QCM : Le second degré (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une fonction est définie par g(x)=5x2−3x+2g(x)=5x^2-3x+2. Quelle propriété permet d’affirmer que son degré est 2 ?

Son coefficient de x2x^2 est égal à 1.
Son terme constant est non nul.
Son coefficient de x2x^2 est non nul.
Son coefficient de xx est non nul.

Son coefficient de $$x^2$$ est non nul.

Explication

Une fonction polynôme de degré 2 s’écrit ax2+bx+cax^2+bx+c avec a≠0a\neq 0 ; ici, le coefficient de x2x^2 vaut 5. Le terme constant non nul ne détermine pas le degré, et la condition d’une fonction affine porte sur le terme en xx, pas sur celui en x2x^2.

2. On développe p(x)=3(x−2)2−7p(x)=3(x-2)^2-7 pour l’écrire sous la forme ax2+bx+cax^2+bx+c. Quels sont ses coefficients ?

a=3, b=−12, c=−7a=3,\ b=-12,\ c=-7
a=3, b=−6, c=−7a=3,\ b=-6,\ c=-7
a=3, b=12, c=5a=3,\ b=12,\ c=5
a=3, b=−12, c=5a=3,\ b=-12,\ c=5

$$a=3,\ b=-12,\ c=5$$

Explication

Comme (x−2)2=x2−4x+4(x-2)^2=x^2-4x+4, on obtient 3x2−12x+12−7=3x2−12x+53x^2-12x+12-7=3x^2-12x+5. Le coefficient −6-6 oublie la distribution du facteur 3, le signe positif inverse celui du terme linéaire et −7-7 ne tient pas compte de la constante issue du développement.

3. Pour f(x)=4x2+8x+1f(x)=4x^2+8x+1, quelle est la forme canonique a(x−α)2+βa(x-\alpha)^2+\beta, avec α=−b2a\alpha=-\frac{b}{2a} et β=f(α)\beta=f(\alpha) ?

4(x+1)2+44(x+1)^2+4
4(x+1)2−34(x+1)^2-3
4(x+8)2+14(x+8)^2+1
4(x−1)2−34(x-1)^2-3

$$4(x+1)^2-3$$

Explication

On calcule α=−82⋅4=−1\alpha=-\frac{8}{2\cdot4}=-1, puis β=f(−1)=4−8+1=−3\beta=f(-1)=4-8+1=-3, d’où 4(x+1)2−34(x+1)^2-3. Le terme (x−1)2(x-1)^2 inverse le signe associé à α\alpha, tandis que les autres propositions attribuent incorrectement à α\alpha ou à β\beta des coefficients du trinôme.

4. Pour mettre 6x2−12x+56x^2-12x+5 sous forme canonique, quelle transformation suit la méthode de complétion du carré ?

6(x+1)2−16(x+1)^2-1
6(x−1)2+56(x-1)^2+5
6(x−2)2−196(x-2)^2-19
6(x−1)2−16(x-1)^2-1

$$6(x-1)^2-1$$

Explication

On factorise d’abord 6 : 6(x2−2x)+56(x^2-2x)+5, puis on écrit x2−2x=(x−1)2−1x^2-2x=(x-1)^2-1. Ainsi, 6[(x−1)2−1]+5=6(x−1)2−16[(x-1)^2-1]+5=6(x-1)^2-1 ; les autres formes utilisent un carré ou une compensation incorrects.

5. Une fonction est définie par f(x)=3(x−2)2−5f(x)=3(x-2)^2-5. Quel est son extremum ?

Un minimum de 2 atteint en x = −5
Un minimum de −5 atteint en x = 2
Un maximum de −5 atteint en x = 2
Un minimum de 3 atteint en x = 2

Un minimum de −5 atteint en x = 2

Explication

Comme a=3>0a=3>0, l’extrémum est un minimum, égal à β=−5\beta=-5 et atteint en x=α=2x=\alpha=2. Un maximum correspondrait à a<0a<0, tandis que 2 est l’abscisse de l’extrémum et 3 le coefficient de la forme canonique.

