QCM : Fondements de la mécanique quantique (62 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un système microscopique, l’action caractéristique est du même ordre de grandeur que la constante de Planck hh. Quel cadre physique devient particulièrement important pour l’étudier ?

La thermodynamique
La mécanique quantique
La mécanique newtonienne
La mécanique statistique

La mécanique quantique

Explication

La mécanique quantique devient particulièrement importante lorsque l’action caractéristique est comparable à hh. La mécanique newtonienne renvoie au mouvement classique, tandis que la température et la mécanique statistique ne définissent pas ce critère.

2. Quel scientifique a unifié l’électricité, le magnétisme et la lumière dans un cadre décrivant les ondes électromagnétiques ?

Ludwig Boltzmann
Isaac Newton
James Clerk Maxwell
Max Planck

James Clerk Maxwell

Explication

James Clerk Maxwell a unifié l’électricité, le magnétisme et la lumière dans le cadre de l’électromagnétisme. Newton est associé à la mécanique, Planck à la physique quantique et Boltzmann à la mécanique statistique.

3. Une chercheuse connaît avec précision les conditions initiales d’un système et applique le déterminisme classique. Que suppose-t-elle pouvoir faire ?

Limiter ses grandeurs à des valeurs discrètes
Prédire exactement son évolution future
Déduire que sa mesure change son état
Établir les probabilités de ses résultats futurs

Prédire exactement son évolution future

Explication

Le déterminisme classique affirme que des conditions initiales connues avec précision permettent de prédire exactement l’évolution future. Une prédiction probabiliste relève de la distinction avec la mécanique quantique; les valeurs discrètes et la perturbation par la mesure sont d’autres questions.

4. Dans un modèle classique, une grandeur physique peut prendre deux valeurs données. Quelle hypothèse ce modèle fait-il sur les valeurs situées entre elles ?

Les valeurs intermédiaires dépendent des conditions initiales
Une infinité de valeurs intermédiaires sont possibles
Seules les deux valeurs données sont possibles
Une valeur intermédiaire est choisie par la mesure

Une infinité de valeurs intermédiaires sont possibles

Explication

La continuité classique suppose qu’entre deux valeurs possibles, il existe une infinité de valeurs intermédiaires. La restriction aux deux valeurs correspond à une conception discrète, tandis que mesure et conditions initiales ne définissent pas la continuité.

5. Quelle hypothèse classique décrit la mesure d’un système physique ?

Elle peut être réalisée sans affecter l’état du système
Elle admet une infinité de valeurs intermédiaires
Elle permet de prédire exactement toute évolution future
Elle transforme l’entité mesurée en particule

Elle peut être réalisée sans affecter l’état du système

Explication

La physique classique suppose qu’une mesure peut être réalisée sans affecter l’état du système mesuré. La prédiction exacte relève du déterminisme, les valeurs intermédiaires de la continuité, et la transformation d’une onde en particule ne définit pas cette hypothèse.

6. En examinant le spectre thermique d’un corps noir, quelle anomalie la loi de Rayleigh–Jeans prédit-elle dans le domaine des très courtes longueurs d’onde ?

Une divergence de l’énergie lorsque la longueur d’onde tend vers zéro
Une valeur constante de l’énergie à toutes les longueurs d’onde
Une annulation de l’énergie lorsque la longueur d’onde tend vers zéro
Une divergence de l’énergie lorsque la longueur d’onde devient très grande

Une divergence de l’énergie lorsque la longueur d’onde tend vers zéro

Explication

La loi de Rayleigh–Jeans décrit correctement les grandes longueurs d’onde, mais son énergie diverge lorsque la longueur d’onde tend vers zéro : c’est la catastrophe ultraviolette. La divergence aux grandes longueurs d’onde inverse le domaine concerné, l’annulation contredit la divergence, et une énergie constante ne correspond pas à cette prédiction.

7. Pour modéliser un oscillateur atomique selon l’hypothèse proposée par Planck en 1900, quelle expression donne ses énergies permises ?

E=nhνE=nh\nu, avec n∈Nn\in\mathbb{N}
E=hνnE=\frac{h\nu}{n}, avec n∈Nn\in\mathbb{N}
E=hνE=h\nu, pour toute valeur continue de l’énergie
E=nhE=nh, avec n∈Nn\in\mathbb{N}

$$E=nh\nu$$, avec $$n\in\mathbb{N}$$

Explication

Dans l’hypothèse de Planck, l’énergie des oscillateurs atomiques est quantifiée en multiples entiers de hνh\nu. Une énergie continue abandonne la quantification, E=nhE=nh omet la fréquence, et hν/nh\nu/n divise le quantum au lieu de former ses multiples.

8. Un oscillateur de fréquence ν\nu échange de l’énergie dans le modèle de Planck. Quelle est la valeur du plus petit paquet échangé ?

ΔE=hν\Delta E=h\nu
ΔE=nhν\Delta E=nh\nu
ΔE=hν\Delta E=\frac{h}{\nu}
ΔE=h\Delta E=h

$$\Delta E=h\nu$$

Explication

Le paquet d’échange élémentaire vaut hνh\nu; les échanges se font par multiples de ce quantum. L’expression nhνnh\nu désigne un niveau général, hh omet la fréquence, et h/νh/\nu inverse sa dépendance.

9. Lorsqu’une lumière incidente éclaire une surface métallique dans l’effet photoélectrique, quel phénomène peut se produire ?

