QCM : Imagerie médicale et rayonnements (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un service compare une scintigraphie à un scanner : quelle association décrit correctement leur mode d’imagerie et le rayonnement utilisé ?

Le scanner utilise les rayons X par atténuation, tandis que la scintigraphie utilise les rayons gamma par émission.
Le scanner utilise les rayons X par émission, tandis que la scintigraphie utilise les rayons gamma par atténuation.
Le scanner utilise les rayons gamma par émission, tandis que la scintigraphie utilise les rayons X par atténuation.
Le scanner utilise les rayons gamma par atténuation, tandis que la scintigraphie utilise les rayons X par émission.

Le scanner utilise les rayons X par atténuation, tandis que la scintigraphie utilise les rayons gamma par émission.

Explication

Le scanner forme une image par atténuation des rayons X, alors que la scintigraphie repose sur l’émission de rayons gamma. Les réponses fondées sur l’échange émission-atténuation ou sur l’inversion des rayonnements confondent ces deux modalités.

2. Un patient atteint d’une maladie de la thyroïde reçoit un traitement métabolique par voie orale : quel radionucléide est administré ?

Du technétium 99m.
Du cobalt 60.
De l’iode 123.
De l’iode 131.

De l’iode 131.

Explication

La radiothérapie métabolique des maladies thyroïdiennes peut consister en l’administration orale d’iode 131. L’iode 123 et le technétium 99m renvoient à d’autres usages de médecine nucléaire, tandis que le cobalt 60 est associé à une irradiation externe.

3. Dans un premier traitement, une source d’irradiation est placée à l’extérieur du patient ; dans un second, des sources radioactives sont installées dans son organisme. Comment classer ces traitements ?

Le premier est métabolique et le second est interne.
Le premier est externe et le second est interne.
Le premier est externe et le second est métabolique.
Le premier est interne et le second est externe.

Le premier est externe et le second est interne.

Explication

La radiothérapie externe place la source hors du malade, tandis que la radiothérapie interne place les sources radioactives dans l’organisme. L’administration orale d’iode 131 relève de la radiothérapie métabolique et ne remplace pas cette distinction de position.

4. Dans un tube, un faisceau d’électrons accélérés frappe une cible métallique : quel phénomène produit les rayons X ?

La cible émet des rayons X sans interaction avec les électrons.
Les électrons accélérés se transforment en rayons X avant d’atteindre la cible.
Les électrons interagissent avec les noyaux ou les électrons de la cible.
Les électrons sont émis directement par les noyaux de la cible.

Les électrons interagissent avec les noyaux ou les électrons de la cible.

Explication

Les rayons X apparaissent lorsque les électrons accélérés percutent la cible et interagissent avec ses noyaux ou ses électrons. Les autres explications omettent cette interaction ou situent la production avant l’impact.

5. Un spectre obtenu dans un tube présente un continuum d’énergies plutôt que des raies : quelle interaction est à l’origine de ce rayonnement ?

L’interaction des électrons incidents avec les électrons de la cible.
L’excitation des électrons de la cible, produisant un spectre continu.
Le freinage des électrons au voisinage des noyaux.
L’interaction des électrons incidents avec les noyaux, produisant des raies.

Le freinage des électrons au voisinage des noyaux.

Explication

L’interaction des électrons avec les noyaux produit le rayonnement de freinage à spectre continu. L’interaction avec les électrons de la cible produit plutôt le rayonnement caractéristique à raies.

6. Quels éléments trouve-t-on dans un tube à rayons X sous vide ?

Une cathode émettrice, un système d’accélération et une anode cible métallique.
Une source gamma, un système d’accélération et une anode cible métallique.
Une cathode détectrice, un système de collimation et une anode émettrice.
Une cathode émettrice, un détecteur d’image et un diaphragme collimateur.

Une cathode émettrice, un système d’accélération et une anode cible métallique.

Explication

Le tube à rayons X comprend sous vide une cathode qui émet les électrons, un système qui les accélère et une anode métallique qui constitue la cible. Le détecteur et le diaphragme interviennent dans le dispositif d’imagerie, mais ne remplacent pas ces composants du tube.

7. Un faisceau traverse une épaisseur de matériau xx, avec une atténuation linéaire μ\mu et une intensité incidente ϕ0\phi_0. Quelle expression donne l’intensité transmise ?

ϕ0e−x\phi_0 e^{-x}
ϕ0e−μx\phi_0 e^{-\mu x}
ϕ0eμx\phi_0 e^{\mu x}
ϕ0(1−μx)\phi_0(1-\mu x)

$$\phi_0 e^{-\mu x}$$

Explication

L’atténuation suit la loi exponentielle ϕ(x)=ϕ0e−μx\phi(x)=\phi_0 e^{-\mu x} : l’intensité transmise dépend de l’intensité initiale et décroît avec l’épaisseur et le coefficient d’atténuation. Un exposant positif inverse cette décroissance, tandis que les autres expressions omettent la loi exponentielle ou le coefficient μ\mu.

8. Après la traversée inégale de tissus différents, que désigne l’image radiante avant sa détection ?

L’image latente inscrite sur le film après son exposition
Le faisceau transmis de rayons X, hétérogène et invisible à l’œil
Le faisceau incident homogène, avant sa traversée des tissus
L’image radiographique visible, déjà formée sur le récepteur

Le faisceau transmis de rayons X, hétérogène et invisible à l’œil

Explication

L’image radiante est le faisceau transmis, rendu hétérogène par l’atténuation inégale des tissus, et reste invisible avant détection. L’image radiographique visible confond le faisceau avec le résultat détecté, le faisceau incident oublie l’atténuation et l’image latente correspond à la formation sur film.

