QCM : Évolution de la leçon d’EPS (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour analyser la préparation d’une leçon d’EPS, quels éléments principaux faut-il prendre en compte ?

Les contenus d’enseignement, les résultats sportifs et les horaires
Les textes officiels, les contenus d’enseignement et les méthodes
Les méthodes, les pratiques professionnelles et les formations initiales
Les textes officiels, les objectifs d’évaluation et les équipements

Les textes officiels, les contenus d’enseignement et les méthodes

Explication

La leçon d’EPS est déterminée par les textes officiels, les contenus enseignés et les méthodes employées. Les objectifs d’évaluation, les résultats sportifs ou les formations ne remplacent pas cet ensemble de trois déterminants.

2. Quel auteur distingue des déterminants institutionnels, conceptuels et professionnels de la leçon d’EPS dans un ouvrage publié en 2002 ?

Joffre Dumazedier
Jean-Marie Brohm
Claude Pujade-Renaud
Patrick Seners

Patrick Seners

Explication

Patrick Seners distingue ces trois types de déterminants dans « La leçon d’EPS », publié en 2002. Dumazedier est associé à la civilisation des loisirs, Brohm au courant antisportif et Pujade-Renaud aux activités expressives.

3. Une équipe compare plusieurs textes officiels d’EPS de périodes différentes afin de repérer ce qui persiste et ce qui change. Quelle démarche répond à cet objectif ?

Observer les pratiques actuelles pour déduire les prescriptions passées
Établir une chronologie des textes sans comparer leurs orientations
Classer les textes par méthode sans examiner leurs évolutions
Mobiliser des indicateurs pour repérer continuités et ruptures

Mobiliser des indicateurs pour repérer continuités et ruptures

Explication

L’étude de l’évolution des textes officiels mobilise des indicateurs pour identifier les continuités et les ruptures. Une chronologie seule, une observation du présent ou un classement sans comparaison ne permet pas de mener cette analyse.

4. Dans la conception de l’élève portée par le règlement général d’éducation physique de 1925, quel objectif est mis en avant ?

Former un élève autonome, responsable et capable de s’autoévaluer
Former un soldat apte au combat et prêt au sacrifice pour le pays
Former un élève à une culture physique et scolaire commune
Former un élève libre et actif dans ses apprentissages

Former un soldat apte au combat et prêt au sacrifice pour le pays

Explication

Le règlement de 1925 vise à construire un soldat apte au combat et prêt à se sacrifier pour le pays. La liberté d’apprentissage, l’autonomie et la culture commune correspondent à des orientations évoquées pour des périodes ultérieures.

5. Quelle orientation les instructions officielles de 1938 mettent-elles en avant pour l’éducation physique ?

L’air, le plein air et les loisirs dirigés
Les sports et les activités physiques sportives
La préparation au combat et la discipline militaire
La méthode naturelle et la confrontation à la nature

L’air, le plein air et les loisirs dirigés

Explication

Les instructions officielles de 1938 mettent en avant l’air, le plein air et les loisirs dirigés. La méthode naturelle est associée aux instructions de 1941, tandis que la préparation militaire caractérise l’objectif cité pour 1925.

6. Dans une académie en 1941, quelle méthode les textes officiels prescrivent-ils pour organiser l’éducation physique ?

Une méthode centrée sur les sports
La méthode naturelle d’Hébert
Un choix libre parmi plusieurs méthodes
Des loisirs dirigés en plein air

La méthode naturelle d’Hébert

Explication

En 1941, les textes imposent la méthode naturelle d’Hébert comme méthode unique sur le territoire. Le choix libre renvoie à une conception antérieure, la méthode sportive à l’évolution de 1962 et les loisirs dirigés aux instructions de 1938.

7. En préparant son emploi du temps conformément aux textes de 1938, quelle durée hebdomadaire une école doit-elle réserver à l’éducation physique en plein air ?

Une après-midi facultative le samedi
Une demi-journée par mois
Une journée complète par semaine
Une demi-journée par semaine

Une demi-journée par semaine

Explication

Les textes de 1938 prévoient une demi-journée hebdomadaire d’éducation physique en plein air. L’après-midi du samedi concerne les loisirs dirigés facultatifs, tandis qu’une journée entière ou une demi-journée mensuelle ne correspond pas à la durée prescrite.

8. En comparant deux périodes, un observateur constate qu’en 1945 l’enseignant choisit la méthode qui lui convient, tandis qu’à l’approche de 1967 il anime les apprentissages selon une orientation plus technique. Quelle évolution décrit-il ?

D’un enseignant concepteur vers un élève sportif
D’un animateur techniciste vers un enseignant libre de choisir sa méthode
D’un enseignant libre de choisir vers un élève autonome
D’un enseignant libre de choisir sa méthode vers un animateur techniciste

D’un enseignant libre de choisir sa méthode vers un animateur techniciste

Explication

Entre 1945 et 1967, la conception de l’enseignant évolue de la liberté de choix méthodologique vers le rôle d’animateur techniciste. L’inversion des rôles renverse cette évolution; l’élève sportif et l’autonomie concernent la conception de l’élève, non celle de l’enseignant.

9. Une leçon conçue à partir des instructions officielles de 1962 organise ses différentes phases autour d’activités sportives. Quel changement institutionnel cela illustre-t-il ?

