QCM : Histoire et fondements de la sociologie (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel sens le terme « social » recouvre-t-il en sociologie ?

Les entités sociales et les relations ou interactions entre individus
Les institutions politiques et les décisions prises par les gouvernements
Les caractéristiques biologiques des individus et leurs liens de parenté
Les comportements individuels et leurs effets sur la production économique

Les entités sociales et les relations ou interactions entre individus

Explication

Le social englobe aussi bien des entités comme les organisations et les classes que les relations entre individus. Le réduire aux institutions politiques laisse de côté les interactions et d’autres entités sociales.

2. Deux analyses étudient un même comportement : laquelle cherche à comprendre comment les individus en sont venus à l’adopter ?

L’analyse économique, qui examine leurs effets sur les échanges
L’analyse biologique, qui examine leurs bases physiologiques
L’analyse sociologique, qui examine la formation des comportements
L’analyse politique, qui examine leur influence sur les institutions

L’analyse sociologique, qui examine la formation des comportements

Explication

L’analyse sociologique s’intéresse à la manière dont les individus ont adopté leurs comportements. L’analyse économique porte plutôt sur les comportements et leurs effets économiques.

3. À quelle période et dans quel contexte la sociologie devient-elle un objet de connaissance ?

Au début du XVIIIe siècle, dans les sociétés rurales européennes
À partir de la fin du XIXe siècle, dans les sociétés industrielles
À la fin du Moyen Âge, dans les sociétés marchandes
Au milieu du XXe siècle, dans les sociétés postindustrielles

À partir de la fin du XIXe siècle, dans les sociétés industrielles

Explication

La sociologie devient un objet de connaissance à partir de la fin du XIXe siècle, dans les sociétés industrielles. La situer au milieu du XXe siècle dans les sociétés postindustrielles décale à la fois la période et le contexte.

4. Quel processus décrit le désenchantement du monde chez Max Weber ?

Le recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications scientifiques
La séparation des individus de toute forme d’organisation sociale et politique
Le remplacement des explications scientifiques par des valeurs collectives traditionnelles
La diffusion des croyances religieuses et magiques face aux explications scientifiques

Le recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications scientifiques

Explication

Le désenchantement désigne le recul des croyances religieuses et magiques au profit d’explications scientifiques, dans un processus de rationalisation et de sécularisation. Leur diffusion face à la science décrit le mouvement inverse.

5. Une règle collective contraint les choix d’une personne malgré ses préférences : quelle notion sociologique cette situation illustre-t-elle ?

L’action rationnelle en valeur, qui suit une conviction personnelle
Le fait social, qui révèle les contraintes exercées sur l’individu
L’idéal type, qui modèle intellectuellement un aspect de la réalité
L’action sociale, qui suppose un sens attribué par l’individu

Le fait social, qui révèle les contraintes exercées sur l’individu

Explication

Le fait social s’exerce sur l’individu et rend visibles les contraintes sociales qui pèsent sur lui. L’action sociale concerne plutôt une action à laquelle l’individu attribue un sens.

6. À quoi sert un idéal type dans l’analyse sociologique de Weber ?

À recenser les contraintes collectives qui s’imposent aux individus
À classer les actions selon l’efficacité des moyens choisis
À construire un modèle pour rendre intelligibles la réalité et le sens des actions
À décrire les convictions qui orientent les choix sans égard aux conséquences

À construire un modèle pour rendre intelligibles la réalité et le sens des actions

Explication

L’idéal type est une construction intellectuelle qui aide à comprendre la réalité et à rendre intelligibles les causes et le sens des actions. Le recensement des contraintes sociales renvoie plutôt à l’étude du fait social.

7. Une personne choisit les moyens les plus efficaces pour atteindre un objectif dont elle prévoit les résultats : quel type d’action décrit ce choix ?

L’action rationnelle en valeur, guidée par une conviction indépendamment des conséquences
L’action sociale, définie par le sens que l’individu attribue à son geste
Le fait social, défini par une contrainte collective exercée sur l’individu
L’action rationnelle en finalité, orientée vers l’efficacité des moyens

L’action rationnelle en finalité, orientée vers l’efficacité des moyens

Explication

L’action rationnelle en finalité sélectionne les moyens efficaces pour atteindre un but prévisible. L’action rationnelle en valeur suit une conviction sans prendre en compte les conséquences.

8. Une enquête porte à la fois sur la société dans son ensemble, les rapports entre individus et les groupes à différentes échelles : quelle distinction est correcte ?