9. Deux points d’une image radiante ont des intensités I1=7I_1=7 et I2=3I_2=3. Quelle est la valeur du contraste CC ?

0,40{,}4
11
−0,4-0{,}4
2,52{,}5

$$0{,}4$$

Explication

Le contraste se calcule par C=I1−I2I1+I2C=\frac{I_1-I_2}{I_1+I_2}, soit 7−37+3=410=0,4\frac{7-3}{7+3}=\frac{4}{10}=0{,}4. La valeur 11 résulte d’une addition au numérateur, 2,52{,}5 d’une différence placée au dénominateur, et −0,4-0{,}4 inverse le sens de la soustraction.

10. Sur une radiographie, quelle apparence faut-il attendre d’un os dense comparé à une région remplie d’air ?

L’os et l’air prennent une tonalité grise intermédiaire similaire
L’os apparaît sombre et hyperclair, tandis que l’air apparaît blanc
L’os et l’air apparaissent tous deux blancs après atténuation
L’os apparaît blanc et radiopaque, tandis que l’air apparaît sombre

L’os apparaît blanc et radiopaque, tandis que l’air apparaît sombre

Explication

L’os, dense et riche en éléments à numéro atomique élevé, atténue fortement les rayons X et apparaît blanc ou radiopaque; l’air les atténue peu et apparaît sombre ou hyperclair. L’inversion des apparences attribue à l’air l’atténuation de l’os, tandis que les deux réponses grises méconnaissent le contraste entre ces structures.

11. Un service veut enregistrer le mouvement du cœur plutôt qu’obtenir une image fixe sur film. Quel type de détecteur répond à cet objectif ?

Un détecteur numérique remplaçant le film par un capteur sensible aux rayons X
Un détecteur statique écran-film fournissant une image sur film
Un récepteur écran-film créant une image latente destinée au développement
Un détecteur dynamique permettant une étude cinétique

Un détecteur dynamique permettant une étude cinétique

Explication

Les détecteurs dynamiques permettent l’étude cinétique, notamment celle du cœur. Le système écran-film produit une image sur film, tandis que le détecteur numérique remplace le film par un détecteur sensible aux rayons X; l’image latente relève du processus classique sur film.

12. Lors d’une radiographie classique, quelle séquence décrit correctement la formation de l’image sur film ?

Le film est développé avant l’exposition, puis l’écran crée l’image latente
Les rayons X font scintiller l’écran, qui impressionne le film; celui-ci est développé à l’abri de la lumière
Le film fait scintiller l’écran, qui impressionne les rayons X; celui-ci est développé à la lumière
Les rayons X impressionnent directement le film, puis l’écran le développe à l’abri de la lumière

Les rayons X font scintiller l’écran, qui impressionne le film; celui-ci est développé à l’abri de la lumière

Explication

Dans la radiographie classique, les rayons X font scintiller l’écran de la cassette, qui impressionne le film sensible et y crée une image latente; le film est ensuite développé à l’abri de la lumière par des procédés chimiques. Placer le développement en premier inverse l’ordre, faire scintiller le film confond les rôles, et exposer le film directement aux rayons X omet l’intermédiaire de l’écran.

13. Dans un amplificateur de luminance, après que le premier écran a converti les rayons X en photons lumineux, quelle succession permet d’obtenir l’image transmise à l’écran de télévision ?

Le second écran produit des électrons, le tube les accélère et les focalise, puis la photocathode les convertit en lumière.
La photocathode produit des électrons, le tube les accélère et les focalise, puis le second écran les convertit en lumière.
Le tube produit des photons, la photocathode les focalise, puis le second écran les convertit en électrons.
La photocathode produit des électrons, le second écran les accélère et les focalise, puis le tube les convertit en lumière.

La photocathode produit des électrons, le tube les accélère et les focalise, puis le second écran les convertit en lumière.

Explication

La photocathode transforme les photons en électrons, que le tube à vide accélère et focalise vers le second écran, où ils redeviennent une image lumineuse. Les choix associant la focalisation à la photocathode ou au second écran confondent les fonctions des composants.

14. Un chirurgien souhaite observer en direct le mouvement d’un organe et suivre un geste effectué pendant l’intervention. Quel apport de l’amplificateur de luminance répond à ces besoins ?

Convertir les données analogiques en données numériques pour reconstruire une coupe.
Visualiser des images en temps réel pour étudier la cinétique et suivre l’acte chirurgical.
Réduire l’irradiation en remplaçant les rayons X par des photons lumineux.
Produire une image fixe pour mesurer la densité des tissus après l’intervention.

Visualiser des images en temps réel pour étudier la cinétique et suivre l’acte chirurgical.

Explication

L’amplificateur de luminance permet la visualisation en temps réel, l’étude de la cinétique des organes et le suivi des actes chirurgicaux. L’image fixe ne permet pas ce suivi dynamique, tandis que la conversion numérique relève du traitement de l’image radiographique.

15. Dans un appareil de radiographie numérique, le film classique est remplacé par un détecteur sensible aux photons. Que devient ensuite le signal de l’image ?

