QCM : Énergie électrique et puissances (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique de l’électricité pose un défi au fonctionnement des réseaux de production et de distribution ?

Elle ne se stocke pas, bien qu’elle soit facile à transporter
Elle est difficile à convertir en d’autres formes d’énergie
Elle est difficile à quantifier dans les installations
Elle se transporte difficilement sur de longues distances

Elle ne se stocke pas, bien qu’elle soit facile à transporter

Explication

L’électricité se transporte, se transforme et se quantifie facilement, mais elle ne se stocke pas, ce qui affecte le fonctionnement des réseaux. La difficulté ne concerne donc pas son transport, mais son stockage.

2. Comment calcule-t-on l’énergie fournie par un système lorsque sa puissance instantanée varie pendant une durée τ\tau ?

En dérivant la puissance instantanée par rapport au temps : E=dpdtE=\frac{dp}{dt}
En multipliant la puissance finale par la durée : E=p(τ)τE=p(\tau)\tau
En divisant la durée par la puissance moyenne : E=τpmoyE=\frac{\tau}{p_{\mathrm{moy}}}
En intégrant la puissance instantanée sur cette durée : E=∫0τp(t) dtE=\int_0^\tau p(t)\,dt

En intégrant la puissance instantanée sur cette durée : $$E=\int_0^\tau p(t)\,dt$$

Explication

L’énergie fournie correspond à l’intégrale de la puissance instantanée sur l’intervalle considéré. La dérivée de l’énergie, et non celle de la puissance, décrit le taux de variation de l’énergie.

3. Un système voit son énergie augmenter de façon variable au cours du temps ; quelle grandeur représente le taux instantané de cette variation ?

La puissance, donnée par P=∫E(t) dtP=\int E(t)\,dt
Le rendement, donné par η=dEdt\eta=\frac{dE}{dt}
L’énergie, donnée par E=dPdtE=\frac{dP}{dt}
La puissance, donnée par P=dEdtP=\frac{dE}{dt}

La puissance, donnée par $$P=\frac{dE}{dt}$$

Explication

La puissance est le taux de variation de l’énergie par rapport au temps, soit P=dEdtP=\frac{dE}{dt}. L’intégrale de la puissance permet de retrouver l’énergie fournie, et non l’inverse.

4. Un appareil consomme une puissance totale supérieure à la puissance qu’il fournit utilement ; comment définit-on son rendement énergétique ?

Comme la différence entre la puissance totale consommée et la puissance utile, exprimée en pourcentage
Comme le rapport de l’énergie dissipée aux pertes thermiques, égal à 1 en présence de pertes
Comme le rapport de la puissance utile à la puissance totale consommée, inférieur à 1 en présence de pertes
Comme le rapport de la puissance totale consommée à la puissance utile, inférieur à 1 en présence de pertes

Comme le rapport de la puissance utile à la puissance totale consommée, inférieur à 1 en présence de pertes

Explication

Le rendement énergétique est le rapport de la puissance utile à la puissance totale consommée ; les pertes le rendent inférieur à 1. Inverser ce rapport ne donne pas le rendement défini ici.

5. Dans un nœud où plusieurs branches se rejoignent, quelle relation impose la loi des nœuds de Kirchhoff ?

La somme des courants autour d’une boucle fermée est nulle
La somme des tensions entrantes est égale à la somme des tensions sortantes
La somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants
La somme des tensions aux bornes des branches est égale au courant total

La somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants

Explication

La loi des nœuds exprime la conservation du courant en imposant l’égalité entre courants entrants et sortants. La somme des tensions le long d’une boucle fermée correspond à la loi des mailles.

6. Lorsqu’on parcourt une boucle fermée dans un circuit, quelle relation exprime la loi des mailles de Kirchhoff ?

La somme algébrique des tensions le long de la boucle est nulle
La somme des courants de la boucle est égale à la tension totale
La somme des tensions est égale à la somme des courants de la boucle
La somme des courants entrant dans chaque nœud est nulle

La somme algébrique des tensions le long de la boucle est nulle

Explication

La loi des mailles impose que la somme des tensions le long d’une boucle fermée soit nulle. La conservation des courants entrants et sortants concerne la loi des nœuds.

7. Une résistance de valeur RR est traversée par un courant II ; quelle relation donne la tension UU à ses bornes selon la loi d’Ohm ?

U=RIU=RI
U=R+IU=R+I
U=IRU=\frac{I}{R}
U=RIU=\frac{R}{I}

$$U=RI$$

Explication

Pour une résistance, la loi d’Ohm relie la tension, la résistance et le courant par U=RIU=RI. La relation U=IRU=\frac{I}{R} inverse à tort la dépendance de la tension envers la résistance.