La macrosociologie étudie la société entière, la microsociologie les groupes aux deux échelles et la sociologie des groupes les rapports individuels
La macrosociologie étudie les rapports individuels, la microsociologie les groupes aux deux échelles et la sociologie des groupes la société entière
La macrosociologie étudie la société entière, la microsociologie les rapports individuels et la sociologie des groupes les groupes aux deux échelles
La macrosociologie étudie les groupes aux deux échelles, la microsociologie la société entière et la sociologie des groupes les rapports individuels

La macrosociologie étudie la société entière, la microsociologie les rapports individuels et la sociologie des groupes les groupes aux deux échelles

Explication

La macrosociologie porte sur la société dans son ensemble, la microsociologie sur les rapports entre individus et la sociologie des groupes sur les groupes à l’échelle macro et micro. La deuxième description attribue aux approches des objets qui ne sont pas les leurs.

9. Une recherche examine le substrat de la société, son organisation, les comportements collectifs et les valeurs : quelle association entre domaine et objet est correcte ?

La morphologie sociale étudie l’organisation, les structures le substrat, les conduites collectives les valeurs et les faits de conscience les comportements
La morphologie sociale étudie le substrat, les structures l’organisation et les relations, les conduites collectives les comportements et les faits de conscience les valeurs
La morphologie sociale étudie les comportements, les structures les valeurs, les conduites collectives le substrat et les faits de conscience les relations
La morphologie sociale étudie le substrat, les structures les comportements, les conduites collectives les relations et les faits de conscience l’organisation

La morphologie sociale étudie le substrat, les structures l’organisation et les relations, les conduites collectives les comportements et les faits de conscience les valeurs

Explication

La morphologie sociale porte sur le substrat, les structures sociales sur l’organisation et les relations, les conduites collectives sur les comportements et les faits de conscience sur les valeurs, religions et idéologies. Attribuer les comportements collectifs aux structures sociales confond deux objets distincts.

10. Un pouvoir est accepté en raison de la légalité des règles qui l’encadrent : quelle forme de domination fonde sa légitimité sur ce principe ?

La domination traditionnelle, fondée sur la coutume
La domination légale-rationnelle, fondée sur la légalité des règles
La domination personnelle, fondée sur les liens entre dirigeants et proches
La domination charismatique, fondée sur les qualités du leader

La domination légale-rationnelle, fondée sur la légalité des règles

Explication

La domination légale-rationnelle tire sa légitimité de la légalité des règles. La domination traditionnelle repose plutôt sur la coutume, tandis que la domination charismatique repose sur le charisme du leader.

11. Quelle difficulté les prénotions posent-elles au travail du sociologue chez Durkheim ?

Elles permettent de déduire les conduites collectives à partir des intentions individuelles.
Elles introduisent des préjugés et de fausses évidences qui entravent la recherche de la vérité.
Elles transforment les observations extérieures en mesures quantitatives comparables.
Elles rendent les faits sociaux reproductibles dans des conditions expérimentales identiques.

Elles introduisent des préjugés et de fausses évidences qui entravent la recherche de la vérité.

Explication

Durkheim désigne les prénotions comme des préjugés et des fausses évidences susceptibles de détourner le sociologue de la vérité. Les intentions individuelles renvoient plutôt à une démarche psychologique, et ne constituent pas la difficulté définissant les prénotions.

12. Pourquoi la reproduction à l’identique d’une expérience sur les faits sociaux est-elle problématique ?

Parce que les faits sociaux varient selon le temps et l’espace.
Parce que les faits sociaux ne peuvent être étudiés qu’au moyen de questionnaires.
Parce que les faits sociaux dépendent nécessairement des intentions du chercheur.
Parce que les faits sociaux échappent à toute observation extérieure.

Parce que les faits sociaux varient selon le temps et l’espace.

Explication

Les faits sociaux évoluent avec le temps et l’espace, ce qui empêche de les reproduire à l’identique par expérimentation. Leur variation ne signifie pas qu’ils échappent à l’observation ni qu’ils doivent être étudiés exclusivement par questionnaire.

13. Pour expliquer un fait social comme une pratique collective qui se maintient malgré les préférences individuelles, sur quoi Durkheim invite-t-il à porter d’abord l’attention ?

Sur les motivations psychologiques propres à chaque participant.
Sur les caractéristiques biologiques communes aux personnes concernées.
Sur les choix méthodologiques utilisés pour recueillir les réponses.
Sur les contraintes extérieures exercées par d’autres faits sociaux.

Sur les contraintes extérieures exercées par d’autres faits sociaux.

Explication

Durkheim recommande d’expliquer les faits sociaux par d’autres faits sociaux et de rechercher d’abord les contraintes collectives extérieures. Partir des motivations psychologiques individuelles correspond à l’explication distincte que cette règle invite à ne pas privilégier en premier.

14. Une chercheuse veut comprendre le sens qu’un individu donne à son action, tandis qu’un collègue étudie les contraintes sociales qui orientent les conduites. Quelle association entre approches convient ?

