📌 La matière peut se trouver à l’état solide, liquide ou gazeux selon la température et la pression.
Solide : volume et forme ; liquide : volume sans forme ; gaz : ni volume ni forme propres
★ À maîtriser
Compléments
Électrons délocalisés → conductivité, éclat métallique et ductilité
📌 La macrostructure est observable à l’œil nu ou à la loupe, la microstructure révèle des grains au microscope, et la structure cristalline décrit l’organisation ordonnée à l’échelle nanométrique.
Macrostructure → microstructure → structure cristalline
★ À maîtriser
Dans le fer, la structure est cubique centrée jusqu’à 912 °C, cubique à faces centrées de 912 °C à 1394 °C, puis cubique centrée jusqu’à 1538 °C.
Le réseau cubique à faces centrées possède quatre familles de plans denses et six directions denses, les directions compactes étant les diagonales des faces du cube.
Le réseau cubique centré ne possède aucun plan dense et présente donc une faible déformabilité.
Compléments
La forte déformabilité des métaux CFC permet notamment de laminer une feuille d’or jusqu’à 0,1 μm et d’obtenir avec 1 g d’or un fil de 2500 m.
Le réseau hexagonal compact possède un prisme droit à base hexagonale, un motif de deux ions, une famille de plans compacts et trois directions compactes.
CFC compact et déformable, CC peu déformable, HC pauvre en plans denses
★ À maîtriser
📌 Les imperfections du réseau cristallin sont classées en défauts ponctuels, linéaires et surfaciques selon la géométrie de la perturbation.
La concentration en lacunes augmente avec la température et atteint environ 10^-4 près de la température de fusion.
Les dislocations jouent un rôle important dans le mécanisme de déformation plastique des métaux.
Compléments
Les lacunes favorisent la diffusion des ions, influencent le comportement mécanique à haute température et accroissent la résistivité électrique en faisant obstacle aux électrons.
Les joints de grains peuvent être des sources et des pièges pour les défauts ponctuels et les dislocations, et constituer des obstacles à leur propagation.
Ponctuelles → linéaires → surfaciques
★ À maîtriser
📌 La miscibilité liquide est totale si un seul liquide homogène existe dans toutes les proportions, nulle si deux liquides se séparent dans toutes les proportions, et partielle si la séparation dépend des proportions.
Compléments
Insertion : petits atomes ; substitution : dimensions proches
📐 Formule - Lors du refroidissement d’un métal pur, la chaleur échangée vérifie , où C est la capacité calorifique du métal.
📐 Formule - En supposant que l’échange thermique est proportionnel à l’écart de température avec l’ambiance, on obtient .
★ À maîtriser
📐 Formule - Lors du refroidissement sans transformation, la chaleur échangée vérifie et, avec un échange proportionnel à l’écart thermique avec l’ambiance, .
📌 Une déformation locale de la courbe de refroidissement indique une transformation avec dégagement de chaleur ; le début et la fin de cette déformation donnent les températures de début et de fin de transformation, qui coïncident dans le cas d’un palier isotherme.
Compléments
Solution solide : proportions variables ; composé défini : rapport atomique fixe
Lors de la solidification d’un alliage binaire complètement miscible à l’état solide, la température de début de transformation est repérée par un changement de courbure, puis la température de fin lorsque la courbe reprend une allure exponentielle décroissante.
Au début de la solidification, le métal au point de fusion le plus élevé se solidifie préférentiellement, puis le liquide s’enrichit progressivement en métal au point de fusion le plus bas jusqu’à la fin de la solidification.
La germination et la croissance des cristaux dans une phase liquide unique produisent des dendrites arborescentes, dont la croissance s’arrête au contact des systèmes dendritiques voisins avant la solidification du liquide interdendritique.
Dans un diagramme d’équilibre d’un alliage binaire complètement miscible, la courbe des températures de début de solidification est le liquidus et celle des températures de fin de solidification est le solidus.
Liquide → début de solidification → domaine biphasé → fin de solidification
★ À maîtriser
La règle de l’horizontale donne, à une température donnée dans un domaine biphasé, les compositions des phases aux intersections de l’isotherme avec les frontières du domaine.
