QCM : Introduction à la sociologie (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Auguste Comte a-t-il inventé le terme « sociologie » dans le cadre de son cours sur le positivisme ?

En 1858
En 1848
En 1828
En 1838

En 1838

Explication

Auguste Comte forge le terme « sociologie » en 1838 dans le cadre de son cours sur le positivisme. L’année 1848 est une date plausible, mais elle ne correspond pas à cette invention du terme.

2. Quelle démarche caractérise la sociologie dans l’étude de la société ?

Elle cherche à établir des règles juridiques pour organiser le fonctionnement de la société.
Elle défend un programme politique visant à transformer la société selon un objectif partisan.
Elle déduit le fonctionnement de la société de principes philosophiques sans données empiriques.
Elle mobilise des données empiriques pour comprendre le fonctionnement de la société.

Elle mobilise des données empiriques pour comprendre le fonctionnement de la société.

Explication

La sociologie s’appuie sur des données empiriques afin de comprendre le fonctionnement de la société. Une démarche politique peut viser sa transformation au service d’un objectif partisan, ce qui constitue une visée différente.

3. Quel sociologue est présenté comme le père fondateur de la sociologie française et associe son objet d’étude aux faits sociaux ?

Karl Marx
Émile Durkheim
Max Weber
Auguste Comte

Émile Durkheim

Explication

Émile Durkheim est présenté comme le père fondateur de la sociologie française et définit l’objet de la discipline comme l’étude des faits sociaux. Auguste Comte a inventé le terme « sociologie », mais ce n’est pas l’attribution visée ici.

4. Comment le matérialisme historique explique-t-il le lien entre l’infrastructure et la superstructure d’une société ?

Les croyances religieuses forment l’infrastructure et conditionnent les relations entre les classes.
Les choix individuels forment l’infrastructure et déterminent les institutions juridiques et artistiques.
Les rapports sociaux de production forment l’infrastructure et conditionnent la superstructure.
Les institutions politiques forment l’infrastructure et déterminent les rapports sociaux de production.

Les rapports sociaux de production forment l’infrastructure et conditionnent la superstructure.

Explication

Le matérialisme historique part des rapports sociaux de production, qui constituent l’infrastructure et conditionnent les dimensions juridiques, politiques, religieuses, artistiques et philosophiques. L’idée que les institutions politiques déterminent l’infrastructure inverse ce lien.

5. Dans l’analyse de Marx, qu’est-ce qui caractérise un mode de production ?

Un ensemble d’outils et de techniques qui reste indépendant des relations entre individus et classes.
Une répartition des croyances et des valeurs qui précède les relations sociales de production.
Une organisation politique qui établit les lois sans être liée aux rapports économiques entre classes.
Des relations sociales particulières entre les individus et les classes, appelées rapports sociaux de production.

Des relations sociales particulières entre les individus et les classes, appelées rapports sociaux de production.

Explication

Un mode de production définit et est défini par des relations sociales particulières entre les individus et les classes, soit les rapports sociaux de production. Le réduire aux outils et aux techniques écarte précisément cette dimension des relations sociales.

6. Comment l’intensification du travail illustre-t-elle la contradiction entre le capital et le travail ?

Elle soumet les choix individuels à la marchandisation tout en valorisant l’autonomie personnelle.
Elle permet au capitalisme d’exploiter la force de travail tout en fragilisant les travailleurs dont il dépend.
Elle réduit l’exploitation de la force de travail en renforçant la maîtrise des travailleurs sur la production.
Elle montre que le capitalisme dépend des ressources naturelles qu’il dégrade au cours de la production.

Elle permet au capitalisme d’exploiter la force de travail tout en fragilisant les travailleurs dont il dépend.

Explication

Le capitalisme dépend du travail salarié tout en exploitant et en fragilisant les travailleurs, notamment par l’intensification du travail et ses effets sur la santé. La dégradation des ressources naturelles concerne plutôt la contradiction entre le capital et la nature.

7. Une entreprise accroît sa production en puisant dans des ressources naturelles qu’elle contribue à dégrader. Quelle contradiction cela illustre-t-il ?

La contradiction entre le capital et le travail, car l’exploitation salariale fragilise les travailleurs.
La contradiction entre le capital et la nature, car la production dépend de ressources qu’elle peut détériorer.
La contradiction entre le capital et la démocratie, car l’État garantit l’égalité en droit.
La contradiction entre le capital et l’individualité, car le travail peut aliéner les individus.

