QCM : Manipulation et engagement comportemental (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne répète le même comportement dans plusieurs situations similaires. Quel concept décrit cette tendance ?

L’escalade d’engagement
L’effet du gel
La spécificité comportementale
La consistance comportementale

La consistance comportementale

Explication

La consistance comportementale correspond à la répétition d’un comportement dans des situations similaires. La spécificité comportementale renvoie plutôt à un comportement dépendant d’une situation donnée.

2. Une personne adopte un comportement uniquement dans un contexte précis, mais pas dans des contextes différents. Quelle notion caractérise ce phénomène ?

La spécificité comportementale
L’escalade d’engagement
La soumission librement consentie
La consistance comportementale

La spécificité comportementale

Explication

La spécificité comportementale désigne la dépendance d’un comportement à l’égard d’une situation donnée. La consistance concerne plutôt la répétition du même comportement dans des situations similaires.

3. Dans une expérience, une condition d’engagement est comparée à une condition de contrôle pour obtenir l’acceptation d’une demande. Quel résultat caractérise la soumission librement consentie ?

L’acceptation est plus forte dans la condition de contrôle.
L’acceptation dépend uniquement de la difficulté de la demande.
L’acceptation est plus forte dans la condition d’engagement.
Les deux conditions produisent le même niveau d’acceptation.

L’acceptation est plus forte dans la condition d’engagement.

Explication

La soumission librement consentie se caractérise par une acceptation plus importante en condition d’engagement qu’en condition de contrôle. Une condition de contrôle ne produit donc pas le résultat distinctif attendu.

4. Après avoir pris une décision, une personne continue à s’y conformer parce qu’elle croit l’avoir choisie, et envisage moins d’autres conduites. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

L’effet du gel
L’escalade d’engagement
La consistance comportementale
La spécificité comportementale

L’effet du gel

Explication

L’effet du gel désigne l’adhésion à une décision que l’on croit avoir prise et la conduite conforme à celle-ci, avec une réduction des options envisagées. L’escalade d’engagement concerne plus précisément le maintien d’une décision devenue inadaptée.

5. Un vendeur obtient une décision d’achat en dissimulant un inconvénient, puis le révèle après que le client a décidé. Quelle technique utilise-t-il ?

Le leurre
L’amorçage
Le low-ball
La réactance

Le low-ball

Explication

Le low-ball consiste à obtenir une décision d’achat en cachant des inconvénients ou en promettant des avantages fictifs, puis à révéler ces éléments après la décision. Le leurre repose plutôt sur le remplacement d’une option avantageuse devenue indisponible par un comportement de substitution moins avantageux.

6. Après la révélation d’informations défavorables, quelle différence peut-on observer entre une décision libre et une décision forcée ?

La décision libre est révisée, tandis que la décision forcée est maintenue car elle est attribuée à soi-même.
Les deux décisions sont révisées, car toute information défavorable annule le choix initial.
Les deux décisions sont maintenues, car les informations nouvelles ne modifient pas leur attribution.
La décision libre peut être maintenue, tandis que la décision forcée peut être révisée car elle est attribuée à autrui.

La décision libre peut être maintenue, tandis que la décision forcée peut être révisée car elle est attribuée à autrui.

Explication

Une personne ayant décidé librement peut persévérer après la révélation d’informations défavorables, alors qu’une décision forcée peut être révisée parce qu’elle est attribuée à autrui. La décision forcée n’est donc pas nécessairement maintenue comme si elle avait été choisie par soi-même.

7. Une démarche persuasive expose d’abord des informations qui conduisent à une décision initiale, puis révèle de nouveaux éléments avant un second choix. De quel processus s’agit-il ?

Du low-ball, qui cache les inconvénients d’un achat jusqu’après la décision.
De l’amorçage, qui présente les informations en deux temps et suscite deux décisions.
De la réactance, qui conduit à résister après avoir démasqué une persuasion.
Du leurre, qui remplace une option indisponible par une autre moins avantageuse.