8. Quelle distinction caractérise le régime continu permanent par rapport au régime variable ?

Les tensions et les courants sont indépendants du temps, alors qu’ils en dépendent en régime variable.
Les tensions et les courants dépendent du temps, mais leur valeur moyenne reste constante.
Les tensions sont périodiques, alors que les courants restent indépendants du temps.
Les courants sont périodiques, alors que les tensions varient de façon non périodique.

Les tensions et les courants sont indépendants du temps, alors qu’ils en dépendent en régime variable.

Explication

En régime continu permanent, tensions et courants ne varient pas avec le temps, contrairement aux grandeurs d’un régime variable. Un régime périodique est une forme possible de régime variable, mais il ne caractérise pas le régime continu permanent.

9. Après une modification brutale d’un circuit, quelle évolution distingue le régime transitoire du régime entretenu périodique ?

Le régime transitoire apparaît après la modification et ne se répète généralement pas, tandis que le régime entretenu périodique se répète.
Le régime transitoire apparaît avant la modification, tandis que le régime entretenu périodique commence après celle-ci.
Le régime transitoire correspond à des grandeurs constantes, tandis que le régime entretenu périodique dépend du temps.
Le régime transitoire se répète à intervalles réguliers, tandis que le régime entretenu périodique suit une seule évolution.

Le régime transitoire apparaît après la modification et ne se répète généralement pas, tandis que le régime entretenu périodique se répète.

Explication

Une modification brutale des caractéristiques du circuit fait apparaître un régime transitoire, qui ne se répète généralement pas ; le régime entretenu périodique se reproduit. Le fait qu’un signal dépende du temps ne suffit pas à le qualifier de périodique.

10. Une grandeur périodique reprend la même évolution après un intervalle de 0,02 s : que représente cet intervalle ?

Sa période, c’est-à-dire la durée au bout de laquelle elle se répète.
Sa fréquence, c’est-à-dire le nombre de répétitions par seconde.
Son amplitude, c’est-à-dire sa valeur maximale.
Sa pulsation, exprimée en radians par seconde.

Sa période, c’est-à-dire la durée au bout de laquelle elle se répète.

Explication

La période est la durée qui sépare deux répétitions identiques d’une grandeur périodique et s’exprime en secondes. La fréquence indique plutôt le nombre de périodes par seconde.

11. Si une grandeur périodique a une période de 0,02 s0{,}02\,\text{s}, quelle relation permet de calculer sa fréquence ?

f=2πTf=2\pi T
f=T2f=T^2
f=1Tf=\frac{1}{T}
f=T2πf=\frac{T}{2\pi}

$$f=\frac{1}{T}$$

Explication

La fréquence est l’inverse de la période ; pour cette durée, on obtient f=50 Hzf=50\,\text{Hz}. La relation avec 2π2\pi concerne la conversion vers la pulsation, et non le calcul direct de la fréquence.

12. Quelles caractéristiques déterminent une grandeur sinusoïdale, et quelle est sa valeur moyenne si elle est purement sinusoïdale ?

Sa période, son impédance et sa phase à l’origine ; sa valeur moyenne dépend de sa pulsation.
Son amplitude, sa fréquence et sa résistance ; sa valeur moyenne est égale à sa valeur efficace.
Son amplitude, sa pulsation et sa phase à l’origine ; sa valeur moyenne est nulle.
Sa valeur efficace, sa période et son décalage continu ; sa valeur moyenne égale son amplitude.

Son amplitude, sa pulsation et sa phase à l’origine ; sa valeur moyenne est nulle.

Explication

Une sinusoïde est caractérisée par son amplitude, sa pulsation et sa phase à l’origine, et sa moyenne est nulle lorsqu’elle est purement sinusoïdale. La valeur efficace décrit son effet thermique, et non sa valeur moyenne.

13. Quelle grandeur d’un courant alternatif correspond au courant continu produisant la même puissance par effet Joule dans une résistance ?

Sa valeur maximale instantanée.
Sa valeur efficace.
Son amplitude complexe.
Sa valeur moyenne.

Sa valeur efficace.

Explication

La valeur efficace est définie par l’équivalence de puissance thermique dans une résistance avec un courant continu de même valeur. La valeur moyenne décrit la composante continue du signal, pas cette équivalence d’effet Joule.

14. À fréquence constante, quelle information le phaseur d’une tension ou d’un courant conserve-t-il ?

Sa valeur moyenne et sa fréquence instantanée.
Son module et sa phase.
Sa valeur efficace et son impédance de charge.
Son énergie totale et sa période.

Son module et sa phase.

