QCM : Hérédité et génétique médicale — 52 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle méthode recherche directement des mutations responsables d’une maladie chez un patient ?

L’analyse des groupes sanguins
Le caryotypage morphologique
Le diagnostic moléculaire
La cytogénétique

Le diagnostic moléculaire

Explication

Le diagnostic moléculaire recherche les mutations dans le matériel génétique humain ou viral. La cytogénétique étudie plutôt le caryotype et les anomalies chromosomiques.

2. Quel est l’objectif principal de l’empreinte génétique réalisée sur des cellules nucléées ?

Repérer une mutation germinale
Déterminer son nombre de chromosomes
Évaluer le risque de récurrence
Identifier un individu

Identifier un individu

Explication

L’empreinte génétique constitue un élément d’identification individuelle à partir de tissus biologiques et de cellules nucléées. Le caryotype, en revanche, analyse l’organisation et le nombre des chromosomes.

3. Quelle information le conseil génétique doit-il notamment fournir à une famille concernée par une maladie héréditaire ?

Le nombre exact de cellules porteuses
La composition chimique des bases azotées
La séquence complète de tous les chromosomes
Le risque que la maladie réapparaisse dans la famille

Le risque que la maladie réapparaisse dans la famille

Explication

Le conseil génétique explique les faits médicaux, estime le risque de récurrence et présente les possibilités de prévention. Il ne se limite pas à décrire la structure des chromosomes ou des bases.

4. Quel prélèvement peut être utilisé pour rechercher, avant la naissance, si un fœtus porte un ou deux allèles mutés ?

Une biopsie du bulbe du cheveu
Un prélèvement de salive adulte
Une amniocentèse
Une analyse de cellules sanguines maternelles courantes

Une amniocentèse

Explication

Le diagnostic prénatal peut déterminer le statut allélique grâce à l’amniocentèse ou au prélèvement de villosités chorioniques. Les autres prélèvements proposés ne correspondent pas aux méthodes indiquées pour cette analyse prénatale.

5. Quelle molécule constitue le support habituel de l’information génétique chez les êtres vivants, tandis que certains virus utilisent une autre molécule ?

L’ADN, tandis que certains virus utilisent l’ARN
L’ARN, tandis que certains virus utilisent l’ADN
La protéine, tandis que certains virus utilisent l’ARN
Le lipide, tandis que certains virus utilisent l’ADN

L’ADN, tandis que certains virus utilisent l’ARN

Explication

L’ADN est le support moléculaire habituel de l’information génétique, alors que certains virus possèdent un génome à ARN. Les protéines et les lipides ne jouent pas ce rôle de support génétique.

6. De quels éléments un nucléoside est-il constitué ?

D’une base azotée et de deux phosphates liés par une liaison ester
D’une base azotée et d’un sucre liés par une liaison N-osidique
D’un acide aminé et d’un sucre liés par une liaison N-osidique
D’un sucre et d’un phosphate liés par une liaison peptidique

D’une base azotée et d’un sucre liés par une liaison N-osidique

Explication

Un nucléoside associe une base azotée à un sucre par une liaison N-osidique. L’ajout d’un groupement phosphate transforme le nucléoside en nucléotide.

7. Quel ensemble contient exclusivement les bases azotées puriques de l’ADN ?

L’adénine et la thymine
L’adénine et la guanine
La guanine et la cytosine
La thymine et la cytosine

L’adénine et la guanine

Explication

Les purines de l’ADN sont l’adénine et la guanine. La thymine et la cytosine appartiennent à la famille des pyrimidines.

8. Dans un ADN bicaténaire, quelle règle d’appariement permet de déterminer la base complémentaire d’une guanine ?

Elle s’apparie avec une autre guanine, selon G=GG=G
Elle s’apparie avec l’adénine, selon G=AG=A
Elle s’apparie avec la cytosine, selon G=CG=C
Elle s’apparie avec la thymine, selon G=TG=T

Elle s’apparie avec la cytosine, selon $$G=C$$

Explication

Dans l’ADN bicaténaire, la guanine s’apparie avec la cytosine, ce qui donne G=CG=C. L’adénine s’apparie avec la thymine selon A=TA=T.

9. Quelle organisation caractérise fréquemment les gènes du génome bactérien ?

Des gènes sans introns transcrits ensemble en un ARNm polycistronique
Des gènes non transcrits réunis dans des chromosomes linéaires
Des gènes traduits directement sans production préalable d’ARNm
Des gènes riches en introns transcrits séparément en ARNm monocistroniques

Des gènes sans introns transcrits ensemble en un ARNm polycistronique

Explication

Les bactéries possèdent généralement des gènes sans introns, regroupés dans des transcrits polycistroniques qui ne subissent pas de maturation comparable à celle des ARNm humains. L’ARNm humain est plutôt généralement monocistronique et issu de gènes comportant souvent des introns.