6. Une fonction est donnée par g(x)=−2(x+4)2+7g(x)=-2(x+4)^2+7. Quelle est la valeur de son extremum et où est-il atteint ?

Un maximum de −4 atteint en x = 7
Un maximum de 7 atteint en x = −4
Un maximum de −2 atteint en x = −4
Un minimum de 7 atteint en x = −4

Un maximum de 7 atteint en x = −4

Explication

Ici, a=−2<0a=-2<0 : la fonction admet donc un maximum égal à β=7\beta=7, atteint en x=α=−4x=\alpha=-4. Un minimum correspondrait à un coefficient positif ; −4 est l’abscisse et −2 le coefficient.

7. Pour une fonction h(x)=−5(x−3)2+1h(x)=-5(x-3)^2+1, quel est le sens de variation de part et d’autre de x=3x=3 ?

Décroissante jusqu’à 1, puis croissante
Croissante jusqu’à 1, puis décroissante
Décroissante jusqu’à 3, puis croissante
Croissante jusqu’à 3, puis décroissante

Croissante jusqu’à 3, puis décroissante

Explication

Lorsque a<0a<0, le trinôme croît jusqu’à x=αx=\alpha, puis décroît ; ici α=3\alpha=3. La variation inverse correspond à a>0a>0, et 1 est la valeur de β\beta, pas l’abscisse de l’extrémum.

8. Quelle est la nature de la courbe représentative de la fonction p(x)=4x2−3x+2p(x)=4x^2-3x+2 ?

Un axe de symétrie
Une parabole
Une droite
Un point sommet

Une parabole

Explication

La courbe représentative d’une fonction polynôme de degré 2 est une parabole. L’axe de symétrie et le sommet sont des éléments de cette courbe, tandis qu’une droite n’est pas la forme générale de son graphique.

9. Une parabole a pour sommet S(−2;5)S(−2;5). Quelle équation décrit son axe de symétrie ?

y=5y=5
x=5x=5
x=−2x=-2
y=−2y=-2

$$x=-2$$

Explication

L’axe de symétrie passe par le sommet, est parallèle à l’axe des ordonnées et son équation est x=αx=\alpha ; l’abscisse du sommet étant −2, l’équation est x=−2x=-2. x=5x=5 utilise l’ordonnée du sommet, tandis que les équations en yy décrivent des droites horizontales.

10. Pour le trinôme 3x2+2x+53x^2+2x+5, on calcule Δ=−56\Delta=-56. Combien l’équation 3x2+2x+5=03x^2+2x+5=0 possède-t-elle de solutions réelles ?

Deux solutions réelles distinctes
Une infinité de solutions réelles
Une solution réelle unique
Aucune solution réelle

Aucune solution réelle

Explication

Un discriminant négatif signifie que l’équation ne possède aucune solution réelle. Une solution double correspond à un discriminant nul, et deux solutions distinctes à un discriminant positif.

11. Parmi les équations suivantes, laquelle est une équation du second degré ?

2x3+x−1=02x^3+x-1=0
5x2−3x+1=05x^2-3x+1=0
0x2+3x−2=00x^2+3x-2=0
4x−7=04x-7=0

$$5x^2-3x+1=0$$

Explication

Une équation du second degré s’écrit ax2+bx+c=0ax^2+bx+c=0 avec a≠0a\ne0. L’équation dont le coefficient de x2x^2 est nul est linéaire, tandis que les autres propositions sont de degré un ou trois.

12. Les racines de 2x2+6x−8=02x^2+6x-8=0 sont x1x_1 et x2x_2. Quelle est leur somme ?

−3-3
−4-4
−6-6
44

$$-3$$

Explication

La somme des racines vaut −ba-\frac{b}{a} ; ici, −62=−3-\frac{6}{2}=-3. La valeur −4-4 correspond au produit ca\frac{c}{a}, tandis que les autres réponses résultent d’une erreur de signe ou d’échelle.

13. Dans un trinôme de coefficient dominant a=3a=3 et de terme constant c=−12c=-12, une racine connue est x1=2x_1=2. Quelle est l’autre racine ?

