de repérer ce qui fonctionne ou non. Les données qualitatives et quantitatives peuvent servir à reconnaître des diplômes effectués en partie à l’étranger, et la comparaison peut révéler des inégalités économiques et des fractures numériques. Le lieu cité est la Suisse, et le cas d’équivalence concerne une partie de la formation à l’étranger.

4. Une équipe utilise les résultats de PISA pour discuter d’une réforme éducative. Quelles propositions décrivent correctement l’analyse de ces enquêtes ?

PISA est conduite par l’OCDE et peut influencer décisions politiques, débats médiatiques et recherche.
Les chercheurs examinent les modalités de collecte et d’analyse des données ainsi que les effets nationaux de l’enquête.
Les enquêtes internationales servent souvent à justifier des réformes, mais sont réduites à des classements par l’opinion publique.
L’analyse critique porte sur les données recueillies, mais pas sur leurs effets dans les systèmes nationaux.
PISA est conduite par l’UNESCO et influence principalement les débats scolaires locaux.

PISA est conduite par l’OCDE et peut influencer décisions politiques, débats médiatiques et recherche. · Les chercheurs examinent les modalités de collecte et d’analyse des données ainsi que les effets nationaux de l’enquête. · Les enquêtes internationales servent souvent à justifier des réformes, mais sont réduites à des classements par l’opinion publique.

Explication

L’analyse critique porte à la fois sur la collecte et l’analyse des données et sur les effets des enquêtes dans les systèmes nationaux. PISA, conduite par l’OCDE, influence plusieurs domaines et les enquêtes servent souvent à justifier des réformes, malgré leur réduction fréquente à des classements. Écarter leurs effets nationaux omet un objet d’examen, et l’organisme associé à PISA est l’OCDE, non l’UNESCO.

5. Lorsqu’un décideur examine des résultats internationaux pour orienter une politique nationale, quelles propositions sont exactes ?

L’interprétation doit privilégier les résultats globaux en laissant de côté la réalité locale.
Ces enquêtes relèvent principalement d’une approche compréhensive qui préserve les contextes culturels.
Ces enquêtes relèvent principalement d’une approche pragmatique fondée sur la mesure et la quantification.
La volonté d’importer des pratiques jugées bonnes peut prendre le pas sur la rigueur scientifique.
L’interprétation doit relier les résultats globaux à la réalité locale du pays étudié.

Ces enquêtes relèvent principalement d’une approche pragmatique fondée sur la mesure et la quantification. · La volonté d’importer des pratiques jugées bonnes peut prendre le pas sur la rigueur scientifique. · L’interprétation doit relier les résultats globaux à la réalité locale du pays étudié.

Explication

L’interprétation doit articuler les résultats mondiaux et la réalité locale. Les enquêtes relèvent principalement de l’approche pragmatique, puisqu’elles mesurent et quantifient, tandis que l’importation de bonnes pratiques et l’orientation de l’action étatique peuvent l’emporter sur la rigueur scientifique. Négliger le local contredit l’exigence d’articulation, et l’approche décrite est pragmatique plutôt que compréhensive.

6. Une responsable éducative examine une pratique observée à l’étranger avant de l’adapter à son établissement. Concernant l’approche pragmatique, quelles propositions sont exactes ?

Selon Groux, elle vise à produire des connaissances et à améliorer une situation éducative.
Une innovation est issue de l’extérieur du système éducatif.
Elle repère des pratiques transférables pour améliorer une situation éducative dans un autre contexte.
L’innovation désigne la diffusion d’une pratique ayant déjà fait ses preuves à l’étranger.
Une innovation peut être appropriée ou rejetée après sa diffusion.

Selon Groux, elle vise à produire des connaissances et à améliorer une situation éducative. · Elle repère des pratiques transférables pour améliorer une situation éducative dans un autre contexte. · Une innovation peut être appropriée ou rejetée après sa diffusion.

Explication

Selon Groux, l’approche pragmatique vise à produire des connaissances et à améliorer une situation éducative en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs. Elle repère des pratiques transférables pour améliorer une situation dans un autre contexte. Une innovation peut venir de l’intérieur ou de l’extérieur du système, et elle peut être appropriée ou rejetée après sa diffusion. Une pratique ayant déjà fait ses preuves à l’étranger correspond plutôt à la définition d’une bonne pratique.

7. Une chercheuse étudie un système éducatif sans chercher à transposer ses résultats ailleurs. Concernant l’approche compréhensive, quelle proposition est exacte ?

Elle prend en compte les représentations, mais écarte l’histoire propre à chaque société.
Elle suppose que les phénomènes éducatifs étudiés doivent être généralisés à d’autres contextes.
Elle cherche à comprendre les phénomènes éducatifs sans viser nécessairement leur généralisation ou leur transfert.
Elle vise principalement à prescrire les réformes éducatives à appliquer dans d’autres pays.
Elle considère les traditions culturelles, mais laisse de côté les choix politiques des sociétés.

Elle cherche à comprendre les phénomènes éducatifs sans viser nécessairement leur généralisation ou leur transfert.

Explication

L’approche compréhensive cherche à comprendre les phénomènes éducatifs sans nécessairement les généraliser ni les transférer. Elle prend également en compte les représentations, l’histoire, les traditions culturelles et les choix politiques; elle n’a pas pour objectif principal de prescrire des réformes.

8. Une étude compare les comportements d’enseignants et d’élèves dans plusieurs systèmes éducatifs. Quelles propositions sont exactes sur les fins de la comparaison et les méthodes compréhensives ?

L’approche compréhensive privilégie les enquêtes statistiques aux observations et entretiens.
Les fins cognitives visent à comprendre les différences et la singularité des systèmes.
Selon Van Daele, les fins pragmatiques dégagent des généralisations destinées à améliorer l’éducation.
Les fins pragmatiques cherchent à comprendre la singularité sans viser l’amélioration éducative.
L’approche compréhensive privilégie les méthodes qualitatives et ethnographiques.

Les fins cognitives visent à comprendre les différences et la singularité des systèmes. · Selon Van Daele, les fins pragmatiques dégagent des généralisations destinées à améliorer l’éducation. · L’approche compréhensive privilégie les méthodes qualitatives et ethnographiques.