Les données numériques sont reconverties par ordinateur en données analogiques.
Les électrons sont transformés par le tube à vide en données analogiques.
Les données analogiques sont converties par ordinateur en données numériques.
Les photons sont convertis directement par le film en données numériques.

Les données analogiques sont converties par ordinateur en données numériques.

Explication

Le détecteur sensible aux photons remplace le film et fournit les données analogiques de l’image, que l’ordinateur convertit en données numériques. La caméra CCD est une technologie de lecture particulière, et non l’étape générale de conversion informatique.

16. Quel événement caractérise l’année 1972 dans l’évolution du scanner ?

Hounsfield introduit le traitement informatique de l’image en radiologie et un scanner réalisant des coupes dans un seul plan axial.
Un scanner multicoupes réalise simultanément des coupes dans plusieurs plans axiaux.
Hounsfield découvre les rayons X et réalise la première radiographie d’une main.
Un scanner hélicoïdal acquiert les données pendant une rotation continue autour du patient.

Hounsfield introduit le traitement informatique de l’image en radiologie et un scanner réalisant des coupes dans un seul plan axial.

Explication

En 1972, Hounsfield introduit le traitement informatique de l’image en radiologie, et le scanner de première génération réalise des coupes dans un seul plan axial. La découverte des rayons X date de 1895, tandis que l’hélicoïdal et le multicoupes correspondent à des évolutions ultérieures.

17. Une équipe compare une radiographie conventionnelle à un examen tomodensitométrique reconstruit à partir de projections acquises sous plusieurs incidences angulaires. Quelle distinction décrit correctement les images obtenues ?

Les deux techniques fournissent une image planaire en 2D, mais le scanner multiplie les incidences.
La radiographie conventionnelle fournit une image tomographique en 3D, tandis que la tomodensitométrie produit une image planaire en 2D.
Les deux techniques produisent une imagerie tomographique en 3D, mais la radiographie utilise moins de projections.
La radiographie conventionnelle fournit une image planaire en 2D, tandis que la tomodensitométrie produit une imagerie tomographique en 3D.

La radiographie conventionnelle fournit une image planaire en 2D, tandis que la tomodensitométrie produit une imagerie tomographique en 3D.

Explication

La radiographie conventionnelle donne une image planaire en 2D, alors que la tomodensitométrie reconstruit une imagerie tomographique en 3D à partir de projections prises sous différentes incidences. Confondre les projections du scanner avec son image reconstruite conduit à décrire à tort le résultat comme planaire.

18. Pendant un examen tomodensitométrique, les détecteurs disposés en couronne mesurent l’intensité transmise à chaque rotation. Quelle opération produit ensuite les images de coupe ?

L’ordinateur traite les mesures des détecteurs et les transforme en images de coupe.
Les détecteurs traitent les mesures et font tourner le tube pour produire les coupes.
La table traite les mesures des détecteurs et les transforme en images de coupe.
Le tube traite les mesures transmises et les convertit directement en images de coupe.

L’ordinateur traite les mesures des détecteurs et les transforme en images de coupe.

Explication

Le tube tourne autour du patient et les détecteurs mesurent l’intensité transmise ; l’ordinateur traite ensuite ces données pour reconstruire les images de coupe. Les détecteurs assurent la mesure, tandis que la reconstruction informatique ne relève ni du tube ni de la table.

19. Sur une image de tomodensitométrie, un point présente une atténuation correspondant à l’air. Quelle valeur indique l’échelle de Hounsfield pour ce point ?

−1000 UH
+1000 UH
+100 UH
0 UH

−1000 UH

Explication

L’échelle de Hounsfield indique l’air à −1000 UH, l’eau à 0 UH et l’os à +1000 UH. La valeur nulle correspond donc à l’eau, tandis que le signe positif caractérise la valeur indiquée pour l’os.

20. En quelle année Becquerel découvre-t-il la radioactivité en observant des sels d’uranium ?

1896
1898
1928
1895

1896

Explication

Becquerel découvre la radioactivité en 1896 en observant l’émission de rayonnements par des sels d’uranium. 1895 correspond à la découverte des rayons X, 1898 à celle du radium et 1928 à la création d’une commission de protection.

21. Lorsqu’on retrace l’évolution de la commission internationale, quel changement institutionnel a lieu en 1950 ?

Elle prend le nom de Commission internationale de protection radiologique (CIPR).
Elle est créée sous le nom de commission contre les rayons X et le radium.
Elle découvre le radium et introduit le terme « radioactivité ».
Elle est fondée lors du congrès de la société internationale de radiologie à Stockholm.

Elle prend le nom de Commission internationale de protection radiologique (CIPR).

Explication

En 1950, la commission existante devient la Commission internationale de protection radiologique, ou CIPR. La création de la commission date de 1928, tandis que le radium et le terme « radioactivité » sont associés à 1898.

22. Un signal transporte de l’énergie depuis une source sous forme d’ondes ou de particules ; comment définit-on ce phénomène ?

Une propagation d’énergie à partir d’une source.
Une détermination de la dose absorbée par une substance.
Une production d’ions par interaction avec la matière.
Une émission d’énergie provenant nécessairement d’un atome instable.

Une propagation d’énergie à partir d’une source.