Explication

Le phaseur, ou amplitude complexe, représente une grandeur sinusoïdale en conservant son module et sa phase à fréquence constante. Il ne représente pas directement l’énergie totale du signal.

15. Un dipôle a une impédance complexe Z=R+jXZ=R+jX avec X<0X<0 : comment est-il caractérisé ?

Comme un dipôle à impédance nulle.
Comme un dipôle capacitif.
Comme un dipôle inductif.
Comme un dipôle résistif.

Comme un dipôle capacitif.

Explication

Dans l’écriture Z=R+jXZ=R+jX, une partie réactive négative caractérise un dipôle capacitif. Un dipôle inductif correspond à X>0X>0, tandis qu’un dipôle résistif a X=0X=0.

16. Une charge monophasée est soumise à une tension efficace VV et parcourue par un courant efficace II, avec un déphasage φ\varphi : quelle expression donne sa puissance active moyenne ?

P=VIP=VI
P=VIcos⁡(φ)P=VI\cos(\varphi)
P=VIsin⁡(φ)P=VI\sin(\varphi)
P=VIcos⁡(φ)P=\frac{V}{I}\cos(\varphi)

$$P=VI\cos(\varphi)$$

Explication

La puissance active moyenne en régime sinusoïdal monophasé est le produit VIVI multiplié par le facteur cos⁡(φ)\cos(\varphi). Le produit VIVI sans ce facteur correspond à la puissance apparente.

17. Pour dimensionner une installation en régime sinusoïdal, quelle puissance s’exprime en voltampères ?

La puissance instantanée p(t)=v(t)i(t)p(t)=v(t)i(t).
La puissance active P=VIcos⁡(φ)P=VI\cos(\varphi).
La puissance réactive Q=VIsin⁡(φ)Q=VI\sin(\varphi).
La puissance apparente S=VIS=VI.

La puissance apparente $$S=VI$$.

Explication

La puissance apparente est S=VIS=VI, s’exprime en voltampères et sert notamment au dimensionnement des installations. La puissance active représente la puissance moyenne consommée, plutôt que la grandeur de dimensionnement visée ici.

18. Quelle grandeur représente la puissance réactive en régime sinusoïdal, et dans quelle unité s’exprime-t-elle ?

k=cos⁡(φ)k=\cos(\varphi), sans unité.
Q=VIsin⁡(φ)Q=VI\sin(\varphi), en voltampères réactifs.
S=VIS=VI, en voltampères.
P=VIcos⁡(φ)P=VI\cos(\varphi), en watts.

$$Q=VI\sin(\varphi)$$, en voltampères réactifs.

Explication

La puissance réactive est donnée par Q=VIsin⁡(φ)Q=VI\sin(\varphi) et s’exprime en voltampères réactifs. La puissance active, exprimée en watts, correspond à la puissance moyenne consommée.

19. Une installation a une puissance active PP et une puissance apparente SS : quelle relation définit son facteur de puissance en régime sinusoïdal pur ?

k=P+S=cos⁡(φ)k=P+S=\cos(\varphi)
k=PS=cos⁡(φ)k=\frac{P}{S}=\cos(\varphi)
k=QS=cos⁡(φ)k=\frac{Q}{S}=\cos(\varphi)
k=SP=sin⁡(φ)k=\frac{S}{P}=\sin(\varphi)

$$k=\frac{P}{S}=\cos(\varphi)$$

Explication

En régime sinusoïdal pur, le facteur de puissance est le rapport P/SP/S et il est égal à cos⁡(φ)\cos(\varphi). Le rapport Q/SQ/S est lié au sinus du déphasage, et non au facteur de puissance défini ici.

20. À fréquence constante, comment le théorème de Boucherot traite-t-il les puissances d’un ensemble de charges ?

Les puissances actives et réactives s’additionnent algébriquement, mais les puissances apparentes ne s’additionnent pas directement.
Les puissances actives et apparentes s’additionnent algébriquement, mais les puissances réactives ne s’additionnent pas directement.
Les trois types de puissance s’additionnent directement en faisant la somme de leurs valeurs individuelles.
Les puissances réactives et apparentes s’additionnent algébriquement, mais les puissances actives ne s’additionnent pas directement.

Les puissances actives et réactives s’additionnent algébriquement, mais les puissances apparentes ne s’additionnent pas directement.

Explication

Le théorème impose l’addition algébrique des puissances actives et réactives, tandis que la puissance apparente totale ne correspond pas à la somme directe des puissances apparentes individuelles. Additionner directement les puissances apparentes est une confusion fréquente, car elles ne suivent pas cette règle.