Le maintien de méthodes éclectiques dans la leçon
La liberté de choix méthodologique de l’enseignant
L’officialisation du sport par la structure de la leçon
Le retour des jeux et des gymnastiques au premier plan

L’officialisation du sport par la structure de la leçon

Explication

Les instructions de 1962 officialisent le sport en l’intégrant à la structure de la leçon. L’éclectisme caractérise plutôt 1945 et 1959; la liberté méthodologique renvoie à la conception de l’enseignant en 1945, et les jeux et gymnastiques cèdent alors la place aux sports.

10. Dans une comparaison des représentations de l’élève en EPS, quelle trajectoire relie 1945 à 1967 ?

D’un élève sportif susceptible de participer à des instances dirigeantes vers un élève libre et actif
D’un élève orienté vers les instances dirigeantes vers un élève centré sur les jeux et la gymnastique
D’un élève libre et actif vers un élève sportif susceptible de participer à des instances dirigeantes
D’un élève libre et actif vers un enseignant chargé d’animer techniquement la leçon

D’un élève libre et actif vers un élève sportif susceptible de participer à des instances dirigeantes

Explication

La conception de l’élève passe d’un élève plus libre et actif dans ses apprentissages en 1945 à un élève sportif susceptible de participer à de futures instances dirigeantes en 1967. L’option inversée renverse la chronologie; l’animateur techniciste décrit l’enseignant, tandis que jeux et gymnastiques caractérisent les contenus antérieurs au tournant de 1962.

11. Une équipe compare les contenus et méthodes prescrits en 1959 et après 1962. Quelle évolution doit-elle relever ?

Des sports et des APS en 1959, puis le retour aux jeux et aux gymnastiques en 1962
Des méthodes éclectiques en 1959, puis la place des sports et des APS à partir de 1962
Une méthode unique en 1959, puis un choix libre de méthodes à partir de 1962
Des méthodes éclectiques en 1959, puis la place des jeux et des gymnastiques à partir de 1962

Des méthodes éclectiques en 1959, puis la place des sports et des APS à partir de 1962

Explication

Les méthodes restent éclectiques en 1959; à partir de 1962, les jeux et les gymnastiques cèdent la place aux sports et aux activités physiques et sportives. L’option qui fait commencer ce remplacement en 1959 avance la rupture; celle qui rétablit jeux et gymnastiques l’inverse, et la méthode unique relève d’un autre contexte.

12. Dans une synthèse sur l’évolution du rôle enseignant, quelle succession décrit le mieux les conceptions allant de 1985-1986 à nos jours ?

De concepteur, constructeur et évaluateur à un rôle spécifique, puis à la culture commune via le socle
De concepteur, constructeur et évaluateur à participant à une culture commune, puis au même rôle sans évolution
De participant à une culture commune à concepteur, constructeur et évaluateur, puis à un rôle spécifique
De concepteur, constructeur et évaluateur à participant à une culture commune via le socle, puis à un rôle spécifique

De concepteur, constructeur et évaluateur à participant à une culture commune via le socle, puis à un rôle spécifique

Explication

La conception évolue d’abord vers un enseignant qui contribue à la culture physique et scolaire commune par le socle commun en 2005, puis vers un rôle spécifique jusqu’à nos jours. L’inversion du rôle initial et du rôle de 2005 brouille la chronologie, le rôle spécifique placé avant 2005 anticipe l’étape finale, et l’absence d’évolution après 2005 omet le changement ultérieur.

13. Lorsqu’un collège présente la mission de l’EPS en s’appuyant sur le programme de 2008, quels objectifs institutionnels doit-il associer à cette discipline ?

Contribuer à la maîtrise du socle commun, et transmettre les valeurs propres à la compétition sportive
Développer les performances physiques, et remplacer les enseignements associés au socle commun
Contribuer à l’acquisition et à la maîtrise du socle commun, et faire partager les valeurs de la République
Faire partager les valeurs de la République, et préparer à l’entrée dans les instances dirigeantes sportives

Contribuer à l’acquisition et à la maîtrise du socle commun, et faire partager les valeurs de la République

Explication

Le programme de collège de 2008 associe deux missions à l’EPS : contribuer à l’acquisition et à la maîtrise du socle commun, et faire partager les valeurs de la République. Réduire la mission au socle omet la dimension civique, limiter l’objectif aux valeurs républicaines omet le socle, et la compétition ou la substitution aux autres enseignements ne correspondent pas à ces missions.

14. Dans une séance où les élèves choisissent des objectifs personnels, prennent en charge une part de leur travail et évaluent leurs progrès, quelle conception de l’élève est mise en avant depuis 1985 ?

Un élève évalué par l’enseignant, sans évaluer lui-même ses progrès
Un élève autonome et responsable, capable de s’autoévaluer
Un élève responsable surtout de représenter son établissement en compétition
Un élève libre de choisir ses activités, sans responsabilité dans ses apprentissages

Un élève autonome et responsable, capable de s’autoévaluer

Explication

La conception de l’élève depuis 1985 met l’accent sur l’autonomie, la responsabilité et la capacité à s’autoévaluer. La liberté sans responsabilité néglige une dimension essentielle, l’évaluation par l’enseignant écarte l’autoévaluation, et la représentation en compétition renvoie à une autre conception de l’élève.

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Qu’est-ce qui détermine la leçon d’EPS ?

Les textes officiels, les contenus d’enseignement et les méthodes.

Quels déterminants Patrick Seners distingue-t-il dans « la leçon d’EPS » (2002) ?

Les déterminants institutionnels, conceptuels et professionnels.

À quoi servent les indicateurs dans l’étude de l’évolution des textes officiels ?

À repérer les continuités et les ruptures.

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