La contradiction entre le capital et la nature, car la production dépend de ressources qu’elle peut détériorer.

Explication

Cette situation illustre la contradiction capital-nature : l’accumulation dépend des ressources naturelles, tandis que leur exploitation peut dégrader les conditions nécessaires à la production. La fragilisation des travailleurs relève plutôt de la contradiction capital-travail.

8. Comment le capitalisme exprime-t-il la contradiction entre le capital et l’individualité ?

Il valorise les choix individuels tout en soumettant les personnes à la marchandisation et à l’aliénation du travail.
Il dépend des ressources naturelles tout en détériorant les conditions nécessaires à la production.
Il exploite le travail salarié tout en fragilisant la santé des travailleurs dont il dépend.
Il garantit l’égalité en droit tout en concentrant la propriété des moyens de production dans une minorité.

Il valorise les choix individuels tout en soumettant les personnes à la marchandisation et à l’aliénation du travail.

Explication

La contradiction capital-individualité tient à la valorisation des choix individuels alors que les personnes subissent la marchandisation et l’aliénation du travail. La concentration des moyens de production dans une minorité relève plutôt de la contradiction capital-démocratie.

9. Dans la conception de Marx, quel rôle la lutte des classes joue-t-elle dans l’histoire ?

Elle stabilise l’ordre historique en rapprochant les intérêts économiques des groupes sociaux.
Elle constitue le moteur du changement historique entre groupes aux intérêts économiques divergents.
Elle accompagne le changement historique sans influencer les rapports entre groupes sociaux.
Elle résulte principalement des différences culturelles entre groupes aux intérêts économiques similaires.

Elle constitue le moteur du changement historique entre groupes aux intérêts économiques divergents.

Explication

Marx fait de l’opposition entre groupes aux intérêts économiques divergents le moteur du changement historique. L’idée d’une stabilisation des rapports sociaux inverse le rôle qu’il attribue à la lutte des classes.

10. Une entreprise répartit inégalement les tâches et conserve une partie de la richesse produite par ses salariés. Quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

La spécialisation des tâches égalise les activités et les richesses entre salariés et employeurs.
La concurrence entre entreprises répartit inégalement les salaires, sans modifier les activités des travailleurs.
La division du travail crée des inégalités dans la répartition des activités et des richesses.
La propriété des outils répartit les activités de façon inégale, mais laisse aux salariés toute la richesse produite.

La division du travail crée des inégalités dans la répartition des activités et des richesses.

Explication

La division du travail peut entraîner à la fois une inégalité dans la répartition des activités et une inégalité dans celle des richesses, les salariés ne récupérant pas tout ce qu’ils produisent. L’idée que les salariés conservent toute la richesse produite contredit directement ce constat.

11. Dans l’opposition entre classes décrite par Marx, quelle différence distingue les capitalistes des prolétaires ?

Les capitalistes disposent de leur force de travail, tandis que les prolétaires possèdent les moyens de production.
Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires disposent de leur force de travail.
Les capitalistes dirigent les échanges, tandis que les prolétaires contrôlent la transmission des activités familiales.
Les capitalistes possèdent les biens de consommation, tandis que les prolétaires détiennent les terres agricoles.

Les capitalistes possèdent les moyens de production, tandis que les prolétaires disposent de leur force de travail.

Explication

Marx distingue les capitalistes par leur propriété des moyens de production et les prolétaires par le fait qu’ils ne possèdent que leur force de travail. La réponse qui attribue les moyens de production aux prolétaires inverse précisément cette distinction.

12. Selon Marx, quel élément détermine avant tout la valeur d’un bien ou d’un service ?

La demande des consommateurs au moment de sa vente.
La rareté des matières premières qu’il mobilise.
La quantité de travail qu’il contient.
Le prix des machines nécessaires à sa fabrication.

La quantité de travail qu’il contient.

Explication

Pour Marx, la valeur d’une marchandise, qu’il s’agisse d’un bien ou d’un service, dépend avant tout de la quantité de travail qu’elle contient. La demande peut influer sur les échanges, mais elle ne constitue pas le déterminant principal indiqué ici.

13. Un employeur accroît la plus-value en prolongeant la journée de travail, sans réduire le temps nécessaire à la production de la valeur correspondant au salaire. De quel type de plus-value s’agit-il ?

