QCM : Fonctionnement du système immunitaire — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction caractérise le mieux l’immunité ?

Transporter l’oxygène et réguler la température corporelle
Coordonner les mouvements et mémoriser les expériences vécues
Produire des nutriments et éliminer les déchets cellulaires
Reconnaître le soi et rejeter le non-soi altéré

Reconnaître le soi et rejeter le non-soi altéré

Explication

L’immunité permet de tolérer les constituants du soi et de rejeter le non-soi, notamment les agents infectieux ou les constituants altérés. La production de nutriments et le transport de l’oxygène relèvent d’autres fonctions physiologiques.

2. Dans quelle succession une réponse immunitaire normale se déroule-t-elle ?

Déclenchement spontané, élimination, détection, puis amplification durable
Élimination du danger, détection, déclenchement, puis maintien de la réponse
Détection d’un danger, déclenchement de la réponse, élimination, puis arrêt
Détection du danger, arrêt immédiat, déclenchement, puis élimination

Détection d’un danger, déclenchement de la réponse, élimination, puis arrêt

Explication

La réponse immunitaire commence après la détection d’un agent étranger ou anormal et s’arrête après son élimination. La confusion fréquente consiste à placer l’arrêt avant l’élimination.

3. Quelle comparaison entre immunité innée et immunité adaptative est correcte lors d’une infection ?

L’innée agit rapidement sans forte spécificité, tandis que l’adaptative cible l’antigène avec des lymphocytes et des anticorps spécifiques.
L’innée intervient après l’adaptative et produit des anticorps spécifiques, tandis que l’adaptative agit rapidement sans spécificité.
L’innée reconnaît chaque antigène avec des lymphocytes, tandis que l’adaptative constitue une défense locale dépourvue de spécificité.
L’innée et l’adaptative agissent au même moment avec la même spécificité, mais dans des organes différents.

L’innée agit rapidement sans forte spécificité, tandis que l’adaptative cible l’antigène avec des lymphocytes et des anticorps spécifiques.

Explication

L’immunité innée fournit une défense rapide et peu spécifique, alors que l’immunité adaptative intervient lorsque cette défense ne suffit pas et reconnaît spécifiquement l’antigène. Les anticorps et les lymphocytes spécifiques caractérisent donc la réponse adaptative, et non l’innée.

4. Quelle association entre agent infectieux et catégorie est correcte ?

Candida albicans est une bactérie, tandis que Plasmodium est un virus responsable d’une infection respiratoire.
Candida albicans est un parasite animal unicellulaire, tandis que Plasmodium est un champignon unicellulaire.
Candida albicans est un virus, tandis que Plasmodium est une bactérie transmise par les aliments.
Candida albicans est un champignon unicellulaire, tandis que Plasmodium est un parasite animal unicellulaire.

Candida albicans est un champignon unicellulaire, tandis que Plasmodium est un parasite animal unicellulaire.

Explication

Candida albicans est présenté comme un champignon unicellulaire et Plasmodium comme un parasite animal unicellulaire. Les bactéries et les virus constituent d’autres catégories d’agents infectieux, illustrées notamment par la salmonelle et Influenza.

5. Que désigne l’expression « motifs moléculaires associés aux pathogènes », ou PAMP ?

Des anticorps fabriqués par les lymphocytes après l’élimination d’un agent infectieux
Des récepteurs présents sur les cellules immunitaires qui détruisent les tissus altérés
Des fragments de cellules du soi libérés lors d’une réparation tissulaire
Des molécules produites par les micro-organismes et présentes à la surface des pathogènes

Des molécules produites par les micro-organismes et présentes à la surface des pathogènes

Explication

Les PAMP sont des molécules produites par les micro-organismes et portées à la surface des pathogènes. Les anticorps sont des molécules immunitaires de reconnaissance, mais ils ne correspondent pas à la définition des PAMP.

6. Pourquoi les PAMP permettent-ils de distinguer le soi du non-soi ?

Ils se trouvent dans les tissus sains et empêchent ainsi toute reconnaissance des agents infectieux.
Ils sont produits par toutes les cellules du soi et indiquent ainsi une réaction tissulaire normale.
Ils apparaissent après la fabrication d’anticorps et prouvent ainsi qu’une réponse adaptative est terminée.
Ils sont absents des cellules du soi et signalent ainsi la présence d’un micro-organisme.

Ils sont absents des cellules du soi et signalent ainsi la présence d’un micro-organisme.

Explication

L’absence de PAMP dans les cellules du soi permet de les utiliser comme signes du non-soi microbien. Leur présence ne dépend pas de la fabrication préalable d’anticorps, qui relève d’un autre mécanisme immunitaire.

7. Quelles cellules immunitaires résident en permanence dans les tissus et peuvent y jouer un rôle de sentinelles ?

Les granulocytes, les lymphocytes T et les lymphocytes B
Les polynucléaires neutrophiles, les lymphocytes T et les mastocytes
Les monocytes circulants, les lymphocytes B et les granulocytes
Les mastocytes, les macrophages et les cellules dendritiques

Les mastocytes, les macrophages et les cellules dendritiques

Explication

Les mastocytes, les macrophages et les cellules dendritiques résident en permanence dans les tissus. Les granulocytes et les lymphocytes patrouillent notamment dans le sang plutôt que de constituer ce groupe de cellules sentinelles tissulaires.

