QCM : Immunité et reconnaissance du soi (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit l’immunité innée lors d’une première exposition à un microbe ?

Une défense naturelle, immédiate et non spécifique, sans apprentissage
Une défense tardive et spécifique, déclenchée après la production d’anticorps
Une défense spécifique d’un antigène, plus lente à se mettre en place
Une défense acquise après apprentissage, adaptée à chaque antigène

Une défense naturelle, immédiate et non spécifique, sans apprentissage

Explication

L’immunité innée est une défense naturelle, immédiate et non spécifique qui ne nécessite pas d’apprentissage. La réponse spécifique et plus lente décrit l’immunité adaptative; l’apprentissage et la production d’anticorps ne caractérisent pas la défense innée.

2. Un microbe tente de pénétrer dans l’organisme par la peau intacte ou par une muqueuse : quel rôle ces tissus jouent-ils comme barrières naturelles ?

Bloquer l’entrée des microbes dans l’organisme
Neutraliser les antigènes présents dans les liquides extracellulaires
Produire des cellules mémoire contre les microbes rencontrés
Détruire les microbes après leur entrée dans les tissus

Bloquer l’entrée des microbes dans l’organisme

Explication

La peau et les muqueuses constituent des barrières naturelles qui bloquent les microbes. La destruction par phagocytose intervient après leur entrée; les cellules mémoire et les anticorps relèvent de réponses adaptatives.

3. Après une petite blessure, une zone présente rougeur, chaleur, gonflement et douleur : à quel phénomène ces quatre signes correspondent-ils ?

À la phagocytose des microbes
À l’activation des lymphocytes mémoire
À la production d’anticorps
À la réaction inflammatoire

À la réaction inflammatoire

Explication

La rougeur, la chaleur, le gonflement et la douleur sont les quatre signes de la réaction inflammatoire. La phagocytose est un mécanisme de destruction des microbes, tandis que les anticorps et les lymphocytes mémoire appartiennent à l’immunité adaptative.

4. Après une blessure, des phagocytes affluent dans le tissu et rencontrent des microbes : quel mécanisme leur permet de les détruire ?

Les neutraliser à l’aide d’anticorps produits par des plasmocytes
Les englober puis les détruire par phagocytose
Détruire les cellules infectées en agissant comme des LT cytotoxiques
Empêcher leur entrée grâce à la peau et aux muqueuses

Les englober puis les détruire par phagocytose

Explication

Les phagocytes détruisent les microbes par phagocytose, après leur afflux au site de l’inflammation. La neutralisation par anticorps, le blocage par les barrières et la destruction de cellules infectées par les LT cytotoxiques correspondent à d’autres mécanismes.

5. Comment caractériser l’immunité adaptative par rapport à l’immunité innée ?

Non spécifique, immédiate et moins efficace
Spécifique d’un antigène, immédiate et moins efficace
Non spécifique, plus lente mais plus efficace
Spécifique d’un antigène, plus lente mais plus efficace

Spécifique d’un antigène, plus lente mais plus efficace

Explication

L’immunité adaptative est spécifique d’un antigène et se met en place plus lentement, mais elle est plus efficace que l’immunité innée. La réponse immédiate et non spécifique correspond à l’immunité innée.

6. Chez une personne, des lymphocytes B s’activent lors d’une réponse humorale : en quelles cellules se transforment-ils pour produire des anticorps ?

En lymphocytes T auxiliaires qui coordonnent les réponses
En cellules mémoire qui assurent une réponse ultérieure plus rapide
En lymphocytes T cytotoxiques qui détruisent les cellules infectées
En plasmocytes producteurs d’anticorps

En plasmocytes producteurs d’anticorps

Explication

Dans la réponse humorale, les lymphocytes B se transforment en plasmocytes producteurs d’anticorps. Les LT auxiliaires coopèrent à la coordination des réponses, les LT cytotoxiques détruisent des cellules infectées et les cellules mémoire contribuent à une réponse ultérieure.

7. Des anticorps sont présents dans un milieu extracellulaire contenant des antigènes : quelle action correspond à la réponse humorale ?

Bloquer l’entrée des microbes à travers la peau et les muqueuses
Détruire les cellules déjà infectées par un virus
Englober et digérer directement les microbes par phagocytose
Neutraliser les antigènes présents à l’extérieur des cellules

Neutraliser les antigènes présents à l’extérieur des cellules

Explication

Les anticorps de la réponse humorale neutralisent les antigènes extracellulaires. La destruction des cellules infectées relève des LT cytotoxiques, le blocage de l’entrée des microbes des barrières naturelles et leur engloutissement de la phagocytose.

8. Dans un tissu, des cellules sont infectées par un virus : quelle action les lymphocytes T cytotoxiques issus des LT8 peuvent-ils exercer ?

Détruire les cellules infectées par le virus
Bloquer les microbes à l’entrée grâce aux barrières naturelles
Produire des anticorps pour neutraliser les antigènes extracellulaires
Coordonner la coopération entre les réponses humorale et cellulaire

Détruire les cellules infectées par le virus

Explication

Les LT cytotoxiques issus des LT8 détruisent les cellules infectées par un virus ou les cellules anormales. La production d’anticorps relève des plasmocytes, la coopération des réponses des LT4 et le blocage des microbes des barrières naturelles.