66
−6-6
22
−2-2

$$-2$$

Explication

Le produit des racines vaut ca=−4\frac{c}{a}=-4. Ainsi, x2=−42=−2x_2=\frac{-4}{2}=-2 ; −6-6 provient d’un usage erroné de la somme, et les réponses positives négligent le signe du produit.

14. Un trinôme du second degré a un discriminant nul et une racine double égale à 3. Quelle est sa forme factorisée si son coefficient dominant vaut 2 ?

2(x+3)22(x+3)^2
2(x−3)22(x-3)^2
(x−3)2(x-3)^2
2(x−3)(x+3)2(x-3)(x+3)

$$2(x-3)^2$$

Explication

Lorsque le discriminant est nul, le trinôme s’écrit a(x−x0)2a(x-x_0)^2 : ici, cela donne 2(x−3)22(x-3)^2. Deux facteurs distincts correspondent à un discriminant positif, omettre 2 oublie le coefficient dominant, et x+3x+3 correspond à une racine égale à −3-3.

15. Un trinôme a pour coefficient dominant −3-3 et pour racines −2-2 et 4. Quelle est sa factorisation ?

(x+2)(x−4)(x+2)(x-4)
−3(x+2)(x−4)-3(x+2)(x-4)
−3(x−2)(x+4)-3(x-2)(x+4)
3(x+2)(x−4)3(x+2)(x-4)

$$-3(x+2)(x-4)$$

Explication

Avec un discriminant positif, un trinôme de racines x1x_1 et x2x_2 s’écrit a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2) ; avec a=−3a=-3, x1=−2x_1=-2 et x2=4x_2=4, on obtient −3(x+2)(x−4)-3(x+2)(x-4). Les autres expressions omettent le coefficient, en changent le signe ou inversent les signes des racines.

16. Un trinôme réel a un discriminant strictement négatif. Quelle affirmation décrit sa factorisation en facteurs réels de degré 1 ?

Il se factorise en deux facteurs complexes conjugués de degré 1.
Il se factorise en deux facteurs réels distincts de degré 1.
Il se factorise en le carré d’un facteur réel de degré 1.
Il ne se factorise pas en produit de deux polynômes réels de degré 1.

Il ne se factorise pas en produit de deux polynômes réels de degré 1.

Explication

Un discriminant négatif signifie que le trinôme ne peut pas s’écrire comme un produit de polynômes réels de degré 1. Le carré d’un facteur correspond au discriminant nul, deux facteurs réels distincts au discriminant positif, tandis que les facteurs complexes ne sont pas des facteurs réels.

17. Un trinôme a un discriminant négatif et un coefficient dominant négatif. Quel est son signe sur l’ensemble des réels ?

Il est positif pour tout réel.
Il est négatif pour tout réel.
Il est négatif sauf en un point où il s’annule.
Il est négatif à l’extérieur de deux racines et positif entre elles.

Il est négatif pour tout réel.

Explication

Quand le discriminant est négatif, le trinôme garde partout le signe de son coefficient dominant ; celui-ci étant négatif, le trinôme est négatif pour tout réel. Le signe positif inverse celui du coefficient, le changement de signe entre deux racines concerne un discriminant positif, et l’annulation en un point concerne un discriminant nul.

18. Un trinôme a un discriminant nul, une racine double x0=2x_0=2 et un coefficient dominant positif. Que se passe-t-il lorsqu’on traverse x=2x=2 ?

Il reste négatif de part et d’autre et s’annule en 2.
Il passe du positif au négatif et s’annule en 2.
Il reste positif de part et d’autre et s’annule en 2.
Il reste positif de part et d’autre et s’annule en −2.

Il reste positif de part et d’autre et s’annule en 2.

Explication

Avec un discriminant nul, le trinôme garde le signe de son coefficient dominant et s’annule à sa racine double ; ici, il est positif de part et d’autre de 2 et vaut zéro en 2. Le changement de signe correspond à deux racines distinctes, un signe négatif contredit le coefficient positif, et l’annulation en −2-2 change la racine donnée.

