QCM : Génétique et évolution — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un clone cellulaire ?

Une cellule formée par fusion de deux gamètes portant des chromosomes homologues
Un groupe de cellules spécialisées produites par des fécondations indépendantes
Un ensemble de cellules génétiquement identiques, sauf mutations, issu de mitoses successives
Un ensemble de cellules issues de méioses successives et possédant des génomes différents

Un ensemble de cellules génétiquement identiques, sauf mutations, issu de mitoses successives

Explication

Un clone provient de réplications et de mitoses successives, ce qui conserve généralement le même génome dans les cellules descendantes, à l’exception des mutations. La méiose et la fécondation produisent au contraire une diversité génétique qui ne caractérise pas un clone.

2. Une mutation apparaît dans une cellule d’un clone : quel devenir est attendu pour cette mutation ?

Elle est transmise aux cellules descendantes, qui constituent un sous-clone distinct
Elle disparaît lors de la prochaine mitose, car les deux cellules filles redeviennent identiques
Elle est transmise à toutes les cellules de l’organisme, y compris celles sans lien de descendance
Elle transforme la cellule mutée en gamète avant toute nouvelle division cellulaire

Elle est transmise aux cellules descendantes, qui constituent un sous-clone distinct

Explication

Lorsqu’une cellule clonale mutée se divise, la mutation est transmise à ses descendantes, formant un sous-clone génétiquement différent. Elle ne se diffuse pas aux cellules qui ne descendent pas de cette cellule.

3. Comment une mutation d’un site régulateur peut-elle modifier le phénotype ?

Elle transforme directement la protéine produite sans modifier l’expression du gène concerné
Elle empêche la réplication de tous les chromosomes avant chaque division cellulaire
Elle remplace nécessairement la totalité du gène par une séquence provenant d’un autre chromosome
Elle change l’affinité d’un facteur de transcription et modifie la transcription du gène

Elle change l’affinité d’un facteur de transcription et modifie la transcription du gène

Explication

Une mutation d’un site régulateur peut modifier la fixation d’un facteur de transcription, ce qui augmente ou diminue la transcription et influence le phénotype. Elle agit donc sur la régulation de l’expression, et non nécessairement sur la séquence entière du gène.

4. Quelle caractéristique définit une cellule diploïde ?

Elle possède un seul chromosome de chaque paire et contient un nombre total noté n
Elle possède des chromosomes homologues par paires et contient un nombre total noté 2n
Elle possède deux copies identiques de chaque chromosome provenant du même parent
Elle contient deux noyaux haploïdes qui restent séparés après la division cellulaire

Elle possède des chromosomes homologues par paires et contient un nombre total noté 2n

Explication

Une cellule diploïde possède deux chromosomes homologues pour chaque type de chromosome, et son nombre chromosomique total est noté 2n. Le nombre n désigne au contraire l’état haploïde, qui comporte un seul chromosome de chaque paire.

5. Combien de chromosomes trouve-t-on normalement dans une cellule somatique humaine et dans un gamète humain ?

23 dans les deux types de cellules, avec des paires présentes dans le soma
23 dans une cellule somatique et 46 dans un gamète
46 dans une cellule somatique et 23 dans un gamète
46 dans les deux types de cellules, avec une organisation différente

46 dans une cellule somatique et 23 dans un gamète

Explication

Les cellules somatiques humaines sont diploïdes et possèdent 46 chromosomes, tandis que les gamètes sont haploïdes et en possèdent 23. Confondre ces nombres revient à inverser les états diploïde et haploïde.

6. Quelle succession d’événements caractérise la méiose ?

Une réplication suivie d’une division qui produit deux cellules diploïdes identiques
Une réplication suivie de deux divisions, séparant d’abord les homologues puis les chromatides sœurs
Deux divisions sans réplication, produisant quatre cellules diploïdes génétiquement identiques
Deux réplications suivies de deux divisions, séparant d’abord les chromatides sœurs puis les homologues

Une réplication suivie de deux divisions, séparant d’abord les homologues puis les chromatides sœurs

Explication

La méiose comporte une seule réplication du matériel génétique, puis deux divisions : les chromosomes homologues se séparent lors de la première et les chromatides sœurs lors de la deuxième. Elle aboutit ainsi à quatre gamètes haploïdes.