La première démarche est holiste chez Weber, la seconde compréhensive chez Durkheim.
Les deux démarches sont compréhensives chez Weber, mais portent sur des groupes différents.
Les deux démarches sont holistes chez Durkheim, mais portent sur des échelles différentes.
La première démarche est compréhensive chez Weber, la seconde holiste chez Durkheim.

La première démarche est compréhensive chez Weber, la seconde holiste chez Durkheim.

Explication

La méthode compréhensive de Weber interprète le sens des actions individuelles, alors que l’approche holiste de Durkheim explique les conduites par les contraintes sociales extérieures. L’attribution inverse confond précisément les deux orientations.

15. Une équipe veut analyser les facteurs sociaux associés à une pratique à partir de réponses recueillies auprès d’un grand nombre de personnes. Quelle démarche correspond à une enquête quantitative ?

Interpréter le sens singulier de chaque action en écartant toute comparaison entre les participants.
Observer les pratiques sur place et consigner qualitativement les interactions sans convertir les données en mesures.
Déduire les pratiques d’une règle générale sans recueillir de données auprès des personnes concernées.
Transformer les réponses en données mesurables, puis les analyser, par exemple au moyen de questionnaires et d’analyses multivariées.

Transformer les réponses en données mesurables, puis les analyser, par exemple au moyen de questionnaires et d’analyses multivariées.

Explication

L’enquête quantitative transforme les données recueillies en données mesurables afin d’étudier les facteurs sociaux associés à une pratique, notamment par questionnaire et analyse multivariée. L’observation qualitative sur place relève plutôt de l’observation in situ.

16. Selon la loi d’Engel, comment évolue la part du budget consacrée à l’alimentation lorsque le revenu d’un ménage augmente ?

Elle diminue, même si le montant dépensé en alimentation peut évoluer autrement.
Elle augmente, car les ménages consacrent une part croissante à leurs besoins alimentaires.
Elle varie principalement selon la classe sociale, sans relation avec le revenu.
Elle reste stable, puisque la loi relie le revenu au montant total des dépenses.

Elle diminue, même si le montant dépensé en alimentation peut évoluer autrement.

Explication

La loi d’Engel établit que la part du budget des ménages consacrée à l’alimentation diminue quand leur revenu augmente. L’analyse des différences entre classes sociales est associée à Halbwachs, et ne remplace pas cette relation entre revenu et part alimentaire.

17. Quel changement caractérise les relations entre sociologie et économie depuis les années 1980 ?

Les économistes abandonnent l’étude des institutions au profit d’explications exclusivement psychologiques des échanges.
Des travaux sociologiques sont repris par des économistes, notamment dans des approches institutionnalistes et néo-institutionnalistes.
Des travaux économiques sont repris par des sociologues, notamment pour remplacer l’analyse des institutions par celle des prix.
Les sociologues cessent d’étudier les pratiques économiques au profit de l’observation des seules règles juridiques.

Des travaux sociologiques sont repris par des économistes, notamment dans des approches institutionnalistes et néo-institutionnalistes.

Explication

Depuis les années 1980, des économistes reprennent certains travaux sociologiques, notamment dans les approches institutionnalistes et néo-institutionnalistes. Cela ne signifie pas que les économistes abandonnent l’étude des institutions ou que les sociologues cessent d’étudier les pratiques économiques.

18. Dans l’analyse économique, quelle définition correspond à une institution au sens de Douglas North ?

Un système de prix qui ajuste les échanges en fonction des variations de l’offre et de la demande.
Un groupe social dont les membres partagent des revenus, des pratiques et des intérêts communs.
Un ensemble de règles durables et stables, cristallisées dans des lois, des traditions ou des coutumes.
Une organisation temporaire créée pour coordonner les choix de plusieurs acteurs économiques.

Un ensemble de règles durables et stables, cristallisées dans des lois, des traditions ou des coutumes.

Explication

Pour Douglas North, une institution est un ensemble de règles durables et stables qui prennent forme dans des lois, des traditions ou des coutumes. Une organisation temporaire peut appliquer des règles, mais elle ne correspond pas à cette définition de l’institution.

19. Dans la théorie de Hobbes, pourquoi les individus acceptent-ils d’aliéner leur liberté au souverain ?

Pour répartir les richesses selon les besoins de chacun
Pour obtenir sa protection dans le cadre d’un contrat social
Pour développer leurs vertus grâce à l’éducation civique
Pour préserver leur liberté politique face à un pouvoir limité

Pour obtenir sa protection dans le cadre d’un contrat social

Explication

Hobbes présente la société comme un contrat par lequel les individus cèdent une part de leur liberté en échange de la protection du souverain. L’idée d’un pouvoir limité protégeant la liberté correspond plutôt à la pensée de Locke.