10. Que se passe-t-il dans l’opéron lactose lorsque l’allolactose est présent ?

Le répresseur se fixe davantage et bloque la transcription des gènes Z, Y et A
Les gènes Z, Y et A sont supprimés avant toute transcription
Le répresseur est inactivé et la transcription des gènes Z, Y et A devient possible
La transcription commence après l’élimination des ribosomes bactériens

Le répresseur est inactivé et la transcription des gènes Z, Y et A devient possible

Explication

La présence d’allolactose inactive le répresseur, ce qui permet la transcription des gènes Z, Y et A. En absence de lactose, le répresseur bloque au contraire la transcription de l’opéron.

11. Quelle description correspond le mieux aux principales caractéristiques quantitatives du génome humain ?

Environ 320 millions de paires de bases, près de 3 000 gènes et moins de 4 % de séquences répétées
Environ 3,2 milliards de paires de bases, près de 30 000 gènes et plus de 40 % de séquences répétées
Environ 32 milliards de paires de bases, près de 300 000 gènes et plus de 40 % de séquences codantes
Environ 3,2 milliards de paires de bases, près de 300 000 gènes et moins de 10 % de séquences répétées

Environ 3,2 milliards de paires de bases, près de 30 000 gènes et plus de 40 % de séquences répétées

Explication

Le génome humain contient environ 3,2 milliards de paires de bases, près de 30 000 gènes et plus de 40 % de séquences répétées. Les autres descriptions modifient fortement au moins une de ces valeurs.

12. Quelle structure constitue l’unité de base de la chromatine ?

L’euchromatine formée par des régions d’ADN peu condensées
La fibre de 30 nm formée par l’empilement de plusieurs nucléosomes
L’hétérochromatine formée par des régions d’ADN fortement transcrites
Le nucléosome formé d’un octamère d’histones et de 146 paires de bases d’ADN

Le nucléosome formé d’un octamère d’histones et de 146 paires de bases d’ADN

Explication

Le nucléosome associe un octamère d’histones à 146 paires de bases d’ADN et constitue l’unité élémentaire de la chromatine. La fibre de 30 nm correspond à un niveau de compaction supérieur, et non à l’unité de base.

13. Quel effet l’acétylation des lysines des histones exerce-t-elle généralement sur la chromatine ?

Elle renforce l’interaction entre les histones et l’ADN, ce qui bloque la transcription
Elle remplace les histones par des protéines SSB, ce qui ouvre les deux brins
Elle diminue l’interaction entre les histones et l’ADN, ce qui favorise la transcription
Elle excise les segments d’ADN associés aux histones, ce qui déclenche la réplication

Elle diminue l’interaction entre les histones et l’ADN, ce qui favorise la transcription

Explication

L’acétylation réduit l’interaction entre les lysines des histones et l’ADN, ce qui décompacte la chromatine et facilite la transcription. La méthylation des histones est plutôt associée à une compaction et à une répression de l’expression.

14. Quelle comparaison décrit correctement l’euchromatine et l’hétérochromatine ?

L’euchromatine est condensée et silencieuse, tandis que l’hétérochromatine est ouverte et fortement transcrite
L’euchromatine contient des nucléosomes, tandis que l’hétérochromatine en est dépourvue dans le noyau
L’euchromatine est peu condensée et transcrite, tandis que l’hétérochromatine est condensée et généralement non transcrite
L’euchromatine correspond à l’ADN répliqué, tandis que l’hétérochromatine correspond à l’ADN non répliqué

L’euchromatine est peu condensée et transcrite, tandis que l’hétérochromatine est condensée et généralement non transcrite

Explication

L’euchromatine est accessible à l’ARN polymérase et présente une activité transcriptionnelle, alors que l’hétérochromatine est plus compacte et généralement peu transcrite. La différence entre elles concerne donc principalement leur degré de condensation et leur accessibilité.

15. Quelle définition correspond à l’épigénétique ?

L’ensemble des processus qui traduisent les ARN messagers en chaînes polypeptidiques
L’ensemble des mécanismes qui copient les deux brins d’ADN avant la division cellulaire
L’ensemble des modifications réversibles et transmissibles de l’expression des gènes sans changement de la séquence d’ADN
L’ensemble des mutations permanentes qui remplacent des nucléotides dans la séquence d’ADN

L’ensemble des modifications réversibles et transmissibles de l’expression des gènes sans changement de la séquence d’ADN

Explication

L’épigénétique concerne des modifications de l’expression génique qui peuvent être réversibles et transmissibles sans modifier la séquence nucléotidique. Une mutation, en revanche, change directement la séquence de l’ADN.

16. Quelle propriété caractérise la synthèse des nouveaux brins lors de la réplication de l’ADN ?

Elle s’effectue dans les deux sens sur chaque brin au cours d’une réplication entièrement continue
Elle produit directement un ARN complémentaire au cours d’une transcription semi-discontinue
Elle s’effectue toujours dans le sens 5’ vers 3’ au cours d’une réplication semi-conservatrice et bidirectionnelle
Elle copie un seul brin parental au cours d’une réplication conservatrice et unidirectionnelle

Elle s’effectue toujours dans le sens 5’ vers 3’ au cours d’une réplication semi-conservatrice et bidirectionnelle

Explication

La réplication est semi-conservatrice, bidirectionnelle et semi-discontinue, tandis que l’élongation de chaque nouveau brin se fait dans le sens 5’ vers 3’. La transcription produit un ARN et ne correspond pas à la copie des deux brins parentaux.

17. Quelle fonction les protéines SSB assurent-elles pendant la réplication de l’ADN chez les procaryotes ?

Elles stabilisent l’ADN simple brin après son déroulement
Elles séparent les deux brins parentaux en rompant les interactions entre bases
Elles relient les fragments d’ADN formés sur le brin discontinu
Elles déposent les amorces d’ARN nécessaires au début de la synthèse

Elles stabilisent l’ADN simple brin après son déroulement

Explication

Les protéines SSB se fixent sur l’ADN simple brin déroulé afin de le stabiliser pendant la réplication. L’hélicase sépare les deux brins, la primase produit les amorces et la ligase relie les fragments.

18. Quelle différence distingue la réparation BER de la réparation NER ?

La BER remplace les deux brins d’ADN, tandis que la NER remplace une molécule d’ARN
La BER corrige les erreurs de traduction, tandis que la NER corrige les erreurs de transcription
La BER retire un segment nucléotidique, tandis que la NER retire une base altérée isolée
La BER retire une base altérée, tandis que la NER retire un segment nucléotidique contenant la lésion

La BER retire une base altérée, tandis que la NER retire un segment nucléotidique contenant la lésion

Explication

La réparation BER cible une base endommagée et l’excise, alors que la réparation NER enlève un segment d’ADN comprenant la lésion. Elles se distinguent donc par l’étendue de la portion nucléotidique retirée.

19. Combien d’ARN polymérases spécialisées les cellules eucaryotes possèdent-elles pour la transcription nucléaire ?

Trois ARN polymérases spécialisées
Une ARN polymérase principale pour tous les ARN
Deux ARN polymérases spécialisées selon le type d’ARN
Quatre ARN polymérases spécialisées selon le compartiment cellulaire

Trois ARN polymérases spécialisées

Explication

Les eucaryotes possèdent trois ARN polymérases spécialisées, tandis que les procaryotes disposent d’une ARN polymérase principale. Cette distinction repose sur la répartition des types d’ARN transcrits.

20. Quelle association entre une ARN polymérase eucaryote et son produit est correcte ?

L’ARN polymérase III transcrit principalement les ARN messagers
L’ARN polymérase I transcrit principalement les ARN messagers
L’ARN polymérase II transcrit les ARN messagers
L’ARN polymérase II transcrit principalement les ARN de transfert

L’ARN polymérase II transcrit les ARN messagers

Explication

Chez les eucaryotes, l’ARN polymérase II produit les ARN messagers. L’ARN polymérase I transcrit notamment des ARN ribosomiques, tandis que l’ARN polymérase III transcrit les ARN de transfert, les ARN ribosomiques 5S et certains petits ARN.

21. Quelle succession décrit correctement la maturation d’un ARN prémessager eucaryote ?

Ajout d’une coiffe en 5’, polyadénylation en 3’ et épissage des introns
Ajout d’une coiffe en 3’, polyadénylation en 5’ et traduction des introns
Polyadénylation des introns, suppression des exons et ajout d’une coiffe en 3’
Réplication de l’ARN, excision des exons et ajout d’une amorce d’ADN

Ajout d’une coiffe en 5’, polyadénylation en 3’ et épissage des introns

Explication

La maturation comprend l’ajout d’une coiffe en 5’, l’ajout d’une queue polyadénylée en 3’ et l’excision des introns avec épissage des exons. Les introns sont retirés, tandis que les exons assemblés restent dans l’ARN mature.

22. Quel effet un microARN parfaitement complémentaire de son ARN messager cible-t-il généralement ?

Il augmente la transcription du gène codant l’ARN messager ciblé
Il provoque la dégradation de l’ARN messager ciblé
Il bloque la traduction sans entraîner nécessairement la dégradation de l’ARN messager
Il transforme l’ARN messager en une séquence d’ADN complémentaire

Il provoque la dégradation de l’ARN messager ciblé

Explication

Une complémentarité parfaite entre le microARN et sa cible favorise la dégradation de l’ARN messager. Une complémentarité imparfaite bloque plutôt sa traduction sans entraîner nécessairement sa dégradation.

23. Quel enchaînement thermique caractérise les cycles de PCR avec une polymérase Taq ?

Dénaturation à 70 °C, hybridation à 90 °C, élongation à 50 °C
Dénaturation à 50 °C, hybridation à 70 °C, élongation à 90 °C
Dénaturation à 90 °C, hybridation à 70 °C, élongation à 50 °C
Dénaturation à 90 °C, hybridation à 50 °C, élongation à 70 °C

Dénaturation à 90 °C, hybridation à 50 °C, élongation à 70 °C

Explication

La PCR amplifie l’ADN grâce à des cycles de dénaturation, d’hybridation des amorces et d’élongation aux températures indiquées. Le séquençage, contrairement à la PCR, sert à déterminer l’ordre des nucléotides.

24. Quelle caractéristique définit une sonde utilisée pour détecter une séquence nucléotidique ?

Un ARN simple brin qui s’apparie avec toutes les séquences présentes dans l’échantillon
Un fragment double brin identique à la séquence recherchée, dépourvu de marquage
Un fragment simple brin complémentaire et antiparallèle, muni d’un marquage détectable
Une protéine capable de couper la séquence recherchée à des sites spécifiques

Un fragment simple brin complémentaire et antiparallèle, muni d’un marquage détectable

Explication

Une sonde est un fragment d’ADN ou d’ARN monobrin complémentaire et antiparallèle de la séquence ciblée, avec un marquage détectable. Un fragment identique ne permettrait pas l’appariement complémentaire attendu.

25. Quelle différence distingue principalement un vecteur de clonage d’un vecteur d’expression ?

Le vecteur de clonage possède un promoteur permettant l’expression du gène inséré
Le vecteur d’expression ne contient pas d’origine de réplication ni de site de restriction
Le vecteur de clonage produit une protéine à partir du gène inséré dans la cellule
Le vecteur d’expression possède un promoteur permettant l’expression du gène inséré

Le vecteur d’expression possède un promoteur permettant l’expression du gène inséré

Explication

Le vecteur d’expression ajoute un promoteur aux éléments présents dans un vecteur de clonage afin de permettre l’expression du gène inséré. Un vecteur de clonage sert à maintenir et amplifier un fragment, sans assurer cette expression protéique.

26. De quels facteurs dépend le mode de transmission d’un caractère monogénique ?

Du sexe du parent transmetteur et de l’âge d’apparition du caractère
De la séquence de l’ARN messager et de la vitesse de traduction protéique
Du nombre de chromosomes présents et de la taille de la cellule porteuse
De la localisation du locus et du caractère dominant ou récessif de l’allèle

De la localisation du locus et du caractère dominant ou récessif de l’allèle

Explication

Le mode de transmission dépend de la localisation du locus sur un autosome ou un chromosome sexuel, ainsi que du caractère dominant ou récessif de l’allèle. La localisation renseigne sur le caractère autosomique ou lié au sexe, tandis que la dominance influence l’expression.

27. Quel risque d’enfant atteint résulte du croisement Aa×aaAa \times aa dans une maladie autosomique dominante ?

100 % à chaque grossesse
25 % à chaque grossesse
75 % à chaque grossesse
50 % à chaque grossesse

50 % à chaque grossesse

Explication

L’individu hétérozygote transmet l’allèle muté dans la moitié de ses gamètes, tandis que l’individu aaaa ne le transmet pas. Chaque grossesse présente donc un risque de 50 %, indépendant des grossesses précédentes.

28. Quel ensemble de caractéristiques évoque une maladie autosomique dominante ?

Une transmission horizontale, avec plusieurs frères et sœurs atteints dans une génération
Une transmission limitée aux hommes, avec une mère saine généralement porteuse
Une transmission verticale, une atteinte des deux sexes et un parent atteint généralement présent
Une atteinte concentrée chez les femmes, transmise par un père atteint à ses filles

Une transmission verticale, une atteinte des deux sexes et un parent atteint généralement présent

Explication

Une maladie autosomique dominante apparaît habituellement à chaque génération, touche les deux sexes et concerne souvent un individu ayant un parent atteint. Une transmission limitée à un sexe orienterait plutôt vers une transmission liée aux chromosomes sexuels.

29. Que désigne l’hérédité monofactorielle ?

La transmission d’un caractère acquis sous l’influence principale du milieu
La transmission d’un génome mitochondrial sans relation avec la dominance allélique
La transmission d’un caractère monogénique selon le locus et la dominance de l’allèle
La transmission simultanée de plusieurs caractères déterminés par des loci indépendants

La transmission d’un caractère monogénique selon le locus et la dominance de l’allèle

Explication

L’hérédité monofactorielle concerne un caractère déterminé par un seul gène, dont la transmission dépend de la localisation du locus et du caractère dominant ou récessif de l’allèle. La transmission de plusieurs caractères ou d’un caractère acquis relève d’autres situations.

30. Quelle étape suit l’incorporation d’un didésoxynucléotide lors du séquençage de Sanger ?

La synthèse s’arrête, puis les fragments sont séparés par électrophorèse et lus de bas en haut
La synthèse se poursuit, puis les fragments sont assemblés par une enzyme de restriction
L’amorce est retirée, puis les fragments sont traduits en protéines pour identifier les bases
Les deux brins se réunissent, puis la séquence est amplifiée par des cycles thermiques

La synthèse s’arrête, puis les fragments sont séparés par électrophorèse et lus de bas en haut

Explication

L’incorporation d’un didésoxynucléotide arrête la polymérisation, et les fragments obtenus sont ensuite séparés électrophorétiquement avant une lecture de bas en haut. La PCR et la traduction ne font pas partie de cette étape de lecture.

31. Quelle succession d’étapes décrit la production d’insuline par génie génétique ?

Insérer le gène dans une bactérie, transformer une cellule, produire l’insuline, puis l’extraire et la purifier
Extraire l’insuline humaine, l’insérer dans une bactérie, puis transformer le gène avant sa purification
Transformer une cellule bactérienne, supprimer son gène d’insuline, puis séparer les chromosomes produits
Insérer une protéine dans une bactérie, multiplier les cellules, puis convertir directement l’ADN en insuline

Insérer le gène dans une bactérie, transformer une cellule, produire l’insuline, puis l’extraire et la purifier

Explication

Le gène de l’insuline est inséré dans une bactérie, une cellule réceptrice est transformée, puis elle produit l’insuline qui est extraite et purifiée. Le procédé repose donc sur l’expression d’un gène introduit, et non sur l’insertion directe d’une protéine.

32. Dans une maladie récessive liée à l’X, quel schéma de transmission correspond à un homme atteint ayant des enfants avec une femme saine ?

Ses fils sont sains et toutes ses filles reçoivent son chromosome X
Ses fils et ses filles ont chacun une probabilité égale d’être atteints
Ses fils reçoivent son chromosome X et ses filles reçoivent son chromosome Y
Ses fils sont atteints et toutes ses filles reçoivent son chromosome X

Ses fils sont sains et toutes ses filles reçoivent son chromosome X

Explication

Un père transmet son chromosome Y à ses fils et son chromosome X à toutes ses filles ; un homme atteint ne transmet donc pas son allèle muté lié à l’X à ses fils. La transmission directe père-fils correspondrait plutôt à une affection liée au chromosome Y.

33. Pourquoi les maladies récessives liées à l’X touchent-elles généralement davantage les hommes que les femmes ?

Les hommes transmettent leur chromosome X à leurs fils, tandis que les femmes le transmettent à leurs filles
Les femmes possèdent deux chromosomes Y qui compensent l’allèle muté porté par l’X
Les femmes expriment systématiquement l’allèle sain indépendamment de leur génotype
Les hommes ne possèdent qu’un seul chromosome X, tandis que les femmes ont souvent un allèle sain

Les hommes ne possèdent qu’un seul chromosome X, tandis que les femmes ont souvent un allèle sain

Explication

Chez l’homme, un seul allèle muté porté par l’X peut s’exprimer puisqu’il n’existe pas de second chromosome X. Une femme hétérozygote est généralement saine, même si une lyonisation défavorable peut parfois favoriser l’expression de la maladie.

34. Un homme atteint d’une maladie dominante liée à l’X a des enfants avec une femme saine : quel résultat est attendu ?

Tous les fils et toutes les filles sont atteints
La moitié des fils et la moitié des filles sont atteints
Tous les fils sont atteints et toutes les filles sont saines
Tous les fils sont sains et toutes les filles sont atteintes

Tous les fils sont sains et toutes les filles sont atteintes

Explication

Le père transmet son chromosome Y à ses fils, qui ne reçoivent donc pas son chromosome X muté, tandis qu’il transmet ce chromosome X à toutes ses filles. Les fils sont ainsi sains et les filles atteintes dans ce croisement.

35. Quelle caractéristique définit l’empreinte génomique ?

La duplication des deux allèles afin d’augmenter la production de la protéine
L’élimination d’un chromosome entier pendant la formation des gamètes
L’expression d’un seul allèle sous l’effet d’une inactivation épigénétique de l’autre
La modification de la séquence d’ADN par une mutation transmise aux descendants

L’expression d’un seul allèle sous l’effet d’une inactivation épigénétique de l’autre

Explication

L’empreinte génomique entraîne l’expression monoallélique d’un gène par inactivation fonctionnelle de l’autre allèle au moyen de modifications épigénétiques réversibles. Elle modifie donc l’expression du gène sans changer sa séquence d’ADN, contrairement à une mutation.

36. Qu’est-ce qu’une disomie uniparentale ?

La perte d’un chromosome d’une paire, réduisant le nombre total à 45 chromosomes
La présence de trois chromosomes homologues provenant alternativement des deux parents
La présence de deux chromosomes homologues provenant d’un seul parent chez un individu à 46 chromosomes
La présence d’un chromosome homologue provenant de chacun des deux parents chez un individu à 46 chromosomes

La présence de deux chromosomes homologues provenant d’un seul parent chez un individu à 46 chromosomes

Explication

La disomie uniparentale signifie que les deux chromosomes d’une même paire sont hérités d’un seul parent, tandis que le nombre total de chromosomes reste égal à 46. Dans une situation normale, les deux homologues ont une origine biparentale.

37. Quel mécanisme explique la transmission maternelle du génome mitochondrial ?

Les mitochondries des deux parents fusionnent dans l’embryon après la première division
Les mitochondries paternelles sont éliminées de l’ovocyte après la fécondation
Les mitochondries paternelles sont intégrées au noyau de l’ovocyte avant la fécondation
Les mitochondries maternelles sont détruites dans le spermatozoïde lors de sa maturation

Les mitochondries paternelles sont éliminées de l’ovocyte après la fécondation

Explication

Le génome mitochondrial est transmis par la mère parce que les mitochondries apportées par le spermatozoïde sont éliminées de l’ovocyte ou de l’embryon. Le patrimoine mitochondrial transmis à l’enfant provient donc principalement de l’ovocyte maternel.

38. Quelle association décrit correctement les expansions de triplets ?

Une stabilité intergénérationnelle, une pénétrance complète et une expressivité constante
Une perte progressive de triplets, une pénétrance complète et une expressivité uniforme
Une anticipation, une pénétrance incomplète et une expressivité variable
Une transmission mitochondriale, une pénétrance complète et une expression indépendante de l’âge

Une anticipation, une pénétrance incomplète et une expressivité variable

Explication

Les expansions de triplets peuvent varier en nombre d’une génération à l’autre et s’accompagnent notamment d’une pénétrance incomplète, d’une expressivité variable et d’une anticipation. La stabilité du nombre de triplets et l’expression constante ne correspondent pas à ce mécanisme.

39. Quelle séquence d’étapes correspond à la réalisation d’un caryotype ?

Culture cellulaire, mise en métaphase, colchicine, choc hypotonique, fixation puis étalement
Fixation, choc hypotonique, étalement, culture cellulaire puis ajout de colchicine
Choc hypotonique, étalement, ajout de colchicine, fixation puis culture cellulaire
Ajout de colchicine, fixation, culture cellulaire, mise en métaphase puis choc hypotonique

Culture cellulaire, mise en métaphase, colchicine, choc hypotonique, fixation puis étalement

Explication

La préparation d’un caryotype comprend la culture des cellules, leur blocage en métaphase par la colchicine, puis le choc hypotonique, la fixation et l’étalement sur lame. Les autres séquences déplacent des étapes essentielles et ne suivent pas le protocole décrit.

40. Quelle répartition correspond aux principales formes de trisomie 21 ?

96 % de trisomie 21 libre homogène, 3 % en mosaïqu'et 2 % par translocation robertsonienne
96 % de trisomie 21 libre homogène, 3 % par translocation robertsonienne et 2 % en mosaïque
96 % de trisomie 21 par translocation robertsonienne, 3 % en mosaïqu'et 2 % libre homogène
96 % de trisomie 21 en mosaïque, 3 % libre homogène et 2 % par translocation robertsonienne

96 % de trisomie 21 libre homogène, 3 % par translocation robertsonienne et 2 % en mosaïque

Explication

La trisomie 21 libre homogène représente la très grande majorité des cas, avec 96 %, contre 3 % pour la translocation robertsonienne et 2 % pour la mosaïque. La mosaïqu'et la translocation sont donc des formes nettement moins fréquentes.