Des électrons sont éjectés de la surface métallique
Des photons sont éjectés de la surface métallique
Des atomes sont éjectés de la surface métallique
Des électrons sont absorbés par la surface métallique

Des électrons sont éjectés de la surface métallique

Explication

Dans l’effet photoélectrique, la lumière incidente peut éjecter des électrons de la surface métallique. L’absorption sans émission omet le phénomène observé, l’émission de photons confond la particule concernée, et l’éjection d’atomes ne décrit pas l’effet.

10. Deux modèles connaissent avec précision l’état initial d’un système. Quelle différence de prédiction distingue alors la mécanique classique de la mécanique quantique ?

La mécanique classique prédit des probabilités de mesure, tandis que la mécanique quantique prédit un état futur certain
Les deux mécaniques prédisent avec certitude le même résultat de mesure
La mécanique classique prédit un état futur certain, tandis que la mécanique quantique prédit des probabilités de résultats de mesure
Les deux mécaniques ne prédisent que des probabilités de résultats de mesure

La mécanique classique prédit un état futur certain, tandis que la mécanique quantique prédit des probabilités de résultats de mesure

Explication

En mécanique classique, un état initial connu précisément permet une prédiction certaine; en mécanique quantique, il permet de prédire les probabilités des résultats d’une mesure. L’option qui inverse les théories attribue à chacune la prédiction de l’autre, tandis que les deux autres effacent leur distinction.

11. Pour décrire un électron quantique, quelle notion remplace l’idée d’une trajectoire définie ?

Une prédiction certaine de chaque résultat de mesure
Une position fixe sans référence aux probabilités
Un état décrit au moyen d’amplitudes de probabilité
Une trajectoire déterminée par une position et une vitesse

Un état décrit au moyen d’amplitudes de probabilité

Explication

La mécanique quantique remplace les trajectoires définies par une description en termes d’états et d’amplitudes de probabilité. La trajectoire déterminée reprend la description classique, la position fixe ne rend pas compte des amplitudes, et la certitude de chaque mesure contredit le caractère probabiliste des prédictions.

12. Une observable présente des valeurs discrètes dans un dispositif, mais des valeurs continues dans une autre situation. Quelle conclusion est justifiée ?

Une observable ne peut avoir qu’un spectre discret ou continu, jamais mixte
Toute observable possède un spectre discret, quel que soit le dispositif
Un spectre continu signifie que l’observable ne peut pas être mesurée
Le type de spectre dépend de l’observable et de la situation; il peut être discret, continu ou mixte

Le type de spectre dépend de l’observable et de la situation; il peut être discret, continu ou mixte

Explication

Le spectre dépend de l’observable et des conditions de la situation : il peut être discret, continu ou mixte. La quantification universelle généralise abusivement le discret; l’absence d’observable ne découle pas d’un spectre continu, et exclure le spectre mixte écarte une possibilité admise.

13. Dans une expérience, des photons manifestent un comportement corpusculaire et des électrons diffractent comme des ondes. Quelle interprétation correspond à la dualité quantique ?

La lumière et la matière ont ici un comportement ondulatoire
La lumière a ici un comportement corpusculaire et la matière un comportement ondulatoire
La lumière et la matière ont ici un comportement corpusculaire
La lumière a ici un comportement ondulatoire et la matière un comportement corpusculaire

La lumière a ici un comportement corpusculaire et la matière un comportement ondulatoire

Explication

La mécanique quantique associe un comportement corpusculaire à la lumière, illustré par les photons, et un comportement ondulatoire à la matière, illustré par la diffraction des électrons. L’option qui inverse les comportements les attribue aux mauvais phénomènes, tandis que les deux autres attribuent le même comportement aux deux.

14. Sur quels principes repose la cryptographie quantique lorsqu’elle protège une communication ?

Des algorithmes classiques résistants aux attaques quantiques
Les lois physiques de préparation, de transmission et de mesure d’objets quantiques
La puissance de calcul accrue pour chiffrer les messages
Le secret des clés, indépendamment de tout principe physique

Les lois physiques de préparation, de transmission et de mesure d’objets quantiques

Explication

La cryptographie quantique exploite les lois physiques qui régissent la préparation, la transmission et la mesure d’objets quantiques. La puissance de calcul accrue confond cette approche avec le calcul classique, les algorithmes résistants relèvent de la cryptographie post-quantique, et le secret des clés sans principe physique ne décrit pas son fondement.

15. Deux correspondants exécutent une procédure QKD avant d’envoyer un message chiffré. Quel rôle joue la QKD dans cette situation ?

Elle leur permet d’établir une clé commune pour chiffrer séparément le message
Elle chiffre directement le message pendant l’établissement de la clé commune
Elle authentifie les correspondants en transmettant le message quantique
Elle produit le message chiffré en détectant les erreurs de transmission

Elle leur permet d’établir une clé commune pour chiffrer séparément le message

Explication

La QKD sert à établir une clé commune ; le chiffrement du message est une fonction distincte. Le chiffrement direct confond ces fonctions, la détection d’erreurs sert à repérer une perturbation, et l’authentification n’est pas le rôle indiqué pour la QKD.

16. Une méthode de sécurité quantique est comparée à une méthode dont la sécurité dépend de la difficulté de résoudre un problème mathématique. Quelle différence caractérise la première ?

Sa sécurité repose sur des problèmes mathématiques difficiles à résoudre
Sa sécurité repose sur des algorithmes classiques résistants aux ordinateurs quantiques
Sa sécurité repose sur des lois physiques plutôt que sur la complexité mathématique
Sa sécurité repose sur le secret de l’algorithme utilisé

Sa sécurité repose sur des lois physiques plutôt que sur la complexité mathématique

Explication

La cryptographie quantique fonde sa sécurité sur des lois physiques, à la différence des approches reposant sur la complexité mathématique. Les problèmes difficiles décrivent cette seconde approche, les algorithmes classiques résistants relèvent de la cryptographie post-quantique, et le secret de l’algorithme n’est pas le principe donné.