La règle des segments inverses permet de calculer la proportion massique de chaque phase dans un domaine biphasé à une température et pour une composition globale données.
Les règles de lecture des diagrammes d’équilibre s’appliquent aux systèmes refroidis très lentement à l’équilibre, mais restent valables dans tout domaine biphasé du diagramme.
Compléments
📌 La règle de l’alternance indique qu’un déplacement horizontal à travers une frontière de diagramme fait passer d’un domaine biphasé à un domaine monophasé dans les configurations appropriées.
★ À maîtriser
Lorsque la température augmente, les solubilités réciproques des deux métaux augmentent jusqu’à une température critique au-dessus de laquelle la solubilité devient totale.
Les réactions isothermes sont :
Lors d’une réaction eutectique, le liquide de composition eutectique se transforme à température constante en deux solutions solides, dont la solidification simultanée forme un agrégat fin appelé phase eutectique.
📌 Un Daltonide possède une composition relativement stable, un point de fusion déterminé et une température de décomposition connue, tandis qu’un Bertholide a une composition variable et un point de fusion mal défini.
Compléments
Refroidissement → réaction isotherme → microstructure eutectique ou péritectique
📌 Le point A2 du fer correspond au passage de l’état ferromagnétique à l’état paramagnétique et non à un changement de phase.
📌 Les fontes blanches se solidifient selon le diagramme Fe-Fe3C, tandis que les fontes grises contiennent du graphite et se solidifient presque entièrement selon le diagramme Fe-Cgraphite.
Fer pur : propriétés de référence ; alliage : propriétés modifiées par les éléments d’addition
★ À maîtriser
L’élaboration des fontes prépare les minerais par concassage, broyage, enrichissement et agglomération avant leur introduction avec le coke et les fondants dans le haut fourneau.
Les minerais de fer sont principalement la magnétite , l’hématite et la goethite , avec plus rarement la sidérose et des silicates.
Le coke métallurgique est fabriqué en chauffant le charbon à au moins 1000 °C à l’abri de l’air ; il doit contenir moins de 10 % de cendres et moins de 2 % de matières volatiles et de soufre.
📐 Formule - La réduction indirecte suit notamment les réactions et , tandis que la réduction directe peut s’écrire .
Compléments
Minerai → agglomération → réduction → fusion → fonte et laitier
★ À maîtriser
L’obtention d’une fonte blanche est favorisée par :
La cémentite des fontes blanches possède une dureté de 800 à 1000 Hv et explique leur dureté et leur fragilité élevées.
Compléments
Dans une fonte blanche hypoeutectique à 3 % de carbone, l’austénite primaire se forme d’abord, puis le liquide se transforme à 1147 °C en lédéburite, avant que l’austénite ne forme de la cémentite secondaire puis de la perlite à 727 °C.
🔄 La solidification d’une fonte blanche hypereutectique à 5 % de carbone suit les étapes suivantes : formation de cémentite primaire, transformation du liquide en lédéburite à 1148 °C, formation de cémentite secondaire, transformation de l’austénite en perlite à 727 °C
Silicium faible et manganèse élevé donnent une fonte blanche, dure mais fragile.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le carbone équivalent d’une fonte grise se calcule par .
📌 Lorsque la graphitisation cesse pendant le refroidissement, la fonte passe du diagramme stable Fe-Cgraphite au diagramme métastable Fe-Fe3C, et l’austénite se décompose ensuite en ferrite, cémentite et/ou perlite selon sa teneur en carbone.
Compléments
Une fonte contenant 3,68 % de carbone, 2,88 % de silicium et 0,18 % de phosphore possède un carbone équivalent de 4,7 % et présente donc un comportement hypereutectique.
Les fontes grises ont généralement une dureté comprise entre 100 et 350 Hv, tandis que la steadite devient visible lorsque la teneur en phosphore dépasse 0,7 %.
Refroidissement lent et silicium élevé favorisent la graphitisation et les lamelles de graphite.
★ À maîtriser
La fonte à graphite sphéroïdal conserve la coulabilité, l’usinabilité et la capacité d’amortissement du graphite, tandis que sa résistance et sa ductilité peuvent atteindre les deux tiers de celles de sa matrice.