Explication

Un rayonnement est une propagation d’énergie sous forme d’ondes ou de particules à partir d’une source. La production d’ions caractérise l’ionisation, la détermination d’une dose relève de la dosimétrie et une source atomique instable n’est pas requise par cette définition.

23. Dans un milieu, des photons transfèrent leur énergie à des particules chargées, qui provoquent ensuite l’ionisation : de quel type de rayonnement s’agit-il ?

Un rayonnement directement ionisant.
Un rayonnement non ionisant.
Un rayonnement indirectement ionisant.
Un rayonnement constitué de particules bêta.

Un rayonnement indirectement ionisant.

Explication

Les photons sont indirectement ionisants parce qu’ils transfèrent leur énergie à des particules chargées qui produisent l’ionisation. Les rayonnements directement ionisants sont eux-mêmes des particules chargées ; les particules bêta ne sont pas des photons et le mécanisme décrit entraîne bien une ionisation.

24. Lorsqu’une source émet des particules alpha, quelle combinaison décrit leur nature et le moyen simple de freiner leur propagation ?

Des noyaux constitués d’un proton, fortement ionisants et peu pénétrants, arrêtés par une feuille de papier.
Des noyaux d’hélium, fortement ionisants et peu pénétrants, arrêtés par une feuille de papier.
Des photons, faiblement ionisants et très pénétrants, arrêtés par une feuille de papier.
Des noyaux d’hélium, faiblement ionisants et très pénétrants, arrêtés par une feuille de papier.

Des noyaux d’hélium, fortement ionisants et peu pénétrants, arrêtés par une feuille de papier.

Explication

Les particules alpha sont des noyaux d’hélium composés de deux protons et de deux neutrons ; elles sont fortement ionisantes mais peu pénétrantes, et une feuille de papier peut les arrêter. Les photons X ou gamma sont plus pénétrants, et une particule alpha n’est pas un proton isolé.

25. Un établissement met en place des règles, des procédures et une surveillance pour réduire les effets nocifs des rayonnements sur les personnes et l’environnement : comment désigne-t-on cet ensemble ?

La dosimétrie.
La détection radiologique.
La radioprotection.
La radiobiologie.

La radioprotection.

Explication

La radioprotection regroupe les règles, procédures et moyens de prévention et de surveillance destinés à empêcher ou réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants sur les personnes et l’environnement. La radiobiologie étudie leurs effets, tandis que la dosimétrie détermine une dose et que la détection ne désigne pas l’ensemble des mesures de protection.

26. Une source radioactive subit 240 transformations en 60 secondes. Quelle grandeur décrit le nombre de transformations par unité de temps et dans quelle unité s’exprime-t-elle ?

L’activité, en becquerels (Bq)
La dose efficace, en grays (Gy)
La dose équivalente, en sieverts (Sv)
La dose absorbée, en grays (Gy)

L’activité, en becquerels (Bq)

Explication

L’activité caractérise le nombre de transformations radioactives par unité de temps et s’exprime en becquerels. La dose absorbée concerne l’énergie déposée par masse, tandis que les doses équivalente et efficace s’expriment en sieverts.

27. Dans un matériau, un rayonnement dépose 3 joules d’énergie par kilogramme. Quelle grandeur et quelle valeur correspondent à cette mesure ?

Une activité de 3 Bq
Un facteur de pondération de 3
Une dose équivalente de 3 Sv
Une dose absorbée de 3 Gy

Une dose absorbée de 3 Gy

Explication

La dose absorbée mesure l’énergie déposée par unité de masse, et un joule par kilogramme correspond à un gray. L’activité se mesure en becquerels, tandis que le sievert correspond aux doses tenant compte des effets biologiques.

28. Un tissu reçoit une dose absorbée de 0,4 Gy0{,}4\,\mathrm{Gy} d’un rayonnement dont le facteur de pondération est 55. Quelle dose équivalente faut-il calculer ?

0,4 Sv0{,}4\,\mathrm{Sv}
0,08 Sv0{,}08\,\mathrm{Sv}
5,4 Sv5{,}4\,\mathrm{Sv}
2 Sv2\,\mathrm{Sv}

$$2\,\mathrm{Sv}$$

Explication

La dose équivalente se calcule par H=D×WRH=D\times W_R : 0,4×5=2 Sv0{,}4\times5=2\,\mathrm{Sv}. La valeur 0,4 Sv0{,}4\,\mathrm{Sv} omet le facteur, 5,4 Sv5{,}4\,\mathrm{Sv} l’additionne, et 0,08 Sv0{,}08\,\mathrm{Sv} divise la dose par ce facteur.

29. Lors d’une exposition interne et externe, quelle grandeur combine les doses équivalentes des différents organes en les pondérant selon les tissus ?

L’activité, exprimée en becquerels
La dose efficace, exprimée en sieverts
La dose absorbée, exprimée en grays
La dose équivalente, exprimée en sieverts

La dose efficace, exprimée en sieverts

Explication

La dose efficace additionne les doses équivalentes des différents tissus et organes en appliquant des facteurs tissulaires, pour les expositions internes et externes. La dose équivalente tient compte de la nature du rayonnement, tandis que la dose absorbée mesure l’énergie par masse.

30. Après une exposition, une personne présente un effet précoce qui apparaît seulement au-delà d’un seuil et dont la gravité augmente avec la dose. À quelle catégorie cet effet correspond-il ?