41. Pourquoi une microdélétion peut-elle ne pas être détectée par un caryotype standard ?

Sa taille inférieure à 5 mégabases peut être trop petite pour une résolution cytogénétique standard
Elle touche une région répétée qui est automatiquement réparée pendant la préparation
Elle augmente le nombre de chromosomes sans modifier leur structure visible
Elle concerne uniquement l’ADN mitochondrial, absent des chromosomes observés au microscope

Sa taille inférieure à 5 mégabases peut être trop petite pour une résolution cytogénétique standard

Explication

Une microdélétion mesure moins de 5 mégabases et peut être invisible avec la résolution d’un caryotype standard. Des techniques plus résolutives, comme la FISH, peuvent alors mettre en évidence cette perte de matériel génétique.

42. Quelle distinction décrit correctement une anomalie chromosomique équilibrée par rapport à une anomalie déséquilibrée ?

La forme équilibrée provoque généralement une maladie, tandis que la forme déséquilibrée reste sans conséquence
La forme équilibrée ne comporte ni perte ni gain de matériel, tandis que la forme déséquilibrée peut provoquer une maladie
La forme équilibrée comporte un gain de matériel, tandis que la forme déséquilibrée conserve la quantité normale
La forme équilibrée concerne les chromosomes sexuels, tandis que la forme déséquilibrée concerne les autosomes

La forme équilibrée ne comporte ni perte ni gain de matériel, tandis que la forme déséquilibrée peut provoquer une maladie

Explication

Une anomalie équilibrée réorganise le matériel chromosomique sans perte ni gain et reste généralement sans conséquence phénotypique. Une anomalie déséquilibrée modifie la quantité de matériel génétique et peut donc entraîner une maladie.

43. Par quel mécanisme une copie d’un oncogène peut-elle être activée ?

Par une réparation efficace, une recombinaison homologue ou une méthylation du promoteur
Par une délétion complète, une translocation silencieuse ou une perte de chromosome
Par une duplication des introns, une traduction accélérée ou une dégradation protéique
Par une mutation ponctuelle, une amplification, une fusion génique ou une surexpression

Par une mutation ponctuelle, une amplification, une fusion génique ou une surexpression

Explication

Une copie d’oncogène peut devenir active par plusieurs mécanismes, notamment une mutation ponctuelle, une amplification, une fusion de gènes ou une surexpression due à un réarrangement chromosomique. Une délétion complète tend au contraire à supprimer une séquence plutôt qu’à activer une copie d’oncogène.

44. Dans le modèle en deux étapes de Knudson appliqué au rétinoblastome, quel événement déclenche la formation tumorale dans une cellule rétinienne ?

Une fusion chromosomique remplace les deux allèles après une mutation constitutionnelle silencieuse
Une amplification somatique active les deux allèles après une mutation germinale réparatrice
Une mutation germinale inactive l’allèle restant après une mutation somatique prédisposante
Une mutation somatique inactive l’allèle restant après une mutation germinale prédisposante

Une mutation somatique inactive l’allèle restant après une mutation germinale prédisposante

Explication

La première mutation est germinale et constitutionnelle, ce qui crée une prédisposition, puis une seconde mutation somatique inactive l’allèle restant dans une cellule rétinienne. Confondre l’ordre des mutations inverse précisément la distinction entre prédisposition héréditaire et déclenchement tumoral.

45. Quelle distinction oppose correctement l’instabilité chromosomique à l’instabilité des microsatellites ?

La première touche les mutations germinales, la seconde les mutations somatiques apparues dans une tumeur
La première correspond à une production excessive de protéines, la seconde à une perte de gènes suppresseurs
La première concerne la structure ou le nombre des chromosomes, la seconde les erreurs de réplication de l’ADN
La première concerne les erreurs de réplication de l’ADN, la seconde la structure ou le nombre des chromosomes

La première concerne la structure ou le nombre des chromosomes, la seconde les erreurs de réplication de l’ADN

Explication

L’instabilité chromosomique se manifeste par des caryotypes tumoraux anormaux touchant la structure ou le nombre des chromosomes, tandis que l’instabilité des microsatellites reflète un taux élevé d’erreurs de réplication. La deuxième proposition intervertit les mécanismes caractéristiques des deux instabilités.

46. Que désigne le risque génétique dans le contexte d’une maladie héréditaire ?

La certitude de transmettre une mutation responsable à chaque grossesse
La probabilité qu’un traitement provoque une anomalie chez une personne saine
La mesure de la gravité clinique observée chez un membre de la famille
La probabilité de porter une mutation responsable ou d’être atteint par la maladie

La probabilité de porter une mutation responsable ou d’être atteint par la maladie

Explication

Le risque génétique correspond à la probabilité qu’un individu porte une mutation spécifique responsable d’une maladie ou soit atteint par cette maladie. Il ne constitue pas une certitude de transmission ni une mesure directe de la gravité clinique.