De la plus-value relative, obtenue par la réduction du temps de travail nécessaire.
De la plus-value absolue, obtenue par la réduction du temps de travail nécessaire.
De la plus-value absolue, obtenue par l’allongement de la durée du travail.
De la plus-value relative, obtenue par l’allongement de la durée du travail.

De la plus-value absolue, obtenue par l’allongement de la durée du travail.

Explication

La plus-value absolue est obtenue en allongeant la durée du travail. La réduction du temps de travail nécessaire correspond plutôt au mécanisme de la plus-value relative.

14. Une entreprise intensifie le travail, ce qui réduit le temps nécessaire pour produire l’équivalent du salaire. Quel mécanisme de plus-value cela illustre-t-il ?

La plus-value absolue, liée à la réduction du temps de travail nécessaire.
La plus-value absolue, liée à l’allongement de la durée totale du travail.
La plus-value relative, liée à l’allongement de la durée totale du travail.
La plus-value relative, liée à la réduction du temps de travail nécessaire.

La plus-value relative, liée à la réduction du temps de travail nécessaire.

Explication

La plus-value relative découle de la réduction du temps de travail nécessaire, notamment par l’intensification du travail. L’allongement de la durée totale du travail caractérise la plus-value absolue.

15. Dans une société où les individus partagent des caractéristiques et des modes de vie similaires, quelle forme de solidarité, au sens de Durkheim, est la plus caractéristique ?

La solidarité contractuelle, fondée sur les échanges entre professions.
La solidarité hiérarchique, fondée sur l’inégalité des positions sociales.
La solidarité organique, fondée sur la différenciation des tâches.
La solidarité mécanique, fondée sur la similitude entre les individus.

La solidarité mécanique, fondée sur la similitude entre les individus.

Explication

La solidarité mécanique repose sur la similitude entre les individus et caractérise les sociétés dites primitives. La solidarité organique repose plutôt sur la différenciation des tâches, et non sur leur ressemblance.

16. Dans une société moderne où les personnes accomplissent des tâches spécialisées et différentes, quelle forme de solidarité décrit Durkheim ?

La solidarité organique, fondée sur la différenciation des tâches et des individus.
La solidarité contractuelle, fondée sur l’absence de dépendance entre les professions.
La solidarité mécanique, fondée sur la similitude des tâches et des individus.
La solidarité hiérarchique, fondée sur la transmission des activités entre générations.

La solidarité organique, fondée sur la différenciation des tâches et des individus.

Explication

La solidarité organique repose sur la différenciation des tâches et des individus qui les accomplissent, caractéristique des sociétés modernes. La solidarité mécanique se fonde au contraire sur la similitude entre les individus.

17. Selon Durkheim, quel est le principal effet social de la division du travail ?

Accroître le rendement de chaque fonction sans modifier les liens sociaux.
Rendre les individus solidaires grâce à leur interdépendance.
Uniformiser les tâches afin de renforcer la similitude entre les individus.
Réduire les échanges entre individus en séparant leurs activités.

Rendre les individus solidaires grâce à leur interdépendance.

Explication

Pour Durkheim, le principal effet de la division du travail est de rendre les individus solidaires, plutôt que d’augmenter le rendement des fonctions. L’amélioration du rendement est donc une explication insuffisante de son effet social principal.

18. Quelle combinaison de caractéristiques permet de définir un fait social chez Durkheim ?

Il est collectif, produit par le chercheur, ponctuel et dépourvu de contrainte.
Il est collectif, extérieur aux individus, durable et contraignant.
Il est personnel, transmis par l’hérédité, immuable et indépendant des pratiques.
Il est individuel, intérieur aux personnes, variable et librement choisi.

Il est collectif, extérieur aux individus, durable et contraignant.

Explication

Un fait social désigne une manière collective de faire, de penser, de sentir ou d’être, qui est extérieure aux individus et exerce une contrainte durable. Une conduite individuelle librement choisie ne présente pas nécessairement ces caractéristiques collectives.

19. Pour étudier une pratique collective, quelle démarche correspond à la méthode de Durkheim ?

L’observer de l’extérieur et repérer comment elle se concrétise dans les pratiques.
L’expliquer à partir des intentions supposées des individus sans examiner leurs pratiques.
La réduire aux opinions déclarées par les individus qui y participent.
La juger selon les valeurs du chercheur avant de recueillir des observations.