Un effet stochastique
Un effet déterministe
Un effet sans seuil
Un effet à apparition tardive

Un effet déterministe

Explication

Un effet déterministe apparaît au-delà d’un seuil, se manifeste précocement et devient plus grave lorsque la dose augmente. Les effets stochastiques peuvent survenir sans seuil et avec un délai parfois long ; leur caractéristique liée à la dose est l’augmentation de la probabilité.

31. Un établissement confie à une personne compétente la mise en œuvre de plusieurs tâches de radioprotection. Qui conserve la responsabilité légale si une obligation n’est pas respectée ?

Le détenteur des sources
Le membre du personnel qui effectue l’acte
Le médecin du travail
La personne compétente en radioprotection

Le détenteur des sources

Explication

Le détenteur des sources porte la responsabilité légale de la radioprotection : il peut déléguer des activités, mais pas ses responsabilités. La personne compétente ou l’intervenant peut contribuer aux tâches sans reprendre cette responsabilité légale.

32. Dans un établissement, une intervenante travaille en zone surveillée et son collègue en zone contrôlée. Quel type de dosimètre chacun doit-il porter, respectivement ?

Un dosimètre passif, puis un dosimètre actif
Un dosimètre actif, puis un dosimètre actif
Un dosimètre actif, puis un dosimètre passif
Un dosimètre passif, puis un dosimètre passif

Un dosimètre passif, puis un dosimètre actif

Explication

Le personnel intervenant en zone surveillée porte un dosimètre passif, tandis que celui qui intervient en zone contrôlée porte un dosimètre actif. L’inversion des types confond les deux zones, et l’emploi du même type pour les deux ne respecte pas cette distinction.

33. Quel ensemble réunit les six principes fondamentaux de radioprotection ?

Justification, optimisation ALARA, surveillance médicale, responsabilité, participation et substitution
Justification, limitation individuelle, responsabilité, participation, substitution et surveillance médicale
Justification, optimisation ALARA, limitation individuelle, responsabilité, participation et délimitation des zones
Justification, optimisation ALARA, limitation individuelle, responsabilité, participation et substitution

Justification, optimisation ALARA, limitation individuelle, responsabilité, participation et substitution

Explication

Les principes cités sont la justification, l’optimisation selon ALARA, la limitation individuelle des expositions, la responsabilité, la participation et la substitution. La surveillance médicale et la délimitation des zones ne remplacent pas les principes manquants dans les autres ensembles.

34. Une patiente doit passer un examen diagnostique irradiant, mais une technique non irradiante d’efficacité comparable est disponible. Que faut-il établir avant de retenir l’examen irradiant ?

Que l’examen apporte un bénéfice, même si une technique comparable moins risquée est disponible
Que les paramètres d’exposition peuvent être réglés pour réduire la dose au cours de l’acte
Que l’avantage médical direct justifie le risque et qu’aucune technique comparable moins risquée n’est disponible
Que la technique non irradiante est retenue sans examiner le bénéfice médical de l’examen

Que l’avantage médical direct justifie le risque et qu’aucune technique comparable moins risquée n’est disponible

Explication

La justification exige de mettre en balance le bénéfice médical direct et le risque, et de vérifier qu’aucune technique d’efficacité comparable moins risquée n’est disponible. Régler la dose relève de l’optimisation, tandis que le bénéfice seul ou le remplacement automatique ne satisfait pas l’ensemble de cette vérification.

35. Lors de la préparation d’un examen radiologique, l’équipe choisit un équipement et des paramètres adaptés afin de maintenir l’exposition aussi basse que raisonnablement possible. Quel principe applique-t-elle ?

Le principe de substitution
Le principe de justification
La détermination d’une dose maximale
Le principe d’optimisation

Le principe d’optimisation

Explication

L’optimisation vise à maintenir les doses aussi faibles que raisonnablement possible, notamment lors du choix de l’équipement et de la réalisation de l’acte. La justification compare bénéfice et risque, la substitution remplace une technique irradiante, et la dose maximale concerne notamment les expositions sans bénéfice direct.

36. Dans une recherche impliquant une exposition médicale sans bénéfice direct pour les participants, quelle mesure le médecin doit-il prendre en plus d’accorder une attention renforcée à la justification et à l’optimisation ?

Remplacer l’acte par une technique moins irradiante sans autre évaluation
Se limiter à choisir un équipement adapté à la réalisation de l’acte
Appliquer un plafond de dose destiné aux travailleurs exposés
Déterminer notamment une dose maximale de rayonnement

Déterminer notamment une dose maximale de rayonnement

Explication

Lorsqu’une exposition médicale ne procure pas de bénéfice direct, le médecin renforce la justification et l’optimisation et détermine notamment une dose maximale. Le plafond applicable aux travailleurs relève d’un autre contexte, tandis que le remplacement technique et le choix d’équipement ne remplacent pas cette mesure.

37. Un service organise un acte d’imagerie demandé par un médecin et réalisé par un autre. Comment la responsabilité de la radioprotection des patients s’applique-t-elle ?

Elle concerne les médecins demandeur et réalisateur de l’acte
Elle concerne le médecin réalisateur, tandis que le demandeur en est dégagé
Elle relève de l’employeur au titre de la protection des travailleurs
Elle concerne le médecin demandeur, tandis que le réalisateur en est dégagé

Elle concerne les médecins demandeur et réalisateur de l’acte

Explication

La responsabilité des activités irradiantes incombe d’abord à ceux qui les entreprennent ou les exercent ; pour les patients, elle concerne les médecins demandeurs et réalisateurs. La responsabilité du demandeur ne dégage donc pas celle du réalisateur, et la responsabilité de l’employeur concerne notamment les travailleurs et les installations.