20. Quelle situation caractérise l’état de nature décrit par Hobbes dans le Léviathan ?

Des individus aux désirs concurrents sont exposés au conflit
Des individus acquièrent des vertus grâce à une éducation commune
Des groupes poursuivent des projets personnels dans une économie réglée
Des citoyens organisés coopèrent sous une autorité démocratique

Des individus aux désirs concurrents sont exposés au conflit

Explication

Hobbes décrit l’état de nature comme une situation de désirs concurrents et de conflit, résumée par l’image de l’homme comme loup pour l’homme. Une coopération organisée sous une autorité politique relève plutôt de la société instituée par le contrat social.

21. Quel changement social accompagne l’industrialisation et la rationalisation au moment de l’émergence de la sociologie classique ?

La diminution de la rationalisation et l’essor des solidarités familiales
Le renforcement des croyances et la disparition des problèmes sanitaires
La baisse des inégalités et la disparition des difficultés économiques
Le recul des croyances et la visibilité de problèmes comme la pauvreté

Le recul des croyances et la visibilité de problèmes comme la pauvreté

Explication

L’industrialisation et la rationalisation s’accompagnent d’un recul des croyances et de problèmes sociaux tels que la maladie, l’alcoolisme et la pauvreté. La disparition des difficultés sanitaires et économiques ne correspond pas à ce constat.

22. Une personne se fixe des objectifs personnels, calcule les moyens de les atteindre et cherche à faire progresser ses intérêts propres : quel processus cela illustre-t-il ?

La sélection sociale, par l’adaptation des groupes à leur environnement
L’individuation, par le développement de projets et d’intérêts personnels
La solidarité collective, par la subordination des projets individuels
La rationalisation, par le recul des croyances dans les institutions

L’individuation, par le développement de projets et d’intérêts personnels

Explication

L’individuation désigne le processus par lequel les individus formulent des projets personnels, calculent et développent leurs intérêts propres. Le recul des croyances associé à la rationalisation est un phénomène distinct.

23. Des individus vivent dans des conditions similaires, mais ne se reconnaissent pas d’appartenance commune : comment Marx qualifierait-il cette classe ?

Une classe pour soi, fondée sur une conscience commune
Une classe en soi, définie par une lutte collective déjà engagée
Une classe pour soi, définie par des intérêts personnels divergents
Une classe en soi, fondée sur des conditions de vie partagées

Une classe en soi, fondée sur des conditions de vie partagées

Explication

Une classe en soi rassemble des individus partageant des conditions de vie identiques sans qu’ils aient nécessairement une conscience commune de classe. Une classe pour soi suppose précisément cette conscience d’appartenance commune.

24. Des travailleurs prennent conscience de leur appartenance commune et se mobilisent dans une lutte collective : quelle notion décrit cette situation ?

Une classe pour soi, dotée d’une conscience commune de classe
Une classe en soi, définie par des conditions de vie similaires
Une classe pour soi, dépourvue de conscience d’appartenance commune
Une classe en soi, caractérisée par une mobilisation politique commune

Une classe pour soi, dotée d’une conscience commune de classe

Explication

Une classe pour soi se caractérise par la conscience, chez ses membres, de leur appartenance commune et par leur capacité à engager une lutte de classes. Le partage de conditions de vie sans cette conscience définit plutôt une classe en soi.

25. Pour étudier sociologiquement le suicide, quelle démarche Durkheim privilégie-t-il ?

Mesurer le degré de contrainte ressenti par chaque personne isolément
Expliquer le phénomène par des faits sociaux et comparer les taux observés
Classer les actes selon leur caractère positif ou négatif pour la victime
Reconstituer l’intimité de chaque individu et interpréter ses motivations

Expliquer le phénomène par des faits sociaux et comparer les taux observés

Explication

Durkheim propose d’expliquer le suicide à partir de faits sociaux et de l’étudier à l’échelle des taux observés dans la société. L’analyse de l’intimité de chaque individu ne constitue pas l’approche sociologique qu’il privilégie.

26. Dans une société où les liens entre les individus et les groupes sont très faibles, quel type de suicide la distinction de Durkheim permet-elle d’anticiper ?

Le suicide altruiste, lié à une intégration qui subordonne l’individu
Le suicide égoïste, lié à un défaut d’intégration sociale
Le suicide fataliste, lié à une réglementation ressentie comme oppressive
Le suicide anomique, lié à un défaut de régulation sociale

Le suicide égoïste, lié à un défaut d’intégration sociale

Explication

Pour Durkheim, le suicide égoïste résulte d’un défaut d’intégration, ce qui correspond à des liens sociaux faibles. Le suicide altruiste est au contraire associé à un excès d’intégration qui subordonne l’individu à la collectivité.

