QCM : Équilibres de complexation — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche convient pour déterminer la composition finale lors de la formation d’un seul complexe ?

Identifier le réactif limitant, puis calculer directement la constante de formation
Établir plusieurs tableaux successifs, puis comparer les complexes formés
Écrire la réaction, établir un tableau d’avancement, puis repérer le réactif limitant
Comparer les rapports ligand/métal, puis envisager une dismutation éventuelle

Écrire la réaction, établir un tableau d’avancement, puis repérer le réactif limitant

Explication

Pour un seul complexe, on écrit d’abord la réaction, on calcule les concentrations à l’aide d’un tableau d’avancement, puis on identifie le réactif limitant. La comparaison des rapports ligand/métal concerne plutôt la formation de plusieurs complexes successifs.

2. Comment évolue l’espèce prédominante lorsque pLpL augmente par rapport à pKdipK_{di} ?

La prédominance dépend de la valeur de pLpL sans seuil
MLi−1 prédomine à faible pLpL, puis MLi à fort pLpL
Les deux espèces restent à concentrations égales
MLi prédomine à faible pLpL, puis MLi−1 à fort pLpL

MLi prédomine à faible $$pL$$, puis MLi−1 à fort $$pL$$

Explication

Lorsque pL<pKdipL<pK_{di}, MLi prédomine, tandis que lorsque pL>pKdipL>pK_{di}, MLi−1 devient prédominante. L’égalité des concentrations n’a lieu qu’à la frontière pL=pKdipL=pK_{di}.

3. Pour une étape successive donnée, quelle relation exprime correctement le lien entre formation et dissociation ?

Kfi=KdiKd1K_{fi}=\frac{K_{di}}{K_{d1}} et pKdi=log⁡βnpK_{di}=\log\beta_n
Kfi=KdiK_{fi}=K_{di} et pKdi=log⁡KdipK_{di}=\log K_{di}
Kfi=1KdiK_{fi}=\frac{1}{K_{di}} et pKdi=log⁡KfipK_{di}=\log K_{fi}
Kfi=1KdiK_{fi}=\frac{1}{K_{di}} et pKdi=1log⁡KfipK_{di}=\frac{1}{\log K_{fi}}

$$K_{fi}=\frac{1}{K_{di}}$$ et $$pK_{di}=\log K_{fi}$$

Explication

À chaque étape, la constante de formation successive est l’inverse de la constante de dissociation correspondante, et pKdi=log⁡KfipK_{di}=\log K_{fi}. La constante βn\beta_n décrit la formation globale, et non une étape successive particulière.

4. Pour le complexe tétraligandé de cuivre, quelle expression donne la frontière entre Cu2+ et [Cu(NH3)4]2+[Cu(NH_3)_4]^{2+} ?

pNH3=4log⁡β4pNH_3=4\log\beta_4
pNH3=log⁡β44pNH_3=\frac{\log\beta_4}{4}
pNH3=log⁡β4−4pNH_3=\log\beta_4-4
pNH3=4log⁡β4pNH_3=\frac{4}{\log\beta_4}

$$pNH_3=\frac{\log\beta_4}{4}$$

Explication

La frontière est définie par pNH3=log⁡β44pNH_3=\frac{\log\beta_4}{4}, car le coefficient de formation fait intervenir quatre molécules d’ammoniac. Les autres expressions ne respectent pas cette relation.

5. Dans un système M/L/MLM/L/ML, quelle espèce prédomine lorsque pM>pKdpM>pK_d ?

Le complexe MLML
Le ligand libre LL
Le métal libre MM
Les deux formes à concentrations égales

Le ligand libre $$L$$

Explication

Lorsque pM>pKdpM>pK_d, le ligand libre LL prédomine ; l’égalité des concentrations se produit à pM=pKdpM=pK_d. Le complexe MLML est au contraire favorisé lorsque pM<pKdpM<pK_d.

6. À la frontière entre deux espèces voisines, quelle relation caractérise la prédominance ?

Les deux concentrations sont égales
Leurs constantes de formation sont identiques
La concentration de la première est dix fois supérieure
La concentration de la seconde est dix fois supérieure

Les deux concentrations sont égales

Explication

La frontière de prédominance est définie par l’égalité des concentrations des deux espèces voisines. Un rapport supérieur à 10 correspond à la majorité, et non à la simple prédominance.

