QCM : Biochimie des glucides (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un régime apportant 2 000 kcal par jour, les glucides représentent la part énergétique recommandée et leurs sources alimentaires principales comprennent :

La part glucidique recommandée se situe entre 50 et 55 % de la ration alimentaire.
La quantité quotidienne de glucides indiquée est de 220 à 250 g.
Les produits laitiers sont écartés des sources alimentaires principales de glucides.
Un apport quotidien de 180 à 210 g correspond à la quantité indiquée pour les glucides.
Les fruits et les céréales figurent parmi les sources alimentaires principales de glucides.

La part glucidique recommandée se situe entre 50 et 55 % de la ration alimentaire. · La quantité quotidienne de glucides indiquée est de 220 à 250 g. · Les fruits et les céréales figurent parmi les sources alimentaires principales de glucides.

Explication

Les glucides fournissent 50 à 55 % de la ration, et leur apport indicatif est de 220 à 250 g par jour. Les fruits et céréales font partie des sources citées, tout comme les laitages ; la quantité de 180 à 210 g n’est pas celle indiquée.

2. Une molécule organique possède quatre carbones, plusieurs hydroxyles et un carbonyle aldéhydique : quelles caractéristiques glucidiques lui correspondent ?

Les glucides peuvent intervenir dans la reconnaissance cellulaire lorsqu’ils sont associés à des protéines ou lipides.
La formule générale attendue pour un glucide est (C₂H₄O)n.
Les hydroxyles multiples correspondent à la présence de plusieurs fonctions alcool dans la molécule.
Un carbonyle aldéhydique est compatible avec la formule générale des glucides, (CH₂O)n.
La présence de quatre carbones satisfait le minimum de trois atomes de carbone requis.

Les glucides peuvent intervenir dans la reconnaissance cellulaire lorsqu’ils sont associés à des protéines ou lipides. · Les hydroxyles multiples correspondent à la présence de plusieurs fonctions alcool dans la molécule. · Un carbonyle aldéhydique est compatible avec la formule générale des glucides, (CH₂O)n. · La présence de quatre carbones satisfait le minimum de trois atomes de carbone requis.

Explication

La définition d’un glucide comprend au moins trois carbones, plusieurs hydroxyles et un carbonyle aldéhydique ou cétonique. Sa formule générale est (CH₂O)n, et non (C₂H₄O)n. Les hydroxyles multiples correspondent à plusieurs fonctions alcool ; quatre carbones satisfont le minimum requis. Associés à des protéines ou à des lipides, les glucides participent à la signalisation et à la reconnaissance cellulaires.

3. Concernant la classification des oses selon leur fonction carbonyle et leur hydrolysabilité :

Un ose se distingue d’un oside parce qu’il peut être hydrolysé.
Un ose comportant une fonction cétone est classé parmi les aldoses.
Un ose est un monosaccharide non hydrolysable portant une fonction carbonyle.
Un ose porte des fonctions alcool sur le carbone engagé dans son carbonyle.
Un ose portant une fonction aldéhyde est classé parmi les aldoses.

Un ose est un monosaccharide non hydrolysable portant une fonction carbonyle. · Un ose portant une fonction aldéhyde est classé parmi les aldoses.

Explication

Un ose est un monosaccharide non hydrolysable qui porte une fonction carbonyle, et la fonction aldéhyde caractérise un aldose. Une fonction cétone définit un cétose ; l’hydrolysabilité caractérise les osides, tandis que les fonctions alcool sont portées par les autres carbones.

4. Un glucide hydrolysable associe des oses à une fraction non glucidique, tandis qu’un autre comprend douze unités osidiques ; quelles classifications s’appliquent ?

Un ensemble de huit unités osidiques relève de la catégorie des hétérosides.
L’association d’oses et d’une fraction non glucidique correspond à un hétéroside.
Un ensemble de douze unités osidiques relève de la catégorie des polyosides.
La fraction non glucidique présente dans un hétéroside est appelée aglycone.
Un holoside associe des oses à une fraction non glucidique appelée aglycone.

L’association d’oses et d’une fraction non glucidique correspond à un hétéroside. · Un ensemble de douze unités osidiques relève de la catégorie des polyosides. · La fraction non glucidique présente dans un hétéroside est appelée aglycone.

Explication

Un hétéroside associe des oses à une molécule non glucidique appelée aglycone ; un ensemble de huit unités osidiques ne suffit pas à le définir. Un holoside ne contient que des oses. Les oligosides comportent de deux à dix unités, tandis que douze unités dépassent ce seuil et relèvent des polyosides.

5. Qu’est-ce qui distingue un énantiomère d’un diastéréoisomère ?

Un énantiomère diffère par la connectivité des atomes, tandis qu’un diastéréoisomère conserve la même connectivité.
Un énantiomère est une forme cyclique, tandis qu’un diastéréoisomère est une forme linéaire.
Un énantiomère est l’image non superposable de son partenaire dans un miroir, tandis qu’un diastéréoisomère n’est pas son image miroir.
Un énantiomère possède un carbone asymétrique, tandis qu’un diastéréoisomère n’en possède aucun.

Un énantiomère est l’image non superposable de son partenaire dans un miroir, tandis qu’un diastéréoisomère n’est pas son image miroir.

Explication

Les énantiomères sont des stéréoisomères images l’un de l’autre dans un miroir et non superposables, alors que les diastéréoisomères ne sont pas des images miroir. Des stéréoisomères conservent la même connectivité; la distinction ne dépend donc pas d’une forme cyclique ou linéaire.

6. Combien de stéréoisomères peut présenter un aldohexose, et combien de couples d’énantiomères cela représente-t-il ?

Huit stéréoisomères répartis en quatre couples d’énantiomères
Seize stéréoisomères répartis en quatre couples d’énantiomères
Trente-deux stéréoisomères répartis en seize couples d’énantiomères
Seize stéréoisomères répartis en huit couples d’énantiomères

Seize stéréoisomères répartis en huit couples d’énantiomères

Explication

Un aldohexose possède quatre carbones asymétriques, ce qui permet 24=162^4 = 16 stéréoisomères, regroupés en huit couples d’énantiomères. Huit stéréoisomères ne correspondraient qu’à quatre carbones asymétriques comptés avec une formule différente.

7. Quel rôle joue la mutarotation chez un ose libre en solution ?

Elle transforme un aldose en cétose comportant le même nombre de carbones.
Elle permet l’interconversion entre les anomères α et β jusqu’à l’établissement d’un équilibre.
Elle convertit un hémiacétal cyclique en une forme linéaire dépourvue de carbonyle.
Elle allonge la chaîne carbonée en créant un nouveau carbone asymétrique.

Elle permet l’interconversion entre les anomères α et β jusqu’à l’établissement d’un équilibre.

Explication

La mutarotation établit un équilibre entre les formes anomériques α et β d’un ose libre en solution. L’interconversion entre un aldose et un cétose relève plutôt de l’action d’isomérases.

8. Lorsqu’un ose cyclise, à quel moment et à quel endroit apparaît le nouveau centre asymétrique ?

Lors de la mutarotation, sur un carbone éloigné de la fonction carbonyle.
Avant la cyclisation, sur le carbone portant le plus grand nombre d’hydrogènes.
Après la cyclisation, sur le carbone terminal portant l’alcool primaire.
Au cours de la cyclisation, sur le carbone qui portait la fonction carbonyle.

Au cours de la cyclisation, sur le carbone qui portait la fonction carbonyle.

Explication

La cyclisation crée un nouveau centre asymétrique au carbone carbonylé : C1 pour un aldose, ou le carbone portant la cétone pour un cétose. La mutarotation correspond à l’interconversion des anomères en solution et ne situe pas la formation de ce centre.

9. Quelle différence distingue l’oxydation d’un aldose en C1 de celle de son alcool primaire en C6 ?

L’oxydation en C1 forme un acide aldonique, tandis qu’en C6 elle forme un acide uronique.
L’oxydation en C1 forme un acide aldonique, tandis qu’en C6 elle forme un polyalcool.
L’oxydation en C1 forme un polyalcool, tandis qu’en C6 elle forme un acide aldonique.
L’oxydation en C1 forme un acide uronique, tandis qu’en C6 elle forme un polyalcool.

L’oxydation en C1 forme un acide aldonique, tandis qu’en C6 elle forme un acide uronique.

Explication

L’oxydation du groupement aldéhyde porté par C1 donne un acide aldonique, alors que l’oxydation de l’alcool primaire en C6 donne un acide uronique. La formation d’un polyalcool correspond à une réduction de la fonction aldéhyde, et non à une oxydation.

10. Pourquoi le saccharose ne possède-t-il pas de pouvoir réducteur ?

L’hydrolyse du saccharose libère de l’eau, ce qui neutralise son pouvoir réducteur en solution.
La liaison osidique unit deux carbones non anomériques, laissant les deux hydroxyles hémiacétaliques libres.
Les deux carbones anomériques sont engagés dans la liaison osidique, sans hydroxyle hémiacétalique libre.
Le saccharose contient du fructose, dont la fonction cétone empêche toute réaction de réduction.

Les deux carbones anomériques sont engagés dans la liaison osidique, sans hydroxyle hémiacétalique libre.

Explication

Dans le saccharose, les fonctions hémiacétaliques du glucose et du fructose sont toutes deux engagées dans la liaison osidique, de sorte qu’aucun hydroxyle hémiacétalique ne reste libre. La présence de fructose n’explique pas l’absence de pouvoir réducteur : c’est l’engagement des deux fonctions anomériques qui distingue ce diholoside.

11. Pour distinguer expérimentalement une réserve glucidique végétale d’un polymère structural des parois végétales, quelle propriété de la cellulose permet de la reconnaître ?

Ses chaînes de glucose liées en α(1→4) forment une réserve rapidement mobilisable dans les graines.
Ses chaînes ramifiées en α(1→6) constituent une réserve de glucose dans les tissus végétaux.
Ses chaînes linéaires de glucose liées en β(1→4) ne sont pas dégradées par les enzymes digestives humaines.
Ses chaînes ramifiées en α(1→4) et α(1→6) servent de réserve dans les tissus animaux.

Ses chaînes linéaires de glucose liées en β(1→4) ne sont pas dégradées par les enzymes digestives humaines.

Explication

La cellulose est un polymère linéaire de glucose lié en β(1→4), qui rigidifie les parois végétales et résiste aux enzymes digestives humaines. Les chaînes ramifiées en α(1→6) caractérisent plutôt l’amylopectine ou le glycogène, et non la cellulose.

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Quelle part de la ration alimentaire les glucides fournissent-ils ?

50 à 55 %, soit 220 à 250 g par jour.

Quelles fonctions les glucides remplissent-ils dans l’organisme ?

Ils fournissent et stockent de l’énergie, contribuent à des structures cellulaires et interviennent dans la signalisation et la reconnaissance cellulaires.

Quelles fonctions caractérisent un ose ?

Une fonction carbonyle et des fonctions alcool sur les autres carbones.

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