QCM : Influence sociale et performance (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la facilitation sociale en psychologie sociale ?

Une baisse de la performance causée par une tâche complexe
Une amélioration de la performance due à la présence d’autrui
Une absence d’effet liée à l’observation d’un groupe
Une modification de la motivation provoquée par l’isolement

Une amélioration de la performance due à la présence d’autrui

Explication

La facilitation sociale correspond à l’amélioration de la performance lorsque d’autres personnes sont présentes. La présence d’autrui peut toutefois dégrader certaines performances, ce qui constitue un effet distinct de la facilitation.

2. En quelle année Norman Triplett réalise-t-il l’un des travaux fondateurs sur la facilitation sociale ?

En 1978
En 1969
En 1908
En 1898

En 1898

Explication

Norman Triplett mène son étude fondatrice en 1898. L’année 1969 correspond plutôt à la proposition explicative de Zajonc sur la difficulté des tâches.

3. Dans l’étude de Triplett, quelle comparaison permet d’observer une meilleure performance ?

Des enfants cherchent un refuge complexe avec un congénère plutôt que seuls
Des enfants accomplissent une tâche nouvelle après une période d’isolement
Des enfants parcourent cent mètres à plusieurs plutôt qu’isolément
Des enfants apprennent des syllabes avec des spectateurs plutôt que seuls

Des enfants parcourent cent mètres à plusieurs plutôt qu’isolément

Explication

Les enfants de Triplett parcourent cent mètres jusqu’à un drapeau relié à une canne à pêche, seuls puis à plusieurs, et réussissent mieux en compétition. La comparaison avec des spectateurs et l’apprentissage de syllabes relèvent d’autres études.

4. Que propose Zajonc en 1969 pour expliquer les effets de la présence d’autrui ?

Une explication fondée sur la durée de l’exercice et la récompense obtenue
Une explication fondée sur l’âge des participants et leur niveau scolaire
Une explication fondée sur la personnalité des participants et leur humeur
Une explication fondée sur la difficulté de la tâche et le type de présence

Une explication fondée sur la difficulté de la tâche et le type de présence

Explication

En 1969, Zajonc relie les effets de la présence d’autrui à la difficulté de la tâche et au type de présence sociale. Les autres facteurs proposés ne constituent pas les dimensions centrales de cette explication.

5. Dans le modèle de Zajonc, que désigne le drive ?

Une baisse d’activation qui facilite l’apprentissage d’une réponse nouvelle
Une comparaison entre deux personnes réalisant une tâche identique
Un état d’excitation qui favorise la réponse dominante attendue
Une stratégie consciente destinée à impressionner les observateurs présents

Un état d’excitation qui favorise la réponse dominante attendue

Explication

Le drive est une excitation provoquée par la présence d’autrui, qui améliore la performance lorsque la réponse dominante est attendue. Une comparaison entre deux personnes décrit la co-action, et non le drive.

6. Quelle distinction oppose correctement la co-action et l’audience ?

La co-action implique deux exécutants, tandis que l’audience implique un observateur passif
La co-action implique un observateur passif, tandis que l’audience implique deux exécutants
La co-action concerne une tâche complexe, tandis que l’audience concerne une tâche simple
La co-action se déroule seul, tandis que l’audience se déroule avec un partenaire actif

La co-action implique deux exécutants, tandis que l’audience implique un observateur passif

Explication

La co-action désigne deux individus réalisant simultanément la même tâche, alors que l’audience correspond à la présence d’un observateur passif. La difficulté de la tâche ne suffit pas à définir ces deux formes de présence.

7. Chez les cafards, quel effet produit la présence d’un congénère ?

Elle dégrade les deux tâches parce que la présence détourne l’attention
Elle facilite la recherche dans un labyrinthe complexe, mais pas la fuite dans un chemin droit
Elle améliore les deux tâches parce que toute présence accroît la performance
Elle facilite la fuite dans un chemin droit, mais pas la recherche dans un labyrinthe complexe

Elle facilite la fuite dans un chemin droit, mais pas la recherche dans un labyrinthe complexe

Explication

La présence d’un congénère facilite la fuite dans le chemin droit, qui appelle une réponse dominante, mais elle ne facilite pas la recherche dans le labyrinthe complexe. Cette différence illustre le rôle de la difficulté de la tâche.

8. Dans l’étude de Pessin, comment la présence de spectateurs influence-t-elle l’apprentissage des listes de syllabes ?

Les participants apprennent les listes en douze essais dans les deux conditions
Les participants apprennent les listes en neuf essais avec des spectateurs, contre douze seuls
Les participants apprennent les listes en neuf essais dans les deux conditions
Les participants apprennent les listes en douze essais avec des spectateurs, contre neuf seuls

Les participants apprennent les listes en douze essais avec des spectateurs, contre neuf seuls

Explication

Dans l’étude de Pessin, l’apprentissage de trois listes de sept syllabes sans signification demande douze essais avec des spectateurs, contre neuf essais lorsque les participants sont seuls. La présence de spectateurs ralentit donc cet apprentissage.