7. Quel résultat produit la fécondation de deux gamètes humains ?

Un zygote diploïde réunissant les génomes haploïdes des deux gamètes
Deux cellules diploïdes séparées, chacune issue d’un seul gamète parental
Une cellule haploïde conservant le génome du gamète mâle et éliminant celui du gamète femelle
Un zygote haploïde dont les allèles proviennent d’une seule lignée parentale

Un zygote diploïde réunissant les génomes haploïdes des deux gamètes

Explication

La fécondation fusionne un gamète mâle haploïde et un gamète femelle haploïde pour former un zygote diploïde. La combinaison des allèles parentaux rend cette cellule génétiquement unique.

8. Quel résultat la première loi de Mendel prévoit-elle pour le croisement de deux lignées pures ?

Des hybrides F1 variables, car les allèles se disjoignent avant la formation de la génération F1
Des hybrides F1 homogènes, exprimant le phénotype dominant ou un phénotype intermédiaire en codominance
Des hybrides F1 différents, chacun exprimant exclusivement le phénotype d’un parent
Des hybrides F1 homogènes, exprimant le phénotype récessif dans tous les cas

Des hybrides F1 homogènes, exprimant le phénotype dominant ou un phénotype intermédiaire en codominance

Explication

La première loi décrit l’homogénéité des hybrides F1 issus de deux lignées pures : l’allèle dominant détermine le phénotype, tandis que la codominance peut produire un phénotype intermédiaire. La codominance ne correspond donc pas à l’expression exclusive d’un seul parent.

9. Que deviennent les deux allèles d’un même couple lors de la formation des gamètes ?

Ils se disjoignent, chaque gamète recevant un seul allèle, les deux catégories étant équiprobables
Ils s’échangent entre chromosomes homologues, chaque gamète recevant deux allèles nouveaux
Ils se répartissent selon le phénotype parental, sans égalité entre les catégories de gamètes
Ils restent associés dans chaque gamète, qui reçoit les deux allèles du couple

Ils se disjoignent, chaque gamète recevant un seul allèle, les deux catégories étant équiprobables

Explication

La deuxième loi de Mendel affirme que les deux allèles se séparent lors de la formation des gamètes et que chaque gamète n’en reçoit qu’un. Les deux types de gamètes sont produits en proportions équiprobables dans le cadre de cette loi.

10. Dans quelles conditions les différents couples d’allèles se disjoignent-ils indépendamment ?

Lorsque les gènes sont fortement liés, les allèles de chaque couple se transmettent selon des répartitions indépendantes
Lorsque la fécondation précède la méiose, les chromosomes homologues se répartissent indépendamment
Lorsque les gènes ne sont pas liés, les ségrégations des couples d’allèles sont indépendantes
Lorsque les deux allèles d’un couple sont identiques, tous les couples suivent une ségrégation indépendante

Lorsque les gènes ne sont pas liés, les ségrégations des couples d’allèles sont indépendantes

Explication

La troisième loi de Mendel s’applique lorsque les gènes ne sont pas liés : la disjonction d’un couple d’allèles ne dépend pas de celle des autres couples. La liaison génétique tend au contraire à favoriser les associations parentales.

11. Quel mécanisme produit le brassage interchromosomique pendant la méiose ?

L’orientation indépendante des paires homologues en métaphase I, suivie de leur séparation en anaphase I
La duplication de chaque chromosome avant l’entrée en première division méiotique
L’association aléatoire de deux gamètes lors de la fusion de leurs noyaux
L’échange de segments entre chromatides homologues pendant la prophase I

L’orientation indépendante des paires homologues en métaphase I, suivie de leur séparation en anaphase I

Explication

Le brassage interchromosomique provient de l’orientation indépendante des paires de chromosomes homologues en métaphase I, puis de leur séparation en anaphase I. L’échange de segments entre chromatides correspond au brassage intrachromosomique et non au brassage interchromosomique.

12. Quel événement méiotique est directement responsable du brassage intrachromosomique ?

Une séparation aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I
Des échanges de segments entre chromatides homologues en prophase I
Une répartition équiprobable des gamètes lors de la fécondation
Une orientation indépendante des paires homologues en métaphase I

Des échanges de segments entre chromatides homologues en prophase I

Explication

Le brassage intrachromosomique résulte des échanges de segments entre chromatides de chromosomes homologues en prophase I, appelés crossing-over. L’orientation indépendante des paires en métaphase I relève du brassage interchromosomique.