Explication

Selon Van Daele, les fins cognitives portent sur les différences et la singularité des systèmes, tandis que les fins pragmatiques visent des généralisations utiles à l’amélioration de l’éducation. L’approche compréhensive privilégie les méthodes qualitatives et ethnographiques, notamment l’observation et les entretiens, plutôt que les seules enquêtes statistiques.

9. Concernant les premiers jalons du comparatisme éducatif :

Sadler estime que l’école doit être étudiée indépendamment de son contexte social.
Jullien défend une approche fondée sur des faits et des observations.
Jullien publie son ouvrage fondateur en 1900, dans le prolongement des travaux de Sadler.
Au début du XXe siècle, le comparatisme privilégie l’étude des réseaux scolaires mondiaux.
En 1817, Jullien de Paris publie l’Esquisse d’un ouvrage d’éducation comparée.

Jullien défend une approche fondée sur des faits et des observations. · En 1817, Jullien de Paris publie l’Esquisse d’un ouvrage d’éducation comparée.

Explication

Jullien publie son Esquisse en 1817 et défend une démarche positiviste fondée sur les faits et les observations. Sadler relie au contraire l’école à son contexte social, tandis que le comparatisme du début du XXe siècle se concentre sur les systèmes nationaux; 1900 correspond à la référence à Sadler, non à la publication de Jullien.

10. Après la Première Guerre mondiale, une initiative comparative vise à tirer des enseignements des systèmes étrangers et à favoriser la réconciliation. Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Cette démarche vise à réformer les systèmes nationaux en apprenant des autres.
Le Bureau international de l’éducation est créé à Genève en 1925.
Le Bureau international de l’éducation est associé à l’UNESCO à partir de 1969.
La démarche vise à comprendre les autres pour construire une croissance économique durable.
La comparaison vise alors à comprendre les autres pour renforcer les rivalités nationales.

Cette démarche vise à réformer les systèmes nationaux en apprenant des autres. · Le Bureau international de l’éducation est créé à Genève en 1925. · Le Bureau international de l’éducation est associé à l’UNESCO à partir de 1969.

Explication

Après la Première Guerre mondiale, la comparaison sert à réformer les systèmes en apprenant des autres et à contribuer à une paix durable. Le BIE est créé à Genève en 1925, puis associé à l’UNESCO en 1969; la démarche vise à construire une paix durable plutôt qu’une croissance économique durable.

11. À propos de l’internationalisation de l’éducation comparée depuis les années 1960 :

Les organismes internationaux privilégient alors la comparaison des effectifs et des dépenses.
L’OCDE et l’UNESCO développent des outils comparant les performances éducatives nationales.
La coopération en éducation comparée devient scientifique et également politique.
Entre 1948 et 1960, les objectifs de modernisation favorisent l’approche pragmatique.
À partir des années 1960, la coopération demeure limitée aux centres de recherche indépendants.

L’OCDE et l’UNESCO développent des outils comparant les performances éducatives nationales. · La coopération en éducation comparée devient scientifique et également politique. · Entre 1948 et 1960, les objectifs de modernisation favorisent l’approche pragmatique.

Explication

Depuis les années 1960, l’éducation comparée s’internationalise et la coopération devient aussi politique, notamment sous l’impulsion d’organisations internationales. La période 1948-1960 favorise l’approche pragmatique, tandis que l’OCDE et l’UNESCO mettent au point des outils d’évaluation des performances; la coopération ne reste donc pas limitée aux centres indépendants.

12. Un organisme classe des pays selon une échelle commune, puis recommande de transposer une pratique sans examiner la culture d’accueil. Concernant le comparatisme critique, quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) ?

Debeauvais décrit la recherche actuelle comme une mesure des effectifs et des dépenses.
La comparaison sur une échelle commune réduit le risque de hiérarchiser les pays.
Yariv-Mashal associe la mesure de l’autre à une démarche de Debeauvais en 1997.
Le comparatisme critique prolonge l’approche pragmatique et ses perspectives déterministes.
Le comparatisme critique invite à questionner les classements et les transferts décontextualisés.

Le comparatisme critique invite à questionner les classements et les transferts décontextualisés.

Explication

Le comparatisme critique, dans le prolongement de l’approche compréhensive, remet en question les classements et les transferts qui ignorent la culture d’accueil. La formule « mesurer l’autre » est associée à Yariv-Mashal en 2006, tandis que Debeauvais distingue l’ancienne mesure des effectifs et des dépenses de la recherche actuelle sur l’efficacité et l’adaptation; les comparaisons communes peuvent produire des hiérarchies.

13. Parmi les propositions suivantes concernant la société de la connaissance, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Elle désigne une période où savoir, information et communication occupent une place centrale.
Petrella présente l’individu comme une ressource humaine à préserver hors de la société marchande.
L’éducation non marchande se trouve renforcée par la logique de l’économie de marché.
La logique de ressource humaine recentre l’éducation sur l’épanouissement de la personne.
Selon Petrella, la performance individuelle est dissociée de la productivité économique.

Elle désigne une période où savoir, information et communication occupent une place centrale.

Explication

La société de la connaissance désigne une période où le savoir, l’information et la communication jouent un rôle central dans le fonctionnement des pays. Chez Petrella, l’individu est pensé comme une ressource à entretenir pour être performant et productif dans une société marchande; cette logique déplace l’éducation de la personne vers la rentabilité et soumet l’éducation non marchande à l’économie de marché.

14. Une école promeut la concurrence comme moyen de survie, laisse les outils technologiques déterminer les apprentissages et remplace l’égalité par l’équité. Quelles propositions décrivent correctement ces transformations ?

La fin du monopole éducatif concentre les responsabilités dans un secteur unique.
La concurrence peut être présentée aux élèves comme un instrument de survie.
La technocratie fait de l’évolution des outils un facteur définissant les apprentissages.
La fin du monopole éducatif entraîne le développement de secteurs parallèles et des responsabilités centralisées.
Le glissement des valeurs éducatives correspond au passage de l’égalité à l’équité.

La concurrence peut être présentée aux élèves comme un instrument de survie. · La technocratie fait de l’évolution des outils un facteur définissant les apprentissages. · Le glissement des valeurs éducatives correspond au passage de l’égalité à l’équité.