7. Pour un complexe formé en plusieurs étapes, comment obtient-on la constante globale de dissociation à partir des constantes successives ?

En prenant le logarithme de chaque constante puis leur produit
En additionnant toutes les constantes successives de dissociation
En multipliant toutes les constantes successives de dissociation
En divisant la dernière constante par la première

En multipliant toutes les constantes successives de dissociation

Explication

La constante globale de dissociation est le produit des constantes successives, soit Kd=Kd1×Kd2×⋯×KdnK_d=K_{d1}\times K_{d2}\times\cdots\times K_{dn}. Une somme concerne les cologarithmes, tandis que le logarithme ne remplace pas le produit des constantes elles-mêmes.

8. Quelle condition caractérise la stabilité d’un complexe en termes de constantes de dissociation successives ?

pKdn=pKd(n−1)pK_{dn}=pK_{d(n-1)} et les constantes de formation restent constantes
pKdn>pKd(n−1)pK_{dn}>pK_{d(n-1)} et les constantes de formation diminuent
pKdn<pKd(n−1)pK_{dn}<pK_{d(n-1)} et les constantes de formation augmentent
pKdn<pKd(n−1)pK_{dn}<pK_{d(n-1)} et les constantes de formation diminuent

$$pK_{dn}<pK_{d(n-1)}$$ et les constantes de formation diminuent

Explication

Un complexe est stable lorsque pKdn<pKd(n−1)pK_{dn}<pK_{d(n-1)} et que les constantes successives de formation diminuent. L’inégalité inverse, associée à des constantes de formation croissantes, correspond au cas instable.

9. Deux étapes de dissociation ont pour cologarithmes pKd1=4pK_{d1}=4 et pKd2=6pK_{d2}=6 ; quelle est la valeur du cologarithme global ?

pKd=0,67pK_d=0{,}67
pKd=24pK_d=24
pKd=10pK_d=10
pKd=2pK_d=2

$$pK_d=10$$

Explication

Les cologarithmes des constantes successives s’additionnent, donc pKd=pKd1+pKd2=4+6=10pK_d=pK_{d1}+pK_{d2}=4+6=10. Les constantes de dissociation elles-mêmes se multiplient, mais cette opération ne s’applique pas directement aux valeurs de pKdpK_d.

10. Lors de la formation de plusieurs complexes successifs, quelle démarche permet d’analyser la composition du système ?

Écrire une seule réaction globale, calculer la constante de formation, puis négliger les espèces intermédiaires
Comparer les quantités de ligand et de métal, établir des tableaux d’avancement volumiques, puis examiner une éventuelle dismutation
Comparer les acidités des ligands, établir un équilibre protonique, puis exclure les réactions de disproportionnement
Identifier le premier réactif limitant, arrêter le calcul, puis attribuer tout le métal au complexe le plus stable

Comparer les quantités de ligand et de métal, établir des tableaux d’avancement volumiques, puis examiner une éventuelle dismutation

Explication

L’analyse de plusieurs complexes successifs repose sur la comparaison des quantités de ligand et de métal, les tableaux d’avancement volumiques et l’examen d’une éventuelle dismutation. Une seule réaction globale ne permet pas de suivre correctement les différentes espèces complexes.

11. Pour la réaction Ca2++Y4−⇌[CaY]2−Ca^{2+}+Y^{4-}\rightleftharpoons[CaY]^{2-}, que se passe-t-il si la quantité de Y4−Y^{4-} introduite vérifie n<n0n<n_0, avec n0=0,10n_0=0{,}10 mol de Ca2+Ca^{2+} dans 1 L ?

Ca2+Ca^{2+} est limitant et disparaît presque totalement
Le complexe se forme sans consommation notable de l’un des réactifs
Les deux réactifs restent présents en quantités équimolaires
Y4−Y^{4-} est limitant et disparaît presque totalement

$$Y^{4-}$$ est limitant et disparaît presque totalement

Explication

Comme n<n0n<n_0, la quantité de Y4−Y^{4-} est inférieure à celle de Ca2+Ca^{2+} ; l’ion ligand est donc limitant et est presque entièrement consommé. Si n>n0n>n_0, c’est au contraire Ca2+Ca^{2+} qui devient limitant.