9. Après un premier contact avec un antigène, que conserve l’organisme au titre de la mémoire immunitaire ?

Des lymphocytes B mémoire seulement
Des lymphocytes B et T mémoire
Des phagocytes et des lymphocytes T
Des anticorps et des plasmocytes

Des lymphocytes B et T mémoire

Explication

La mémoire immunitaire repose sur la conservation de lymphocytes B et T mémoire après un premier contact avec l’antigène. Les anticorps et plasmocytes sont associés à la réponse humorale, les lymphocytes B seuls omettent les lymphocytes T, et les phagocytes ne constituent pas les cellules mémoire décrites.

10. Une personne ayant déjà rencontré un antigène est exposée de nouveau au même antigène. Quelle évolution de sa réponse immunitaire est attendue ?

Une réponse plus rapide et plus forte
Une réponse aussi rapide et aussi forte
Une réponse plus lente et plus forte
Une réponse plus lente et moins forte

Une réponse plus rapide et plus forte

Explication

Lors du second contact avec le même antigène, la réponse immunitaire est plus rapide et plus forte grâce aux cellules mémoire. Une réponse plus lente inverse le gain de rapidité, une réponse identique nie l’effet de mémoire, et une réponse moins efficace inverse le gain d’intensité.

11. Pour protéger une personne sans provoquer la maladie, quelle intervention correspond au principe de la vaccination ?

Introduire des anticorps pour remplacer la formation de cellules mémoire
Introduire un antigène rendu inoffensif pour former des cellules mémoire
Introduire des lymphocytes mémoire pour éviter tout contact avec l’antigène
Introduire l’antigène pathogène pour déclencher une infection maîtrisée

Introduire un antigène rendu inoffensif pour former des cellules mémoire

Explication

La vaccination introduit un antigène rendu inoffensif afin de provoquer la formation de cellules mémoire et de protéger sans provoquer la maladie. L’antigène pathogène correspond à l’infection, les anticorps apportés directement ne sont pas le principe décrit, et l’intervention ne consiste pas à injecter des cellules mémoire.

12. Lors d’un examen sanguin, quel élément permet de déterminer si un globule rouge appartient à un groupe ABO donné ?

La présence d’antigènes A et/ou B sur les globules rouges
La présence de molécules HLA sur les globules rouges
La présence de lymphocytes A et/ou B dans le sang
La présence d’anticorps A et/ou B sur les globules rouges

La présence d’antigènes A et/ou B sur les globules rouges

Explication

Les groupes ABO sont déterminés par la présence des antigènes A et/ou B sur les globules rouges. Les anticorps sont confondus ici avec les antigènes, les molécules HLA concernent la compatibilité des greffes, et les lymphocytes ne définissent pas le groupe ABO.

13. Après une transfusion incompatible, les globules rouges transfusés s’agglutinent. Quel mécanisme explique cette réaction ?

Les anticorps du donneur reconnaissent le sang du receveur comme non-soi
Les molécules HLA du receveur reconnaissent le sang transfusé comme non-soi
Les anticorps du receveur reconnaissent le sang transfusé comme non-soi
Les antigènes du receveur reconnaissent le sang transfusé comme non-soi

Les anticorps du receveur reconnaissent le sang transfusé comme non-soi

Explication

Lors d’une transfusion incompatible, les anticorps du receveur reconnaissent le sang transfusé comme non-soi, ce qui entraîne l’agglutination. L’option attribuant cette reconnaissance aux antigènes inverse les rôles, celle qui désigne les anticorps du donneur change l’acteur, et les molécules HLA sont liées à la compatibilité des greffes.

14. Une équipe médicale compare les molécules HLA de plusieurs donneurs avant une greffe. Quel choix réduit le risque de rejet ?

Choisir le donneur dont les molécules HLA sont les plus compatibles avec celles du receveur
Choisir le donneur selon l’âge du receveur, sans comparer les molécules HLA
Choisir le donneur dont les molécules HLA diffèrent le plus de celles du receveur
Choisir le donneur dont le groupe sanguin est identique, sans tenir compte des molécules HLA

Choisir le donneur dont les molécules HLA sont les plus compatibles avec celles du receveur

Explication

Une compatibilité maximale entre les molécules HLA du donneur et du receveur réduit le risque de rejet. La compatibilité ABO ne remplace pas la compatibilité HLA, et une forte différence HLA expose davantage à une réaction contre le greffon.

15. Après une greffe, le système immunitaire du receveur attaque les tissus greffés reconnus comme étrangers. Comment nomme-t-on cette réaction ?

La mémoire vaccinale
La tolérance du greffon
Le rejet de greffe
La cicatrisation du greffon

Le rejet de greffe

Explication

Le rejet de greffe est une réaction immunitaire dirigée contre le non-soi de la greffe. La tolérance désigne l’absence d’attaque, la mémoire vaccinale concerne la réponse à un antigène et la cicatrisation répare un tissu blessé.

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Mémorisez les réponses avec 21 flashcards sur Immunité et reconnaissance du soi.

Qu’est-ce que l’immunité innée ?

Une défense naturelle, immédiate et non spécifique, sans apprentissage.

Quelles structures forment les barrières naturelles contre les microbes ?

La peau et les muqueuses.

Quel rôle jouent la peau et les muqueuses dans l’immunité innée ?

Elles bloquent les microbes.

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