21. Pourquoi un facteur de puissance inférieur à 1 peut-il entraîner un surdimensionnement du réseau pour une même puissance active fournie ?

Il faut un courant plus élevé, et le cours indique une surtaxation lorsque cos(φ) est inférieur à 0,8.
Il faut une tension plus élevée, et le cours indique une surtaxation lorsque cos(φ) dépasse 0,8.
Il faut une puissance active plus élevée, et le cours indique une surtaxation lorsque cos(φ) atteint 1.
Il faut une fréquence plus élevée, et le cours indique une surtaxation lorsque cos(φ) est inférieur à 0,9.

Il faut un courant plus élevé, et le cours indique une surtaxation lorsque cos(φ) est inférieur à 0,8.

Explication

Un facteur de puissance inférieur à 1 augmente le courant nécessaire pour fournir la même puissance active, ce qui conduit à dimensionner plus fortement le réseau; une surtaxation est indiquée sous cos(φ)=0,8. La tension élevée n’est pas la cause donnée pour ce surdimensionnement.

22. Comment compenser la puissance réactive d’une installation inductive afin d’améliorer son facteur de puissance ?

Installer une batterie de condensateurs en tête de l’installation pour fournir de la puissance réactive et annuler le bilan réactif.
Installer une résistance en tête de l’installation pour convertir la puissance réactive en puissance apparente.
Installer une bobine en tête de l’installation pour absorber davantage de puissance réactive et annuler le bilan réactif.
Installer une batterie de condensateurs en bout de réseau pour absorber la puissance active et augmenter le bilan réactif.

Installer une batterie de condensateurs en tête de l’installation pour fournir de la puissance réactive et annuler le bilan réactif.

Explication

La batterie de condensateurs placée en tête de l’installation fournit de la puissance réactive, compensant celle qu’absorbe la charge inductive et améliorant ainsi le facteur de puissance. Ajouter une bobine aggraverait l’absorption réactive au lieu de la compenser.

23. Pour un signal périodique quelconque, quelle expression donne la puissance active à partir de la tension et du courant instantanés ?

La valeur maximale du produit instantané de la tension et du courant : P=max⁡0≤t≤Tv(t)i(t)P=\max_{0\le t\le T} v(t)i(t).
La moyenne sur une période de la tension instantanée seule : P=1T∫0Tv(t) dtP=\frac{1}{T}\int_0^T v(t)\,dt.
Le produit des valeurs efficaces de la tension et du courant sur une période : P=1T∫0Tv(t)i(t) dtP=\frac{1}{T}\int_0^T v(t)i(t)\,dt.
La moyenne sur une période du produit de la tension instantanée par le courant instantané : P=1T∫0Tv(t)i(t) dtP=\frac{1}{T}\int_0^T v(t)i(t)\,dt.

La moyenne sur une période du produit de la tension instantanée par le courant instantané : $$P=\frac{1}{T}\int_0^T v(t)i(t)\,dt$$.

Explication

La puissance active d’un signal périodique quelconque est la moyenne, sur une période, de la puissance instantanée v(t)i(t). Le produit des valeurs efficaces sert à définir la puissance apparente, et non cette moyenne active.

24. Dans une installation, quels instruments permettent d’obtenir la puissance active et la puissance apparente ?

Le wattmètre mesure la puissance active; un voltmètre et un ampèremètre mesurent les valeurs efficaces servant à calculer la puissance apparente.
L’ampèremètre mesure la puissance active; un voltmètre et un wattmètre mesurent les valeurs efficaces servant à calculer la puissance apparente.
Le voltmètre mesure la puissance active; un wattmètre et un ampèremètre mesurent les valeurs efficaces servant à calculer la puissance apparente.
Le wattmètre mesure la puissance apparente; un voltmètre et un ampèremètre mesurent les valeurs efficaces servant à calculer la puissance active.

Le wattmètre mesure la puissance active; un voltmètre et un ampèremètre mesurent les valeurs efficaces servant à calculer la puissance apparente.

Explication

Le wattmètre fournit la valeur moyenne de la puissance instantanée, donc la puissance active; les valeurs efficaces mesurées par le voltmètre et l’ampèremètre servent à calculer la puissance apparente. Confondre la mesure directe du wattmètre avec celle de la puissance apparente inverse ces rôles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Énergie électrique et puissances.

Que regroupe l’énergie électrique ?

Les technologies de production, de transport, de transformation et d’exploitation de l’énergie électrique.

Quelles propriétés facilitent l’utilisation de l’électricité ?

Elle est facile à transporter, à transformer et à quantifier.

Quelle limite de stockage affecte les réseaux électriques ?

L’électricité ne se stocke pas.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Énergie électrique et puissances.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM