QCM : Génétique et évolution — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement décrit correctement la méiose et la fécondation chez l’être humain ?

La méiose produit des gamètes à 46 chromosomes, puis la fécondation réduit le zygote à 23 chromosomes
La méiose produit des gamètes à 23 chromosomes, puis la fécondation rétablit un zygote à 46 chromosomes
La méiose produit des gamètes à 46 chromosomes, puis la fécondation conserve le zygote à 46 chromosomes
La méiose produit des gamètes à 23 chromosomes, puis la fécondation conserve le zygote à 23 chromosomes

La méiose produit des gamètes à 23 chromosomes, puis la fécondation rétablit un zygote à 46 chromosomes

Explication

Chez l’être humain, la méiose réduit le nombre chromosomique à 23 dans les gamètes, tandis que la fusion de deux gamètes lors de la fécondation rétablit 46 chromosomes dans le zygote. La réduction chromosomique appartient donc à la méiose et non à la fécondation.

2. Quel mécanisme produit des chromosomes recombinés en échangeant des segments entre chromosomes homologues pendant la prophase I de la méiose ?

La disjonction aléatoire, à l’origine du brassage interchromosomique
La duplication de l’ADN avant l’entrée en méiose
La séparation des chromatides sœurs pendant l’anaphase II
Le crossing-over, à l’origine du brassage intrachromosomique

Le crossing-over, à l’origine du brassage intrachromosomique

Explication

Le crossing-over échange des portions entre chromosomes homologues en prophase I et forme ainsi des chromosomes recombinés. La disjonction aléatoire concerne des chromosomes entiers et relève du brassage interchromosomique.

3. Quelle définition correspond à une famille multigénique ?

Un groupe de chromosomes identiques portant une seule copie d’un gène actif
Un ensemble de gènes apparentés codant des protéines homologues et participant à plusieurs fonctions
Un ensemble de protéines non apparentées produites par un même gène selon le tissu
Une série de mutations localisées dans un même gène et produisant une seule protéine

Un ensemble de gènes apparentés codant des protéines homologues et participant à plusieurs fonctions

Explication

Une famille multigénique regroupe plusieurs gènes apparentés qui codent des protéines homologues et peuvent intervenir dans plusieurs fonctions biologiques. Un seul gène produisant plusieurs protéines ne constitue pas, à lui seul, une famille de gènes apparentés.

4. Pourquoi les globines constituent-elles un exemple de famille multigénique ?

Leurs gènes proviennent d’un chromosome supplémentaire, sans modification de leurs séquences
Leurs gènes ne sont pas apparentés, mais ils codent des protéines ayant une forme comparable
Leurs gènes sont apparentés, mais ils ont évolué indépendamment et accumulé des différences
Leurs gènes sont identiques, mais ils sont activés dans des tissus qui ne communiquent pas

Leurs gènes sont apparentés, mais ils ont évolué indépendamment et accumulé des différences

Explication

Les globines illustrent une famille multigénique parce que leurs gènes apparentés ont évolué indépendamment et accumulé des différences au cours du temps. Des copies restées identiques n’auraient pas manifesté cette divergence par des mutations indépendantes.

5. Dans un croisement F1 × F1 portant sur deux gènes indépendants chez la drosophile, quelle conséquence la fécondation peut-elle avoir ?

Elle conduit à une descendance composée d’un phénotype parental unique
Elle empêche l’apparition de combinaisons nouvelles entre les deux caractères
Elle transforme les individus F1 en gamètes porteurs des mêmes allèles
Elle peut produire une grande diversité de zygotes et de phénotypes

Elle peut produire une grande diversité de zygotes et de phénotypes

Explication

Avec deux gènes indépendants, les gamètes des individus F1 peuvent s’associer selon de nombreuses combinaisons lors de la fécondation. Cette diversité d’associations produit une grande variété de zygotes et de phénotypes.

6. Quel résultat chromosomique peut produire une non-disjonction méiotique suivie d’une fécondation ?

Une polyploïdie complète ou une translocation
Une mutation ponctuelle ou une inversion
Une trisomie ou une monosomie
Une duplication génique ou une délétion locale

Une trisomie ou une monosomie

Explication

La non-disjonction produit des gamètes portant n+1n+1 ou n−1n-1 chromosomes, ce qui peut conduire après fécondation à une trisomie ou à une monosomie. Une trisomie implique un chromosome supplémentaire, tandis qu’une monosomie implique un chromosome manquant.

7. Quel croisement permet de révéler les gamètes produits par un individu F1 ?

Le croisement de deux lignées pures portant des combinaisons d’allèles différentes
Le croisement de deux individus F1 présentant les mêmes caractères dominants
Le croisement de l’individu F1 avec un homozygote pour les allèles dominants
Le croisement de l’individu F1 avec un homozygote pour les allèles récessifs

Le croisement de l’individu F1 avec un homozygote pour les allèles récessifs

Explication

Un croisement test associe l’individu F1 à un partenaire homozygote récessif, de façon à rendre visibles les allèles transmis par les gamètes de F1. Le croisement de lignées pures correspond plutôt à un croisement parental.

8. Dans quel ordre se déroulent les étapes qui permettent à une cellule mère de produire deux cellules filles génétiquement équivalentes ?

La mitose répartit d’abord l’ADN, puis la réplication produit les copies nécessaires
La méiose réduit d’abord le nombre de chromosomes, puis la réplication forme les cellules filles
La fécondation réunit d’abord deux génomes, puis la mitose copie chaque chromosome
L’ADN est d’abord répliqué, puis la mitose répartit les deux copies dans les cellules filles

L’ADN est d’abord répliqué, puis la mitose répartit les deux copies dans les cellules filles

Explication

Le cycle comprend d’abord la réplication de l’ADN, qui produit deux copies, puis la mitose, qui les répartit équitablement entre les cellules filles. La mitose ne copie pas l’ADN : elle distribue les copies déjà produites.

9. Quel effet produit la succession des brassages intrachromosomique et interchromosomique sur les gamètes ?

Elle détermine un nombre fixe de phénotypes indépendamment du nombre de gènes
Elle limite la diversité aux seules combinaisons issues de chromosomes parentaux
Elle produit quatre gamètes génétiquement identiques avant toute mutation
Elle engendre une diversité potentiellement infinie, supérieure à huit millions de gamètes

Elle engendre une diversité potentiellement infinie, supérieure à huit millions de gamètes

Explication

La combinaison des deux brassages méïotiques permet de produire une diversité potentiellement infinie de gamètes, supérieure à huit millions avant même de prendre en compte les mutations. La méiose ne conduit donc pas à quatre gamètes nécessairement identiques.

10. Quelle caractéristique définit une aneuploïdie du caryotype ?

La modification de la séquence d’un gène sans changement chromosomique
La duplication complète d’un jeu chromosomique dans la cellule
La réorganisation de plusieurs chromosomes sans variation de leur nombre
La présence d’un chromosome en plus ou l’absence d’un chromosome

La présence d’un chromosome en plus ou l’absence d’un chromosome

Explication

L’aneuploïdie correspond à une variation du nombre d’exemplaires d’un chromosome donné, avec un chromosome surnuméraire ou manquant. Une modification de séquence concerne plutôt une mutation, tandis qu’une duplication complète affecte l’ensemble du jeu chromosomique.

11. Sur quelle base peut-on retracer l’histoire évolutive d’une famille multigénique ?

La mesure de la taille des cellules exprimant les gènes dans un tissu donné
Le classement des chromosomes selon leur position dans le caryotype
La comparaison des séquences des gènes ou des protéines dans un arbre phylogénétique
L’observation de la quantité de protéines produites à un instant donné

La comparaison des séquences des gènes ou des protéines dans un arbre phylogénétique

Explication

Un arbre phylogénétique fondé sur la comparaison des séquences de gènes ou de protéines permet d’inférer les relations et l’histoire évolutive d’une famille multigénique. La taille cellulaire ou la quantité de protéines décrit une activité biologique, mais ne reconstruit pas directement les relations évolutives.

12. Comment un crossing-over inégal peut-il contribuer à la diversification des gènes ?

Il supprime les deux copies d’un gène, puis rétablit leur séquence initiale
Il échange des chromosomes entiers, puis transforme chaque chromosome en protéine
Il bloque les mutations, puis conserve deux gènes strictement identiques
Il duplique un gène, puis les copies peuvent diverger par des mutations indépendantes

Il duplique un gène, puis les copies peuvent diverger par des mutations indépendantes

Explication

Un crossing-over inégal peut créer une copie supplémentaire d’un gène, et les deux copies peuvent ensuite accumuler des mutations indépendantes. La conservation de séquences identiques ne rendrait pas compte de leur divergence fonctionnelle.

13. Pourquoi l’embryon, le fœtus et l’adulte conservent-ils le même nombre de chromosomes après la formation du zygote ?

Parce que les cellules de l’embryon reçoivent des chromosomes provenant de nouvelles fécondations
Parce que la méiose intervient à chaque division pour maintenir le nombre chromosomique à 46
Parce que chaque mitose réduit progressivement le caryotype de 46 à 23 chromosomes
Parce que les mitoses successives produisent des cellules qui conservent le caryotype à 46 chromosomes

Parce que les mitoses successives produisent des cellules qui conservent le caryotype à 46 chromosomes

Explication

Les mitoses successives du zygote produisent les cellules de l’embryon, du fœtus puis de l’adulte en conservant le caryotype diploïde à 46 chromosomes. La réduction à 23 chromosomes est liée à la méiose, qui intervient dans la formation des gamètes.