47. Dans quelle situation le recours au conseil génétique est-il particulièrement indiqué ?

Après plusieurs fausses couches ou en présence d’un enfant atteint dans la famille
Après une fracture isolée sans exposition connue à un agent mutagène
Lors d’une infection banale résolue sans antécédent familial particulier
En cas de variation passagère de la tension sans autre élément médical

Après plusieurs fausses couches ou en présence d’un enfant atteint dans la famille

Explication

Les fausses couches répétées et l’antécédent d’un enfant atteint font partie des situations justifiant notamment un conseil génétique. Une infection banale sans contexte familial ou génétique particulier ne constitue pas, à elle seule, une indication comparable.

48. Quelle procédure décrit une thérapie génique ex vivo ?

Prélever les cellules, les modifier en culture, puis les réimplanter chez le patient
Remplacer un organe atteint par un organe provenant d’un donneur compatible
Injecter un médicament qui stimule la production naturelle de la protéine manquante
Administrer directement le vecteur thérapeutique afin de modifier les cellules dans l’organisme

Prélever les cellules, les modifier en culture, puis les réimplanter chez le patient

Explication

La thérapie ex vivo consiste à prélever les cellules du patient, à les modifier en culture, puis à les réimplanter. Dans la thérapie in vivo, le vecteur est administré directement au patient et la modification se déroule dans l’organisme.

49. Que cherche principalement à étudier la pharmacogénétique ?

Les effets généraux d’un médicament indépendamment du patrimoine génétique des patients
Les différences individuelles de réponse aux médicaments liées à des variations de l’ADN
Les interactions entre médicaments causées par des changements de température corporelle
La vitesse d’absorption digestive d’un médicament déterminée par son goût et sa formulation

Les différences individuelles de réponse aux médicaments liées à des variations de l’ADN

Explication

La pharmacogénétique analyse les différences individuelles de réponse aux médicaments qui sont directement liées à des variations des séquences d’ADN, comme les SNP. Elle ne se limite donc pas aux propriétés générales du médicament indépendantes du génotype.

50. Quel profil de métabolisme médicamenteux risque d’entraîner une accumulation du médicament et davantage d’effets secondaires ?

Un métaboliseur ultrarapide
Un métaboliseur dont la réponse est strictement normale
Un métaboliseur lent
Un métaboliseur présentant une absorption digestive accélérée

Un métaboliseur lent

Explication

Un métaboliseur lent élimine moins rapidement le médicament, ce qui peut favoriser son accumulation et augmenter les effets secondaires. Un métaboliseur ultrarapide est plutôt exposé à une réponse thérapeutique insuffisante en raison d’une élimination rapide.

51. Quelle modification caractérise une mutation faux-sens ?

Une séquence entière est amplifiée et augmente la quantité de protéine produite
Un codon d’acide aminé devient un codon stop et interrompt prématurément la traduction
Des bases sont insérées ou supprimées et décalent le cadre de lecture
Un codon est modifié et entraîne le remplacement de l’acide aminé correspondant

Un codon est modifié et entraîne le remplacement de l’acide aminé correspondant

Explication

Une mutation faux-sens est une mutation ponctuelle qui change un codon et remplace l’acide aminé correspondant, avec un effet possible sur la fonction protéique. La transformation d’un codon en signal d’arrêt définit plutôt une mutation non-sens.

52. Quelle conséquence moléculaire est directement attendue d’une mutation non-sens ?

Le décalage du cadre de lecture change plusieurs acides aminés après une insertion
L’augmentation du nombre de copies d’un gène accroît la quantité de protéine produite
L’apparition d’un codon stop provoque un arrêt prématuré et une protéine raccourcie
Le remplacement d’un acide aminé modifie ponctuellement la séquence de la protéine

L’apparition d’un codon stop provoque un arrêt prématuré et une protéine raccourcie

Explication

Une mutation non-sens transforme un codon codant un acide aminé en codon stop, ce qui arrête prématurément la traduction et produit une protéine raccourcie. Le remplacement d’un seul acide aminé correspond plutôt à une mutation faux-sens.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Hérédité et génétique médicale.

Que fait la cytogénétique en médecine humaine ?

Elle étudie le caryotype et les maladies chromosomiques.

Que recherche le diagnostic moléculaire en infectiologie ?

Le matériel génétique viral.

Qu'est-ce que l'empreinte génétique ?

Un élément d’identification des individus dans des tissus biologiques.

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Consultez la fiche de révision complète sur Hérédité et génétique médicale.

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