12. Quelle espèce décrit correctement le système Ag+–NH3 avec log⁡K1=3,3\log K_1=3,3 et log⁡K2=3,9\log K_2=3,9 ?

[Ag(NH3)]+[Ag(NH_3)]^+ est l’espèce prédominante stable
[Ag(NH3)2]+[Ag(NH_3)_2]^+ est instable et se dismute
Ag+Ag^+ forme un complexe sans dissociation intermédiaire
[Ag(NH3)]+[Ag(NH_3)]^+ est instable et se dismute

$$[Ag(NH_3)]^+$$ est instable et se dismute

Explication

La première espèce complexée, [Ag(NH3)]+[Ag(NH_3)]^+, est instable, se dismute et n’est jamais prédominante. Le couple stable est formé par Ag+Ag^+ et [Ag(NH3)2]+[Ag(NH_3)_2]^+.

13. Dans le cas général des complexes de Cu2+ avec NH3, comment évoluent les constantes de formation lorsque le nombre de ligands augmente ?

Elles diminuent progressivement
Elles restent constantes pour chaque ligand ajouté
Elles alternent entre augmentation et diminution
Elles augmentent progressivement

Elles diminuent progressivement

Explication

Dans le cas stable présenté, les constantes successives de formation décroissent quand le nombre de ligands augmente. Une augmentation des constantes successives caractérise au contraire le comportement instable décrit.

14. Dans le système Cu2+–ammoniac, quelle espèce prédomine lorsque pNH3pNH_3 est inférieur à log⁡β44\frac{\log\beta_4}{4} ?

L’ion libre Cu2+Cu^{2+}
Le complexe [Cu(NH3)4]2+[Cu(NH_3)_4]^{2+}
Un mélange où les deux formes sont nécessairement égales
Un complexe contenant deux ligands

Le complexe $$[Cu(NH_3)_4]^{2+}$$

Explication

À faible pNH3pNH_3, le complexe tétraligandé prédomine selon la règle de distribution donnée. L’ion Cu2+Cu^{2+} prédomine dans la situation opposée, lorsque pNH3pNH_3 est supérieur à la frontière.

15. Pour la formation successive de MLiML_i à partir de MLi−1ML_{i-1}, quelle expression de KfiK_{fi} est correcte ?

Kfi=[MLi−1][L][MLi]K_{fi}=\frac{[ML_{i-1}][L]}{[ML_i]}
Kfi=[MLi][MLi−1][L]K_{fi}=\frac{[ML_i]}{[ML_{i-1}][L]}
Kfi=[MLi][L][MLi−1]K_{fi}=\frac{[ML_i][L]}{[ML_{i-1}]}
Kfi=[MLi−1][MLi][L]K_{fi}=\frac{[ML_{i-1}]}{[ML_i][L]}

$$K_{fi}=\frac{[ML_i]}{[ML_{i-1}][L]}$$

Explication

La constante de formation compare la concentration du complexe formé au produit des concentrations du complexe donneur et du ligand libre : Kfi=[MLi][MLi−1][L]K_{fi}=\frac{[ML_i]}{[ML_{i-1}][L]}. Les autres expressions inversent ce rapport ou placent le ligand libre au numérateur.

16. Quelle relation relie la constante globale de formation βn\beta_n à la constante globale de dissociation KdK_d ?

βn=Kd\beta_n=K_d et pKd=log⁡KdpK_d=\log K_d
βn=1Kd\beta_n=\frac{1}{K_d} et pKd=log⁡βnpK_d=\log\beta_n
βn=Kd2\beta_n=K_d^2 et pKd=log⁡(1βn)pK_d=\log\left(\frac{1}{\beta_n}\right)
βn=log⁡Kd\beta_n=\log K_d et pKd=1βnpK_d=\frac{1}{\beta_n}

$$\beta_n=\frac{1}{K_d}$$ et $$pK_d=\log\beta_n$$

Explication

La formation globale et la dissociation globale sont réciproques : βn=1Kd\beta_n=\frac{1}{K_d}, ce qui conduit à pKd=log⁡βnpK_d=\log\beta_n. Assimiler les deux constantes ou prendre le carré de l’une d’elles ne traduit pas cette relation d’inversion.

