QCM : Séries numériques à termes positifs (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour une suite de termes (un)(u_n), quelle expression donne la somme partielle d’indice mm de la série associée ?

Sm=umS_m=u_m
Sm=∑k=0mukS_m=\sum_{k=0}^{m}u_k
Sm=∑k=1mukS_m=\sum_{k=1}^{m}u_k
Sm=∑k=0m−1ukS_m=\sum_{k=0}^{m-1}u_k

$$S_m=\sum_{k=0}^{m}u_k$$

Explication

La somme partielle d’indice mm additionne les termes de u0u_0 à umu_m, bornes comprises. La réponse umu_m confond somme partielle et terme général, tandis que les autres expressions changent l’indice de départ ou la borne supérieure.

2. Une série a pour terme général un=nn+1u_n=\frac{n}{n+1}. Que peut-on conclure sur sa convergence à partir du comportement de unu_n ?

Elle diverge, car unu_n ne tend pas vers zéro.
Elle converge, car unu_n reste inférieur à un.
On ne peut rien conclure, car les termes sont positifs.
Elle converge, car ses termes tendent vers un nombre fini.

Elle diverge, car $$u_n$$ ne tend pas vers zéro.

Explication

La convergence d’une série impose que son terme général tende vers zéro ; ici, un→1u_n\to1, donc la série diverge. Le fait que les termes soient bornés ou positifs ne remplace pas cette condition nécessaire.

3. Pour quelle valeur du paramètre qq la série géométrique ∑n=0+∞qn\sum_{n=0}^{+\infty}q^n converge-t-elle ?

Pour q>0q>0.
Pour q<1q<1.
Pour ∣q∣<1|q|<1.
Pour q>1q>1.

Pour $$|q|<1$$.

Explication

Une série géométrique converge exactement lorsque le rapport vérifie ∣q∣<1|q|<1. La condition q<1q<1 omet les valeurs négatives de grande valeur absolue, et la positivité de qq ou la condition q>1q>1 ne caractérisent pas la convergence.

4. Pour quel domaine de α\alpha la série ∑n≥11nα\sum_{n\ge1}\frac{1}{n^\alpha} converge-t-elle ?

Pour α<1\alpha<1.
Pour α>1\alpha>1.
Pour ∣α∣<1|\alpha|<1.
Pour α≥1\alpha\ge1.

Pour $$\alpha>1$$.

Explication

La série de Riemann converge si et seulement si son exposant est strictement supérieur à 1. Le cas limite α=1\alpha=1 diverge, et le critère ne repose pas sur la valeur absolue de l’exposant.

5. Qu’est-ce qui caractérise une série à termes positifs ?

La série est convergente dès que ses termes décroissent.
Chaque somme partielle de la série est majorée.
Chaque terme de la série est supérieur ou égal à zéro.
Le terme général de la série tend vers zéro.

Chaque terme de la série est supérieur ou égal à zéro.

Explication

Une série à termes positifs est définie par la condition que chacun de ses termes vérifie un≥0u_n\ge0. Des sommes partielles majorées caractérisent la convergence dans ce contexte, mais ne définissent pas la positivité des termes.

6. Lorsque εn→0\varepsilon_n\to0, à quoi est équivalent 1−cos⁡(εn)1-\cos(\varepsilon_n) ?

À εn22\frac{\varepsilon_n^2}{2}
À εn\varepsilon_n
À εn2\frac{\varepsilon_n}{2}
À εn3\varepsilon_n^3

À $$\frac{\varepsilon_n^2}{2}$$

Explication

Au voisinage de zéro, la différence 1−cos⁡(εn)1-\cos(\varepsilon_n) est équivalente à εn22\frac{\varepsilon_n^2}{2}. L’équivalence à εn\varepsilon_n correspond plutôt à certaines fonctions comme sin⁡(εn)\sin(\varepsilon_n).

7. Quel est le rôle du critère de comparaison asymptotique fondé sur l’équivalence de deux suites non négatives ?

Comparer les sommes des séries lorsque les termes sont équivalents.
Déterminer la limite du quotient des sommes partielles.
Garantir la convergence dès que les termes tendent vers zéro.
Établir que les séries associées ont la même nature.

Établir que les séries associées ont la même nature.

Explication

Des termes non négatifs équivalents donnent des séries qui convergent ou divergent ensemble. La comparaison porte sur la nature des séries, tandis que l’équivalence ne permet pas de conclure que leurs sommes sont égales.