19. Un trinôme a deux racines distinctes −1-1 et 4, ainsi qu’un coefficient dominant négatif. Quels signes prend-il sur les trois intervalles déterminés par ses racines ?

Positif sur ]−∞,−1[]-\infty,-1[ et ]4,+∞[]4,+\infty[, négatif sur ]−1,4]-1,4.
Négatif sur ]−∞,−1[]-\infty,-1[ et ]4,+∞[]4,+\infty[, positif sur ]−1,4]-1,4.
Négatif sur les trois intervalles séparés par les racines.
Positif sur ]−∞,−1[]-\infty,-1[ et ]4,+∞[]4,+\infty[, positif sur ]−1,4]-1,4.

Négatif sur $$]-\infty,-1[$$ et $$]4,+\infty[$$, positif sur $$]-1,4$$.

Explication

Pour un discriminant positif, le trinôme a le signe de son coefficient dominant à l’extérieur des racines et le signe opposé entre elles. Avec un coefficient dominant négatif, il est donc négatif à l’extérieur et positif entre −1-1 et 4 ; les autres répartitions inversent ce principe ou ne tiennent pas compte du changement de signe.

20. Pour comparer deux courbes représentatives sur leur domaine commun, que cherche-t-on à établir lors de l’étude de leur position relative ?

Les intervalles où les deux fonctions sont croissantes ou décroissantes
Les valeurs du domaine où les deux fonctions sont définies
Les abscisses où chaque fonction atteint un extremum
Les intervalles où l’une est au-dessus de l’autre et leurs intersections éventuelles

Les intervalles où l’une est au-dessus de l’autre et leurs intersections éventuelles

Explication

L’étude de position relative détermine où une courbe est au-dessus de l’autre et repère les éventuels points d’intersection. La recherche des seules intersections est incomplète, tandis que les variations et le domaine de définition répondent à d’autres questions.

21. Deux courbes sont représentées par les fonctions f(x)=x2−1f(x)=x^2-1 et g(x)=2x+2g(x)=2x+2. Quelle équation faut-il résoudre pour déterminer les abscisses de leurs points d’intersection ?

x2−2x−3=0x^2-2x-3=0
x2−2x−3>0x^2-2x-3>0
x2−1=0x^2-1=0 et 2x+2=02x+2=0
x2+2x+1=0x^2+2x+1=0

$$x^2-2x-3=0$$

Explication

Les abscisses des intersections vérifient f(x)=g(x)f(x)=g(x), donc f(x)−g(x)=0f(x)-g(x)=0, ici x2−2x−3=0x^2-2x-3=0. L’inéquation indique une position relative, l’addition ne compare pas les valeurs et les zéros séparés ne donnent pas les intersections des deux courbes.

22. Sur un intervalle commun de définition, on trouve f(x)−g(x)<0f(x)-g(x)<0 pour un certain xx. Quelle relation entre les courbes en découle à cette abscisse ?

Les courbes CfC_f et CgC_g se coupent
La courbe CfC_f est en dessous de CgC_g
La courbe CfC_f est au-dessus de CgC_g
La courbe CgC_g est en dessous de l’axe des abscisses

La courbe $$C_f$$ est en dessous de $$C_g$$

Explication

Une différence négative signifie que f(x)<g(x)f(x)<g(x), donc la courbe CfC_f est en dessous de CgC_g. « Au-dessus » inverse le lien entre signe et position, une intersection correspond à une différence nulle et le signe de gg seule ne fixe pas la position relative.

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Quelle est la forme générale d’une fonction polynôme de degré 2 sur ℝ ?

f(x)=ax2+bx+cf(x)=ax^2+bx+c, avec a,b,c∈Ra,b,c\in\mathbb{R} et a≠0a\neq 0.

Quelle est la forme canonique d’un polynôme de degré 2 ?

f(x)=a(x−α)2+βf(x)=a(x-\alpha)^2+\beta

Comment calcule-t-on α\alpha dans la forme canonique d’un trinôme ?

α=−b2a\alpha=-\frac{b}{2a}

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