13. Pourquoi la fécondation augmente-t-elle la diversité génétique ?

Elle provoque un crossing-over entre les chromosomes des deux parents après la méiose
Elle produit quatre gamètes identiques à partir de chaque cellule germinale parentale
Elle répartit les chromosomes homologues dans les cellules filles pendant l’anaphase I
Elle associe aléatoirement deux gamètes génétiquement uniques lors de la caryogamie

Elle associe aléatoirement deux gamètes génétiquement uniques lors de la caryogamie

Explication

La fécondation amplifie la diversité en réunissant aléatoirement deux gamètes, chacun possédant une combinaison génétique particulière, lors de la caryogamie. Le crossing-over se déroule pendant la prophase I de la méiose, avant la fécondation.

14. Quel résultat phénotypique est attendu en F1 après le croisement de deux lignées pures dans un monohybridisme autosomal ?

Une descendance composée de 75 % de phénotypes dominants
Une descendance homogène présentant le phénotype récessif
Une descendance homogène présentant le phénotype dominant
Une descendance répartie à parts égales entre les deux phénotypes

Une descendance homogène présentant le phénotype dominant

Explication

Le croisement de deux lignées pures donne une F1 homogène qui exprime le phénotype dominant. La proportion de 75 % de phénotypes dominants concerne la F2 issue du croisement de deux hybrides F1.

15. Quelles proportions phénotypiques caractérisent la F2 issue du croisement de deux hybrides F1 ?

50 % de phénotypes dominants et 50 % de phénotypes récessifs
25 % de phénotypes dominants et 75 % de phénotypes récessifs
100 % de phénotypes dominants et 0 % de phénotypes récessifs
75 % de phénotypes dominants et 25 % de phénotypes récessifs

75 % de phénotypes dominants et 25 % de phénotypes récessifs

Explication

Le croisement de deux hybrides F1 produit une F2 présentant trois quarts de phénotypes dominants et un quart de phénotypes récessifs. La répartition 50 %-50 % correspond au croisement-test d’un hybride F1 avec un homozygote récessif.

16. Quel résultat phénotypique est attendu lors d’un croisement-test entre un hybride F1 et un homozygote récessif ?

100 % de phénotypes dominants dans une descendance homogène
75 % de phénotypes dominants et 25 % de phénotypes récessifs
25 % de phénotypes dominants et 75 % de phénotypes récessifs
50 % de phénotypes dominants et 50 % de phénotypes récessifs

50 % de phénotypes dominants et 50 % de phénotypes récessifs

Explication

Dans un croisement-test, l’hybride F1 est croisé avec un homozygote récessif, ce qui conduit à une répartition de 50 % de phénotypes dominants et 50 % de phénotypes récessifs. La proportion 75 %-25 % est celle du croisement de deux hybrides F1.

17. Quelle distinction définit correctement des gènes indépendants et des gènes liés ?

Les gènes indépendants occupent deux loci sur la même paire chromosomique, tandis que les gènes liés sont portés par deux paires différentes
Les gènes indépendants sont portés par deux paires chromosomiques différentes, tandis que les gènes liés occupent deux loci sur la même paire
Les gènes indépendants résultent d’un crossing-over, tandis que les gènes liés apparaissent après la fécondation
Les gènes indépendants se trouvent sur une même chromatide, tandis que les gènes liés se trouvent sur deux chromatides différentes

Les gènes indépendants sont portés par deux paires chromosomiques différentes, tandis que les gènes liés occupent deux loci sur la même paire

Explication

Des gènes indépendants sont portés par deux paires différentes de chromosomes, alors que des gènes liés occupent deux loci sur la même paire. La localisation sur une même paire caractérise donc la liaison génétique, et non l’indépendance.

18. Dans un back-cross de dihybridisme avec deux gènes indépendants, quelle répartition des quatre phénotypes faut-il prévoir ?