27. Quelle caractéristique distingue la sociologie développée par l’école de Chicago, fondée en 1892 ?

Elle déduit les conduites sociales de lois biologiques générales.
Elle explique les institutions par leur contribution à l’équilibre social.
Elle privilégie les études de terrain pour produire une sociologie empirique.
Elle étudie les normes principalement à partir de textes juridiques.

Elle privilégie les études de terrain pour produire une sociologie empirique.

Explication

L’école de Chicago fonde sa démarche sur l’observation empirique et les études de terrain. Cette approche se distingue d’une explication des conduites par des lois biologiques générales.

28. Dans le modèle concentrique de Chicago, quelle zone succède à celle du quartier des affaires en allant vers l’extérieur ?

Les banlieues aisées, puis les quartiers ouvriers et la zone résidentielle moyenne.
La zone de transition, puis les quartiers ouvriers et résidentiels.
La zone ouvrière, puis les banlieues aisées et la zone de transition.
La zone résidentielle moyenne, puis la zone de transition et les quartiers ouvriers.

La zone de transition, puis les quartiers ouvriers et résidentiels.

Explication

En partant du centre, le modèle place la zone de transition après le quartier des affaires, puis la zone ouvrière et les quartiers résidentiels. La zone ouvrière ne précède donc pas la zone de transition.

29. Quel comportement relève de la déviance au sens sociologique associé à Howard Becker ?

Un comportement rare, même s’il respecte les normes sociales reconnues par les groupes.
Un comportement que les institutions enregistrent sans qu’il enfreigne de norme sociale.
Un comportement qui transgresse des normes sociales instituées et appliquées par des groupes.
Un comportement qui s’écarte d’une préférence individuelle sans être jugé par un groupe.

Un comportement qui transgresse des normes sociales instituées et appliquées par des groupes.

Explication

La déviance désigne la transgression de normes sociales instituées et appliquées par des groupes. La rareté d’un comportement ne suffit pas à le rendre déviant s’il ne contrevient pas à une norme.

30. Une chercheuse explique des conduites par des habitudes acquises dès la socialisation primaire plutôt que par l’ADN : quel courant mobilise-t-elle ?

Le biologisme, qui rapporte les conduites à la culture transmise.
Le culturalisme, qui rapporte les conduites à la culture acquise.
L’interactionnisme symbolique, qui rapporte les conduites à des besoins biologiques.
Le fonctionnalisme, qui rapporte les conduites aux équilibres institutionnels.

Le culturalisme, qui rapporte les conduites à la culture acquise.

Explication

Le culturalisme explique les comportements par la culture acquise, notamment lors de la socialisation primaire, et s’oppose aux explications biologisantes. Le biologisme rapporte plutôt les conduites à des facteurs comme l’ADN.

31. Dans le modèle de Parsons, une société confrontée à un changement de contexte doit notamment ajuster ses rapports à son environnement : à quelle exigence cela correspond-il ?

À l’atteinte des buts, qui concerne la définition des objectifs collectifs.
À la latence, qui concerne le maintien des valeurs et des motivations.
À l’adaptation, l’une des exigences fonctionnelles d’un système social.
À l’intégration, qui concerne la coordination des différentes composantes sociales.

À l’adaptation, l’une des exigences fonctionnelles d’un système social.

Explication

Parsons identifie l’adaptation comme l’une des exigences que tout système social doit assurer. L’intégration porte plutôt sur la coordination des composantes du système.

32. Quelle démarche Bourdieu adopte-t-il face à l’opposition entre subjectivisme et objectivisme ?

Il cherche à dépasser l’opposition entre l’analyse centrée sur les individus et celle centrée sur les structures.
Il privilégie l’analyse des structures et traite les expériences individuelles comme secondaires.
Il privilégie l’analyse des individus et écarte l’étude des structures sociales.
Il ramène l’opposition à une différence entre culture acquise et dispositions biologiques.

Il cherche à dépasser l’opposition entre l’analyse centrée sur les individus et celle centrée sur les structures.

Explication

Bourdieu cherche à dépasser la séparation entre le subjectivisme, qui part des individus, et l’objectivisme, qui met l’accent sur les structures. Privilégier l’un des deux pôles ne permettrait pas de dépasser cette opposition.

33. Une sociologue étudie les rapports de force entre l’école, le monde du travail et la politique comme des espaces sociaux distincts : quelle notion de Bourdieu mobilise-t-elle ?

Le champ social, composé de sous-champs où se déploient des rapports de force.
Le capital global, qui désigne le volume de ressources détenu par un individu.
La violence symbolique, qui désigne l’imposition d’un arbitraire culturel.
L’habitus, composé de dispositions intériorisées qui orientent les pratiques.

Le champ social, composé de sous-champs où se déploient des rapports de force.

