QCM : Fondements de la santé publique — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la santé, formulée par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1946, dépasse la simple absence de maladie ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social
Une capacité à éviter toute affection physique durant la vie
Un équilibre entre le poids, l’IMC et les apports nutritionnels
Une absence durable de symptômes et d’infirmités visibles

Un état de complet bien-être physique, mental et social

Explication

L’OMS définit la santé comme un bien-être complet dans les dimensions physique, mentale et sociale. La réduire à l’absence de symptômes correspond à une conception strictement biomédicale, plus limitée.

2. Lors d’un accompagnement diététique global, quel élément doit être pris en compte en plus des données nutritionnelles ?

Le régime prescrit, les portions consommées et la courbe de poids
La composition corporelle, les calories et les résultats biologiques
Le moral, le contexte social et la relation à l’alimentation
Le poids cible, l’IMC et la quantité quotidienne de nutriments

Le moral, le contexte social et la relation à l’alimentation

Explication

Un accompagnement global considère la personne, notamment son moral, son contexte social et sa relation à l’alimentation. Une prise en charge centrée sur les chiffres nutritionnels néglige ces dimensions personnelles.

3. Quelle caractéristique distingue principalement la santé publique du soin individuel ?

Elle mesure les besoins médicaux d’un patient dans un établissement de soins
Elle prescrit des traitements personnalisés après l’apparition d’une maladie
Elle accompagne une personne malade dans le suivi de ses symptômes
Elle organise des actions collectives pour protéger la santé d’une population

Elle organise des actions collectives pour protéger la santé d’une population

Explication

La santé publique regroupe des actions collectives organisées pour protéger, maintenir et améliorer la santé d’une population. Le soin concerne principalement la prise en charge d’une personne malade.

4. Quel est l’objectif central de la promotion de la santé ?

Remplacer les services de soins par des actions éducatives communautaires
Donner aux individus et aux populations davantage de contrôle sur leur santé
Imposer des comportements identiques afin de réduire les risques sanitaires
Accroître l’offre de traitements après l’apparition d’un problème de santé

Donner aux individus et aux populations davantage de contrôle sur leur santé

Explication

La promotion de la santé cherche à renforcer le pouvoir d’agir des individus et des populations sur leur propre santé. Elle ne se confond donc pas avec une intervention médicale réalisée après l’apparition d’un problème.

5. Lequel de ces éléments appartient aux cinq axes d’action de la Charte d’Ottawa ?

Réserver l’éducation sanitaire aux professionnels des établissements de soins
Réduire les interventions communautaires au profit du suivi individuel
Augmenter la spécialisation hospitalière dans les soins curatifs
Réorienter les services de santé vers la prévention

Réorienter les services de santé vers la prévention

Explication

La réorientation des services de santé vers la prévention constitue l’un des cinq axes de la Charte d’Ottawa. Les autres propositions privilégient une approche curative ou limitent l’action communautaire, ce qui ne correspond pas à cette charte.

6. Que désignent les déterminants de la santé ?

Les symptômes permettant d’identifier une maladie chez un patient
Les traitements proposés pour faire face à une affection diagnostiquée
Les circonstances de vie et les systèmes qui influencent la santé des personnes
Les décisions individuelles prises pour éviter les comportements à risque

Les circonstances de vie et les systèmes qui influencent la santé des personnes

Explication

Les déterminants comprennent les circonstances dans lesquelles les personnes naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent, ainsi que les systèmes de prise en charge de la maladie. Ils dépassent donc les seuls choix individuels.

7. Lequel de ces exemples correspond à un facteur individuel de santé ?

Une prédisposition génétique au diabète liée à l’hérédité
Des horaires de travail décalés compliquant les repas
Un revenu faible limitant l’achat d’aliments de qualité
Un accès géographique réduit aux commerces alimentaires

Une prédisposition génétique au diabète liée à l’hérédité

Explication

L’âge, le sexe et l’hérédité sont des facteurs individuels, dont une prédisposition génétique au diabète. Le revenu relève des conditions socio-économiques, tandis que les horaires et l’accès aux commerces concernent les conditions de vie.