17. Lors d’un échange quantique, un espion intercepte et mesure des états transmis. Quel indice peut révéler cette intervention aux correspondants ?

L’établissement d’une clé commune provoqué par la mesure des états
Une augmentation de la capacité d’encodage due à la mesure des états
Une baisse du taux d’erreurs due à la lecture des états transmis
Une augmentation du taux d’erreurs due à la modification des états mesurés

Une augmentation du taux d’erreurs due à la modification des états mesurés

Explication

Une mesure quantique modifie l’état observé ; une interception peut donc laisser une trace détectable sous la forme d’une hausse du taux d’erreurs. L’augmentation de capacité confond la mesure avec la superposition, la baisse inverse l’effet décrit, et l’établissement d’une clé relève du rôle de la QKD.

18. Un protocole utilise la polarisation de photons et exploite les perturbations dues à leur mesure pour repérer un espion. De quel protocole s’agit-il ?

E91, fondé sur l’intrication et les corrélations
Un algorithme post-quantique fonctionnant sur un réseau classique
Un générateur quantique de nombres aléatoires fondé sur les mesures
BB84, proposé par Bennett et Brassard en 1984

BB84, proposé par Bennett et Brassard en 1984

Explication

BB84 exploite la polarisation des photons et la perturbation due à la mesure pour détecter un espion. E91 se fonde sur l’intrication, le générateur produit des suites aléatoires, et les algorithmes post-quantiques sont classiques.

19. Dans un protocole de distribution de clés, deux utilisateurs examinent des particules intriquées et vérifient leurs corrélations. Quel protocole correspond à cette démarche ?

Un algorithme post-quantique, où des calculs classiques protègent les clés
BB84, où la polarisation des photons révèle une perturbation
Un générateur quantique, où les mesures produisent des suites aléatoires
E91, où une interception modifie les corrélations observées

E91, où une interception modifie les corrélations observées

Explication

E91 repose sur l’intrication quantique, et une interception modifie les corrélations observées. BB84 s’appuie sur la polarisation des photons, le générateur produit des nombres aléatoires, et les algorithmes post-quantiques fonctionnent sur des systèmes classiques.

20. Une équipe compare deux solutions : l’une utilise des photons pour distribuer des clés, tandis que l’autre utilise des ordinateurs classiques et des algorithmes conçus pour résister aux attaques quantiques. Comment les distinguer ?

La première est post-quantique et la seconde quantique
La première est fondée sur l’intrication et la seconde sur la polarisation
La première est quantique et la seconde post-quantique
La première est classique et la seconde utilise des systèmes quantiques

La première est quantique et la seconde post-quantique

Explication

La cryptographie quantique mobilise des systèmes quantiques pour certaines tâches, notamment la distribution de clés ; la cryptographie post-quantique emploie des algorithmes classiques résistants aux attaques d’ordinateurs quantiques. Inverser les définitions confond les domaines, tandis que l’intrication et la polarisation sont des mécanismes particuliers et non la distinction générale.

21. Une physicienne connaît complètement l’état quantique d’une particule, mais ne l’a pas mesurée. Que peut-elle prédire sur le résultat d’une mesure future ?

Aucune information sur les résultats possibles
Les probabilités des différents résultats possibles
La trajectoire précise suivie par la particule
Le résultat certain de la mesure future

Les probabilités des différents résultats possibles

Explication

L’état quantique permet de prédire les probabilités des résultats possibles, et non une trajectoire précise ou une certitude sur la mesure. La trajectoire classique confond les descriptions quantique et classique, le résultat certain surestime ce que l’état détermine, et l’absence de toute prédiction néglige son contenu probabiliste.

22. Un laboratoire mesure le spin d’une particule à l’aide de l’opérateur associé à cette grandeur. Quelle caractéristique peut avoir un résultat de mesure ?

Être n’importe quelle valeur réelle du spin
Être une valeur propre de l’opérateur du spin
Être un coefficient quelconque du vecteur d’état
Être la valeur moyenne avant toute mesure

Être une valeur propre de l’opérateur du spin

Explication

Une observable est associée à un opérateur, et ses valeurs propres correspondent aux résultats possibles de mesure. Les coefficients de l’état ne sont pas les résultats, la valeur moyenne n’est pas nécessairement un résultat mesuré, et les résultats ne sont pas des valeurs arbitraires.

23. Un système quantique évolue pendant un intervalle où aucune mesure n’est effectuée. Quel cadre décrit cette évolution et quelle est sa nature ?

L’équation de Schrödinger, avec une évolution aléatoire et irréversible
La projection de l’état, avec une évolution déterministe et irréversible
L’équation de Schrödinger, avec une évolution déterministe et réversible
La règle de Born, avec une évolution probabiliste et irréversible

L’équation de Schrödinger, avec une évolution déterministe et réversible

Explication

En l’absence de mesure, l’équation de Schrödinger décrit une évolution déterministe et réversible. La règle de Born concerne les probabilités de mesure, la projection correspond au changement associé à un résultat de mesure, et qualifier l’évolution de Schrödinger d’aléatoire et irréversible inverse ses propriétés.

24. Lors d’une mesure, un système donne un résultat parmi les résultats possibles. Que décrit la règle de Born dans ce processus ?