17. À quelle condition MLi est-elle majoritaire par rapport à MLi−1 avec un rapport de concentrations supérieur à 10 ?

Lorsque pL>pKdi+1pL>pK_{di}+1
Lorsque pL=pKdipL=pK_{di}
Lorsque [MLi]=[MLi−1][ML_i]=[ML_{i-1}]
Lorsque pL<pKdi−1pL<pK_{di}-1

Lorsque $$pL<pK_{di}-1$$

Explication

MLi est majoritaire lorsque sa concentration dépasse dix fois celle de MLi−1, ce qui équivaut à pL<pKdi−1pL<pK_{di}-1. L’égalité à pL=pKdipL=pK_{di} décrit une frontière de prédominance, pas une majorité.

18. Pour un système M/L/MLM/L/ML, quelle expression relie pMpM, pKdpK_d et les concentrations du ligand et du complexe ?

pM=pKd+log⁡[L][ML]pM=pK_d+\log\frac{[L]}{[ML]}
pM=pKd×[L][ML]pM=pK_d\times\frac{[L]}{[ML]}
pM=pKd+log⁡[ML][L]pM=pK_d+\log\frac{[ML]}{[L]}
pM=pKd−log⁡[L][ML]pM=pK_d-\log\frac{[L]}{[ML]}

$$pM=pK_d+\log\frac{[L]}{[ML]}$$

Explication

La relation correcte est pM=pKd+log⁡([L]/[ML])pM=pK_d+\log([L]/[ML]), tandis que la constante de formation s’écrit Kf=[ML]/([M][L])K_f=[ML]/([M][L]). Inverser le rapport entre ligand et complexe change le signe du terme logarithmique et donne une relation incorrecte.

19. Dans l’expression pL=pKdi+log⁡[MLi−1][MLi]pL=pK_{di}+\log\frac{[ML_{i-1}]}{[ML_i]}, quel rapport de concentrations intervient ?

Le rapport du complexe donneur au ligand libre
Le rapport du complexe accepteur au complexe donneur
Le rapport du complexe donneur au complexe accepteur
Le rapport du ligand libre au complexe accepteur

Le rapport du complexe donneur au complexe accepteur

Explication

Le terme logarithmique utilise le rapport accepteur/donneur, c’est-à-dire [MLi−1]/[MLi][ML_{i-1}]/[ML_i] dans cette écriture. Il ne s’agit donc pas d’un rapport acide-base protonique ni d’un rapport faisant intervenir directement le ligand libre.

20. Pourquoi la complexation d’un métal peut-elle être modifiée en milieu acide lorsqu’un ligand possède un doublet non liant ?

L’acide détruit le métal libre, ce qui déplace l’équilibre vers la formation du complexe
Le ligand peut fixer un proton, selon l’équilibre [ML]+H3O+⇌M++LH+H2O[ML]+H_3O^+\rightleftharpoons M^++LH+H_2O
Le ligand libère un proton, ce qui augmente sa disponibilité pour coordonner le métal
Le métal peut fixer un proton, ce qui transforme directement MLML en M2+M^{2+}

Le ligand peut fixer un proton, selon l’équilibre $$[ML]+H_3O^+\rightleftharpoons M^++LH+H_2O$$

Explication

Un ligand doté d’un doublet non liant peut être protoné en milieu acide, ce qui modifie les espèces disponibles pour la complexation. L’équilibre fourni montre la formation de LHLH à partir du ligand associé au métal et de l’ion hydronium.

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Quelle est la formule de la constante globale de dissociation KdK_d ?

Kd=∏i=1nKdi=Kd1×Kd2×⋯×KdnK_d=\prod_{i=1}^{n}K_{di}=K_{d1}\times K_{d2}\times\cdots\times K_{dn}.

Quelle relation vérifient les cologarithmes des constantes de dissociation ?

pKd=∑i=1npKdipK_d=\sum_{i=1}^{n}pK_{di}.

Quelle relation lie la constante globale de formation à la constante globale de dissociation ?

La constante globale de formation est l'inverse de la constante globale de dissociation.

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