Le magnésium est ajouté au bain vers 1450 °C, provoque une surfusion importante supérieure à 50 °C, retarde la formation du graphite, puis le graphite croît dans la matrice austénitique par diffusion du carbone et prend une forme sphérique.
Compléments
La quantité de magnésium nécessaire à la formation des nodules est d’environ 0,04 %, mais la quantité introduite est supérieure à cause des pertes par oxydation, sulfuration et combinaison avec l’arsenic ou le bismuth.
La composition courante comprend :
Magnésium → surfusion → cémentite temporaire → nodules de graphite.
★ À maîtriser
Les familles de fontes sont désignées par :
La désignation EN-GJL-150 correspond à une fonte à graphite lamellaire ayant une résistance à la rupture de 150 MPa.
La désignation EN-GJS-700-2 correspond à une fonte à graphite sphéroïdal ayant une résistance à la rupture de 700 MPa et un allongement à la rupture de 2 %.
Compléments
📌 Depuis 2011, la norme EN 1560 remplace la norme française NF A 02-001 pour la désignation conventionnelle des fontes.
L-S-MB-MW-N-V-Y : les principales familles de fontes selon EN 1560.
Industriellement, la teneur en carbone des aciers non alliés est généralement comprise entre 0,05 % et 1,5 %.
L’élaboration de l’acier comprend l’obtention d’un acier brut en convertisseur ou au four électrique, puis son affinage en station d’affinage pour atteindre la composition et la qualité finales.
Dans le convertisseur à oxygène, la fonte liquide est introduite vers 1250 °C et l’insufflation d’oxygène pur avec ajout de chaux permet d’éliminer simultanément le carbone, le silicium, le manganèse, le phosphore et le soufre.
Après le convertisseur ou le four électrique, l’acier brut peut contenir entre 0,05 et 0,1 % d’oxygène dissous et doit subir une mise à nuance, une désoxydation et une désulfuration finales.
📌 L’ajout de manganèse piège le soufre sous forme de MnS et évite la formation de FeS, dont l’eutectique avec le fer à bas point de fusion compromettrait le travail à chaud de l’acier.
La coulée continue transforme l’acier liquide en blooms destinés aux produits longs et en brames destinées aux produits plats, puis le laminage transforme ces produits en pièces de formes et de dimensions déterminées.
Le laminage à chaud s’effectue dans l’état austénitique entre 1100 et 1200 °C pour le dégrossissage, avec une finition pouvant descendre jusqu’à 800 °C.
📌 Le laminage à froid augmente la dureté et la limite d’élasticité, améliore l’état de surface, mais réduit la formabilité et peut nécessiter un recuit pour la restaurer.
La constitution à l’état recuit dépend de la teneur en carbone :
Ae3 est la température d’équilibre définissant la limite supérieure d’existence de la ferrite.
📌 Pour une transformation donnée, Ac désigne la position au chauffage, Ae la position à l’équilibre et Ar la position au refroidissement.
📌 L’hystérésis au chauffage est généralement faible, si bien qu’Ac constitue une bonne approximation d’Ae, tandis qu’Ar dépend fortement de la vitesse de refroidissement et peut s’écarter de plusieurs dizaines à une ou deux centaines de degrés de Ae.
Réduire → oxyder → affiner → couler → laminer.
| Réseau | Plans denses | Déformabilité |
|---|---|---|
| CFC | Quatre familles | Très élevée |
| CC | Aucun | Faible |
| HC | Une famille | Inférieure au CFC |
| Réaction | Phases impliquées | Produit ou résultat |
|---|---|---|
| Eutectique | Liquide | Deux solutions solides |
| Eutectoïde | Solution solide | Deux solutions solides |
| Péritectique | Liquide et solution solide | Nouvelle solution solide |
| Péritectoïde | Deux solutions solides | Nouvelle solution solide |
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1. Concernant les différents états de la matière :
2. Parmi les propositions suivantes concernant l’état solide, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Quels sont les trois états de la matière selon température et pression ?
Solide, liquide et gazeux.
Comment est organisé un solide au niveau atomique ?
Un empilement compact et le plus souvent ordonné d’atomes, ions ou molécules.
Quelles sont les caractéristiques du solide en termes de volume et forme ?
Il possède un volume propre et une forme propre.
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