9. Quel résultat caractérise l’apprentissage étudié par Pessin ?

La présence de spectateurs améliore l’apprentissage après une tâche de compétition
La présence de spectateurs produit une performance identique dans les deux conditions
L’apprentissage seul est plus rapide que l’apprentissage en présence de spectateurs
L’apprentissage avec spectateurs est plus rapide que l’apprentissage réalisé seul

L’apprentissage seul est plus rapide que l’apprentissage en présence de spectateurs

Explication

Les sujets de Pessin atteignent l’apprentissage en moins d’essais lorsqu’ils travaillent seuls que lorsqu’ils sont observés. L’étude compare ces deux conditions d’apprentissage et ne porte pas sur une tâche de compétition.

10. Que désigne l’appréhension de l’évaluation dans l’explication de la facilitation sociale ?

La difficulté objective d’une tâche réalisée en public
La comparaison des performances entre plusieurs groupes
La crainte psychologique d’être évalué par autrui
L’excitation physiologique provoquée par une foule

La crainte psychologique d’être évalué par autrui

Explication

L’appréhension de l’évaluation correspond à la crainte d’être jugé par d’autres personnes et peut contribuer à la facilitation sociale. Elle se distingue du drive, qui désigne l’excitation provoquée par la présence d’autrui.

11. Que montrent les études de Cotrell menées en 1968 sur la facilitation sociale ?

Elle apparaît dès qu’une autre personne entre dans la pièce
Elle augmente lorsque l’audience ignore les réponses du participant
Elle dépend en partie de l’appréhension d’être évalué
Elle repose principalement sur la difficulté des associations verbales

Elle dépend en partie de l’appréhension d’être évalué

Explication

Les études de Cotrell établissent que la facilitation sociale dépend de l’appréhension de l’évaluation. La simple présence d’autrui ne suffit donc pas à expliquer toutes les variations de performance.

12. Quelle conclusion Bergum et Lehr tirent-ils de leur étude menée en 1963 ?

Recevoir une récompense augmente la détection des signaux lumineux
Connaître la durée de la surveillance réduit les erreurs d’attention
Anticiper des visites de supérieurs améliore la vigilance
Observer directement les recrues améliore davantage leur vigilance

Anticiper des visites de supérieurs améliore la vigilance

Explication

Bergum et Lehr montrent que l’anticipation de visites de supérieurs améliore la vigilance, même lorsque les supérieurs ne sont pas effectivement présents. Cette observation indique que l’attente d’une évaluation peut influencer la performance.

13. Comment le groupe averti de quatre visites de supérieurs se compare-t-il au groupe sans consigne particulière ?

Il détecte un pourcentage plus élevé de signaux lumineux
Il détecte un pourcentage plus faible de signaux lumineux
Il obtient une performance comparable malgré la consigne reçue
Il améliore sa vitesse de réponse sans détecter davantage de signaux

Il détecte un pourcentage plus élevé de signaux lumineux

Explication

Le groupe informé des quatre visites perçoit un pourcentage de signaux lumineux supérieur à celui du groupe sans consigne particulière. La différence concerne donc la détection des signaux, et non une simple accélération des réponses.

14. Que montre Bond en 1982 à propos de la présence d’un observateur ?

Son effet dépend de la difficulté globale de la tâche
Son effet dépend principalement du nombre d’items présentés
Son effet reste identique pour les tâches faciles et difficiles
Son effet augmente avec la durée totale de l’apprentissage verbal

Son effet dépend de la difficulté globale de la tâche

Explication

Bond montre que l’influence d’un observateur varie selon que la tâche est globalement facile ou difficile. La difficulté globale constitue donc une condition importante de l’effet de la présence d’autrui.

15. Dans quelle situation la présence d’un observateur diminue-t-elle la réussite des items simples et complexes ?

Lorsque les items complexes sont présentés en premier
Lorsque la tâche est globalement facile
Lorsque les participants connaissent les réponses attendues
Lorsque la tâche est globalement difficile

Lorsque la tâche est globalement difficile

Explication

Dans une tâche globalement difficile, la présence d’un observateur réduit la réussite des items simples comme celle des items complexes. Dans une tâche globalement facile, elle ne diminue pas la réussite des items complexes.

16. Dans quel cas la présence d’un observateur peut-elle réduire la performance ?

Lorsque la personne craint d’échouer ou de se donner une mauvaise image
Lorsque la personne reçoit des consignes claires avant de commencer
Lorsque la personne maîtrise bien la tâche et anticipe une réussite
Lorsque la personne réalise une tâche facile sans enjeu d’évaluation

Lorsque la personne craint d’échouer ou de se donner une mauvaise image

Explication

La crainte d’échouer ou de donner une mauvaise image de soi peut transformer la présence d’un observateur en source de baisse de performance. La présence d’un observateur peut toutefois aussi faciliter la performance dans d’autres conditions.

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Qu'est-ce que la facilitation sociale ?

L'amélioration de la performance due à la présence d'autrui.

En quelle année Norman Triplett a-t-il réalisé un travail fondateur sur la facilitation sociale ?

En 1898.

Combien d'enfants ont participé à l'étude de Triplett sur la facilitation sociale ?

Quarante enfants.

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