38. En radiographie, la distance foyer-film passe de 1 m à 2 m. Selon la loi de l’inverse du carré, comment varie l’exposition ?

Elle est divisée par deux
Elle est divisée par quatre
Elle est multipliée par deux
Elle est multipliée par quatre

Elle est divisée par quatre

Explication

L’exposition est inversement proportionnelle au carré de la distance : doubler la distance la divise par 22=42^2=4. Une division par deux oublie le carré, tandis qu’une variation directe ou une multiplication inverse le sens de la relation.

39. Un technicien cherche à réduire son exposition externe pendant une intervention. Quelle combinaison correspond aux moyens généraux de radioprotection ?

Limiter le champ, adapter les paramètres et réduire le nombre de clichés
Augmenter le temps, réduire la distance et interposer des écrans
Augmenter la distance, limiter le temps et interposer des écrans
Porter un tablier, limiter le champ et vérifier les examens antérieurs

Augmenter la distance, limiter le temps et interposer des écrans

Explication

Les moyens généraux de réduction de dose sont l’augmentation de la distance, la limitation du temps d’exposition et l’interposition d’écrans. La limitation du champ et l’adaptation des paramètres sont des mesures utiles en imagerie, mais elles ne constituent pas la combinaison générale demandée.

40. Un patient épais doit subir un examen d’imagerie et plusieurs clichés sont envisagés. Quelle stratégie respecte les règles de réduction des doses en imagerie ?

Maintenir les paramètres standards, multiplier les clichés et compenser par des écrans
Élargir le champ, adapter le temps d’exposition et répéter les clichés en cas d’incertitude
Réduire le champ, conserver les paramètres standards et répéter l’examen pour comparaison
Limiter le champ utile, adapter kV et mAs, réduire si possible l’épaisseur et éviter les clichés inutiles

Limiter le champ utile, adapter kV et mAs, réduire si possible l’épaisseur et éviter les clichés inutiles

Explication

La réduction des doses en imagerie repose notamment sur la limitation du champ à la surface utile, l’adaptation des paramètres à l’état et à l’épaisseur du patient, la réduction possible de son épaisseur et la limitation des clichés. Multiplier les prises ou conserver des paramètres indifférenciés ne suit pas ces règles.

41. Une patiente en âge de procréer doit passer une radiographie conventionnelle. Quelle démarche respecte les précautions à prendre avant l’examen ?

Vérifier la justification médicale et rechercher une grossesse, mais imposer le milieu du cycle
Expliquer l’acte et rechercher une grossesse, mais demander la justification médicale après l’examen
Expliquer l’acte et vérifier la justification médicale, sans rechercher une grossesse si l’examen est bref
Expliquer l’acte, vérifier la justification médicale et rechercher une grossesse ; conseiller les dix premiers jours du cycle

Expliquer l’acte, vérifier la justification médicale et rechercher une grossesse ; conseiller les dix premiers jours du cycle

Explication

Avant une radiographie conventionnelle, l’acte doit être expliqué, l’examen justifié par un médecin et une grossesse recherchée chez une femme en âge de procréer ; les dix premiers jours du cycle sont conseillés. La justification après l’examen inverse la procédure, le milieu du cycle remplace à tort le calendrier conseillé, et la brièveté de l’examen ne dispense pas de rechercher une grossesse.

42. Lors d’une radiographie avec un appareil fixe, un technicien ne peut pas se placer derrière le paravent plombé. Quelle conduite doit-il adopter pendant l’exposition ?

Porter des gants plombés, garder les mains hors du faisceau primaire et tenir la cassette
Porter un tablier plombé, tenir la cassette et placer les mains au bord du faisceau primaire
Porter un tablier plombé, garder les mains hors du faisceau primaire et ne pas tenir la cassette
S’éloigner de deux mètres, garder les mains hors du faisceau primaire et tenir la cassette

Porter un tablier plombé, garder les mains hors du faisceau primaire et ne pas tenir la cassette

Explication

Si le personnel ne peut pas se placer derrière le paravent, il doit porter un tablier plombé ; il ne doit ni tenir la cassette ni placer les mains dans le faisceau primaire. Les gants sont associés à la tenue exceptionnelle d’un malade, la distance de deux mètres concerne l’appareil mobile, et le bord du faisceau reste une zone à éviter.

43. Une équipe choisit une technique de radiologie interventionnelle pour opérer sans ouvrir le patient. Quel risque particulier doit-elle également prendre en compte ?

Une consommation importante de rayons X et des effets déterministes possibles chez le patient, mais pas le personnel
Une consommation importante de rayons X et des effets déterministes possibles chez le patient et le personnel
Une faible consommation de rayons X et des effets déterministes possibles chez le patient, mais pas le personnel
Une faible consommation de rayons X et des effets stochastiques possibles chez le patient et le personnel

Une consommation importante de rayons X et des effets déterministes possibles chez le patient et le personnel

Explication

La radiologie interventionnelle permet d’opérer sans ouvrir le malade, mais consomme beaucoup de rayons X et peut entraîner des effets déterministes chez les patients comme chez le personnel. La qualifier de faible exposition confond les effets déterministes avec les effets stochastiques, tandis que l’exclusion du personnel ou des patients omet un groupe exposé.