Explication

La logique de compétitivité mondiale peut faire de la concurrence un instrument de survie, et la technocratie accorde aux évolutions technologiques un rôle dans la définition des apprentissages. Le glissement décrit va de l’égalité vers l’équité; la fin du monopole entraîne le développement de secteurs parallèles et des responsabilités dispersées, plutôt que centralisées.

15. Concernant le New Public Management dans l’éducation, quelles propositions sont exactes ?

Dans ce modèle, l’État assure directement la fourniture de l’éducation aux élèves.
L’autonomie des établissements correspond à un retrait du contrôle de l’État sur leurs objectifs.
La concurrence entre établissements est présentée comme susceptible d’améliorer la qualité du service éducatif.
Il renforce l’autonomie des établissements tout en exigeant qu’ils rendent compte de leurs résultats.
L’usager peut évaluer le service éducatif et demander des informations transparentes sur ses résultats.

La concurrence entre établissements est présentée comme susceptible d’améliorer la qualité du service éducatif. · Il renforce l’autonomie des établissements tout en exigeant qu’ils rendent compte de leurs résultats. · L’usager peut évaluer le service éducatif et demander des informations transparentes sur ses résultats.

Explication

L’autonomie s’accompagne d’une reddition de comptes sur les objectifs, les résultats et les ressources ; la concurrence est censée pouvoir améliorer la qualité. L’État régule et évalue les prestataires plutôt que de fournir directement l’éducation, et l’usager peut évaluer le service et demander des informations transparentes. L’autonomie ne signifie pas une perte de contrôle de l’État : celui-ci s’exerce par les objectifs.

16. Un établissement mesure sa réussite scolaire et évalue aussi sa réponse aux besoins des entreprises. Quelles propositions classent correctement ces mesures ?

La réponse aux besoins des entreprises relève de l’efficacité externe, car elle vise un objectif extérieur.
La réponse aux besoins des entreprises constitue un indicateur d’efficacité interne du système éducatif.
L’évaluation standardisée accorde une priorité accrue aux résultats quantitatifs et cognitifs.
Le taux de réussite scolaire relève de l’efficacité interne, car il mesure un objectif du système éducatif.
Le taux de réussite scolaire mesure l’efficacité externe, puisqu’il renseigne sur les besoins des employeurs.

La réponse aux besoins des entreprises relève de l’efficacité externe, car elle vise un objectif extérieur. · L’évaluation standardisée accorde une priorité accrue aux résultats quantitatifs et cognitifs. · Le taux de réussite scolaire relève de l’efficacité interne, car il mesure un objectif du système éducatif.

Explication

La réussite scolaire mesure la réalisation d’un objectif interne au système, tandis que répondre aux besoins des entreprises correspond à un objectif extérieur. L’évaluation standardisée renforce la priorité accordée aux résultats quantitatifs et cognitifs. Les deux classements inversés confondent efficacité interne et efficacité externe.

17. Pour analyser un système éducatif, une équipe examine les moyens engagés, la distribution des bénéfices et les types d’équité. Quelles propositions sont exactes ?

Pour Psacharopoulos et Woodhall, l’équité concerne la distribution des coûts et avantages éducatifs entre groupes sociaux.
Sall et De Ketele distinguent notamment l’équité d’accès et l’équité de production.
La mesure de l’efficience suppose que l’éducation puisse être quantifiée.
L’efficience rapporte la production du système éducatif aux moyens mis en œuvre.
Pour Psacharopoulos et Woodhall, l’équité désigne la répartition des coûts et avantages entre catégories professionnelles.

Pour Psacharopoulos et Woodhall, l’équité concerne la distribution des coûts et avantages éducatifs entre groupes sociaux. · Sall et De Ketele distinguent notamment l’équité d’accès et l’équité de production. · La mesure de l’efficience suppose que l’éducation puisse être quantifiée. · L’efficience rapporte la production du système éducatif aux moyens mis en œuvre.

Explication

L’efficience met en rapport la production et les moyens engagés, en supposant l’éducation quantifiable. Pour Psacharopoulos et Woodhall, l’équité porte sur la distribution des coûts et des avantages entre groupes sociaux, et non entre catégories professionnelles. Sall et De Ketele distinguent cinq types d’équité, dont celles d’accès et de production.

18. Une équipe compare des résultats scolaires à une norme, entre deux années et entre établissements la même année. Quelles propositions caractérisent ces comparaisons ?

Suivre l’évolution des résultats entre plusieurs années correspond à une comparaison synchronique.
Évaluer implique de confronter une réalité à une autre, à un modèle idéal ou à une norme.
Comparer un résultat à un critère externe attendu relève d’une comparaison diachronique.
La comparaison peut aider à comprendre la réalité éducative et à élaborer des plans d’amélioration réalistes.
Comparer des établissements semblables au même moment constitue une comparaison synchronique.

Évaluer implique de confronter une réalité à une autre, à un modèle idéal ou à une norme. · La comparaison peut aider à comprendre la réalité éducative et à élaborer des plans d’amélioration réalistes. · Comparer des établissements semblables au même moment constitue une comparaison synchronique.

Explication

La comparaison sert notamment à connaître la réalité, à préparer des améliorations réalistes et à rendre compte à la société ; l’évaluation suppose une référence comparative. La comparaison synchronique porte sur des entités semblables au même moment. Le suivi dans le temps est diachronique, tandis que la confrontation à un critère attendu est une comparaison à une norme.

19. Une équipe compare deux systèmes éducatifs de cultures différentes. Quelles démarches correspondent aux finalités de cette comparaison ?

Elle classe les systèmes pour déterminer lequel est supérieur, indépendamment de leur histoire culturelle.
Elle cherche à favoriser la communication et la compréhension mutuelle entre les systèmes.
Elle considère la connaissance d’un système étranger comme un appui pour mieux se connaître soi-même.
Elle décrit notamment l’âge d’entrée, la durée des cursus, les examens et les matières avant de comparer les résultats.
Elle compare d’abord les résultats, puis décrit la structure des systèmes pour expliquer les écarts.