La valeur propre obtenue, après laquelle l’état reste inchangé
La probabilité du résultat, après lequel l’état se projette dans l’état correspondant
La trajectoire suivie, après laquelle l’état devient déterministe
La probabilité du résultat, tandis que l’état poursuit son évolution sans projection

La probabilité du résultat, après lequel l’état se projette dans l’état correspondant

Explication

La règle de Born donne la probabilité du résultat obtenu, puis l’état se projette dans l’état correspondant à ce résultat. La valeur propre désigne le résultat possible plutôt que sa probabilité, la trajectoire n’est pas le rôle de la règle de Born, et omettre la projection écarte le changement d’état associé à la mesure.

25. Un qubit est préparé dans l’état ∣ψ⟩=α∣0⟩+β∣1⟩|\psi\rangle=\alpha|0\rangle+\beta|1\rangle, avec ∣α∣2=0,36|\alpha|^2=0{,}36 et ∣β∣2=0,64|\beta|^2=0{,}64. Quelle vérification confirme que cet état est normalisé ?

La somme des carrés des modules vaut 2
La somme des amplitudes vaut 1
La somme des carrés des modules vaut 1
Les deux probabilités valent 0,50

La somme des carrés des modules vaut 1

Explication

La normalisation exige que ∣α∣2+∣β∣2=1|\alpha|^2+|\beta|^2=1 ; ici, 0,36+0,64=10{,}36+0{,}64=1. Additionner les amplitudes ne vérifie pas la condition, des probabilités égales ne sont pas requises, et une somme de 2 ne correspond pas à la normalisation.

26. Deux chercheurs améliorent leurs instruments de mesure de la position et de la quantité de mouvement. Quelle limite subsiste même avec des appareils parfaits ?

Le produit des incertitudes peut devenir nul avec de meilleurs appareils
La position et la quantité de mouvement deviennent parfaitement connues ensemble
Le produit des incertitudes reste au moins égal à ℏ2\frac{\hbar}{2}
Le produit des incertitudes reste au plus égal à ℏ2\frac{\hbar}{2}

Le produit des incertitudes reste au moins égal à $$\frac{\hbar}{2}$$

Explication

Le principe de Heisenberg impose la limite fondamentale Δx Δp≥ℏ2\Delta x\,\Delta p\geq\frac{\hbar}{2}, indépendamment de la qualité des instruments. L’hypothèse d’un produit nul ramène à tort la limite à un défaut instrumental, le signe « au plus » inverse l’inégalité, et la connaissance parfaite simultanée contredit le principe.

27. Un faisceau de particules produit des franges d’interférence, puis échange de l’énergie par unités discrètes avec un détecteur. Quel principe rend compte de ces deux observations ?

Le principe de superposition des états
La quantification des valeurs propres mesurées
Le principe d’incertitude de Heisenberg
La dualité onde-corpuscule

La dualité onde-corpuscule

Explication

La dualité onde-corpuscule associe les phénomènes ondulatoires, comme l’interférence, aux interactions par quanta caractéristiques des particules. La nature ondulatoire seule ne rend pas compte des échanges discrets, la nature corpusculaire seule ne rend pas compte des franges, et l’incertitude concerne les limites de connaissance simultanée de grandeurs conjuguées.

28. Un dispositif physique ne peut occuper que deux configurations distinctes et exclusives, notées ∣0⟩|0\rangle et ∣1⟩|1\rangle. Comment le caractérise-t-on ?

Une paire de qubits intriqués
Un système à deux niveaux
Un état de superposition
Un système à énergie continue

Un système à deux niveaux

Explication

Un système à deux niveaux ne possède que deux configurations distinctes et exclusives. La superposition désigne une combinaison d’états, l’intrication une relation entre qubits, et l’énergie continue ne correspond pas à la définition donnée.

29. Une expérience compare un bit classique à un qubit, puis considère deux qubits ensemble. Quelle propriété distingue correctement ces systèmes ?

Le bit et le qubit ont les mêmes états possibles, mais des mesures différentes
Le qubit peut être en superposition et deux qubits peuvent être intriqués
Le qubit prend une valeur classique et deux qubits restent indépendants
Le bit peut être en superposition et deux bits peuvent être intriqués

Le qubit peut être en superposition et deux qubits peuvent être intriqués

Explication

Un bit vaut 0 ou 1, tandis qu’un qubit peut être en superposition de ses états de base; deux qubits peuvent aussi être intriqués. Attribuer la superposition au bit ou exclure celle du qubit confond les notions, et l’intrication concerne deux qubits.

30. Un qubit est préparé dans l’état ∣ψ⟩=35∣0⟩+45∣1⟩|\psi\rangle=\frac{3}{5}|0\rangle+\frac{4}{5}|1\rangle. Quelle est la probabilité d’obtenir ∣0⟩|0\rangle lors d’une mesure ?

35\frac{3}{5}
925\frac{9}{25}
1625\frac{16}{25}
4925\frac{49}{25}

$$\frac{9}{25}$$

Explication

La probabilité de mesurer ∣0⟩|0\rangle est le carré du module de son amplitude : ∣3/5∣2=9/25|3/5|^2=9/25. La valeur 3/53/5 oublie le carré, 16/2516/25 reprend l’amplitude de ∣1⟩|1\rangle, et 49/2549/25 provient d’une addition incorrecte.

31. Sur une sphère de Bloch, une préparation donne un point situé à la surface, ni au pôle nord ni au pôle sud. À quelle catégorie d’état ce point correspond-il ?

Une superposition des états de base
Un état situé au centre de la sphère
L’état de base ∣0⟩|0\rangle
L’état de base ∣1⟩|1\rangle

Une superposition des états de base

Explication

Sur la sphère de Bloch, ∣0⟩|0\rangle se trouve au pôle nord et ∣1⟩|1\rangle au pôle sud; les superpositions se trouvent ailleurs à la surface. Le centre n’est pas la localisation indiquée pour ces états purs.