Explication

Le champ social est un espace de rapports de force constitué de sous-champs, notamment l’école, le travail et la politique. L’habitus désigne plutôt des dispositions acquises qui orientent les manières de penser et d’agir.

34. Dans la représentation des classes sociales de Bourdieu, quel groupe possède le plus grand volume de capital global ?

Les groupes intermédiaires, définis par leur éloignement des espaces de pouvoir.
La classe populaire, qui est dépossédée en capital.
La petite bourgeoisie, dont la position est décrite comme hétérogène.
La classe dominante, qui détient le volume de capital global le plus important.

La classe dominante, qui détient le volume de capital global le plus important.

Explication

Bourdieu caractérise la classe dominante par la possession du plus grand volume de capital global. La petite bourgeoisie est plutôt décrite comme hétérogène, tandis que la classe populaire est dépossédée en capital.

35. À l’école, une pédagogie fait passer une culture particulière pour légitime et universelle : quel concept de Bourdieu décrit ce mécanisme ?

Le champ social, qui désigne un espace de rapports de force entre sous-champs.
Le capital global, qui mesure l’ensemble des ressources détenues par les individus.
L’habitus, qui désigne les dispositions intériorisées au cours de la socialisation.
La violence symbolique, qui impose un arbitraire culturel par un pouvoir arbitraire.

La violence symbolique, qui impose un arbitraire culturel par un pouvoir arbitraire.

Explication

La violence symbolique correspond à l’imposition d’un arbitraire culturel par un pouvoir arbitraire, notamment à travers l’action pédagogique et l’école. L’habitus concerne les dispositions intériorisées, et non cette imposition culturelle.

36. Quel principe guide l’analyse sociologique de Raymond Boudon ?

Étudier les groupes comme des réalités indépendantes des actions individuelles
Déduire les comportements collectifs des normes propres à chaque institution
Prendre l’acteur individuel comme atome logique de l’analyse sociologique
Expliquer les conduites par les seules structures sociales qui s’imposent aux individus

Prendre l’acteur individuel comme atome logique de l’analyse sociologique

Explication

L’individualisme méthodologique de Boudon part des acteurs individuels pour comprendre les phénomènes sociaux. L’approche centrée sur les structures inverse cette priorité en faisant des conduites individuelles le simple produit de contraintes collectives.

37. Des milliers d’automobilistes choisissent des itinéraires qui leur semblent rapides, mais leurs déplacements simultanés provoquent un embouteillage imprévu. Comment qualifier ce résultat collectif ?

Une décision collective planifiée par les automobilistes concernés
Un effet de neutralisation qui annule un avantage recherché par chacun
Une homogénéisation des modes de vie provoquée par la circulation
Un effet émergent issu de la combinaison d’actions individuelles

Un effet émergent issu de la combinaison d’actions individuelles

Explication

L’embouteillage est une conséquence collective non voulue produite par la combinaison des déplacements individuels. La neutralisation désigne plutôt l’annulation d’un avantage que chaque individu cherchait à obtenir.

38. Quelle évolution sociale Henri Mendras désigne-t-il par la moyennisation ?

La diminution du niveau de vie et le maintien de fortes distances entre les groupes sociaux
La multiplication des modes de vie distincts, accompagnée d’un rapprochement des revenus
La réduction des distances sociales, la hausse du niveau de vie et le rapprochement des modes de vie
L’accentuation des écarts sociaux, malgré une hausse générale du niveau de vie et des styles de vie communs

La réduction des distances sociales, la hausse du niveau de vie et le rapprochement des modes de vie

Explication

La moyennisation associe la diminution des distances sociales, l’accroissement du niveau de vie et l’homogénéisation des modes de vie. L’accentuation des écarts sociaux va à l’encontre de cette diminution des distances.

39. Dans l’analyse d’Alain Touraine, quelle combinaison caractérise un mouvement social ?

Une identité individuelle partagée, l’absence d’adversaire et un objectif limité aux intérêts privés
Une organisation administrative, un adversaire extérieur et un enjeu centré sur la croissance économique
Une identité collective forte, un adversaire commun et un enjeu portant sur la société défendue
Une identité collective temporaire, des adversaires multiples et un objectif sans portée sociétale

Une identité collective forte, un adversaire commun et un enjeu portant sur la société défendue

Explication

Pour Touraine, un mouvement social réunit une identité collective forte, un adversaire commun et un enjeu concernant la société pour laquelle ses acteurs luttent. Une action qui se limite aux intérêts privés ne correspond pas à cette caractérisation d’un enjeu sociétal.