Elle cherche à favoriser la communication et la compréhension mutuelle entre les systèmes. · Elle considère la connaissance d’un système étranger comme un appui pour mieux se connaître soi-même. · Elle décrit notamment l’âge d’entrée, la durée des cursus, les examens et les matières avant de comparer les résultats.

Explication

La comparaison vise la communication et la compréhension mutuelle, et la connaissance de l’autre aide à mieux se connaître. Avant d’examiner les résultats, il faut décrire la structure des systèmes ; les classer comme supérieurs ou comparer les résultats en premier contredit ces principes.

20. Une étude examine les dimensions à documenter pour comparer des systèmes éducatifs. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’étude identifie l’échelle de décision et les acteurs, mais écarte les responsabilités de financement.
L’étude recense l’architecture scolaire et les droits des acteurs, en excluant les droits des enseignants.
L’étude décrit le statut des enseignants, mais remplace l’examen de leurs programmes par celui des bâtiments scolaires.
L’étude examine les relations avec les élèves, mais écarte les modalités de recrutement des enseignants.
L’étude peut relever le recrutement, le statut, le temps de travail et le salaire des enseignants.

L’étude peut relever le recrutement, le statut, le temps de travail et le salaire des enseignants.

Explication

La comparaison des enseignants porte notamment sur leur recrutement, leur statut, leur temps de travail et leur salaire. Les programmes et les relations avec les élèves sont également pertinents ; l’environnement inclut les droits des élèves, des parents et des enseignants, tandis que l’analyse des partenaires couvre aussi les responsabilités de financement.

21. Quelles transformations contribuent à recomposer l’éducation comparée et à faire émerger un système éducatif mondial ?

L’expansion mondiale de l’école a freiné le développement de l’économie-monde et séparé éducation et emploi.
L’éducation comparée doit articuler les objectifs politiques d’amélioration et la compréhension théorique.
Depuis les années 1950, des structures communes incluent des niveaux par âge, des diplômes et une régulation étatique.
L’affaiblissement des États-nations s’accompagne d’un renforcement des échelles supranationales et locales.
La recomposition de l’éducation comparée résulte du renforcement des États-nations et du recul des échelles locales.

L’éducation comparée doit articuler les objectifs politiques d’amélioration et la compréhension théorique. · Depuis les années 1950, des structures communes incluent des niveaux par âge, des diplômes et une régulation étatique. · L’affaiblissement des États-nations s’accompagne d’un renforcement des échelles supranationales et locales.

Explication

La discipline articule des exigences politiques et académiques, dans un contexte de recul relatif des États-nations et de montée des échelles supranationales et locales. Depuis les années 1950, des structures éducatives communes se sont développées ; l’expansion scolaire a accompagné l’économie-monde et rapproché politique éducative et politique de l’emploi.

22. Une équipe compare plusieurs réalités éducatives nationales. Quelles pratiques rendent son analyse méthodologiquement rigoureuse ?

Elle définit des critères objectifs, examine le contexte et distingue l’analyse du jugement de valeur.
Elle estime qu’une analyse d’un seul système apporte davantage qu’une comparaison rigoureuse de plusieurs réalités.
Elle tient compte du fait que les données peuvent refléter les valeurs des systèmes qui les produisent.
Elle traite les données éducatives comme neutres dès lors qu’elles sont exprimées statistiquement.
Elle mobilise, selon ses besoins, des données statistiques et des approches quantitatives ou qualitatives.

Elle définit des critères objectifs, examine le contexte et distingue l’analyse du jugement de valeur. · Elle tient compte du fait que les données peuvent refléter les valeurs des systèmes qui les produisent. · Elle mobilise, selon ses besoins, des données statistiques et des approches quantitatives ou qualitatives.

Explication

Une comparaison rigoureuse exige des critères objectifs, une méthode attentive au contexte et une distinction entre analyse et jugement. Elle peut mobiliser données statistiques et approches quantitatives ou qualitatives ; les données ne sont pas nécessairement neutres, et une comparaison rigoureuse de plusieurs réalités peut apporter davantage que l’étude d’un seul objet.

23. Concernant les destinataires de l’éducation et l’étude du genre des enseignants, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le terme « apprenants » regroupe des destinataires de différents âges, y compris les adultes.
Dans le premier degré, les femmes sont proportionnellement plus souvent directrices que les hommes.
L’étude du genre des enseignants peut comparer la répartition des postes et des responsabilités selon les degrés.
Les destinataires de l’éducation sont les individus auxquels elle s’adresse et les cibles de la communication pédagogique.
Les femmes sont plus nombreuses dans le premier degré et en maternelle que les hommes.

Le terme « apprenants » regroupe des destinataires de différents âges, y compris les adultes. · L’étude du genre des enseignants peut comparer la répartition des postes et des responsabilités selon les degrés. · Les destinataires de l’éducation sont les individus auxquels elle s’adresse et les cibles de la communication pédagogique. · Les femmes sont plus nombreuses dans le premier degré et en maternelle que les hommes.

Explication

Les apprenants regroupent les différentes catégories d’âge, adultes compris, et les destinataires sont les individus visés par l’éducation. L’étude du genre peut porter sur les postes et responsabilités ; les femmes sont plus nombreuses dans le premier degré et en maternelle, tandis que les hommes y sont proportionnellement plus souvent directeurs.

24. Un établissement secondaire sollicite son inspecteur de discipline, tandis que l’inspection académique départementale et l’Inspection générale interviennent sur d’autres volets. Quelles propositions décrivent correctement ces fonctions ?

Les inspecteurs d’académie gèrent les établissements d’un département et interviennent dans les négociations syndicales.
Les documentalistes sont recrutés sans concours et leur rémunération dépasse celle des enseignants.
L’Inspection générale conseille le ministre et mène des études stratégiques sur le système éducatif.
L’inspecteur pédagogique régional exerce des fonctions comparables à celles du primaire, avec une compétence disciplinaire.
Les inspecteurs d’académie sont chargés de conseiller le ministre et de conduire les études stratégiques.

Les inspecteurs d’académie gèrent les établissements d’un département et interviennent dans les négociations syndicales. · L’Inspection générale conseille le ministre et mène des études stratégiques sur le système éducatif. · L’inspecteur pédagogique régional exerce des fonctions comparables à celles du primaire, avec une compétence disciplinaire.