32. Un photon traverse un dispositif qui prépare une polarisation à 45° à partir des états horizontale et verticale. Comment interpréter ce codage ?

Un état de base distinct de H et de V
L’état ∣1⟩|1\rangle associé à la polarisation horizontale
Une superposition des états horizontale et verticale
L’état ∣0⟩|0\rangle associé à la polarisation verticale

Une superposition des états horizontale et verticale

Explication

Pour un photon, ∣0⟩|0\rangle correspond à la polarisation horizontale H et ∣1⟩|1\rangle à la verticale V; une polarisation à 45° est une superposition de ces états. Les deux réponses qui inversent H et V confondent leur codage, tandis que 45° n’est pas un troisième état de base.

33. Dans une expérience de Stern-Gerlach réalisée en 1922, un faisceau d’électrons est séparé en deux directions distinctes. Quelle propriété cette observation met-elle en évidence ?

L’atome passe entre ses niveaux sous l’action d’un laser
Le spin de l’électron possède deux états distincts
La polarisation du photon possède deux états distincts
Le spin de l’électron varie de façon continue

Le spin de l’électron possède deux états distincts

Explication

La séparation en deux directions distinctes a montré que le spin de l’électron possède deux valeurs discrètes, vers le haut et vers le bas. La polarisation concerne les photons, une distribution continue ne rend pas compte des deux faisceaux, et les transitions laser relèvent des atomes à deux niveaux.

34. Dans une expérience atomique, un laser fait passer un électron de l’état fondamental au premier état excité. Quel modèle de qubit correspond à cette situation ?

Un qubit de spin électronique
Un qubit photonique de polarisation
Un atome à deux niveaux
Un qubit constitué par le faisceau laser

Un atome à deux niveaux

Explication

Le modèle atomique à deux niveaux retient l’état fondamental et le premier état excité, entre lesquels un laser peut provoquer des transitions. Le spin électronique et la polarisation photonique sont d’autres réalisations; le laser sert à manipuler les niveaux, plutôt qu’à constituer le qubit.

35. Une équipe privilégie des qubits dont la cohérence peut durer plusieurs minutes et dont le contrôle est très précis, tout en acceptant une manipulation lente et une instrumentation complexe. Quelle réalisation convient ?

Des ions piégés
Des circuits supraconducteurs
Des atomes à deux niveaux
Des photons de polarisation

Des ions piégés

Explication

Les ions piégés peuvent offrir une cohérence de plusieurs minutes et un contrôle très précis, au prix d’une manipulation lente et d’une instrumentation complexe. Les circuits supraconducteurs sont prometteurs pour le passage à grande échelle, les photons servent au transport, et la précision des transitions atomiques ne caractérise pas ici les ions piégés.

36. Après une opération appliquée à un qubit, la norme de son état reste inchangée. Quelle conséquence cela a-t-il pour la probabilité totale ?

Elle reste égale à 1.
Elle devient égale à la probabilité de mesurer 0.
Elle devient égale à 0 après la transformation.
Elle dépend du résultat obtenu lors d’une mesure.

Elle reste égale à 1.

Explication

Une opération unitaire conserve la norme de l’état, ce qui garantit que la probabilité totale reste égale à 1. Confondre norme et probabilité d’un résultat particulier réduit à tort cette propriété à une issue; supprimer la probabilité ou invoquer un résultat de mesure attribue à l’opération un effet qu’elle n’a pas.

37. Un qubit préparé dans l’état ∣0⟩|0\rangle subit la porte X. Dans quel état se trouve-t-il ensuite ?

Dans l’état −∣0⟩-|0\rangle.
Dans l’état (∣0⟩+∣1⟩)/2(|0\rangle+|1\rangle)/\sqrt{2}.
Dans l’état ∣0⟩|0\rangle.
Dans l’état ∣1⟩|1\rangle.

Dans l’état $$|1\rangle$$.

Explication

La porte X échange les états de base : elle transforme ∣0⟩|0\rangle en ∣1⟩|1\rangle. La réponse −∣0⟩-|0\rangle confond X avec une opération de phase, la superposition correspond à Hadamard et l’état inchangé ne décrit pas l’action de X.

38. Une porte laisse ∣0⟩|0\rangle inchangé et transforme ∣1⟩|1\rangle en −∣1⟩-|1\rangle. Quelle porte a été appliquée ?

La porte Hadamard.
Une porte qui multiplie les deux états par −1.
La porte Z.
La porte X.

La porte Z.

Explication

La porte Z conserve ∣0⟩|0\rangle et change le signe de ∣1⟩|1\rangle, modifiant ainsi leur phase relative. L’échange des états est l’action de X, la superposition équilibrée celle de Hadamard, et multiplier les deux états par le même signe ne correspond pas à la transformation décrite.

39. Un qubit est dans l’état ∣ψ⟩=12∣0⟩+32∣1⟩|\psi\rangle=\frac{1}{2}|0\rangle+\frac{\sqrt{3}}{2}|1\rangle. Lors d’une mesure dans la base ∣0⟩,∣1⟩|0\rangle,|1\rangle, quelle est la probabilité d’obtenir 1 ?

32\frac{\sqrt{3}}{2}
14\frac{1}{4}
34\frac{3}{4}
12\frac{1}{2}

$$\frac{3}{4}$$

Explication

La probabilité d’obtenir 1 est le carré du module de son amplitude : ∣32∣2=34|\frac{\sqrt{3}}{2}|^2=\frac{3}{4}. Prendre l’amplitude sans la mettre au carré, utiliser le coefficient de ∣0⟩|0\rangle ou substituer une autre valeur confond les amplitudes avec les probabilités.