8. Quelle différence distingue le critère pratique de Riemann appliqué avec α>1\alpha>1 de son application avec α≤1\alpha\le1 ?

Avec α>1\alpha>1, une limite strictement positive entraîne la divergence ; avec α≤1\alpha\le1, une limite finie entraîne la convergence.
Avec α>1\alpha>1, le critère établit la divergence ; avec α≤1\alpha\le1, il établit la convergence dès que la limite existe.
Avec α>1\alpha>1, une limite finie de nαunn^\alpha u_n entraîne la convergence ; avec α≤1\alpha\le1, une limite strictement positive ou infinie entraîne la divergence.
Avec α>1\alpha>1, le critère exige une limite nulle ; avec α≤1\alpha\le1, il exige une limite égale à l’infini.

Avec $$\alpha>1$$, une limite finie de $$n^\alpha u_n$$ entraîne la convergence ; avec $$\alpha\le1$$, une limite strictement positive ou infinie entraîne la divergence.

Explication

Pour une suite non négative, une limite finie de nαunn^\alpha u_n suffit à conclure à la convergence lorsque α>1\alpha>1, tandis qu’une limite dans ]0,+∞]]0,+\infty] entraîne la divergence lorsque α≤1\alpha\le1. Une limite strictement positive ne conduit donc pas à la divergence dans le premier cas : avec un exposant supérieur à 1, elle reste compatible avec la convergence.

9. Pour une série à termes strictement positifs, le rapport un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} tend vers une limite supérieure à 1. Quelle conclusion donne le critère de d’Alembert ?

La série diverge, car ses termes finissent par croître au lieu de tendre vers zéro.
La série converge, car le rapport possède une limite finie.
La série converge si la racine n-ième de ses termes tend vers une valeur inférieure à 1.
Le critère ne permet pas de conclure, car la limite doit être égale à 1.

La série diverge, car ses termes finissent par croître au lieu de tendre vers zéro.

Explication

Une limite du rapport strictement supérieure à 1 implique que les termes ne tendent pas vers zéro, ce qui entraîne la divergence. La limite égale à 1, et non une limite supérieure à 1, est le cas où le critère de d’Alembert ne conclut pas.

10. Pourquoi commence-t-on par examiner le terme général avant de choisir un critère de convergence pour une série ?

Cela permet de remplacer les termes par leurs valeurs absolues, même si leurs signes varient.
Cela permet de choisir d’emblée le critère de Riemann, quel que soit le terme général.
Cela permet de vérifier si le terme tend vers zéro, puis d’adapter le critère à sa forme.
Cela permet de déterminer directement la somme de la série avant toute comparaison.

Cela permet de vérifier si le terme tend vers zéro, puis d’adapter le critère à sa forme.

Explication

Si le terme général ne tend pas vers zéro, la série diverge ; s’il tend vers zéro, sa forme aide à sélectionner un critère approprié. Choisir d’emblée le critère de Riemann ne convient pas à toutes les formes de termes, notamment aux expressions faisant intervenir des factorielles ou des puissances globales.

11. Une série converge vers une somme SS et l’on connaît sa somme partielle SnS_n. Comment calcule-t-on son reste d’ordre nn ?

On calcule S−SnS-S_n, soit la somme des termes à partir de n+1n+1.
On calcule S−Sn−1S-S_{n-1}, soit la somme des termes à partir de nn.
On calcule SnS_n, soit la somme des termes à partir de n+1n+1.
On calcule Sn−SS_n-S, soit la somme des termes jusqu’à nn.

On calcule $$S-S_n$$, soit la somme des termes à partir de $$n+1$$.

Explication

Le reste d’ordre nn mesure l’écart entre la somme totale et la somme partielle, donc Rn=S−Sn=∑k=n+1+∞ukR_n=S-S_n=\sum_{k=n+1}^{+\infty}u_k. La somme S−Sn−1S-S_{n-1} correspond plutôt au reste d’ordre n−1n-1, car elle inclut le terme unu_n.

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Comment définit-on la série numérique de terme général unu_n ?

Comme la suite des sommes partielles Sn=∑k=0nukS_n=\sum_{k=0}^{n}u_k.

Quelle condition caractérise la convergence de la série ∑un\sum u_n ?

La suite de ses sommes partielles admet une limite finie dans R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}.

À quelle condition la série géométrique ∑n=0+∞qn\sum_{n=0}^{+\infty}q^n converge-t-elle ?

Lorsque ∣q∣<1|q|<1.

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