40. Quelle conception de l’individu Bernard Lahire défend-il contre l’idée d’un habitus unique ?

Un individu conserve des dispositions identiques, quelles que soient ses expériences sociales
Un individu peut intérioriser plusieurs dispositions issues de socialisations différentes
Un individu acquiert ses dispositions dans un milieu social qui détermine entièrement ses conduites
Un individu développe un habitus unique qui efface les effets des socialisations ultérieures

Un individu peut intérioriser plusieurs dispositions issues de socialisations différentes

Explication

Lahire soutient qu’un individu peut intérioriser plusieurs dispositions provenant de socialisations différentes. L’idée d’un habitus unique effaçant les influences ultérieures est précisément celle qu’il critique.

41. Une personne se sent tiraillée entre des habitudes acquises dans des milieux de vie différents ; quelle conséquence cette superposition d’expériences peut-elle entraîner ?

Un mal-être lié au sentiment d’être divisé entre ses habitudes
Un renforcement automatique de la cohérence entre ses conduites
Une disparition de ses dispositions au profit d’un habitus cohérent
Une homogénéisation de ses expériences qui réduit les tensions personnelles

Un mal-être lié au sentiment d’être divisé entre ses habitudes

Explication

La superposition d’expériences hétérogènes peut provoquer un mal-être lorsque la personne se sent divisée entre ses différentes habitudes. Elle ne garantit donc pas une cohérence automatique des conduites.

42. Quel résultat Taylor attribue-t-il à l’organisation scientifique du travail dans son ouvrage de 1911 ?

Porter la production quotidienne de 12,7 à 48 tonnes en augmentant le temps et l’effort physique
Maintenir la production quotidienne à 12,7 tonnes tout en réduisant les effectifs de l’atelier
Faire passer la production quotidienne de 12,7 à 48 tonnes sans temps ni effort physique supplémentaire
Réduire la production quotidienne de 48 à 12,7 tonnes afin de diminuer l’effort physique des ouvriers

Faire passer la production quotidienne de 12,7 à 48 tonnes sans temps ni effort physique supplémentaire

Explication

Taylor affirme que l’organisation scientifique du travail peut faire passer la production quotidienne de 12,7 à 48 tonnes sans temps ni effort physique supplémentaire. L’augmentation de la production n’est donc pas présentée comme la conséquence d’un accroissement du temps et de l’effort.

43. Quelle organisation des tâches correspond aux principes de l’OST de Taylor ?

Parcelliser les tâches, confier leur conception aux exécutants et répartir les postes en équipes polyvalentes
Spécialiser les tâches, réunir conception et exécution, et évaluer les rendements à l’échelle collective
Alterner conception et exécution, regrouper les opérations et attribuer un rendement commun aux équipes
Spécialiser et parcelliser les tâches, séparer conception et exécution, individualiser postes et rendements

Spécialiser et parcelliser les tâches, séparer conception et exécution, individualiser postes et rendements

Explication

L’OST associe spécialisation et parcellisation des tâches à la séparation entre conception et exécution, ainsi qu’à l’individualisation des postes et des rendements. Confier la conception aux exécutants contredit la séparation mise en place par Taylor.

44. Dans une usine, les opérations sont réparties entre des ouvriers postés et le produit se déplace d’un poste au suivant ; quel apport de Ford cette organisation illustre-t-elle ?

L’individualisation des rendements, qui fait circuler les ouvriers autour du produit
La spécialisation des tâches, qui remplace la séparation entre conception et exécution
La division verticale du travail, qui répartit les opérations entre des postes successifs
La division horizontale du travail, ajoutée à la division verticale par la chaîne de montage

La division horizontale du travail, ajoutée à la division verticale par la chaîne de montage

Explication

Ford ajoute une division horizontale à la division verticale de Taylor en organisant la circulation du produit entre des ouvriers postés. La division verticale désigne plutôt la séparation entre la conception et l’exécution.

45. Que décrit Georges Friedmann dans Le T en miettes à propos du travail ouvrier ?

La chaîne de montage et la répartition des opérations entre des postes successifs
La fragmentation du travail en micro-tâches répétitives et la déqualification des ouvriers
La rotation des ouvriers entre des tâches variées et la hausse de leur qualification
La séparation entre conception et exécution et l’individualisation des rendements

La fragmentation du travail en micro-tâches répétitives et la déqualification des ouvriers

Explication

Friedmann décrit la fragmentation du travail en micro-tâches répétitives ainsi que la déqualification des ouvriers. La répartition des opérations entre postes successifs renvoie plutôt à la chaîne de montage associée à Ford.

46. Lors des observations menées à Hawthorne entre 1927 et 1932, quelle évolution Mayo constate-t-il lorsque l’attention portée aux ouvrières et les conditions de travail changent ?

L’absentéisme augmente lorsque l’attention accrue s’accompagne de changements de conditions de travail.
La productivité des ouvrières baisse malgré l’attention accrue et les changements de conditions de travail.
La productivité des ouvrières augmente avec l’attention accrue et les changements de conditions de travail.
La productivité reste stable lorsque l’attention accrue s’accompagne de changements de conditions de travail.