40. Dans BB84, quelles bases Alice choisit-elle au hasard pour préparer les photons ?

La base diagonale +45°/−45° et la base rectiligne +45°/−45°.
Les états H et +45° dans la seule base rectiligne.
La base rectiligne H/V et une base circulaire droite/gauche.
La base rectiligne H/V et la base diagonale +45°/−45°.

La base rectiligne H/V et la base diagonale +45°/−45°.

Explication

Alice choisit aléatoirement entre la base rectiligne H/V et la base diagonale +45°/−45°. Réduire les choix à deux états d’une seule base confond états et bases; les états circulaires ou la répétition de la même base ne correspondent pas aux bases de BB84.

41. Dans une session BB84, Alice et Bob ont comparé publiquement leurs bases, mais pas leurs résultats. Quelle décision prennent-ils pour former leur clé brute ?

Ils conservent les résultats d’Alice sans tenir compte des bases de Bob.
Ils conservent les résultats des photons mesurés dans des bases identiques.
Ils conservent tous les résultats après avoir révélé les valeurs mesurées.
Ils conservent les résultats des photons mesurés dans des bases différentes.

Ils conservent les résultats des photons mesurés dans des bases identiques.

Explication

Après avoir comparé publiquement leurs bases sans révéler les résultats, Alice et Bob gardent les résultats des photons pour lesquels leurs bases coïncident. Garder les bases différentes inverse la règle, révéler les valeurs ne fait pas partie de cette comparaison, et ignorer les bases de Bob empêche le filtrage requis.

42. Un espion intercepte un photon préparé dans une base BB84 et le mesure dans l’autre base. Quel effet peut rendre son intervention détectable ?

Le choix de bases différentes empêche Alice et Bob d’évaluer les erreurs.
La perturbation de l’état peut introduire des erreurs repérables sur un échantillon.
La perturbation modifie les bases annoncées, mais pas les résultats mesurés.
Le photon conserve son état, mais la comparaison des bases révèle sa valeur.

La perturbation de l’état peut introduire des erreurs repérables sur un échantillon.

Explication

Mesurer dans une base différente de celle de préparation perturbe l’état du photon; les erreurs ainsi introduites peuvent être repérées en comparant un échantillon des résultats. Supposer que l’état est préservé nie cette perturbation, tandis que les bases annoncées et la comparaison des résultats ne produisent pas elles-mêmes l’effet décrit.

43. Un qubit en superposition est exposé à des vibrations et à un rayonnement thermique. Quel phénomène risque de détruire progressivement sa superposition ?

La décohérence due à l’interaction avec l’environnement
Le bruit de mesure produit par le détecteur
L’atténuation provoquée par la fibre optique
L’intrication créée entre plusieurs qubits

La décohérence due à l’interaction avec l’environnement

Explication

La décohérence survient lorsqu’un qubit interagit avec son environnement et perd progressivement sa superposition. L’intrication concerne des qubits liés, l’atténuation correspond à des photons perdus et le faux clic est une erreur de détection.

44. Une transmission quantique parcourt 100 km de fibre optique présentant environ 0,2 dB de perte par kilomètre. Quelle proportion de photons survit approximativement à ce trajet ?

Environ 80 %
Environ 99 %
Environ 20 %
Moins de 1 %

Moins de 1 %

Explication

Après 100 km de fibre, moins de 1 % des photons survivent, malgré une perte d’environ 0,2 dB par kilomètre. Environ 20 % applique le taux kilométrique au trajet entier, tandis que 80 % et 99 % surestiment la survie en négligeant l’atténuation cumulée.

45. Un relais reçoit un qubit inconnu affaibli et cherche à le copier pour retransmettre un signal plus fort. Quelle contrainte fondamentale l’en empêche ?

Le théorème de non-clonage interdit de copier ce qubit inconnu
Un relais classique peut amplifier le signal sans le copier
Les pertes de transmission empêchent toute mesure du qubit
La correction d’erreurs exige de supprimer le qubit reçu

Le théorème de non-clonage interdit de copier ce qubit inconnu

Explication

Le théorème de non-clonage interdit de copier un qubit inconnu; un relais classique ne peut donc pas amplifier le signal par simple duplication. La correction d’erreurs vise les bits corrompus, les pertes sont un problème distinct et l’amplification classique ne contourne pas le non-clonage.

46. Un dispositif prépare deux qubits dont l’état de l’un ne peut pas être décrit indépendamment de l’autre. Quelle notion décrit cette situation, par opposition à un qubit seul en plusieurs états ?

La décohérence d’un qubit dans son environnement
La corrélation classique issue d’une cause commune
La superposition d’un qubit isolé
L’intrication entre les deux qubits

L’intrication entre les deux qubits

Explication

L’intrication lie au moins deux qubits de telle façon que l’état de l’un ne se décrit pas indépendamment de l’autre. La superposition concerne un seul qubit, la cause commune caractérise une corrélation classique et la décohérence correspond à la perte de superposition par interaction environnementale.

47. Deux systèmes éloignés présentent des résultats corrélés qui persistent à grande distance et ne s’expliquent pas par une cause classique commune. Comment caractériser ces corrélations ?

Des corrélations intriquées non expliquées par une cause classique
Une transmission classique directe entre les deux systèmes
Des corrélations classiques produites par une cause commune
Une superposition portant sur un système isolé

Des corrélations intriquées non expliquées par une cause classique

Explication

Les corrélations intriquées ne s’expliquent pas par une cause classique et peuvent persister entre systèmes éloignés. Une cause commune relève de l’explication classique, une corrélation n’implique pas une transmission directe et la superposition concerne un seul système.