L’observer de l’extérieur et repérer comment elle se concrétise dans les pratiques.

Explication

Durkheim recommande de traiter les faits sociaux comme des choses, en les observant de l’extérieur et en recherchant leur manifestation dans les pratiques. Se limiter aux intentions supposées ne correspond pas à cette démarche d’observation.

20. Que doit faire le sociologue durkheimien pour éviter que ses préjugés orientent son enquête ?

Remplacer les opinions des personnes étudiées par ses propres convictions théoriques.
Conserver les croyances initiales, puis choisir les observations qui les confirment.
Privilégier les jugements personnels lorsqu’ils concordent avec les idées du groupe.
Écarter les prénotions portant sur le sujet, les personnes étudiées et lui-même.

Écarter les prénotions portant sur le sujet, les personnes étudiées et lui-même.

Explication

Les prénotions sont les croyances et préjugés portant sur le sujet, les personnes étudiées et le chercheur lui-même, que Durkheim demande d’écarter de la science. Remplacer les préjugés des enquêtés par ceux du chercheur ne permet pas de satisfaire cette exigence.

21. Quel raisonnement Durkheim tire-t-il de la stabilité relative du taux de suicide au sein d’une société ?

Cette stabilité prouve que les taux sont déterminés par les caractéristiques biologiques.
Cette stabilité démontre que chaque suicide dépend d’une décision identique.
Cette stabilité montre que les comportements suicidaires sont indépendants des liens sociaux.
Cette stabilité indique que le suicide est rattaché à la société.

Cette stabilité indique que le suicide est rattaché à la société.

Explication

Durkheim observe que le taux de suicide est relativement stable dans une société donnée et en déduit que le suicide est rattaché à la société. Cette stabilité ne signifie pas que chaque cas individuel repose sur une décision identique.

22. Un militaire se sacrifie pour son pays sous l’effet d’attentes fortes de son groupe : quelle forme de suicide cette situation illustre-t-elle chez Durkheim ?

Le suicide fataliste, associé à des contraintes laissant peu de marge de manœuvre.
Le suicide anomique, associé à un dérèglement des attentes sociales.
Le suicide égoïste, associé à un isolement et à un manque d’intégration.
Le suicide altruiste, associé à une intégration excessive au groupe.

Le suicide altruiste, associé à une intégration excessive au groupe.

Explication

Le suicide altruiste est associé à une intégration excessive et à un excès d’attentes sociales, comme dans le cas d’un militaire qui se sacrifie pour son pays. Le suicide égoïste renvoie au contraire au manque d’intégration et à l’isolement.

23. Quel type de suicide Durkheim associe à l’isolement et aux taux plus élevés observés chez les veufs et les célibataires ?

Le suicide altruiste, lié à une intégration excessive au groupe.
Le suicide égoïste, lié à un manque d’intégration sociale.
Le suicide fataliste, lié à une forte contrainte sociale.
Le suicide anomique, lié à un écart entre attentes et possibilités.

Le suicide égoïste, lié à un manque d’intégration sociale.

Explication

Le suicide égoïste est associé à l’isolement et au manque d’intégration, et Durkheim signale des taux plus élevés chez les veufs et les célibataires. Le suicide altruiste correspond plutôt à une intégration excessive au groupe.

24. Une personne nourrit des attentes importantes, mais rencontre de grandes difficultés à les satisfaire dans une période de dérèglement social : quelle forme de suicide ce mécanisme caractérise-t-il ?

Le suicide altruiste, lié à un excès d’intégration et d’attentes collectives.
Le suicide fataliste, lié à des contraintes qui réduisent fortement les possibilités d’action.
Le suicide anomique, lié à l’écart entre les attentes et les difficultés à les satisfaire.
Le suicide égoïste, lié à l’isolement et au manque d’intégration au groupe.

Le suicide anomique, lié à l’écart entre les attentes et les difficultés à les satisfaire.

Explication

Le suicide anomique traduit un dérèglement social lié à l’écart entre des attentes importantes et les difficultés à les satisfaire. Le suicide fataliste renvoie plutôt à une situation de fortes contraintes et à une marge de manœuvre presque inexistante.

25. En quoi l’individualisme méthodologique associé à Max Weber se distingue-t-il de l’approche holiste associée à Marx ?

