QCM : Fondements de la protection sociale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de la protection sociale :

Elle regroupe des dispositifs collectifs protégeant contre des risques sociaux.
Elle désigne des aides collectives versées après une perte d’emploi.
Elle couvre aussi les risques susceptibles d’augmenter les dépenses des individus.
Elle se limite aux dispositifs destinés à financer les soins médicaux.
Elle vise les risques susceptibles de diminuer les revenus des individus.

Elle regroupe des dispositifs collectifs protégeant contre des risques sociaux. · Elle couvre aussi les risques susceptibles d’augmenter les dépenses des individus. · Elle vise les risques susceptibles de diminuer les revenus des individus.

Explication

La protection sociale regroupe bien des dispositifs collectifs contre des risques pouvant réduire les revenus ou augmenter les dépenses. Elle ne se réduit pas aux aides versées après une perte d’emploi ni aux dispositifs destinés à financer les soins médicaux.

2. À propos du modèle bismarckien :

Il garantit un socle universel à tous, indépendamment du statut professionnel.
Il attribue des prestations uniformes sans les proportionner aux revenus.
Développé en Allemagne à partir de 1883, il associe protection sociale et travail.
Il finance les prestations par l’impôt plutôt que par les cotisations sociales.
Présenté au Royaume-Uni en 1942, il repose sur un financement par l’impôt.

Développé en Allemagne à partir de 1883, il associe protection sociale et travail.

Explication

Le modèle bismarckien se développe en Allemagne à partir de 1883 et lie la protection au travail et aux cotisations. La présentation britannique de 1942, l’universalité et le financement par l’impôt caractérisent le modèle beveridgien ; les prestations bismarckiennes sont proportionnées aux revenus.

3. Concernant le modèle beveridgien, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Son financement repose sur l’impôt plutôt que sur les cotisations sociales.
Il réserve l’affiliation obligatoire aux salariés et module les prestations selon leurs revenus.
Présenté au Royaume-Uni en 1942, il garantit une protection universelle.
Développé en Allemagne à partir de 1883, il s’appuie sur les cotisations.
Il assure un socle de protection indépendamment du statut professionnel.

Son financement repose sur l’impôt plutôt que sur les cotisations sociales. · Présenté au Royaume-Uni en 1942, il garantit une protection universelle. · Il assure un socle de protection indépendamment du statut professionnel.

Explication

Le modèle beveridgien est présenté au Royaume-Uni en 1942, financé par l’impôt et conçu comme universel. Il garantit un socle indépendamment du statut professionnel ; l’ancrage allemand, l’affiliation salariée obligatoire et la modulation selon les revenus renvoient au modèle bismarckien.

4. Une prestation liée aux cotisations versées relève de quel principe ?

Son montant ou son attribution est lié aux cotisations versées.
Elle relève d’une assistance attribuée selon les besoins.
Son financement est défini par les besoins et assuré par l’impôt.
Elle caractérise une assurance sociale contributive.
Elle repose sur un lien entre cotisations et prestations.

Son montant ou son attribution est lié aux cotisations versées. · Elle caractérise une assurance sociale contributive. · Elle repose sur un lien entre cotisations et prestations.

Explication

L’assurance sociale est contributive : les prestations sont liées aux cotisations versées. L’attribution selon les besoins et le financement par l’impôt caractérisent l’assistance.

5. Concernant l’assistance sociale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Son financement repose sur l’impôt plutôt que sur des cotisations.
Elle lie les prestations aux cotisations sociales versées par les bénéficiaires.
Elle est non contributive et attribue des prestations selon les besoins.
Les besoins constituent le critère d’attribution des prestations.
Elle se distingue de l’assurance sociale par son caractère non contributif.

Son financement repose sur l’impôt plutôt que sur des cotisations. · Elle est non contributive et attribue des prestations selon les besoins. · Les besoins constituent le critère d’attribution des prestations. · Elle se distingue de l’assurance sociale par son caractère non contributif.

Explication

L’assistance est non contributive, financée par l’impôt et attribuée selon les besoins. Le lien entre prestations et cotisations caractérise l’assurance sociale, et non l’assistance.

6. À propos de la création de la Sécurité sociale en France :

Une ordonnance institue la Sécurité sociale française le 4 octobre 1945.
Une ordonnance institue la Sécurité sociale française le 4 octobre 1944.
La création de la Sécurité sociale intervient après la Seconde Guerre mondiale.
Cette institution est créée à la Libération, dans un contexte de reconstruction.
Cette institution est créée dans l’entre-deux-guerres, en contexte de croissance.

Une ordonnance institue la Sécurité sociale française le 4 octobre 1945. · La création de la Sécurité sociale intervient après la Seconde Guerre mondiale. · Cette institution est créée à la Libération, dans un contexte de reconstruction.