De l’amorçage, qui présente les informations en deux temps et suscite deux décisions.

Explication

L’amorçage présente des informations en deux temps : la personne prend une décision initiale, puis une seconde après l’arrivée d’informations nouvelles. Le leurre se distingue par le changement des circonstances et la proposition d’un substitut qui n’offre pas les mêmes avantages.

8. Une personne choisit librement une offre pour ses avantages, apprend ensuite que celle-ci n’est plus disponible et se voit proposer une solution moins avantageuse. Quelle technique est illustrée ?

L’amorçage
La réactance
Le leurre
Le low-ball

Le leurre

Explication

Le leurre consiste à obtenir une décision libre à partir de certains avantages, puis à annoncer un changement de circonstances et à proposer un substitut moins avantageux. Le low-ball implique plutôt la révélation tardive d’inconvénients ou d’avantages fictifs liés à la décision initiale.

9. Comment Kiesler définit-il l’engagement ?

Comme la résistance d’un acte à toute évolution.
Comme la justification des idées qui précèdent un acte.
Comme le lien entre un individu et ses actes comportementaux.
Comme la liberté ressentie avant toute décision.

Comme le lien entre un individu et ses actes comportementaux.

Explication

Pour Kiesler, l’engagement est le lien qui existe entre une personne et ses actes comportementaux. La liberté ressentie peut être un critère associé à l’engagement, mais elle ne constitue pas sa définition.

10. Quel ensemble de conditions favorise l’engagement plutôt que le désengagement ?

Une forte menace et une faible obligation.
Une forte récompense et une forte obligation.
Une faible récompense et une faible obligation.
Une forte récompense et une faible menace.

Une faible récompense et une faible obligation.

Explication

Une faible récompense et une faible obligation favorisent l’engagement, alors qu’une forte menace ou une forte récompense favorisent le désengagement. Une récompense importante ne renforce donc pas nécessairement le lien entre la personne et son acte.

11. Une personne accomplit publiquement un acte répété et difficile à annuler, sans récompense ni punition importantes. Quels éléments décrivent des critères d’engagement présents dans cette situation ?

Le caractère public et répété de l’acte, associé à une forte menace extérieure.
Le caractère privé, réversible et ponctuel de l’acte, ainsi qu’une récompense importante.
Le caractère public, irrévocable et répété de l’acte, ainsi qu’un sentiment de liberté.
Le caractère coûteux de l’acte, associé à une obligation imposée et à une punition importante.

Le caractère public, irrévocable et répété de l’acte, ainsi qu’un sentiment de liberté.

Explication

Les critères d’engagement comprennent notamment le caractère public, irrévocable et répété de l’acte, ainsi que le sentiment de liberté et l’absence de récompense ou de punition importantes. Une forte menace extérieure va plutôt à l’encontre du sentiment de liberté associé à ces critères.

12. Une personne accomplit un acte contraire à ses idées ou à ses motivations. Quel effet l’engagement associé à cet acte peut-il favoriser ?

Une résistance accrue au changement, car l’acte est conforme aux idées de la personne.
Une rationalisation de l’acte, car celui-ci est problématique pour la personne.
Une réduction de l’engagement, car tout acte contraire aux idées est oublié.
Une absence de changement, car un acte problématique reste sans effet sur les justifications.

Une rationalisation de l’acte, car celui-ci est problématique pour la personne.

Explication

Un acte problématique, contraire aux idées ou aux motivations de la personne, conduit à une rationalisation de l’acte. La résistance accrue au changement caractérise plutôt l’engagement associé à un acte non problématique, conforme aux idées ou aux motivations.

13. Quelle séquence caractérise le pied-dans-la-porte ?

Formuler une demande excessive, puis en présenter une moins coûteuse.
Formuler une petite demande, puis en présenter une plus coûteuse.
Présenter deux demandes de coût similaire dans des contextes différents.
Présenter une demande coûteuse, puis rappeler la décision initiale.

Formuler une petite demande, puis en présenter une plus coûteuse.