Il explique les faits collectifs en partant de la société, tandis que l’approche holiste part des individus.
Il explique les faits collectifs par les institutions, tandis que l’approche holiste les attribue aux choix individuels.
Il explique les faits collectifs par les normes, tandis que l’approche holiste les réduit aux intentions personnelles.
Il explique les faits collectifs en partant des individus, tandis que l’approche holiste part de la société.

Il explique les faits collectifs en partant des individus, tandis que l’approche holiste part de la société.

Explication

L’individualisme méthodologique de Weber explique les faits collectifs en partant de l’individu, contrairement à l’approche holiste associée à Marx, qui part de la société. L’option qui inverse ces points de départ confond les deux approches.

26. Quel est l’objectif central de la sociologie compréhensive de Weber ?

Mesurer les comportements sans chercher le sens que les individus leur attribuent.
Évaluer les comportements selon leur conformité à des principes moraux.
Déduire les actions individuelles des structures sociales sans étudier leur signification.
Comprendre le comportement des individus et le sens qui guide leurs actions.

Comprendre le comportement des individus et le sens qui guide leurs actions.

Explication

La sociologie compréhensive cherche à comprendre le comportement des individus ainsi que le sens qui guide leurs actions. Mesurer des comportements sans chercher leur signification ne répond pas à cet objectif.

27. Une personne réalise un geste auquel elle donne un sens et qu’elle oriente vers autrui, sans attendre de réponse : comment Weber qualifierait-il ce comportement ?

Une action rationnelle, puisqu’elle est nécessairement fondée sur un calcul.
Un comportement non social, puisqu’il ne reçoit pas de réponse réciproque.
Une action sociale, puisqu’elle est porteuse de sens et orientée vers autrui.
Une conduite collective, puisqu’elle suppose une participation simultanée d’autrui.

Une action sociale, puisqu’elle est porteuse de sens et orientée vers autrui.

Explication

Pour Weber, une action sociale est un comportement auquel l’individu donne un sens et qui est orienté vers autrui, même s’il n’est pas réciproque. L’absence de réponse d’autrui ne suffit donc pas à exclure le caractère social de l’action.

28. Que demande la neutralité axiologique au sociologue lorsqu’il présente des faits empiriques ?

Éviter de constater les faits qui pourraient susciter un jugement personnel.
Remplacer les faits observés par les valeurs que le chercheur estime souhaitables.
Présenter les jugements moraux comme des résultats de l’observation empirique.
Distinguer leur constatation du jugement personnel et ne pas affirmer ce qui doit valoir.

Distinguer leur constatation du jugement personnel et ne pas affirmer ce qui doit valoir.

Explication

La neutralité axiologique distingue la constatation des faits empiriques du jugement personnel et interdit à la sociologie d’affirmer ce qui doit valoir. Présenter un jugement moral comme un résultat empirique confond précisément ces deux registres.

29. À quoi sert un idéal type dans l’analyse sociologique de l’action selon Weber ?

À classer les individus selon leur position dans une hiérarchie sociale
À construire un outil mental pour analyser le sens visé, les motifs et les effets possibles de l’action
À mesurer la fréquence des comportements dans une population donnée
À dresser une description exhaustive des faits observés sans interprétation

À construire un outil mental pour analyser le sens visé, les motifs et les effets possibles de l’action

Explication

L’idéal type est une construction mentale qui aide le chercheur à analyser le sens, les motifs et les effets possibles de l’action, plutôt qu’à reproduire les faits eux-mêmes. Une description exhaustive des faits confond cet outil analytique avec un compte rendu empirique.

30. Un dirigeant est obéi parce que ses partisans reconnaissent en lui des qualités exceptionnelles : quel type de domination cela illustre-t-il chez Weber ?

La domination charismatique, fondée sur la reconnaissance d’un chef
La domination bureaucratique, fondée sur l’ancienneté dans une fonction
La domination traditionnelle, fondée sur la force de la coutume
La domination rationnelle-légale, fondée sur des règles et des critères légaux

La domination charismatique, fondée sur la reconnaissance d’un chef

Explication

La domination charismatique repose sur la reconnaissance d’un chef par ceux qui lui obéissent. La domination traditionnelle s’appuie plutôt sur la coutume, et ne découle pas de la reconnaissance de qualités exceptionnelles.

31. Une personne compare plusieurs moyens et choisit celui qui lui permettra d’atteindre un objectif précis : quelle forme d’action sociale décrit cette conduite ?