44. Après une exposition monofractionnée de 12 Gy, quelle réaction cutanée correspond au seuil indiqué ?

Une épidermite exsudative
Une desquamation, une nécrose ou une ulcération
Une épidermite sèche
Une épilation temporaire

Une épidermite exsudative

Explication

À 12 Gy en exposition monofractionnée, la réaction indiquée est une épidermite exsudative. L’épidermite sèche correspond à 5 Gy, la desquamation, la nécrose ou l’ulcération à 15 Gy, et l’épilation temporaire à 3 Gy.

45. Un travailleur est susceptible de recevoir une dose efficace annuelle de 4 mSv. Dans quelle catégorie doit-il être classé ?

Hors catégorie A et B
Catégorie A
Catégorie B
Catégorie A ou B selon le dosimètre

Catégorie B

Explication

La catégorie B concerne les travailleurs susceptibles de recevoir une dose annuelle supérieure à 1 mSv et inférieure à 6 mSv : 4 mSv se situe dans cet intervalle. La catégorie A correspond à une dose supérieure à 6 mSv, tandis que le classement dépend de l’exposition prévisible et non du type de dosimètre.

46. Une technicienne doit manipuler pour la première fois un produit radioactif, mais n’a reçu ni information ni formation préalable. Que doit-il se passer avant la manipulation ?

La manipulation commence avec un dosimètre passif attribué
La manipulation attend la prochaine visite de surveillance médicale
La manipulation commence sous la supervision d’un collègue expérimenté
La manipulation attend qu’elle ait reçu information et formation

La manipulation attend qu’elle ait reçu information et formation

Explication

Toute manipulation de produits radioactifs ou de rayonnements ionisants exige une information et une formation préalables. Un dosimètre, la supervision d’un collègue ou une visite médicale ne remplacent pas cette exigence.

47. Quel est l’objectif de la dosimétrie dans le suivi des expositions ?

Mesurer le bruit de fond pour déterminer la sensibilité d’un détecteur
Mesurer les rayonnements en un lieu ou sur une personne pour estimer les doses
Classer les zones de travail selon leur niveau de rayonnement
Détecter une contamination surfacique par comparaison au bruit de fond

Mesurer les rayonnements en un lieu ou sur une personne pour estimer les doses

Explication

La dosimétrie mesure la quantité de rayonnements en un lieu ou sur une personne afin d’estimer l’équivalent de dose et la dose efficace. La contamination surfacique, le bruit de fond et le classement des zones sont des notions distinctes.

48. Lors d’une opération en zone contrôlée, une responsable doit connaître immédiatement et en continu le niveau mesuré, tandis qu’un suivi distinct doit intégrer la dose sur toute la période de port. Quel type de dosimètre répond à chacun de ces besoins ?

Passif pour les deux besoins, car il conserve une lecture immédiate
Passif pour la lecture continue, actif pour l’intégration de la dose
Actif pour les deux besoins, car il fournit aussi la dose intégrée
Actif pour la lecture continue, passif pour l’intégration de la dose

Actif pour la lecture continue, passif pour l’intégration de la dose

Explication

Le dosimètre actif fournit des mesures continues et une lecture immédiate, notamment en zone contrôlée, alors que le dosimètre passif intègre les doses sur sa période d’utilisation. Inverser ces fonctions ou attribuer les deux besoins à un seul type confond leurs rôles.

49. Le bruit de fond d’un détecteur est de 12 coups. Une mesure de surface donne 25 coups. Quelle conclusion correspond au critère de contamination surfacique ?

La contamination est admise, car 25 dépasse 24 coups
La contamination n’est pas admise, car seule une absence de réponse compte
La contamination n’est pas admise, car il faudrait dépasser 36 coups
La contamination est admise, car 25 dépasse 12 coups

La contamination est admise, car 25 dépasse 24 coups

Explication

Le critère admet une contamination surfacique lorsque le nombre de coups dépasse deux fois le bruit de fond : 2×12=242 \times 12 = 24, et 25 dépasse ce seuil. Comparer au bruit de fond simple ou exiger trois fois ce niveau applique un seuil erroné.

50. Pour concevoir une salle de radiographie selon les dimensions internationales indiquées, quelle combinaison faut-il retenir ?

4 m de longueur, 6 m de largeur, 3 m de hauteur et 2,5 m de distance minimale
6 m de longueur, 4 m de largeur, 3 m de hauteur et 2,5 m de distance minimale
6 m de longueur, 4 m de largeur, 3 m de hauteur et 2 m de distance minimale
6 m de longueur, 4 m de largeur, 3 m de hauteur et 24 m de distance minimale

6 m de longueur, 4 m de largeur, 3 m de hauteur et 2,5 m de distance minimale

Explication

Les dimensions indiquées sont de 6 m sur 4 m sur 3 m, avec une distance minimale opérateur-tube de 2,5 m. Intervertir longueur et largeur ou confondre la distance avec une autre valeur des normes ne respecte pas ces dimensions.

51. Avant d’évaluer les risques radiologiques d’un poste, une équipe rassemble des données sur les procédures, la configuration des expositions, l’encombrement et l’organisation ergonomique. Ces données relèvent-elles des éléments à recueillir ?