Explication

Cette technique utilise une première demande modeste comme comportement préparatoire pour faciliter l’acceptation d’une requête ultérieure plus coûteuse. La séquence qui commence par une demande excessive correspond à la porte-au-nez.

14. Dans le pied-dans-la-porte classique, à quelles conditions le comportement préparatoire est-il réalisé ?

Il est problématique et réalisé après l’acceptation de la requête coûteuse.
Il est coûteux, controversé et accompli sous la pression d’autrui.
Il est peu coûteux, non problématique et accompli en contexte de libre choix.
Il est peu coûteux, mais imposé par une autorité dans un contexte contraint.

Il est peu coûteux, non problématique et accompli en contexte de libre choix.

Explication

Le comportement préparatoire classique est peu coûteux et non problématique, et il est effectué dans un contexte de libre choix avant une conduite plus coûteuse. Un comportement imposé ne correspond pas à cette condition de libre choix.

15. Quelle séquence définit la technique de la porte-au-nez ?

Présenter une requête coûteuse, puis demander de maintenir la décision initiale.
Présenter une requête raisonnable, puis répéter cette même requête.
Présenter une requête modeste, puis proposer une requête plus importante.
Présenter une requête excessive, puis proposer une requête moins importante.

Présenter une requête excessive, puis proposer une requête moins importante.

Explication

La porte-au-nez commence par une requête trop importante pour être acceptée, suivie d’une requête moins importante correspondant au comportement attendu. Commencer par une demande modeste décrit plutôt le pied-dans-la-porte.

16. Selon Cialdini et ses collaborateurs, quel principe peut expliquer l’acceptation de la seconde requête dans la porte-au-nez ?

La cohérence avec une décision déjà devenue dysfonctionnelle.
Le contraste entre deux requêtes de coût identique.
La préférence pour une requête présentée sans concession.
La norme de réciprocité et de concession.

La norme de réciprocité et de concession.

Explication

Cialdini et ses collaborateurs relient l’acceptation de la seconde requête à la norme de réciprocité et de concession. L’explication par le contraste entre les coûts est attribuée à Miller, Seligman, Clark et Bush.

17. Une personne cherche à influencer le contexte interpersonnel avant de formuler sa requête. Quel ensemble comprend des techniques de mise en condition ?

La demande modeste, la requête excessive et la concession finale.
L’étiquetage, « ce n’est pas tout » et « un peu, c’est mieux que rien ».
Le toucher, les yeux dans les yeux et la crainte suivie de soulagement.
La promesse, la menace et la répétition de la requête.

Le toucher, les yeux dans les yeux et la crainte suivie de soulagement.

Explication

Les techniques de mise en condition agissent sur le contexte interpersonnel avant la formulation de la requête; elles comprennent notamment le toucher, les yeux dans les yeux et la crainte suivie de soulagement. L’étiquetage et les deux formulations citées dans l’autre réponse sont des techniques de formulation de la requête.

18. Laquelle de ces formulations relève des techniques de formulation de la requête ?

Demander comment va la personne avant de présenter la requête.
« Mais vous êtes libre de refuser. »
Provoquer une crainte, puis laisser place au soulagement.
Établir un contact visuel avant de formuler la demande.

« Mais vous êtes libre de refuser. »

Explication

« Mais vous êtes libre de » fait partie des techniques qui portent sur la formulation de la requête. Demander comment va la personne relève du pied-dans-la-bouche, une technique de mise en condition.

19. Dans le pied-dans-la-bouche décrit par Howard, quel élément est associé à une augmentation de l’acceptation de la requête ?

La personne reçoit une explication détaillée du coût de la requête.
La personne donne d’abord une réponse positive à la question sur son état.
La requête est précédée d’une demande excessive qui est ensuite retirée.
La personne accepte d’abord une petite demande sans lien avec son état.

La personne donne d’abord une réponse positive à la question sur son état.