Explication

L’ordonnance du 4 octobre 1945 institue la Sécurité sociale, à la Libération et dans un contexte de reconstruction. La date de 1944 et le contexte de l’entre-deux-guerres ne correspondent pas à cette création.

7. Concernant l’objectif initial de la Sécurité sociale, quelles propositions sont exactes ?

Elle protège les travailleurs et leurs familles contre les risques affectant leur capacité de gain.
Elle vise à garantir les entreprises contre les pertes de leur capacité de production.
Elle vise à garantir les familles contre les risques diminuant leur capacité d’épargne.
Elle vise à préserver les travailleurs contre les risques réduisant leur capacité de consommation.
Elle couvre les risques susceptibles de réduire ou supprimer la capacité de gain des travailleurs.

Elle protège les travailleurs et leurs familles contre les risques affectant leur capacité de gain. · Elle couvre les risques susceptibles de réduire ou supprimer la capacité de gain des travailleurs.

Explication

L’objectif initial est de protéger les travailleurs et leurs familles contre les risques qui réduisent ou suppriment leur capacité de gain. Les propositions substituent à cette capacité celles de production, de consommation ou d’épargne, ou attribuent la garantie aux entreprises.

8. Concernant les lois Bismarck sur les assurances sociales :

L’Allemagne adopte les lois Bismarck sur les assurances sociales de 1883 à 1889.
L’Allemagne adopte les lois Bismarck sur les assurances sociales de 1893 à 1899.
Ces lois allemandes sont adoptées au cours des années 1880.
La France adopte les lois Bismarck sur les assurances sociales de 1883 à 1889.
La période d’adoption des lois Bismarck s’étend de 1883 à 1889.

L’Allemagne adopte les lois Bismarck sur les assurances sociales de 1883 à 1889. · Ces lois allemandes sont adoptées au cours des années 1880. · La période d’adoption des lois Bismarck s’étend de 1883 à 1889.

Explication

Les lois Bismarck sont adoptées en Allemagne de 1883 à 1889, donc durant les années 1880. La France n’en est pas le pays d’adoption et la période 1893-1899 est incorrecte.

9. La première loi française sur les assurances sociales, adoptée en 1930, couvre :

La maladie fait partie des risques couverts par la loi française de 1930.
L’emploi figure parmi les risques couverts par la loi française de 1930.
La famille fait partie des risques couverts par la loi française de 1930.
L’invalidité figure parmi les risques couverts par la loi française de 1930.
La vieillesse figure parmi les risques couverts par la loi française de 1930.

La maladie fait partie des risques couverts par la loi française de 1930. · L’invalidité figure parmi les risques couverts par la loi française de 1930. · La vieillesse figure parmi les risques couverts par la loi française de 1930.

Explication

La loi française de 1930 couvre la maladie, l’invalidité et la vieillesse. La famille et l’emploi ne figurent pas dans les risques couverts indiqués pour cette loi.

10. Concernant la finalité économique de la protection sociale :

Elle soutient la croissance en maintenant le revenu des entreprises.
Elle soutient la croissance en maintenant le revenu des ménages.
Elle contribue à stabiliser la consommation des ménages.
Elle contribue à stabiliser l’investissement des entreprises.
Le maintien du revenu des ménages participe à la stabilisation de la consommation.

Elle soutient la croissance en maintenant le revenu des ménages. · Elle contribue à stabiliser la consommation des ménages. · Le maintien du revenu des ménages participe à la stabilisation de la consommation.

Explication

La finalité économique consiste à maintenir le revenu des ménages afin de stabiliser la consommation et de soutenir la croissance. Les propositions qui attribuent ce maintien ou cette stabilisation aux entreprises déplacent la finalité vers un autre acteur.

11. Parmi les branches de la cartographie des risques sociaux en France figurent :

La vieillesse est une branche de la cartographie française des risques sociaux.
La maladie est une branche de la cartographie française des risques sociaux.
La famille est une branche de la cartographie française des risques sociaux.
Le logement est une branche de la cartographie française des risques sociaux.
L’autonomie est une branche de la cartographie française des risques sociaux.

La vieillesse est une branche de la cartographie française des risques sociaux. · La maladie est une branche de la cartographie française des risques sociaux. · La famille est une branche de la cartographie française des risques sociaux. · L’autonomie est une branche de la cartographie française des risques sociaux.

Explication

La cartographie française des risques sociaux comprend la maladie, la vieillesse, la famille, l’emploi et l’autonomie. Le logement ne fait pas partie des branches énumérées.

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Quels dispositifs la protection sociale regroupe-t-elle ?

Des dispositifs collectifs protégeant contre certains risques.

Quel principe organise la solidarité nationale ?

La redistribution collective.

Qui finance les prestations des inactifs dans la solidarité nationale ?

Les actifs.

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