75 % pour les phénotypes dominants et 25 % pour les phénotypes récessifs
25 % pour chacun des quatre phénotypes, car les quatre gamètes de F1 sont équiprobables
50 % pour chacun des deux phénotypes parentaux, sans phénotype recombinant
41,5 % pour chacun des phénotypes parentaux et 8,5 % pour chacun des recombinés

25 % pour chacun des quatre phénotypes, car les quatre gamètes de F1 sont équiprobables

Explication

Avec des gènes indépendants, l’hybride F1 produit quatre types de gamètes en proportions égales, ce qui donne 25 % pour chaque phénotype dans le back-cross. Les proportions 41,5 % et 8,5 % caractérisent le cas de gènes liés présenté ici.

19. Dans un back-cross de dihybridisme avec gènes liés, quelles proportions correspondent aux phénotypes parentaux et recombinés ?

83 % de phénotypes parentaux et 17 % de phénotypes recombinés
25 % de phénotypes parentaux et 75 % de phénotypes recombinés
17 % de phénotypes parentaux et 83 % de phénotypes recombinés
50 % de phénotypes parentaux et 50 % de phénotypes recombinés

83 % de phénotypes parentaux et 17 % de phénotypes recombinés

Explication

Pour des gènes liés, les phénotypes parentaux sont majoritaires et représentent 83 %, tandis que les recombinés représentent 17 %. La répartition égale de 25 % entre quatre phénotypes correspond au back-cross avec des gènes indépendants.

20. Comment détermine-t-on expérimentalement si un gène est autosomal ou lié au sexe ?

En observant la fréquence des mutations chez les descendants mâles
En mesurant le nombre de chromosomes présents dans les gamètes
En comparant un croisement direct avec son croisement réciproque
En croisant deux individus présentant le même phénotype parental

En comparant un croisement direct avec son croisement réciproque

Explication

La comparaison du croisement direct et du croisement réciproque permet de repérer l’influence du sexe sur les résultats. Des résultats identiques suggèrent un gène autosomal, tandis que des résultats différents indiquent une liaison au sexe.

21. Dans la plupart des espèces étudiées, quelle combinaison décrit correctement les chromosomes sexuels et les gamètes produits ?

La femelle est XY et produit des ovules porteurs de X, tandis que le mâle est XX et produit des spermatozoïdes X ou Y
La femelle est XX et produit des ovules X ou Y, tandis que le mâle est XY et produit des spermatozoïdes porteurs de Y
La femelle est XY et produit des ovules X ou Y, tandis que le mâle est XX et produit des spermatozoïdes porteurs de X
La femelle est XX et produit des ovules porteurs de X, tandis que le mâle est XY et produit des spermatozoïdes X ou Y

La femelle est XX et produit des ovules porteurs de X, tandis que le mâle est XY et produit des spermatozoïdes X ou Y

Explication

La femelle XX est homogamétique et ses ovules portent un chromosome X, alors que le mâle XY est hétérogamétique et produit des spermatozoïdes X ou Y. La production de deux types de gamètes caractérise donc le mâle dans la plupart des espèces.

22. Quelle caractéristique chromosomique décrit Sordaria macrospora ?

C’est un champignon diploïde possédant quarante-six chromosomes par cellule
C’est un champignon diploïde possédant quatorze chromosomes par cellule
C’est un champignon haploïde possédant sept chromosomes par cellule
C’est un champignon haploïde possédant quatorze chromosomes par cellule

C’est un champignon haploïde possédant sept chromosomes par cellule

Explication

Sordaria macrospora est un ascomycète haploïde dont le nombre chromosomique est n = 7. La valeur 2n = 46 correspond à l’espèce humaine et ne décrit pas Sordaria.

23. Quel enchaînement d’événements caractérise le cycle haploïde de Sordaria après la fusion de deux filaments mycéliens ?

La cellule-œuf haploïde subit une méiose, puis une fusion forme huit ascospores diploïdes
La cellule-œuf haploïde subit des mitoses, puis une méiose forme quatre spores diploïdes
La cellule-œuf diploïde subit une méiose, puis des mitoses forment huit ascospores haploïdes
La cellule-œuf diploïde se divise par mitoses, puis une fécondation forme huit spores haploïdes

La cellule-œuf diploïde subit une méiose, puis des mitoses forment huit ascospores haploïdes

Explication

Après la fusion des filaments dans le périthèce, la cellule-œuf diploïde effectue immédiatement une méiose, suivie de mitoses qui produisent huit ascospores haploïdes. La méiose intervient donc après la fécondation chez Sordaria.