Explication

Howard décrit une séquence où l’on demande à la personne comment elle va avant de formuler une requête; l’acceptation augmente lorsque sa réponse initiale est positive. Une demande excessive suivie de son retrait correspond à la porte-au-nez, et non au pied-dans-la-bouche.

20. Dans une procédure de double pied-dans-la-porte, comment les deux comportements préparatoires se situent-ils par rapport à la requête finale ?

Le second est moins coûteux que le premier, mais plus coûteux que le comportement demandé à la fin.
Les deux sont plus coûteux que le comportement demandé à la fin, le premier étant le plus coûteux.
Les deux ont un coût similaire et sont moins coûteux que le comportement demandé à la fin.
Le second est plus coûteux que le premier, mais moins coûteux que le comportement demandé à la fin.

Le second est plus coûteux que le premier, mais moins coûteux que le comportement demandé à la fin.

Explication

La technique enchaîne deux comportements préparatoires dont le coût augmente, tout en restant inférieur à celui du comportement final attendu. Une autre séquence de coût croissant confondrait cette technique avec une progression allant au-delà de la requête finale.

21. Une personne reçoit deux demandes excessives avant qu’on lui présente une demande plus modérée. Pour correspondre à la double porte-au-nez, quel ordre doivent suivre les deux demandes initiales ?

Les deux demandes initiales ont un coût semblable et sont suivies d’une demande plus coûteuse.
La seconde demande est moins coûteuse que la première, et toutes deux sont trop coûteuses pour être acceptées.
La seconde demande est plus coûteuse que la première, et toutes deux sont trop coûteuses pour être acceptées.
La seconde demande est moins coûteuse que la première, mais la première est assez modeste pour être acceptée.

La seconde demande est moins coûteuse que la première, et toutes deux sont trop coûteuses pour être acceptées.

Explication

La double porte-au-nez présente deux requêtes excessives, la seconde étant moins coûteuse que la première, avant la requête finale. Une séquence où la seconde demande augmente en coût inverse l’ordre caractéristique de cette technique.

22. Une marque est présentée en arrière-plan pendant qu’une personne est absorbée par une autre tâche et ne la remarque guère. Quel concept décrit l’influence que cette présentation peut exercer ?

Un conditionnement évaluatif reposant sur le souvenir conscient d’une association répétée.
Une décision délibérée produite par l’examen attentif des caractéristiques de la marque.
Une influence inconsciente liée à une information peu remarquée ou non consciemment perçue.
Une connaissance explicite acquise par l’étude consciente des arguments de la marque.

Une influence inconsciente liée à une information peu remarquée ou non consciemment perçue.

Explication

Une influence inconsciente peut résulter de la présentation d’une marque lorsque l’attention est mobilisée ailleurs ou que l’élément est peu remarqué. Le conditionnement évaluatif concerne plus précisément le transfert de valeur d’un contexte associé à un objet.

23. Un produit acquiert une valeur positive après avoir été associé à une ambiance agréable, même si l’acheteur ne se rappelle pas cette association. Quel mécanisme explique ce changement ?

Le conditionnement évaluatif, qui transfère la valeur du contexte associé à l’objet.
La mémorisation explicite, qui permet de rappeler consciemment les arguments du produit.
La sensibilisation perceptive, qui rend l’objet plus visible sans modifier sa valeur.
La comparaison délibérée, qui évalue les caractéristiques du produit face à ses concurrents.

Le conditionnement évaluatif, qui transfère la valeur du contexte associé à l’objet.

Explication

Le conditionnement évaluatif transfère à un objet la valeur d’un contexte auquel il a été associé, souvent sans conscience de l’association ni souvenir du contexte. La mémorisation explicite suppose au contraire un rappel conscient, qui n’est pas nécessaire ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Manipulation et engagement comportemental.

Que désigne le principe de consistance comportementale ?

La tendance à reproduire le même comportement dans des situations similaires.

De quoi dépend un comportement selon la spécificité comportementale ?

D’une situation donnée.

Quelle condition obtient davantage d’acceptation dans la soumission librement consentie ?

La condition d’engagement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Manipulation et engagement comportemental.

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