La productivité des ouvrières augmente avec l’attention accrue et les changements de conditions de travail.

Explication

Mayo observe une hausse de la productivité associée à l’attention particulière accordée aux ouvrières et aux modifications de leurs conditions de travail. Une baisse de productivité ne correspond pas au résultat rapporté pour ces observations.

47. Une équipe améliore son rendement après que ses membres ont reçu une attention particulière et que leurs conditions de travail ont été modifiées. Quel phénomène cette hausse illustre-t-elle ?

L’unité de commandement, c’est-à-dire une amélioration liée aux ordres donnés par un seul supérieur.
La théorie Y, c’est-à-dire une amélioration liée à la responsabilité et à l’initiative des travailleurs.
L’effet Hawthorne, c’est-à-dire une hausse de productivité associée à l’attention et aux changements de conditions.
La hiérarchie des besoins, c’est-à-dire une amélioration liée à la satisfaction successive des besoins.

L’effet Hawthorne, c’est-à-dire une hausse de productivité associée à l’attention et aux changements de conditions.

Explication

L’effet Hawthorne désigne la hausse de productivité observée lorsque les travailleurs font l’objet d’une attention particulière et que leurs conditions de travail changent. La théorie Y concerne une conception de la motivation et de l’initiative, plutôt que cette réaction liée à l’attention et aux conditions.

48. Dans le modèle de Fayol, quelles actions définissent l’administration d’une entreprise ?

Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.
Produire, vendre, financer, investir et comptabiliser.
Recruter, former, rémunérer, évaluer et promouvoir.
Observer, motiver, responsabiliser, consulter et récompenser.

Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.

Explication

Fayol définit l’administration par cinq actions : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. Le recrutement et la rémunération relèvent d’activités de gestion, mais ne constituent pas la liste donnée pour définir l’administration.

49. Une direction considère que ses salariés peuvent être motivés, responsables, créatifs et capables de prendre des initiatives. Quelle conception de McGregor correspond à cette approche ?

La théorie X, qui privilégie une direction hiérarchique et autoritaire des travailleurs.
La pyramide de Maslow, qui ordonne les besoins selon leur niveau de satisfaction.
L’unité de commandement, qui prévoit qu’un agent reçoive ses ordres d’un seul chef.
La théorie Y, qui reconnaît le potentiel de motivation, de responsabilité et d’initiative des travailleurs.

La théorie Y, qui reconnaît le potentiel de motivation, de responsabilité et d’initiative des travailleurs.

Explication

La théorie Y présente les travailleurs comme susceptibles d’être motivés, responsables, créatifs et capables d’initiative. La théorie X constitue le distracteur le plus proche, mais elle repose plutôt sur un management hiérarchique et autoritaire.

50. Quels éléments composent le terme « sociologie » et que signifient-ils ?

« Polis » signifie cité, et « ethos » signifie coutume ou caractère.
« Socius » signifie associé ou en commun, et « logos » signifie discours ou étude.
« Socius » signifie individu isolé, et « logos » signifie règle ou commandement.
« Societas » signifie communauté politique, et « graphia » signifie description écrite.

« Socius » signifie associé ou en commun, et « logos » signifie discours ou étude.

Explication

Le terme associe « socius », qui renvoie à ce qui est associé ou commun, et « logos », qui désigne un discours ou une étude. « Societas » et « graphia » évoquent d’autres racines possibles, mais ne correspondent pas à la composition donnée.

51. Dans l’approche de Howard Becker, comment la société contribue-t-elle à produire la déviance ?

Elle explique la déviance par l’apprentissage progressif du plaisir lié à une pratique.
Elle produit la déviance en excluant les normes de la vie sociale et des interactions.
Elle détermine la déviance par les dispositions psychologiques propres à chaque individu.
Elle établit des normes, les applique à certains individus et les étiquette comme déviants.

Elle établit des normes, les applique à certains individus et les étiquette comme déviants.

Explication

Pour Becker, la déviance est produite par l’établissement et l’application de normes ainsi que par l’étiquetage de certains individus. L’apprentissage du plaisir lié à une pratique concerne une autre idée de son approche, mais ne décrit pas ce mécanisme de production sociale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Histoire et fondements de la sociologie.

À partir de quelle période la sociologie devient-elle un objet de connaissance dans les sociétés industrielles ?

À partir de la fin du XIXe siècle.

Quelles réalités le terme « social » désigne-t-il ?

Les entités sociales et les relations ou interactions entre individus.

Quelle question l’analyse sociologique pose-t-elle sur les comportements individuels selon Schumpeter ?

Comment les individus en sont venus à adopter ces comportements.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Histoire et fondements de la sociologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM