QCM : Variables aléatoires discrètes — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la nature mathématique d’une variable aléatoire réelle définie sur un univers des possibilités WW ?

Une probabilité attribuée directement à chaque événement de WW
Une liste qui conserve l’ordre des résultats observés dans WW
Une fonction qui associe un réel à chaque issue de WW
Un ensemble qui regroupe toutes les issues de WW

Une fonction qui associe un réel à chaque issue de $$W$$

Explication

Une variable aléatoire réelle est une fonction X:W→RX:W\to\mathbb{R} qui attribue un nombre réel à chaque issue. L’univers des possibilités, lui, regroupe les issues et ne constitue pas la variable aléatoire.

2. Lors du lancer de deux dés, que représente la variable aléatoire définie par la somme des deux résultats ?

Le couple ordonné formé par les deux valeurs obtenues
Le nombre de façons d’obtenir chaque couple de résultats
La valeur du premier dé après comparaison avec le second
Le total des deux valeurs, sans distinguer leur ordre

Le total des deux valeurs, sans distinguer leur ordre

Explication

Cette variable associe à chaque lancer le total des deux valeurs, ce qui permet notamment d’étudier P(X=3)P(X=3). Contrairement au couple ordonné, cette somme ne distingue pas quel dé a produit chaque valeur.

3. Comment exprime-t-on la probabilité P(X=x)P(X=x) pour une variable aléatoire réelle XX ?

Par la probabilité des issues ww telles que X(w)=xX(w)=x
Par la probabilité de l’unique issue ayant produit la valeur xx
Par le nombre d’issues de WW qui ne sont pas associées à xx
Par la somme des valeurs réelles appartenant au support de XX

Par la probabilité des issues $$w$$ telles que $$X(w)=x$$

Explication

La quantité P(X=x)P(X=x) est la probabilité de l’ensemble des issues w∈Ww\in W vérifiant X(w)=xX(w)=x. Plusieurs issues peuvent donc contribuer à cette probabilité, contrairement à l’idée d’une issue nécessairement unique.

4. Que fournit la loi d’une variable aléatoire réelle discrète XX ?

L’ensemble des issues de l’expérience avant leur transformation
La valeur de P(X=x)P(X=x) pour chaque xx du support
La moyenne non pondérée des valeurs possibles de XX
La distance entre chaque valeur possible et l’espérance de XX

La valeur de $$P(X=x)$$ pour chaque $$x$$ du support

Explication

La loi de XX indique la probabilité P(X=x)P(X=x) associée à chaque valeur de son support. Elle ne se réduit donc ni à l’ensemble des issues ni à une moyenne ou à une mesure de dispersion.

5. Quelle expression calcule l’espérance d’une variable aléatoire discrète XX ?

E(X)=∑xP(X=x)2E(X)=\sum_x P(X=x)^2
E(X)=∑xx+P(X=x)E(X)=\sum_x x+P(X=x)
E(X)=∑xxP(X=x)E(X)=\sum_x xP(X=x)
E(X)=∑xx∑xP(X=x)E(X)=\frac{\sum_x x}{\sum_x P(X=x)}

$$E(X)=\sum_x xP(X=x)$$

Explication

L’espérance est une moyenne pondérée : chaque valeur xx est multipliée par sa probabilité P(X=x)P(X=x), puis les produits sont additionnés. Une moyenne non pondérée ne tiendrait pas compte des probabilités différentes des valeurs.

6. Comment interpréter l’espérance d’une variable aléatoire ?

Comme l’écart moyen entre ses résultats
Comme sa valeur moyenne théorique
Comme la plus grande valeur de son support
Comme la valeur obtenue à chaque expérience

Comme sa valeur moyenne théorique

Explication

L’espérance représente la valeur moyenne théorique d’une variable aléatoire sur un grand nombre de réalisations. Elle ne correspond pas forcément à une valeur observée lors d’une expérience particulière.

7. Quelle est l’espérance de la somme de deux dés non truqués ?

356\frac{35}{6}
88
66
77

$$7$$

Explication

En pondérant chaque somme par sa probabilité, on obtient E(X)=7E(X)=7. Cette espérance est une moyenne théorique, tandis qu’un lancer individuel produit une somme entière comprise entre 22 et 1212.

8. Quelle formule définit la variance d’une variable aléatoire XX ?

V(X)=E((X−E(X))2)V(X)=E((X-E(X))^2)
V(X)=E(X−E(X))V(X)=E(X-E(X))
V(X)=E((X−E(X))2)V(X)=\sqrt{E((X-E(X))^2)}
V(X)=E(X2)−E(X)V(X)=E(X^2)-E(X)

$$V(X)=E((X-E(X))^2)$$

Explication

La variance est l’espérance du carré de l’écart entre XX et son espérance. La racine carrée de cette quantité correspond à l’écart-type, qui s’exprime dans la même unité que XX.

9. Comment obtient-on l’écart-type σ(X)\sigma(X) à partir de la variance ?

En calculant σ(X)=V(X)2\sigma(X)=V(X)^2
En calculant σ(X)=V(X)−E(X)\sigma(X)=V(X)-E(X)
En calculant σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}
En calculant σ(X)=1V(X)\sigma(X)=\frac{1}{V(X)}

En calculant $$\sigma(X)=\sqrt{V(X)}$$

Explication

L’écart-type est la racine carrée de la variance, soit σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}. Il ne se confond donc pas avec la variance elle-même, même si les deux mesurent la dispersion.

10. Quelle relation de König-Huygens permet de calculer la variance de XX ?

V(X)=E(X2)−E(X)2V(X)=E(X^2)-E(X)^2
V(X)=E(X)2−E(X2)V(X)=E(X)^2-E(X^2)
V(X)=E(X2)+E(X)2V(X)=E(X^2)+E(X)^2
V(X)=E(X2)−E(X)V(X)=E(X^2)-\sqrt{E(X)}

$$V(X)=E(X^2)-E(X)^2$$

Explication

La formule de König-Huygens exprime la variance comme la différence entre le deuxième moment E(X2)E(X^2) et le carré de l’espérance. Les autres expressions modifient le signe ou remplacent incorrectement le carré de l’espérance.

11. Quelle situation décrit une variable aléatoire X∼B(p)X\sim\mathcal{B}(p) selon la loi de Bernoulli ?

Elle prend les valeurs entières de 0 à nn avec des probabilités proportionnelles à pkp^k.
Elle prend deux valeurs codées 0 et 1, avec une probabilité pp d’obtenir 1.
Elle mesure une grandeur continue dont la moyenne est égale à pp.
Elle compte les succès obtenus lors de nn répétitions indépendantes de même probabilité.

Elle prend deux valeurs codées 0 et 1, avec une probabilité $$p$$ d’obtenir 1.

Explication

Une loi de Bernoulli modélise une seule expérience à deux issues codées 0 et 1, où 1 représente le succès de probabilité pp. La loi binomiale, en revanche, compte les succès lors de plusieurs répétitions.

12. Une épreuve suit une loi de Bernoulli de paramètre p=0,7p=0,7, où 1 représente le succès : quelles sont les probabilités des deux issues ?

P(X=1)=0,3P(X=1)=0,3 et P(X=0)=0,7P(X=0)=0,7
P(X=1)=0,7P(X=1)=0,7 et P(X=0)=0,7P(X=0)=0,7
P(X=1)=0,7P(X=1)=0,7 et P(X=0)=0,3P(X=0)=0,3
P(X=1)=0,3P(X=1)=0,3 et P(X=0)=0,3P(X=0)=0,3

$$P(X=1)=0,7$$ et $$P(X=0)=0,3$$

Explication

Dans une loi de Bernoulli, la probabilité du succès codé par 1 vaut pp, tandis que celle de l’échec codé par 0 vaut 1−p1-p. Pour p=0,7p=0,7, on obtient donc 0,7 et 0,3.

13. Si X∼B(0,2)X\sim\mathcal{B}(0,2), quelles sont son espérance, sa variance et son écart-type ?

E(X)=0,8E(X)=0,8, V(X)=0,16V(X)=0,16 et σ(X)=0,4\sigma(X)=0,4
E(X)=0,4E(X)=0,4, V(X)=0,16V(X)=0,16 et σ(X)=0,2\sigma(X)=0,2
E(X)=0,2E(X)=0,2, V(X)=0,2V(X)=0,2 et σ(X)=0,2\sigma(X)=0,2
E(X)=0,2E(X)=0,2, V(X)=0,16V(X)=0,16 et σ(X)=0,4\sigma(X)=0,4

$$E(X)=0,2$$, $$V(X)=0,16$$ et $$\sigma(X)=0,4$$

Explication

Pour une loi de Bernoulli de paramètre pp, les formules sont E(X)=pE(X)=p, V(X)=p(1−p)V(X)=p(1-p) et σ(X)=p(1−p)\sigma(X)=\sqrt{p(1-p)}. Avec p=0,2p=0,2, elles donnent respectivement 0,2, 0,16 et 0,4.

14. Quelle situation est modélisée par une loi binomiale plutôt que par une loi de Bernoulli ?

Compter les succès obtenus lors de nn répétitions d’une épreuve de succès-échec de probabilité pp.
Décrire le résultat d’une seule épreuve ayant un succès de probabilité pp.
Comparer deux issues d’une épreuve sans compter les répétitions réalisées.
Attribuer une valeur continue à une mesure dont la moyenne vaut pp.

Compter les succès obtenus lors de $$n$$ répétitions d’une épreuve de succès-échec de probabilité $$p$$.

Explication

La loi binomiale compte le nombre de succès parmi nn répétitions d’une même expérience succès-échec. Une loi de Bernoulli décrit le résultat d’un seul essai, ce qui constitue la confusion principale entre les deux modèles.

15. Si X∼B(5,0,4)X\sim\mathcal{B}(5,0,4), quelle expression représente P(X=2)P(X=2) ?

(25)(0,4)2(0,6)3\binom25(0,4)^2(0,6)^3
(52)(0,4)2(0,6)3\binom52(0,4)^2(0,6)^3
(52)(0,4)5(0,6)2\binom52(0,4)^5(0,6)^2
(52)(0,6)2(0,4)3\binom52(0,6)^2(0,4)^3

$$\binom52(0,4)^2(0,6)^3$$

Explication

La formule binomiale est P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}, avec kk égal au nombre de succès. Ici, n=5n=5, k=2k=2 et p=0,4p=0,4, d’où l’expression proposée.

16. Dans un QCM de 8 questions comportant chacune 4 réponses, une seule étant correcte, quelle loi décrit le nombre de bonnes réponses obtenues en répondant au hasard ?

X∼B(2,14)X\sim\mathcal{B}(2,\frac14)
X∼B(4,18)X\sim\mathcal{B}(4,\frac18)
X∼B(8,14)X\sim\mathcal{B}(8,\frac14)
X∼B(8,34)X\sim\mathcal{B}(8,\frac34)

$$X\sim\mathcal{B}(8,\frac14)$$

Explication

Chaque question constitue un essai dont la probabilité de succès est 14\frac14, et il y a 8 essais. Le nombre total de bonnes réponses suit donc une loi binomiale de paramètres 8 et 14\frac14.

17. Dans ce QCM de 8 questions à 4 réponses possibles, combien de bonnes réponses peut-on obtenir en moyenne en répondant au hasard ?

8 bonnes réponses
14\frac14 bonne réponse
4 bonnes réponses
2 bonnes réponses

2 bonnes réponses

Explication

L’espérance d’une loi binomiale vaut npnp. Ici, E(X)=8×14=2E(X)=8\times\frac14=2, tandis que 4 correspondrait à une probabilité moyenne de succès égale à 12\frac12.

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Qu'est-ce qu'une variable aléatoire réelle sur un univers W ?

Une fonction X:W→RX: W \to \mathbb{R} associant un réel à chaque issue.

Quelle variable aléatoire étudie la somme des valeurs lors du lancer de deux dés ?

La variable qui associe à chaque lancer la somme des deux valeurs.

Quelle probabilité étudie-t-on avec la variable aléatoire somme de deux dés pour X=3X=3 ?

La probabilité P(X=3)P(X=3) d'obtenir une somme égale à 3.

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