Une action rationnelle en valeur, guidée par une croyance indépendamment des moyens
Une action traditionnelle, reproduisant une habitude héritée
Une action affective, déclenchée par un état émotionnel immédiat
Une action rationnelle en finalité, orientée vers un objectif et le choix des moyens

Une action rationnelle en finalité, orientée vers un objectif et le choix des moyens

Explication

L’action rationnelle en finalité vise un objectif déterminé et mobilise des moyens choisis pour l’atteindre. L’action rationnelle en valeur peut également être réfléchie, mais son orientation repose sur des croyances ou des valeurs plutôt que sur la sélection des moyens en vue d’un objectif.

32. Quel constat initial Weber mobilise-t-il pour étudier les relations entre protestantisme et capitalisme en Allemagne ?

Les détenteurs de capitaux sont majoritairement protestants
Les régions les plus pauvres sont majoritairement protestantes
Les ouvriers industriels sont majoritairement protestants
Les professions publiques sont majoritairement occupées par des protestants

Les détenteurs de capitaux sont majoritairement protestants

Explication

Weber part notamment du constat que les détenteurs de capitaux en Allemagne sont majoritairement protestants pour examiner les relations entre protestantisme et capitalisme. La composition religieuse des ouvriers n’est pas le constat mentionné ici.

33. Comment Weber définit-il l’esprit du capitalisme ?

Comme l’expansion du commerce fondée principalement sur des échanges occasionnels
Comme la recherche rationnelle et systématique du profit par l’exercice d’une profession
Comme l’accumulation de richesses héritées sans activité professionnelle
Comme la recherche de prestige social par la consommation de biens coûteux

Comme la recherche rationnelle et systématique du profit par l’exercice d’une profession

Explication

Pour Weber, l’esprit du capitalisme associe la recherche rationnelle et systématique du profit à l’exercice d’une profession. L’accumulation de richesses héritées ne caractérise pas cette définition centrée sur une conduite professionnelle.

34. Que suggère le terme allemand « Beruf » dans l’analyse wébérienne du travail ?

Une tâche pénible rapprochée de l’idée de torture
Une profession comprise comme une vocation à connotation religieuse
Une fonction publique déterminée par une qualification juridique
Une activité salariée associée à la recherche du confort matériel

Une profession comprise comme une vocation à connotation religieuse

Explication

« Beruf » associe le travail à une vocation et comporte une connotation religieuse. Le rapprochement avec l’idée de torture concerne le terme français « travail », et non la signification de « Beruf ».

35. Quelle caractéristique distingue le culturalisme qui se développe aux États-Unis dans les années 1930 ?

Il explique principalement les sociétés par les échanges économiques entre classes
Il place la culture au premier plan pour expliquer le fonctionnement des sociétés
Il étudie l’ordre social par l’observation des interactions de terrain
Il analyse les sociétés comme des systèmes dont chaque élément assure une fonction

Il place la culture au premier plan pour expliquer le fonctionnement des sociétés

Explication

Le culturalisme, développé notamment à l’université Columbia dans les années 1930, accorde une place centrale à la culture dans l’explication des sociétés. L’analyse de chaque élément selon sa fonction correspond au fonctionnalisme, non au culturalisme.

36. À mesure que l’élection approche, quel rôle Lazarsfeld et ses collaborateurs attribuent-ils souvent aux discussions interpersonnelles dans la formation du vote ?

Elles conduisent souvent les électeurs à suspendre leur jugement jusqu’au scrutin
Elles renforcent souvent les opinions déjà présentes au sein des groupes
Elles effacent souvent les différences de choix entre les membres d’un groupe
Elles remplacent souvent les opinions personnelles par un choix imposé par les médias

Elles renforcent souvent les opinions déjà présentes au sein des groupes

Explication

Lazarsfeld et ses collaborateurs décrivent le vote comme une expérience de groupe où les échanges interpersonnels renforcent souvent les opinions préexistantes à l’approche de l’élection. L’idée que les échanges remplacent ces opinions par un choix imposé inverse le mécanisme décrit.

37. Dans la distinction de Robert Merton, une conséquence non intentionnelle d’un comportement intentionnel relève de quelle catégorie ?

D’une fonction collective, qui exprime un objectif partagé par le groupe
D’une fonction latente, qui n’est pas visée par les acteurs
D’une fonction manifeste, qui correspond à une conséquence visée
D’une fonction structurelle, qui résulte d’une règle juridique

D’une fonction latente, qui n’est pas visée par les acteurs

Explication

Une fonction latente est une conséquence non intentionnelle d’un comportement intentionnel, tandis qu’une fonction manifeste correspond à une conséquence visée. Un objectif partagé par le groupe ne suffit donc pas à définir une fonction latente.