48. Qu’ont observé les expériences d’Alain Aspect menées en France dans les années 1980 ?

Des corrélations intriquées violant les inégalités de Bell
La proposition d’une expérience de pensée sur la non-localité
La confirmation de l’intrication par satellite sur des centaines de kilomètres
La démonstration d’une cause classique commune aux qubits

Des corrélations intriquées violant les inégalités de Bell

Explication

Dans les années 1980, Alain Aspect a observé des corrélations intriquées violant les inégalités de Bell. La cause commune est une explication classique, l’expérience de pensée de 1935 est associée à Einstein, Podolsky et Rosen, et les longues distances par satellite renvoient aux expériences ultérieures de Micius.

49. On réunit deux qubits, chacun doté de deux états de base. Quelle description de l’espace du système composé est correcte ?

Un espace de dimension 2, avec les états de base |0〉 et |1〉
Un espace de dimension 3, avec les états de base |00〉, |01〉 et |11〉
Un espace de dimension 4, avec les états de base |00〉, |11〉, |00〉 et |11〉
Un espace de dimension 4, avec les états de base |00〉, |01〉, |10〉 et |11〉

Un espace de dimension 4, avec les états de base |00〉, |01〉, |10〉 et |11〉

Explication

Le produit tensoriel des espaces de deux qubits de dimension 2 donne un espace de dimension 2×2=42\times2=4, dont les quatre états de base sont |00〉, |01〉, |10〉 et |11〉. La dimension 2 confond un qubit isolé avec la paire, tandis que la dimension 3 omet un état de base.

50. Quelle propriété permet de reconnaître qu’un état de deux qubits est séparable ?

Il s’écrit comme le produit tensoriel de deux états individuels
Il décrit un seul qubit dans une superposition de deux états
Il donne des résultats de mesure parfaitement opposés
Il ne peut pas s’écrire comme le produit tensoriel de deux états individuels

Il s’écrit comme le produit tensoriel de deux états individuels

Explication

Un état séparable se factorise en un produit tensoriel des états individuels des deux qubits. L’impossibilité de cette factorisation caractérise plutôt l’intrication, et une corrélation de mesure ne définit pas à elle seule la séparabilité.

51. Une paire de qubits est décrite par un état qui ne peut pas être factorisé en états individuels. Comment cet état est-il classé ?

Comme un état intriqué
Comme deux états individuels indépendants
Comme un état de dimension 2
Comme un état séparable

Comme un état intriqué

Explication

Un état de plusieurs qubits qui ne peut pas s’écrire comme un produit tensoriel d’états individuels est intriqué. Un état séparable, au contraire, admet précisément cette factorisation.

52. Deux qubits sont préparés dans l’état 12(∣01⟩+∣10⟩)\frac{1}{\sqrt{2}}(|01\rangle+|10\rangle). Si la mesure du qubit A donne |1〉, quel résultat obtient-on pour B ?

|1〉
Une superposition de |0〉 et |1〉
Un résultat indéterminé entre |0〉 et |1〉
|0〉

|0〉

Explication

Dans cet état, les composantes possibles sont |01〉 et |10〉 : lorsqu'A est mesuré en |1〉, la composante correspondante impose B en |0〉. L’égalité des résultats confond cet état anticorrélé avec un état corrélé.

53. Quelle expression correspond à l’état de Bell ∣Φ−⟩|\Phi^-\rangle ?

∣00⟩−∣11⟩|00\rangle-|11\rangle
∣01⟩−∣10⟩2\frac{|01\rangle-|10\rangle}{\sqrt{2}}
∣00⟩+∣11⟩2\frac{|00\rangle+|11\rangle}{\sqrt{2}}
∣00⟩−∣11⟩2\frac{|00\rangle-|11\rangle}{\sqrt{2}}

$$\frac{|00\rangle-|11\rangle}{\sqrt{2}}$$

Explication

L’état ∣Φ−⟩|\Phi^-\rangle est la superposition normalisée de |00〉 et |11〉 avec un signe moins. Le signe plus correspond à ∣Φ+⟩|\Phi^+\rangle, tandis que les états Ψ combinent |01〉 et |10〉.

54. À quoi servent principalement les états de Bell dans la description de deux qubits intriqués ?

À décrire des qubits dont les résultats de mesure sont indépendants
À décrire des paires séparables sans intrication
À former une base de référence composée d’états d’intrication maximale
À former la base des deux états d’un qubit isolé

À former une base de référence composée d’états d’intrication maximale

Explication

Les quatre états de Bell sont des états d’intrication maximale et constituent une base de référence pour les systèmes intriqués à deux qubits. La base d’un qubit isolé comporte ses propres états de base, et les états de Bell ne sont pas séparables.

55. Dans une expérience, des paires sont préparées soit dans ∣Φ+⟩|\Phi^+\rangle, soit dans ∣Ψ+⟩|\Psi^+\rangle. Quelle comparaison des résultats de mesure est correcte ?

Les résultats coïncident pour ∣Φ+⟩|\Phi^+\rangle et sont opposés pour ∣Ψ+⟩|\Psi^+\rangle
Les résultats coïncident dans les deux états
Les résultats sont indépendants dans les deux états
Les résultats sont opposés pour ∣Φ+⟩|\Phi^+\rangle et coïncident pour ∣Ψ+⟩|\Psi^+\rangle

Les résultats coïncident pour $$|\Phi^+\rangle$$ et sont opposés pour $$|\Psi^+\rangle$$

Explication

Dans ∣Φ+⟩|\Phi^+\rangle, les composantes |00〉 et |11〉 donnent des résultats identiques; dans ∣Ψ+⟩|\Psi^+\rangle, |01〉 et |10〉 donnent des résultats opposés. L’option qui inverse ces relations confond corrélation et anticorrélation.