8. Quelle propriété définit un phagocyte ?

Il ingère et détruit des particules allant de la taille nanométrique à la taille micrométrique.
Il transporte les lymphocytes dans le sang et coordonne leur maturation.
Il produit des anticorps spécifiques qui neutralisent les antigènes circulants.
Il réside dans les tissus et libère des médiateurs sans ingérer de particules.

Il ingère et détruit des particules allant de la taille nanométrique à la taille micrométrique.

Explication

Un phagocyte est capable d’ingérer puis de détruire des particules de tailles nanométrique à micrométrique, comme des agents infectieux ou des cellules altérées. La production d’anticorps appartient aux lymphocytes B différenciés, et non à la définition d’un phagocyte.

9. Laquelle de ces listes regroupe uniquement des types cellulaires appartenant aux phagocytes ?

Macrophages, mastocytes, lymphocytes B et polynucléaires neutrophiles
Polynucléaires neutrophiles, monocytes et macrophages, cellules dendritiques
Mastocytes, lymphocytes T, lymphocytes B et cellules dendritiques
Granulocytes, lymphocytes T, monocytes et lymphocytes B

Polynucléaires neutrophiles, monocytes et macrophages, cellules dendritiques

Explication

Les phagocytes comprennent les polynucléaires neutrophiles, les monocytes et macrophages, ainsi que les cellules dendritiques. Les mastocytes et les lymphocytes ne font pas partie de cette liste de phagocytes.

10. Quelle distinction caractérise les deux lignes de défense de l’immunité innée ?

La première est mécanique, tandis que la seconde est chimique et cellulaire
La première est chimique, tandis que la seconde est mécanique et tissulaire
La première agit après l’infection, tandis que la seconde agit avant toute contamination
La première est spécifique, tandis que la seconde est héréditaire et non spécifique

La première est mécanique, tandis que la seconde est chimique et cellulaire

Explication

La peau et les muqueuses forment une barrière mécanique externe, tandis que les protéines antimicrobiennes et les phagocytes participent à la défense interne. La confusion fréquente consiste à attribuer les mécanismes chimiques et cellulaires à la barrière externe.

11. L’apparition d’une inflammation après une lésion indique l’activation de quelle composante de l’immunité innée ?

La seconde ligne de défense interne
La protection physique des muqueuses
La barrière mécanique de la peau
La réponse immunitaire adaptative spécifique

La seconde ligne de défense interne

Explication

L’inflammation signale l’activation de la seconde ligne de défense innée, qui mobilise des mécanismes chimiques et cellulaires. La peau et les muqueuses appartiennent à la première ligne, dont le rôle est principalement mécanique.

12. Quelle caractéristique définit le mieux l’immunité innée ?

Elle repose sur une mémoire durable dirigée contre chaque agent pathogène
Elle apparaît après une première infection et cible un antigène précis
Elle se développe progressivement après vaccination et devient plus spécialisée
Elle est présente dès la naissance et répond rapidement de manière non spécifique

Elle est présente dès la naissance et répond rapidement de manière non spécifique

Explication

L’immunité innée est héréditaire, présente dès la naissance, rapide et non spécifique. Une réponse dirigée contre un antigène précis et dotée d’une mémoire durable relève plutôt de l’immunité adaptative.

13. Quels signes caractérisent généralement une réaction inflammatoire aiguë au niveau d’un tissu lésé ?

Une pâleur, une sécheresse, une anesthésie et une baisse locale de température
Une contraction, une coloration bleue, une démangeaison et une baisse de pression
Un gonflement, une rougeur, une douleur et une hausse locale de température
Une cicatrisation, une desquamation, une perte de sensibilité et une froideur locale

Un gonflement, une rougeur, une douleur et une hausse locale de température

Explication

La réaction inflammatoire aiguë se manifeste par un gonflement, une rougeur, une douleur et une augmentation de la température locale. Ces signes ne correspondent pas à une simple diminution de l’irrigation ou de la sensibilité du tissu.

14. Pourquoi la vasodilatation et la sortie de plasma produisent-elles des signes différents de l’inflammation ?

La vasodilatation attire les macrophages, tandis que le plasma transforme les monocytes
La vasodilatation provoque l’œdème, tandis que le plasma favorise rougeur et chaleur
La vasodilatation déclenche la douleur, tandis que le plasma détruit les agents pathogènes
La vasodilatation favorise rougeur et chaleur, tandis que le plasma provoque l’œdème

La vasodilatation favorise rougeur et chaleur, tandis que le plasma provoque l’œdème

Explication

L’élargissement des vaisseaux augmente l’afflux sanguin, responsable de la rougeur et de la chaleur, tandis que le plasma sorti vers les tissus forme l’œdème. Inverser ces deux mécanismes constitue la confusion principale.