Explication

Les inspecteurs pédagogiques régionaux du secondaire ont des fonctions comparables à celles du primaire, mais sont spécialisés par discipline. Les inspecteurs d’académie gèrent les établissements départementaux et jouent un rôle syndical central ; l’Inspection générale conseille le ministre et réalise des études stratégiques. La proposition concernant les documentalistes inverse leur recrutement par concours et leur rémunération, tandis que les fonctions attribuées aux inspecteurs d’académie relèvent de l’Inspection générale.

25. Dans un établissement, plusieurs personnels appuient les enseignants et assurent le fonctionnement collectif. Cochez les propositions exactes :

Un conseiller pédagogique peut aider, conseiller et former ses pairs sans exercer de pouvoir hiérarchique.
Un conseiller pédagogique doit réussir un concours supplémentaire avant d’aider ses collègues.
Les personnels administratifs et médicaux contribuent au bon fonctionnement global du système éducatif.
Les personnels d’aide sociale et technologique participent au fonctionnement global du système éducatif.
Un technicien associe une compétence pédagogique à la maîtrise d’un métier professionnel.

Un conseiller pédagogique peut aider, conseiller et former ses pairs sans exercer de pouvoir hiérarchique. · Les personnels administratifs et médicaux contribuent au bon fonctionnement global du système éducatif. · Les personnels d’aide sociale et technologique participent au fonctionnement global du système éducatif. · Un technicien associe une compétence pédagogique à la maîtrise d’un métier professionnel.

Explication

Les conseillers pédagogiques sont des enseignants déchargés de classe, sans concours supplémentaire ni pouvoir hiérarchique, qui accompagnent leurs pairs. Les techniciens combinent expertise professionnelle et compétence pédagogique ; les personnels administratifs, médicaux, sociaux et technologiques contribuent au fonctionnement global.

26. À propos de la place des parents dans l’école :

L’intérêt des parents pour l’enseignement de leurs enfants est considéré comme illégitime.
Les parents sont restés à l’écart de l’école et ne sont pas devenus des acteurs officiels.
Les parents ont un intérêt légitime pour l’enseignement de leurs enfants et peuvent vouloir intervenir dans les pratiques pédagogiques.
Leur volonté d’intervenir porte sur la gestion des carrières des enseignants.
Les représentants de parents d’élèves élus illustrent leur statut d’acteurs officiels de l’école.

Les parents ont un intérêt légitime pour l’enseignement de leurs enfants et peuvent vouloir intervenir dans les pratiques pédagogiques. · Les représentants de parents d’élèves élus illustrent leur statut d’acteurs officiels de l’école.

Explication

Les parents associent un intérêt légitime pour l’enseignement de leurs enfants à une volonté possible d’intervenir dans les pratiques pédagogiques. Historiquement tenus à l’écart, ils sont désormais des acteurs officiels, notamment grâce à l’élection de représentants ; leur intervention ne porte pas sur la gestion des carrières enseignantes.

27. Lors d’un débat scolaire aux États-Unis, des parents contestent l’enseignement de l’évolutionnisme. Quelles propositions caractérisent l’exemple de conflit décrit ?

Les conflits ont concerné l’imposition du créationnisme face à l’enseignement de l’histoire.
Les débats ont opposé le créationnisme à l’enseignement de la géographie scolaire.
Les débats ont opposé l’évolutionnisme à l’enseignement de la géographie scolaire.
Des conflits ont porté sur l’imposition du créationnisme face à l’évolutionnisme.
Les conflits portaient sur la volonté des parents d’intervenir directement dans les pratiques administratives.

Des conflits ont porté sur l’imposition du créationnisme face à l’évolutionnisme.

Explication

L’exemple concerne des conflits entre parents et école aux États-Unis autour de l’imposition du créationnisme face à l’évolutionnisme. Les conflits décrits ne portaient pas sur l’intervention des parents dans les pratiques administratives. Ils n’opposaient pas le créationnisme à l’histoire ou à la géographie, ni l’évolutionnisme à la géographie.

28. Une comparaison éducative porte sur un réseau scolaire transnational et sur des écoles publiques et privées d’un même pays. Quelles propositions sont exactes ?

Les échelles géographiques permettent d’étudier les tendances globales et les pratiques en classe.
Les comparaisons à l’échelle départementale servent à analyser les tendances éducatives mondiales.
Les échelles régionales et départementales permettent d’étudier les effets de la centralisation.
Un réseau scolaire transnational peut dépasser les frontières d’un pays.
Les unités de comparaison peuvent aller des continents aux individus et aux classes.

Les échelles géographiques permettent d’étudier les tendances globales et les pratiques en classe. · Un réseau scolaire transnational peut dépasser les frontières d’un pays. · Les unités de comparaison peuvent aller des continents aux individus et aux classes.

Explication

Un système transnational peut franchir les frontières, et plusieurs systèmes peuvent coexister dans un même pays, notamment selon le statut public ou privé ; un pays ne correspond donc pas nécessairement à un système éducatif unique. Les unités s’étendent des grandes régions géographiques jusqu’aux classes et individus. Les échelles géographiques permettent d’étudier les tendances globales et les pratiques en classe. Les échelles régionales et départementales sont liées aux effets de la décentralisation, et non de la centralisation.

29. Une équipe compare les transformations de l’enseignement dans un pays sur un siècle. Concernant les unités de comparaison :

L’évolution diachronique se réalise principalement entre pays, plutôt qu’à l’échelle d’un système.
Une comparaison culturelle peut considérer chaque culture comme un ensemble homogène et figé.
L’influence culturelle sur l’éducation peut être affirmée sans précaution méthodologique particulière.
Le jour sans école primaire le mercredi en France est relié à l’organisation de la laïcité.
Cette démarche diachronique permet d’étudier l’évolution du système éducatif dans le temps.

Le jour sans école primaire le mercredi en France est relié à l’organisation de la laïcité. · Cette démarche diachronique permet d’étudier l’évolution du système éducatif dans le temps.