24. Qu’est-ce qu’une aneuploïdie ?

Une anomalie du nombre de chromosomes due à un mouvement chromosomique anormal lors de la méiose
Une modification de la structure d’un chromosome causée par une mutation pendant la réplication
Une anomalie du nombre de cellules résultant d’une division mitotique incomplète
Une variation de la séquence d’un gène produite par un échange entre chromosomes homologues

Une anomalie du nombre de chromosomes due à un mouvement chromosomique anormal lors de la méiose

Explication

Une aneuploïdie correspond à une anomalie du nombre de chromosomes produite par un mouvement chromosomique anormal pendant la méiose. Une mutation génique ou une modification de structure chromosomique relève d’un autre type d’anomalie.

25. Quel mécanisme explique la présence de trois chromosomes 21 dans une trisomie 21 ?

La fusion d’un gamète dépourvu de chromosome 21 avec un gamète normal
La duplication d’un chromosome 21 dans une cellule possédant déjà deux exemplaires
La fusion d’un gamète normal avec un gamète contenant deux chromosomes 21
La fusion de deux gamètes normaux avec un gamète contenant un chromosome 21

La fusion d’un gamète normal avec un gamète contenant deux chromosomes 21

Explication

La trisomie 21 résulte de la fusion d’un gamète normal avec un gamète contenant deux chromosomes 21, ce qui donne trois exemplaires dans la cellule issue de la fécondation. La présence d’un seul chromosome 21 correspondrait à une monosomie 21.

26. Quels chromosomes ne se séparent pas lors d’une non-disjonction survenant en deuxième division méiotique ?

Les chromatides sœurs
Les chromosomes sexuels homologues
Les chromosomes de deux cellules filles différentes
Les chromosomes homologues

Les chromatides sœurs

Explication

Lors de la deuxième division méiotique, la non-disjonction concerne les chromatides sœurs qui ne se séparent pas correctement. En première division, ce sont les chromosomes homologues qui doivent normalement se disjoindre.

27. Quel remaniement chromosomique échange des segments entre deux chromosomes tout en conservant globalement la quantité de matériel génétique ?

Une délétion chromosomique partielle
Une duplication d’une région chromosomique
Une inversion d’un segment chromosomique
Une translocation réciproque équilibrée

Une translocation réciproque équilibrée

Explication

Une translocation réciproque équilibrée échange des portions des bras de deux chromosomes sans perte ni gain global de matériel génétique. Une délétion entraîne au contraire la perte d’un segment et constitue un déséquilibre chromosomique.

28. Quelle conséquence chromosomique caractérise une délétion ?

Le doublement d’une région avec gain de gènes
Le retournement d’un segment après deux cassures
La perte d’un segment et des gènes qu’il porte
L’échange de segments entre deux chromosomes

La perte d’un segment et des gènes qu’il porte

Explication

Une délétion correspond à la perte d’un segment chromosomique ainsi que des gènes qu’il contient, ce qui crée une monosomie partielle déséquilibrée. Le doublement d’une région décrit une duplication, et non une délétion.

29. Quel mécanisme décrit une inversion chromosomique ?

Deux chromosomes échangent des segments de leurs bras
Un segment est perdu avec les gènes qu’il contient
Une région est copiée pour former un exemplaire supplémentaire
Un segment est retourné après deux cassures puis recolé en sens inverse

Un segment est retourné après deux cassures puis recolé en sens inverse

Explication

Lors d’une inversion, un segment subit deux cassures puis est réinséré dans l’orientation opposée, généralement sans perte ni gain de matériel génétique. Une translocation réciproque implique plutôt un échange entre deux chromosomes.

30. Quel résultat produit un crossing-over inégal dû à un mauvais appariement des chromosomes homologues ?

Les deux chromatides échangent des segments de longueur identique
Une seule chromatide acquiert une inversion sans variation de dosage
Une chromatide porte une délétion et l’autre une duplication
Les chromosomes homologues restent appariés sans échange de matériel

Une chromatide porte une délétion et l’autre une duplication

Explication

Le mauvais appariement provoque un crossing-over inégal, avec une perte sur une chromatide et un gain correspondant sur l’autre. Un échange de segments de même longueur caractérise plutôt un crossing-over équilibré.