14. Comment la fécondation contribue-t-elle à la formation d’un génome nouveau ?

Elle assemble deux cellules génétiquement identiques provenant d’une même lignée
Elle unit au hasard deux gamètes ayant déjà subi des brassages génétiques
Elle produit par elle-même les recombinaisons de segments entre chromosomes homologues
Elle répartit les chromosomes homologues dans les cellules issues de la méiose

Elle unit au hasard deux gamètes ayant déjà subi des brassages génétiques

Explication

La fécondation associe au hasard deux gamètes issus de méioses ayant généré de la diversité, ce qui forme un zygote génétiquement original. Les recombinaisons et la répartition chromosomique se déroulent pendant la méiose, avant la fécondation.

15. Quelle caractéristique permet de reconnaître un clone ?

Il résulte de la fusion de deux gamètes et combine deux génomes parentaux
Il résulte de mutations indépendantes dans des cellules qui n’ont pas d’origine commune
Il résulte de mitoses successives d’une même cellule originelle et reste identique à quelques mutations près
Il résulte d’une méiose produisant des cellules aux combinaisons génétiques variées

Il résulte de mitoses successives d’une même cellule originelle et reste identique à quelques mutations près

Explication

Un clone est un ensemble de cellules issues des mitoses successives d’une même cellule originelle, génétiquement identiques à l’exception de mutations. La fusion de deux gamètes caractérise la reproduction sexuée, et non la formation clonale.

16. Comment deux individus d’une même espèce peuvent-ils présenter des différences génétiques tout en partageant les caractéristiques chromosomiques de l’espèce ?

Ils possèdent des nombres de chromosomes différents, mais des gènes identiques
Ils possèdent les mêmes gènes et le même nombre de chromosomes, mais des allèles différents
Ils possèdent des chromosomes différents et des gènes propres à chaque individu
Ils possèdent les mêmes allèles, mais des nombres variables de chromosomes

Ils possèdent les mêmes gènes et le même nombre de chromosomes, mais des allèles différents

Explication

Les individus d’une même espèce ont le même nombre de chromosomes et les mêmes gènes, mais leurs allèles peuvent différer. Une variation du nombre de chromosomes ne constitue donc pas l’explication générale de leurs différences génétiques.

17. Que produit le croisement de deux lignées pures homozygotes différant pour deux caractères ?

Une génération F1 variable, issue de la séparation des chromatides sœurs
Une génération F1 homogène, dont tous les individus portent deux allèles récessifs
Une génération F1 variable, composée de plusieurs génotypes homozygotes
Une génération F1 homogène, dont tous les individus sont hétérozygotes

Une génération F1 homogène, dont tous les individus sont hétérozygotes

Explication

Le croisement de deux lignées pures qui diffèrent pour deux caractères donne une génération F1 homogène et hétérozygote à 100 %. La diversité des génotypes apparaît ensuite dans les générations issues de la reproduction des individus F1.

18. Lors d’un croisement test, que suggère l’observation de quatre phénotypes équiprobables ?

Les deux gènes se trouvent nécessairement sur des chromosomes sexuels différents
Un seul des deux gènes est transmis dans les gamètes de l’individu testé
Les deux gènes sont fortement liés et produisent surtout des combinaisons parentales
Les deux gènes sont généralement indépendants et relèvent d’un brassage interchromosomique

Les deux gènes sont généralement indépendants et relèvent d’un brassage interchromosomique

Explication

Quatre phénotypes équiprobables dans un croisement test indiquent généralement que les deux gènes sont indépendants et que leurs chromosomes se répartissent par brassage interchromosomique. Une différence entre proportions parentales et recombinées suggérerait plutôt une liaison génétique.

19. Comment définit-on un allèle ?

Une variante d’un même gène contribuant aux différences entre individus
Une séquence d’ADN présente uniquement dans les cellules reproductrices
Une cellule contenant une copie supplémentaire de chaque chromosome
Un chromosome entier responsable d’un caractère particulier

Une variante d’un même gène contribuant aux différences entre individus

Explication

Un allèle est une variante génétique d’un même gène, et ces variantes peuvent contribuer aux différences observées entre individus d’une espèce. Un chromosome entier est une structure beaucoup plus vaste qu’un allèle et peut porter de nombreux gènes.

20. Quel événement explique le brassage interchromosomique au cours de la méiose ?

La recombinaison de chromatides sœurs pendant l’anaphase II
La disjonction aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I
L’association de deux gamètes lors de la fécondation
L’échange de segments entre homologues pendant la prophase I

La disjonction aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I

Explication

Le brassage interchromosomique provient de la répartition aléatoire des chromosomes homologues entiers lors de l’anaphase I. L’échange de segments entre homologues correspond au brassage intrachromosomique.

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Qu'est-ce qu'un allèle ?

Une variante génétique d’un même gène.

Qu'ont en commun les individus d'une même espèce ?

Ils possèdent le même nombre de chromosomes et les mêmes gènes.

Par quoi les individus d'une même espèce peuvent-ils différer ?

Par leurs allèles.

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