Explication

La comparaison diachronique étudie les changements dans le temps et se fait souvent à l’échelle d’un pays ou d’un système. L’exemple français du mercredi renvoie à l’organisation de la laïcité ; les cultures ne doivent pas être essentialisées et leur influence doit être évaluée avec prudence.

30. Une équipe veut comparer les résultats scolaires de deux systèmes éducatifs. Quelles précautions méthodologiques sont pertinentes ?

L’étude des acquis sert à situer un système, mais pas à examiner les processus d’autres systèmes.
La présentation de l’évaluation aux élèves peut être laissée indéterminée sans affecter la comparaison.
Les acquis scolaires permettent de comparer des systèmes sans rechercher d’enseignements utiles ailleurs.
La comparaison exige de préciser les questions et de les tester avant leur utilisation.
Les résultats peuvent servir à repérer les inégalités entre différents sous-groupes d’élèves.

La comparaison exige de préciser les questions et de les tester avant leur utilisation. · Les résultats peuvent servir à repérer les inégalités entre différents sous-groupes d’élèves.

Explication

Les acquis peuvent notamment situer un système et révéler les inégalités entre sous-groupes ; ils peuvent aussi aider à analyser les processus et à s’inspirer d’autres systèmes. Une comparaison rigoureuse précise l’objet, le calcul, les questions, leur test préalable, les auteurs et la présentation aux élèves.

31. Une autorité municipale adopte un programme scolaire et organise les apprentissages sur plusieurs années. Concernant les programmes :

Un programme constitue un engagement officiel des autorités envers les citoyens.
Les finalités des programmes privilégient partout l’intériorisation des savoirs plutôt que la socialisation.
Un programme scolaire engage officiellement les enseignants envers les autorités, plutôt que les autorités envers les citoyens.
L’échelle de décision d’un programme peut être municipale ou propre à un établissement.
L’articulation des apprentissages vise à construire une culture générale avant l’hyperspécialisation.

Un programme constitue un engagement officiel des autorités envers les citoyens. · L’échelle de décision d’un programme peut être municipale ou propre à un établissement. · L’articulation des apprentissages vise à construire une culture générale avant l’hyperspécialisation.

Explication

Le programme est un engagement officiel des autorités, et son échelle de décision peut être municipale ou locale. Les apprentissages s’articulent pour construire une culture générale ; les finalités varient entre intériorisation des savoirs et socialisation, et l’engagement est pris envers les citoyens.

32. Dans un établissement, les programmes de plusieurs classes restent inachevés et les pratiques varient selon les acteurs. Quelles propositions sont exactes ?

Les façons d’apprendre varient selon les élèves et le contexte culturel dans lequel ils sont formés.
Les manières d’enseigner et d’apprendre sont imbriquées, sans être identiques d’un acteur à l’autre.
Des lacunes de couverture peuvent pénaliser les élèves dépourvus de ressources familiales pour les combler.
L’évaluation terminale permet d’apprécier la validité et la satisfaction de la promesse institutionnelle.
Le principe officiel suppose l’acquisition complète du programme précédent avant celui de la classe suivante.

Les façons d’apprendre varient selon les élèves et le contexte culturel dans lequel ils sont formés. · Les manières d’enseigner et d’apprendre sont imbriquées, sans être identiques d’un acteur à l’autre. · Des lacunes de couverture peuvent pénaliser les élèves dépourvus de ressources familiales pour les combler. · L’évaluation terminale permet d’apprécier la validité et la satisfaction de la promesse institutionnelle. · Le principe officiel suppose l’acquisition complète du programme précédent avant celui de la classe suivante.

Explication

L’emboîtement des programmes est le principe officiel, mais il est souvent incomplet ; cette situation peut fragmenter la formation et défavoriser les élèves qui manquent de ressources familiales. Les programmes expriment une promesse évaluée en fin de parcours, tandis que les façons d’enseigner et d’apprendre sont imbriquées et variables.

33. À la fin du secondaire, une élève obtient le baccalauréat puis fait l’objet d’un classement pour la poursuite d’études. Concernant l’évaluation :

Parcoursup est la cause du tri réalisé à la fin du secondaire.
Une évaluation peut cartographier les possibilités d’un individu au-delà de la délivrance d’un diplôme.
Le baccalauréat effectue le tri réel de fin de secondaire, tandis que Parcoursup valide le niveau.
Dans le contexte de la massification, Parcoursup réalise le tri en fin de secondaire.
Un examen porte sur des aptitudes ciblées et des performances prévues à l’avance.

Une évaluation peut cartographier les possibilités d’un individu au-delà de la délivrance d’un diplôme. · Dans le contexte de la massification, Parcoursup réalise le tri en fin de secondaire. · Un examen porte sur des aptitudes ciblées et des performances prévues à l’avance.

Explication

Parcoursup est un moyen du tri de fin de secondaire, et non sa cause. L’évaluation peut cartographier les possibilités d’un individu au-delà de la délivrance d’un diplôme. Avec la massification, le baccalauréat valide un niveau et autorise la poursuite d’études, tandis que Parcoursup opère le tri. Un examen ne mesure qu’une partie des aptitudes, en ciblant des capacités et des performances programmées à l’avance.

34. Une institution commande une étude immédiate de pilotage, tandis qu’un chercheur mène une enquête théorique à plus long terme. Concernant les fondements de l’approche pragmatique :

Le discours d’expertise répond à des besoins pragmatiques d’évaluation et de pilotage politique.
Selon Ardoino, le chercheur inscrit sa démarche dans une temporalité longue et réflexive.
L’approche pragmatique privilégie une démarche qualitative, rétrospective et éloignée de la mesure.
Le chercheur est mandaté sur un dossier précis et intervient dans l’immédiateté pour son commanditaire.
Le discours scientifique vise le pilotage opérationnel des systèmes plutôt que la problématisation épistémologique.

Le discours d’expertise répond à des besoins pragmatiques d’évaluation et de pilotage politique. · Selon Ardoino, le chercheur inscrit sa démarche dans une temporalité longue et réflexive.

Explication

Le discours d’expertise répond à des besoins pragmatiques, alors que le discours scientifique problématise les réalités éducatives dans une visée épistémologique. Selon Ardoino (1983), le chercheur travaille dans la durée et la réflexivité ; l’approche pragmatique est quantitative, prédictive et centrée sur la mesure, tandis que le mandat immédiat caractérise l’expert.