31. Comment définir une famille multigénique ?

Un groupe de gènes différents réunis par leur localisation chromosomique
Un ensemble de gènes non apparentés exprimés dans un même tissu
Une série de copies identiques produites sans accumulation de mutations
Un ensemble de gènes apparentés issus d’un même gène ancestral dupliqué

Un ensemble de gènes apparentés issus d’un même gène ancestral dupliqué

Explication

Une famille multigénique dérive de duplications d’un gène ancestral, puis les copies accumulent des mutations distinctes et deviennent apparentées. Des gènes non apparentés ne partagent pas cette origine ancestrale commune.

32. Quelle succession de processus explique la diversification d’une famille multigénique ?

Des transcriptions répétées suivies d’une traduction identique des copies
Des duplications, des transpositions et des mutations indépendantes
Des délétions, des inversions et des échanges de segments homologues
Des recombinaisons équilibrées maintenant les séquences parfaitement semblables

Des duplications, des transpositions et des mutations indépendantes

Explication

La diversification repose sur des duplications successives, des transpositions et l’accumulation de mutations indépendantes dans les différentes copies. Le maintien de séquences parfaitement semblables empêcherait au contraire leur différenciation.

33. Dans un arbre généalogique, que suggère un caractère observé chez un enfant alors qu’il est absent chez ses deux parents ?

Une transmission liée au chromosome X chez tous les descendants
La présence probable d’un allèle dominant
Une mutation nécessairement apparue dans chaque cellule parentale
La présence probable d’un allèle récessif

La présence probable d’un allèle récessif

Explication

Un caractère absent chez les parents mais présent chez leur enfant suggère que les parents portent chacun un allèle récessif pouvant être transmis simultanément. Un caractère dominant est plus souvent visible chez au moins l’un des parents lorsqu’il est transmis.

34. Quel mode de transmission est suggéré par un caractère récessif nettement plus fréquent chez les hommes que chez les femmes ?

Une transmission autosomique dominante touchant les deux sexes
Une transmission mitochondriale héritée de la mère
Une transmission liée à un gène porté par le chromosome Y
Une transmission liée à un gène porté par le chromosome X

Une transmission liée à un gène porté par le chromosome X

Explication

Une fréquence supérieure chez les hommes pour un caractère récessif suggère une localisation du gène sur le chromosome X, car les hommes ne possèdent qu’un exemplaire de ce chromosome. Une transmission autosomique concernerait généralement les deux sexes de façon plus comparable.

35. Par quels mécanismes la reproduction sexuée produit-elle des individus génétiquement uniques ?

Par les brassages de la méiose puis l’association aléatoire de deux gamètes lors de la fécondation
Par la duplication des chromosomes puis la fusion de deux cellules génétiquement identiques
Par la sélection naturelle des caractères puis la multiplication de cellules somatiques spécialisées
Par la rencontre de gamètes formés sans remaniement puis la copie fidèle de leur génome

Par les brassages de la méiose puis l’association aléatoire de deux gamètes lors de la fécondation

Explication

La méiose crée des combinaisons génétiques variées grâce aux brassages interchromosomique et intrachromosomique, puis la fécondation réunit aléatoirement deux gamètes. La méiose ne se limite donc pas à produire des gamètes identiques, comme le suggère la deuxième proposition.

36. Comment certaines anomalies génétiques peuvent-elles participer à la diversification du vivant malgré leurs effets parfois défavorables ?

En créant de nouveaux gènes susceptibles d’enrichir la diversité génétique
En produisant des organismes nécessairement mieux adaptés à leur environnement
En empêchant la transmission des caractères héréditaires lors de la reproduction
En supprimant les différences génétiques entre les individus d’une population

En créant de nouveaux gènes susceptibles d’enrichir la diversité génétique

Explication

Certaines anomalies génétiques sont nuisibles ou létales, mais elles peuvent aussi créer de nouveaux gènes et contribuer ainsi à la diversification du vivant. Elles n’améliorent pas nécessairement l’adaptation des organismes, car leurs effets peuvent également être défavorables.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Génétique et évolution.

Qu'est-ce qu'un clone en génétique ?

Un ensemble de cellules génétiquement identiques aux mutations près.

Que forme un sous-clone dans un clone ?

Un groupe de cellules génétiquement différent par une mutation héritée.

Qu'impose une mutation sur un site régulateur ?

Elle modifie l’affinité d’un facteur de transcription.

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