56. Qui a formulé, en 1964, les inégalités que doivent respecter les théories à variables cachées locales ?

John Bell
Albert Einstein
Alain Aspect
Niels Bohr

John Bell

Explication

John Bell a formulé ces inégalités en 1964; elles sont respectées par les théories à variables cachées locales, alors que la mécanique quantique prédit qu’elles peuvent être violées. Einstein et Bohr sont des figures importantes de la physique quantique, mais ne sont pas l’auteur de ces inégalités.

57. Un protocole utilise des paires de qubits intriqués et vérifie les inégalités de Bell pour établir la sécurité. Quelle caractéristique le distingue de BB84 ?

E91 repose sur l’intrication et la violation des inégalités de Bell.
E91 repose sur la superposition et la perturbation de l’état par la mesure.
E91 repose sur la correction d’erreurs causées par les détecteurs.
E91 repose sur la transmission de photons sans mesure par les utilisateurs.

E91 repose sur l’intrication et la violation des inégalités de Bell.

Explication

E91 fonde sa sécurité sur l’intrication et la violation des inégalités de Bell, tandis que BB84 exploite la superposition et la perturbation liée à la mesure. La superposition confond les principes des deux protocoles, la perturbation attribue à E91 le mécanisme de BB84, et la correction d’erreurs ne constitue pas la distinction décrite.

58. Dans une mise en œuvre d’E91, une source envoie un qubit à Alice et l’autre à Bob. Après leurs mesures, quelle démarche permet à la fois de constituer une clé et de vérifier la sécurité ?

Former la clé avec les résultats de bases compatibles et garder tous les autres résultats sans comparaison.
Former la clé avec les résultats de bases compatibles et comparer une partie des résultats pour tester Bell.
Former la clé avec les résultats de toutes les bases et publier l’ensemble des mesures.
Former la clé avec les résultats de bases différentes et comparer une partie des résultats pour tester Bell.

Former la clé avec les résultats de bases compatibles et comparer une partie des résultats pour tester Bell.

Explication

Dans E91, des résultats obtenus avec des bases compatibles peuvent former la clé, tandis qu’une partie des résultats est comparée pour tester la violation des inégalités de Bell. Les bases différentes sont utilisées pour le test plutôt que pour la clé, l’absence de comparaison empêche ce contrôle, et publier l’ensemble des résultats compromet la procédure décrite.

59. Alice et Bob appliquent E91 et ne constatent aucune violation des inégalités de Bell dans les résultats comparés. Quelle conclusion doivent-ils tirer ?

La ligne est sécurisée par des corrélations non classiques.
Les qubits n’ont pas été interceptés.
Les résultats suffisent à établir que la source est fiable.
La ligne est compromise.

La ligne est compromise.

Explication

Dans E91, l’absence de violation des inégalités de Bell conduit Alice et Bob à considérer la ligne comme compromise. Les corrélations non classiques sont soutenues par une violation, et le test ne confirme ni la fiabilité de la source ni l’absence d’interception lorsqu’il n’y a pas de violation.

60. Une liaison par fibre optique s’étend sur 100 km. Selon la perte indiquée pour les fibres, quelle fraction approximative des photons survit à la transmission ?

Environ 1 % des photons.
Environ 99 % des photons.
Environ 20 % des photons.
Environ 10 % des photons.

Environ 1 % des photons.

Explication

La transmission sur 100 km laisse survivre environ 1 % des photons, compte tenu des pertes indiquées pour les fibres. Dix pour cent et vingt pour cent surestiment la survie, tandis que 99 % confond la fraction perdue avec celle qui reste.

61. Quel résultat le satellite chinois Micius a-t-il permis d’obtenir en 2017 pour les communications quantiques ?

La génération de clés intriquées sur plus de 1 200 km dans une seule station orbitale.
La distribution de clés intriquées sur plus de 1 200 km entre deux stations terrestres.
La distribution de clés intriquées sur environ 100 km entre deux stations terrestres.
La distribution de clés non intriquées sur plus de 1 200 km entre deux stations terrestres.

La distribution de clés intriquées sur plus de 1 200 km entre deux stations terrestres.

Explication

En 2017, Micius a distribué des clés intriquées sur plus de 1 200 km entre deux stations terrestres. Environ 100 km est une distance différente, la génération dans une station ne décrit pas une distribution entre stations, et le résultat concernait des clés intriquées.

62. Dans un réseau quantique, des vibrations mécaniques perturbent une paire intriquée et font disparaître ses corrélations. Quel phénomène décrit cette perte ?

L’atténuation des photons provoquée par les pertes dans la fibre.
La conversion paramétrique spontanée dans un cristal non linéaire.
La décohérence provoquée par une interaction avec l’environnement.
Le bruit de détection provoqué par des faux clics.

La décohérence provoquée par une interaction avec l’environnement.

Explication

La décohérence est la destruction de l’intrication causée par une interaction avec l’environnement, notamment les vibrations mécaniques. L’atténuation réduit le nombre de photons transmis, les faux clics relèvent des détecteurs, et la conversion paramétrique produit des photons intriqués.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Fondements de la mécanique quantique.

Quand la mécanique quantique devient-elle particulièrement importante ?

Lorsque l’action caractéristique du système est comparable à la constante de Planck hh.

Que permet le déterminisme classique lorsque les conditions initiales sont connues précisément ?

Prédire exactement l’évolution future du système.

Quelles valeurs la continuité classique permet-elle aux grandeurs physiques de prendre ?

Une infinité de valeurs intermédiaires entre deux valeurs possibles.

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Consultez la fiche de révision complète sur Fondements de la mécanique quantique.

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