15. Que deviennent les monocytes après leur arrivée dans un tissu lésé ?

Ils se différencient en macrophages après avoir afflué dans le tissu
Ils deviennent des cellules sentinelles qui résident dans les tissus sains
Ils se transforment en granulocytes avant de quitter la circulation sanguine
Ils produisent des anticorps avant de se différencier en cellules phagocytaires

Ils se différencient en macrophages après avoir afflué dans le tissu

Explication

Les granulocytes et les monocytes affluent vers le tissu lésé, puis les monocytes se différencient en macrophages. Les cellules sentinelles résident déjà dans les tissus et les anticorps ne caractérisent pas cette transformation.

16. Qu’est-ce qui caractérise une cellule sentinelle dans un tissu non infecté ?

Elle circule principalement dans le sang à la recherche d’agents pathogènes
Elle apparaît dans le tissu après l’arrivée des monocytes depuis la circulation
Elle se forme uniquement lorsque les cellules voisines libèrent des cytokines
Elle y réside en permanence, même en l’absence de lésion ou d’infection

Elle y réside en permanence, même en l’absence de lésion ou d’infection

Explication

Les cellules sentinelles résident en permanence dans les tissus, y compris lorsque ceux-ci sont sains. Les cellules qui patrouillent par le sang correspondent à une autre catégorie et ne doivent pas être confondues avec elles.

17. Comment les cellules sentinelles détectent-elles la présence d’un agent pathogène ?

Leurs récepteurs détectent les macrophages issus des monocytes circulants
Leurs PRR reconnaissent les PAMP portés par l’agent pathogène
Leurs cytokines reconnaissent les anticorps présents dans le tissu
Leurs PAMP reconnaissent les PRR portés par l’agent pathogène

Leurs PRR reconnaissent les PAMP portés par l’agent pathogène

Explication

Les PRR présents à la surface des cellules sentinelles reconnaissent les PAMP associés aux agents pathogènes. Les PRR sont portés par les cellules sentinelles, tandis que les PAMP sont portés par les pathogènes.

18. Quel rôle les médiateurs chimiques jouent-ils dans la réaction inflammatoire ?

Ils remplacent les cellules sentinelles pour assurer la surveillance permanente des tissus
Ils contribuent à son déclenchement, à sa poursuite et à sa diffusion
Ils forment une barrière mécanique qui empêche l’entrée des agents pathogènes
Ils transforment directement les granulocytes en monocytes dans les vaisseaux

Ils contribuent à son déclenchement, à sa poursuite et à sa diffusion

Explication

Les médiateurs chimiques sont sécrétés par des cellules immunitaires et participent au déclenchement, au maintien et à la propagation de l’inflammation. Ils ne constituent pas une barrière physique et n’assurent pas directement la différenciation des cellules sanguines.

19. Quelle séquence décrit correctement la production puis la transmission du signal douloureux lors d’une inflammation ?

Les cellules sentinelles détectent le danger, produisent des prostaglandines, puis celles-ci stimulent les nocicepteurs.
Le cerveau détecte le danger, fabrique des prostaglandines, puis celles-ci stimulent les cellules sentinelles.
Les prostaglandines traduisent le message nerveux, puis les nocicepteurs créent la sensation douloureuse.
Les nocicepteurs détectent le danger, produisent des prostaglandines, puis celles-ci activent les cellules sentinelles.

Les cellules sentinelles détectent le danger, produisent des prostaglandines, puis celles-ci stimulent les nocicepteurs.

Explication

Les cellules sentinelles reconnaissent le danger grâce à leurs PRR et produisent des prostaglandines, qui stimulent ensuite les nocicepteurs. Le cerveau n’initie pas cette cascade : il traduit plus tard le message nerveux en sensation douloureuse.

20. Comment faut-il distinguer la douleur de l’inflammation dans le rôle de signal d’alarme ?

La douleur désigne l’ensemble de la réaction locale, tandis que l’inflammation traduit le message nerveux en sensation.
La douleur correspond à la détection du danger par les cellules sentinelles, tandis que l’inflammation transmet le message au cerveau.
La douleur est un signal d’alarme issu de la stimulation des récepteurs, tandis que l’inflammation correspond à la réaction locale.
La douleur apparaît lorsque le cerveau libère des molécules, tandis que l’inflammation stimule les récepteurs cutanés.

La douleur est un signal d’alarme issu de la stimulation des récepteurs, tandis que l’inflammation correspond à la réaction locale.

Explication

La stimulation des récepteurs de la douleur par des molécules libérées dans la zone inflammatoire déclenche un signal d’alarme, ensuite interprété par le cerveau. L’inflammation est plus large : elle désigne l’ensemble de la réaction locale et non la sensation douloureuse elle-même.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 34 flashcards sur Fonctionnement du système immunitaire.

Qu'est-ce que l'immunité ?

L'ensemble des mécanismes biologiques reconnaissant le soi et rejetant le non-soi.

Quand la réponse immunitaire est-elle déclenchée ?

Après le repérage d’un agent étranger ou anormal.

Que doit faire la réponse immunitaire après élimination de l'agent ?

Elle doit s’arrêter.

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