35. Concernant les fondements de l’approche pragmatique et le transfert éducatif :

Un test équitable adapte ses décisions aux différences culturelles des personnes évaluées.
Une pratique transférée conserve sa forme initiale, indépendamment du contexte culturel d’accueil.
Une pratique transférée transforme la culture d’accueil et se trouve elle-même transformée par celle-ci.
Dès 1817, Marc-Antoine Jullien de Paris place le transfert au cœur de l’éducation comparée.
Un test équitable prend les mêmes décisions lorsque les compétences évaluées sont égales.

Une pratique transférée transforme la culture d’accueil et se trouve elle-même transformée par celle-ci. · Dès 1817, Marc-Antoine Jullien de Paris place le transfert au cœur de l’éducation comparée. · Un test équitable prend les mêmes décisions lorsque les compétences évaluées sont égales.

Explication

Le transfert transforme à la fois la pratique et la culture d’accueil, tandis que les facteurs contextuels déterminent son adaptation. Un test équitable donne les mêmes décisions pour des compétences égales, et Jullien de Paris met le transfert au cœur de l’éducation comparée dès 1817. L’idée d’une pratique inchangée et celle de décisions dépendant des différences culturelles contredisent ces principes.

36. Deux équipes décrivent le transfert d’une pratique éducative : l’une retient les étapes dans le pays d’accueil, l’autre distingue mouvement, réinterprétation et métamorphose. Quelles propositions sont exactes ?

Pour Phillips et Schweisfurth, l’assimilation intervient après l’identification et l’introduction.
Pour Phillips et Schweisfurth, l’assimilation se déroule dans le pays d’accueil.
Pour Phillips et Schweisfurth, l’introduction précède l’identification de la pratique éducative.
Pour Cowen, la transformation désigne le mouvement international de la pratique éducative.
Pour Cowen, la traduction correspond à une réinterprétation locale de la pratique transférée.

Pour Phillips et Schweisfurth, l’assimilation intervient après l’identification et l’introduction. · Pour Phillips et Schweisfurth, l’assimilation se déroule dans le pays d’accueil. · Pour Cowen, la traduction correspond à une réinterprétation locale de la pratique transférée.

Explication

Phillips et Schweisfurth ordonnent les étapes ainsi : identification, introduction, puis assimilation dans le pays d’accueil. Chez Cowen, la traduction est une réinterprétation locale, tandis que la transformation est une métamorphose; le mouvement international correspond au transfert. L’introduction ne précède donc pas l’identification.

37. Une analyse des recensements scolaires sud-coréens de 1970 à 2000 observe les diplômes par province, ville et comté. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Holsinger et Jacob estiment que concentrer les financements sur le primaire suffit à réduire les inégalités.
L’étude sud-coréenne examine les diplômes obtenus par province, ville et région.
L’étude attribue la réduction des inégalités à la contraction de l’offre scolaire secondaire.
L’étude constate une réduction nette des inégalités, associée à l’expansion scolaire à tous les niveaux.
Les cours privés financés par les familles aisées contribuent à réduire les disparités éducatives.

L’étude constate une réduction nette des inégalités, associée à l’expansion scolaire à tous les niveaux.

Explication

Les recensements sud-coréens examinent les diplômes obtenus par province, ville et comté et montrent une réduction nette des inégalités, expliquée par la forte expansion scolaire à tous les niveaux. Cette réduction n’est pas attribuée à une contraction de l’offre scolaire secondaire. Holsinger et Jacob estiment que concentrer les financements sur le primaire ne suffit pas toujours à réduire les inégalités, et que les cours privés financés par les familles aisées peuvent perpétuer les disparités.

38. Un responsable compare la portée des enquêtes de l’IEA et de PISA avant d’interpréter leurs résultats. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’OCDE entre dans les évaluations à grande échelle en 2001 et fait de PISA un outil de diagnostic scolaire.
L’IEA est une association académique axée sur la science et la méthode, contrairement à l’OCDE intergouvernementale.
PIRLS évalue la lecture en quatrième année primaire depuis 2001, selon une périodicité de quatre ans.
TIMSS évalue les mathématiques et les sciences depuis 1995, selon une périodicité de quatre ans.
PISA évalue la maîtrise des programmes disciplinaires plutôt que la mobilisation des acquis en situation concrète.

L’IEA est une association académique axée sur la science et la méthode, contrairement à l’OCDE intergouvernementale. · TIMSS évalue les mathématiques et les sciences depuis 1995, selon une périodicité de quatre ans.

Explication

TIMSS porte sur les mathématiques et les sciences depuis 1995 et revient tous les quatre ans. L’IEA est une association académique, tandis que l’OCDE est une organisation intergouvernementale. PISA mesure la mobilisation des acquis dans des situations concrètes, l’OCDE entre dans les évaluations à grande échelle dès 1993, et PIRLS revient tous les cinq ans.

39. Une enquête évalue des élèves de 15 ans et recueille des données sur leur environnement scolaire. Concernant PISA, quelles propositions sont exactes ?

L’enquête mesure les compétences disciplinaires des élèves de douze ans tous les deux ans.
Les questionnaires recueillent des informations auprès des élèves et des chefs d’établissement.
Les comparaisons internationales peuvent contribuer au pilotage des systèmes éducatifs.
Les questionnaires permettent de prendre en compte l’origine sociale et les écarts de performance.
L’évaluation porte tous les trois ans sur l’écrit, les mathématiques et les sciences.

Les questionnaires recueillent des informations auprès des élèves et des chefs d’établissement. · Les comparaisons internationales peuvent contribuer au pilotage des systèmes éducatifs. · Les questionnaires permettent de prendre en compte l’origine sociale et les écarts de performance. · L’évaluation porte tous les trois ans sur l’écrit, les mathématiques et les sciences.

Explication

PISA évalue tous les trois ans les compétences en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences des élèves de 15 ans. Ses questionnaires documentent notamment le contexte des élèves et des établissements, tandis que les comparaisons peuvent éclairer le pilotage ; l’âge et la périodicité avancés dans la proposition restante sont erronés.