38. Quelle méthode permet à l’interactionnisme, associé à l’école de Chicago, d’étudier l’ordre social ?

L’observation des interactions, appuyée sur des enquêtes qualitatives de terrain
L’analyse statistique des institutions, appuyée sur des enquêtes nationales
L’étude des fonctions des institutions, déduites de la structure du système social
La comparaison historique des normes, fondée sur des archives administratives

L’observation des interactions, appuyée sur des enquêtes qualitatives de terrain

Explication

L’interactionnisme étudie l’ordre social en observant les interactions et s’appuie sur des enquêtes qualitatives de terrain. L’analyse des fonctions des institutions relève plutôt de l’approche fonctionnaliste.

39. Dans la perspective de Becker, qu’est-ce qui fait qu’un acte est considéré comme déviant ?

L’écart mesurable entre l’acte et la conduite moyenne de la population
La fréquence avec laquelle l’acte est sanctionné par les institutions publiques
La gravité intrinsèque de l’acte, indépendamment de son contexte social
La réaction sociale et le jugement portés sur la personne qui agit

La réaction sociale et le jugement portés sur la personne qui agit

Explication

Pour Becker, la déviance résulte d’une réaction sociale et du jugement porté sur l’acteur, plutôt que d’une qualité intrinsèque de l’acte. La définition statistique fondée sur l’écart à la moyenne ne rend pas compte de cette dimension du jugement social.

40. Une personne respecte la norme, mais est perçue à tort comme l’ayant transgressée. Quelle catégorie de la grille de Becker correspond à cette situation ?

Une personne pleinement déviante
Une personne secrètement déviante
Une personne accusée à tort
Une personne conforme et reconnue comme telle

Une personne accusée à tort

Explication

La personne accusée à tort respecte la norme, mais est perçue comme déviante. Une personne secrètement déviante, au contraire, transgresse la norme sans être perçue comme telle.

41. Deux personnes présentes ensemble adaptent leurs comportements l’une à l’autre au cours d’un échange. Quelle caractéristique de l’interaction cette situation illustre-t-elle ?

La présence d’un public qui observe une performance préparée à l’avance
La séparation des participants entre un espace public et un espace privé
La transmission d’une norme commune sans adaptation entre les participants
La coprésence d’au moins deux individus et l’ajustement réciproque de leurs comportements

La coprésence d’au moins deux individus et l’ajustement réciproque de leurs comportements

Explication

Une interaction implique la coprésence d’au moins deux individus et un ajustement réciproque de leurs comportements. La présence d’un public observateur relève plutôt de l’analyse dramaturgique des interactions.

42. Une chercheuse étudie comment une personne adapte son rôle et sa performance aux attentes d’un public selon la situation. Quelle approche de Goffman mobilise-t-elle ?

L’analyse du stigmate, qui examine les différences susceptibles de disqualifier une personne
L’étude des institutions totales, qui porte sur les milieux fermés et leurs effets identitaires
Le modèle dramaturgique, qui analyse les interactions comme des mises en scène
L’analyse de la déviance, qui explique le jugement social porté sur les actes

Le modèle dramaturgique, qui analyse les interactions comme des mises en scène

Explication

Le modèle dramaturgique considère les interactions comme des mises en scène où les individus tiennent des rôles devant un public et ajustent leur performance à la situation. L’analyse du stigmate porte plutôt sur un marquage social qui peut disqualifier une personne.

43. Une personne est réduite, dans le regard d’autrui, à une différence honteuse qui risque de la disqualifier. Comment Goffman désigne-t-il ce marquage social ?

Une coulisse
Une institution totale
Une façade
Un stigmate

Un stigmate

Explication

Un stigmate est une différence honteuse ou un marquage social susceptible de disqualifier une personne en la réduisant à une caractéristique. Une façade désigne plutôt un élément de la mise en scène sociale.

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En quelle année Auguste Comte invente-t-il le terme « sociologie » ?

En 1838.

Que cherche à comprendre la sociologie par l’étude de données empiriques ?

Le fonctionnement de la société.

Qui est présenté comme le père fondateur de la sociologie française ?

Émile Durkheim.

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