Non : l’évaluation repose sur la dose individuelle et les dimensions du local
Oui : consommation radiologique, géométrie, encombrement et ergonomie
Oui : consommation radiologique, bruit de fond, contamination des mains et ergonomie
Non : l’évaluation repose sur le type de détecteur et le nombre de coups mesurés

Oui : consommation radiologique, géométrie, encombrement et ergonomie

Explication

L’évaluation recueille les données de consommation radiologique, les conditions géométriques d’exposition, l’encombrement de la zone contrôlée et l’ergonomie du poste. Le bruit de fond, les contrôles de contamination ou le choix d’un détecteur ne remplacent pas cet ensemble de données.

52. Lors d’un examen, de la radioactivité pénètre dans l’organisme d’une personne par une petite plaie cutanée. De quel type de contamination s’agit-il ?

Une contamination par inhalation
Une contamination externe
Une simple exposition externe
Une contamination interne

Une contamination interne

Explication

La contamination interne correspond à la pénétration d’une substance radioactive dans l’organisme, notamment par une plaie. La contamination externe désigne un dépôt sur la peau ou les vêtements, tandis que l’inhalation est une autre voie possible de contamination interne et que l’exposition externe ne suppose pas de pénétration radioactive.

53. Un service produit chaque jour des déchets solides radioactifs du groupe IIa dont l’activité est de 3,0×1043{,}0 \times 10^4 Bq. Quelle conduite correspond au seuil d’évacuation locale immédiate ?

L’évacuation locale immédiate ne s’applique pas
L’évacuation locale immédiate est indiquée
Le stockage est indiqué jusqu’à décroissance de l’activité
L’incinération est indiquée selon le seuil du groupe IIb

L’évacuation locale immédiate est indiquée

Explication

Pour les déchets solides du groupe IIa, l’évacuation locale immédiate est indiquée sous 3,7×1043{,}7 \times 10^4 Bq par jour ; 3,0×1043{,}0 \times 10^4 Bq est inférieur à ce seuil. Le seuil du groupe I est plus bas, celui du groupe IIb plus élevé, et l’activité donnée ne dépasse pas la limite applicable.

54. Pour une acquisition hélicoïdale, un appareil affiche un CTDI de 1212 mGy et un pitch de 1,51{,}5. Quelle interprétation du CTDIvol est correcte ?

Il vaut 1818 mGy et représente la dose totale du patient
Il vaut 88 mGy et correspond à la dose totale du patient
Il vaut 1212 mGy et décrit la dose totale de l’examen
Il vaut 88 mGy et ne représente pas la dose totale du patient

Il vaut $$8$$ mGy et ne représente pas la dose totale du patient

Explication

Le CTDIvol s’obtient en divisant le CTDI par le pitch : 12÷1,5=812 \div 1{,}5 = 8 mGy. Il tient compte du pitch, mais ne représente pas la dose totale reçue par le patient ; le CTDI reste un indice lié à une coupe.

55. Un examen comprend deux acquisitions de la même région anatomique. Quelle valeur faut-il rapporter pour exprimer la dose totale associée à cette région ?

Le CTDIvol cumulé des deux acquisitions pour cette région
Le PDL cumulé des deux acquisitions pour cette région
Le PDL de la première acquisition pour cette région
Le CTDI de la seconde acquisition pour cette région

Le PDL cumulé des deux acquisitions pour cette région

Explication

Le PDL exprime la dose totale de l’examen et les acquisitions répétées d’une même région doivent être prises en compte dans son PDL cumulé. Le CTDI et le CTDIvol sont des indices d’exposition, et retenir une seule acquisition ne rend pas compte du cumul.

56. Pour estimer la dose efficace d’un examen du thorax chez une femme, le PDL est de 250250 mGy·cm. Quelle estimation obtient-on avec le coefficient indiqué ?

12 50012\,500 mSv
3,853{,}85 mSv
4,174{,}17 mSv
55 mSv

$$5$$ mSv

Explication

Pour le thorax chez la femme, on divise le PDL par 50 : 250÷50=5250 \div 50 = 5 mSv. Le coefficient 60 concerne le thorax chez l’homme, 65 l’abdomen et le pelvis, et multiplier au lieu de diviser donne une opération incorrecte.

57. Au cours d’un scanner, l’équipe a obtenu l’information diagnostique recherchée après une séquence. Quelle décision limite les doses conformément au principe d’optimisation ?

Arrêter l’exploration et justifier chaque séquence réalisée
Poursuivre toutes les séquences prévues au protocole
Ajouter un passage de contrôle sur la même région
Répéter la séquence pour consolider l’information obtenue

Arrêter l’exploration et justifier chaque séquence réalisée

Explication

Chaque séquence doit être justifiée et l’exploration s’arrête lorsque l’information diagnostique est obtenue, car les passages inutiles sur une même région augmentent la dose cumulée. Poursuivre ou répéter l’acquisition sans justification ajoute une exposition évitable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Imagerie médicale et rayonnements.

Quels rayons la radiographie conventionnelle, l’amplificateur de luminance et le scanner utilisent-ils ?

Des rayons X en imagerie par atténuation.

Quels rayons la scintigraphie utilise-t-elle en imagerie par émission ?

Des rayons gamma.

Comment la radiothérapie métabolique traite-t-elle certaines maladies de la thyroïde ?

Par administration orale d’iode 131.

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