40. Concernant les principes de l’approche compréhensive, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle restitue les représentations des acteurs dans leur contexte socio-historique singulier.
La décentration aide le chercheur à dépasser ses propres codes culturels et jugements.
Elle interprète les phénomènes éducatifs à partir des discours et des pratiques des acteurs.
Elle analyse les écarts socioculturels sans chercher à effacer les différences entre groupes.
Elle privilégie des prédictions générales détachées des contextes et des pratiques observées.

Elle restitue les représentations des acteurs dans leur contexte socio-historique singulier. · La décentration aide le chercheur à dépasser ses propres codes culturels et jugements. · Elle interprète les phénomènes éducatifs à partir des discours et des pratiques des acteurs. · Elle analyse les écarts socioculturels sans chercher à effacer les différences entre groupes.

Explication

Cette approche est qualitative, attentive aux contextes et fondée sur les discours et pratiques des acteurs ; elle prend en compte l’altérité et vise la décentration. Elle restitue aussi les représentations dans leur historicité, contrairement à une démarche prédictive détachée des contextes.

41. Une équipe étudie une réforme scolaire en observant les classes et les récits des enseignants. À propos de l’approche compréhensive, quelles propositions sont exactes ?

La diffusion d’une pratique culturelle demande du temps et l’acceptation des destinataires.
L’analyse se déplace des systèmes vers le quotidien de l’école et de la classe.
L’analyse privilégie les structures institutionnelles aux expériences et récits des acteurs.
Les problèmes étudiés sont ancrés dans le présent et façonnés par l’histoire.
La recherche vise à fournir des modèles clés en main directement transposables.

La diffusion d’une pratique culturelle demande du temps et l’acceptation des destinataires. · L’analyse se déplace des systèmes vers le quotidien de l’école et de la classe. · Les problèmes étudiés sont ancrés dans le présent et façonnés par l’histoire.

Explication

L’approche compréhensive s’intéresse au quotidien scolaire et aux expériences des acteurs, et étudie des problèmes inscrits dans une histoire. Elle refuse les modèles clés en main ; selon Linton, les pratiques diffusées nécessitent du temps et l’acceptation des populations réceptrices.

42. Un projet compare les politiques d’éducation prioritaire de plusieurs pays européens. Parmi les propositions suivantes concernant EuroPEP, lesquelles sont exactes ?

L’analyse porte sur les justifications des politiques et leurs contextes socio-historiques.
Ces politiques répondent au désavantage scolaire par des programmes ciblés et des moyens différenciés.
Le projet compare des politiques d’éducation prioritaire dans huit pays européens.
Les tendances relevées comprennent les interventions précoces et les aménagements pédagogiques.
EuroPEP construit un objet comparatif commun plutôt que juxtaposer des études nationales.

L’analyse porte sur les justifications des politiques et leurs contextes socio-historiques. · Ces politiques répondent au désavantage scolaire par des programmes ciblés et des moyens différenciés. · Le projet compare des politiques d’éducation prioritaire dans huit pays européens. · Les tendances relevées comprennent les interventions précoces et les aménagements pédagogiques. · EuroPEP construit un objet comparatif commun plutôt que juxtaposer des études nationales.

Explication

EuroPEP porte sur huit pays et étudie des politiques ciblées visant à compenser le désavantage scolaire. Sa méthode construit un objet comparatif commun en examinant les discours et les contextes ; les tendances identifiées incluent notamment les interventions précoces et les aménagements pédagogiques.

43. Une équipe doit éclairer une réforme scolaire tout en tenant compte des performances et du vécu des acteurs. Concernant la portée des approches comparatives, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Les emprunts scolaires gagnent à être transposés sans adaptation au contexte qui les accueille.
L’analyse comparative vise à remplacer l’étude systématique des institutions par des jugements de valeur.
L’éducation comparée doit classer les systèmes selon leur valeur plutôt que décrire leurs différences.
PISA évalue tous les trois ans les compétences des élèves de 16 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences.
L’approche pragmatique mesure les performances pour piloter les systèmes, tandis que l’approche compréhensive éclaire le vécu des acteurs.

L’approche pragmatique mesure les performances pour piloter les systèmes, tandis que l’approche compréhensive éclaire le vécu des acteurs.

Explication

Les deux approches sont complémentaires : la démarche pragmatique mesure les performances pour le pilotage, tandis que la compréhensive examine le sens et le vécu des acteurs. PISA évalue tous les trois ans les compétences en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences des élèves de 15 ans. L’éducation comparée met en évidence des différences entre systèmes sans jugement de valeur et éclaire la structure des institutions par une analyse systématique. Elle recommande des emprunts prudents, adaptés au contexte d’accueil.

44. Concernant la classification internationale des types d’éducation établie par l’UNESCO :

Établie en 1976, elle vise à faciliter les comparaisons entre régions d’un même État.
Elle a été établie par l’OCDE pour comparer les systèmes éducatifs entre États.
Elle couvre les niveaux éducatifs du préprimaire jusqu’à l’enseignement supérieur.
Elle a été conçue pour harmoniser les statistiques éducatives au sein de l’Union européenne.
Établie en 1976, elle vise à faciliter les comparaisons éducatives entre États.

Elle couvre les niveaux éducatifs du préprimaire jusqu’à l’enseignement supérieur. · Établie en 1976, elle vise à faciliter les comparaisons éducatives entre États.

Explication

La classification de l’UNESCO date de 1976 et vise à faciliter les comparaisons éducatives entre États ; elle couvre les niveaux du préprimaire à l’enseignement supérieur. Son objectif n’est pas l’harmonisation des statistiques au sein de l’Union européenne, son champ ne commence pas au primaire et elle a été établie par l’UNESCO, non par l’OCDE.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Éducation comparée et gouvernance éducative.

Quelle compétence l’éducation comparée développe-t-elle face à l’altérité ?

La capacité de comprendre autrui et de se décentrer.

Que promeut la vision humaniste de l’éducation ?

La justice, la concorde et l’harmonie planétaire.

Quels contextes l’éducation comparée étudie-t-elle ?

Les contextes culturels, historiques, politiques et économiques.

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