8. Lequel de ces comportements relève du mode de vie parmi les déterminants de la santé ?

La consommation de tabac choisie dans les habitudes quotidiennes
La transmission familiale d’une prédisposition génétique au diabète
Les horaires professionnels décalés imposés par l’employeur
Le niveau de revenu déterminant l’achat de certains aliments

La consommation de tabac choisie dans les habitudes quotidiennes

Explication

Le mode de vie comprend notamment l’activité physique, le tabac et les habitudes alimentaires personnelles. L’hérédité, le revenu et les horaires de travail appartiennent à d’autres catégories de déterminants.

9. Quelle intervention relève de la prévention primaire ?

Une campagne « Manger Bouger » destinée à éviter l’apparition de la maladie
La réadaptation nutritionnelle après un accident vasculaire cérébral
Le dépistage d’un excès de poids lors d’un bilan scolaire
Le suivi des complications liées à une maladie chronique

Une campagne « Manger Bouger » destinée à éviter l’apparition de la maladie

Explication

La prévention primaire agit avant l’apparition de la maladie, notamment par des actions favorisant des comportements protecteurs. Le dépistage scolaire appartient à la prévention secondaire, car il recherche précocement un problème déjà en cours.

10. Quel objectif caractérise la prévention secondaire chez l’enfant ?

Prévenir les complications d’une affection déjà diagnostiquée
Réduire les séquelles d’une maladie grâce à une réadaptation
Promouvoir une alimentation équilibrée avant tout problème de santé
Repérer précocement un surpoids lors d’un bilan de médecine scolaire

Repérer précocement un surpoids lors d’un bilan de médecine scolaire

Explication

La prévention secondaire vise à identifier précocement une situation pathologique ou un facteur de risque, comme le surpoids lors d’un bilan scolaire. La réduction des séquelles et des complications relève plutôt de la prévention tertiaire.

11. Après un accident vasculaire cérébral, quelle action correspond à la prévention tertiaire ?

Organiser une campagne générale sur les habitudes alimentaires
Rechercher un surpoids lors d’un examen médical de dépistage
Informer la population des facteurs de risque avant toute maladie
Mettre en place un suivi diététique favorisant la réadaptation

Mettre en place un suivi diététique favorisant la réadaptation

Explication

La prévention tertiaire intervient lorsqu’une maladie est déjà présente afin de limiter ses complications et de favoriser la réadaptation. Une campagne destinée à la population générale agit avant la maladie et relève donc de la prévention primaire.

12. Sur quel critère Gordon fonde-t-il sa classification complémentaire des actions de prévention ?

Le public auquel l’action de prévention s’adresse
La gravité des complications déjà observées
Le moment où l’action intervient par rapport à la maladie
Le type de traitement proposé après le diagnostic

Le public auquel l’action de prévention s’adresse

Explication

Gordon classe les actions selon le public visé, en complément de la distinction primaire, secondaire et tertiaire. Le moment d’intervention par rapport à la maladie correspond au principe du modèle de l’OMS.

13. Quelle association entre public visé et type de prévention selon Gordon est correcte ?

Toute la population : universelle ; sous-groupe à risque : sélective ; signes avant-coureurs : ciblée
Toute la population : sélective ; sous-groupe à risque : universelle ; signes avant-coureurs : ciblée
Toute la population : ciblée ; sous-groupe à risque : universelle ; signes avant-coureurs : sélective
Toute la population : sélective ; sous-groupe à risque : ciblée ; signes avant-coureurs : universelle

Toute la population : universelle ; sous-groupe à risque : sélective ; signes avant-coureurs : ciblée

Explication

La prévention universelle s’adresse à toute la population, la prévention sélective à un sous-groupe identifié comme à risque et la prévention ciblée à des personnes présentant des signes avant-coureurs. Confondre les catégories revient notamment à attribuer à la prévention sélective des personnes déjà symptomatiques.

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Quelle définition de la santé donne l'OMS en 1946 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social.

Selon l'OMS 1946, la santé consiste-t-elle seulement en l'absence de maladie ?

Non, elle ne consiste pas seulement en l'absence de maladie ou d'infirmité.

Qu'impose un accompagnement diététique selon la définition donnée ?

De prendre en compte la personne dans sa globalité, y compris son moral et contexte social.

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