QCM : Interactions et stéréochimie moléculaires — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que représente l’ordre de liaison entre deux atomes liés ?

La distance moyenne séparant leurs deux noyaux
Le nombre d’électrons présents dans leurs orbitales de cœur
Le nombre entier positif de liaisons établies entre eux
L’énergie nécessaire pour ioniser chacun des atomes

Le nombre entier positif de liaisons établies entre eux

Explication

L’ordre de liaison indique le nombre entier positif de liaisons chimiques établies entre une paire d’atomes. Il ne désigne ni une distance internucléaire ni une énergie d’ionisation.

2. Quelle association entre le type de liaison et son ordre de liaison est correcte ?

Liaison simple : 2, liaison double : 3, liaison triple : 1
Liaison simple : 1, liaison double : 3, liaison triple : 2
Liaison simple : 1, liaison double : 2, liaison triple : 3
Liaison simple : 3, liaison double : 1, liaison triple : 2

Liaison simple : 1, liaison double : 2, liaison triple : 3

Explication

Une liaison simple possède un ordre de 1, une liaison double un ordre de 2 et une liaison triple un ordre de 3. Confondre ces valeurs revient à inverser la relation entre multiplicité et ordre de liaison.

3. Pour deux mêmes atomes, comment évoluent généralement la longueur et l’énergie de liaison lorsque l’ordre de liaison augmente ?

La liaison devient plus longue et son énergie diminue
La longueur reste constante tandis que l’énergie diminue
La liaison devient plus courte et son énergie augmente
La longueur augmente tandis que l’énergie reste constante

La liaison devient plus courte et son énergie augmente

Explication

À atomes fixés, un ordre de liaison plus élevé correspond à une liaison plus courte et plus énergétique. Une liaison plus longue et moins énergétique caractérise plutôt une liaison de plus faible ordre.

4. Comment définir l’énergie de liaison standard DAB∘D^\circ_{AB} ?

La variation d’énergie électronique due au déplacement des noyaux
L’énergie libérée lors de la formation d’une liaison liquide A–B
La distance moyenne entre les noyaux des atomes A et B
L’énergie positive nécessaire pour rompre une liaison gazeuse A–B

L’énergie positive nécessaire pour rompre une liaison gazeuse A–B

Explication

DAB∘D^\circ_{AB} est l’énergie positive à fournir pour rompre une liaison gazeuse A–B et elle correspond à −ΔrH∘-\Delta_r H^\circ pour sa formation dans les conditions standards. La distance internucléaire décrit une longueur de liaison, pas une énergie.

5. Que décrit une orbitale moléculaire ?

Une distance fixe séparant les deux noyaux de la molécule
Une zone réservée aux électrons provenant des orbitales de cœur
Une région où la probabilité de présence des électrons moléculaires est élevée
Une trajectoire circulaire suivie par chaque électron autour du noyau

Une région où la probabilité de présence des électrons moléculaires est élevée

Explication

Une orbitale moléculaire représente une région de l’espace où la probabilité de présence des électrons d’une molécule est élevée. Elle ne correspond pas à une trajectoire classique ni à une distance internucléaire.

6. Dans l’approximation LCAO, que produit la combinaison linéaire de deux orbitales atomiques ?

Deux orbitales moléculaires liantes de même énergie
Une orbitale moléculaire liante et une orbitale moléculaire antiliante
Une orbitale atomique centrale et une orbitale de cœur
Deux orbitales moléculaires antiliantes de stabilité identique

Une orbitale moléculaire liante et une orbitale moléculaire antiliante

Explication

La combinaison linéaire de deux orbitales atomiques produit une orbitale liante et une orbitale antiliante. Le recouvrement en phase est associé à l’orbitale liante, tandis que l’opposition de phase conduit à l’orbitale antiliante.

7. Quelle comparaison entre les orbitales moléculaires liante et antiliante est correcte ?

La liante est plus haute en énergie et la antiliante plus basse
Les deux ont une énergie supérieure à celle des orbitales atomiques
La liante est plus basse en énergie et la antiliante plus haute
Les deux ont une énergie inférieure à celle des orbitales atomiques

La liante est plus basse en énergie et la antiliante plus haute

Explication

L’orbitale liante ψ+\psi_+ stabilise le système car elle est plus basse en énergie, tandis que l’orbitale antiliante ψ−\psi_- le déstabilise car elle est plus haute. Elles n’ont donc pas le même effet énergétique.

8. Quelle combinaison de propriétés distingue correctement H2+H_2^+ de H2H_2 ?

H2+H_2^+ a un indice de 0,5, une longueur de 0,74 Å et une énergie de 457 kJ.mol⁻¹
H2+H_2^+ a un indice de 1, une longueur de 1,06 Å et une énergie de 255 kJ.mol⁻¹
H2+H_2^+ a un indice de 0,5, une longueur de 1,06 Å et une énergie de 255 kJ.mol⁻¹
H2+H_2^+ a un indice de 1, une longueur de 0,74 Å et une énergie de 457 kJ.mol⁻¹

$$H_2^+$$ a un indice de 0,5, une longueur de 1,06 Å et une énergie de 255 kJ.mol⁻¹

Explication

H2+H_2^+ possède un indice de liaison de 0,5, une longueur de 1,06 Å et une énergie de liaison de 255 kJ.mol⁻¹, alors que H2H_2 possède respectivement 1, 0,74 Å et 457 kJ.mol⁻¹. La liaison de H2H_2 est donc plus courte et plus énergétique.

9. Quelles orbitales atomiques sont principalement retenues pour construire un diagramme moléculaire ?

Les orbitales atomiques de cœur, car les orbitales de valence sont trop éloignées
Les orbitales atomiques les plus profondes, indépendamment de leur recouvrement
Toutes les orbitales atomiques avec la même importance énergétique
Les orbitales atomiques de valence, car les orbitales de cœur se recouvrent peu

Les orbitales atomiques de valence, car les orbitales de cœur se recouvrent peu

Explication

La construction du diagramme moléculaire privilégie les orbitales de valence, tandis que les orbitales de cœur sont généralement négligées à cause de leurs très faibles recouvrements. Les orbitales ne contribuent donc pas toutes de manière équivalente.

10. Selon la théorie LCAO, combien d’orbitales moléculaires de valence sont produites par nn orbitales atomiques de valence ?

n2n^2 orbitales moléculaires de valence
n−1n-1 orbitales moléculaires de valence
nn orbitales moléculaires de valence
2n2n orbitales moléculaires de valence

$$n$$ orbitales moléculaires de valence

Explication

La théorie LCAO conserve le nombre d’orbitales lors de leur combinaison : nn orbitales atomiques de valence donnent nn orbitales moléculaires de valence. Le nombre d’orbitales ne double ni ne diminue dans cette construction.

11. Dans quel cas le recouvrement entre deux orbitales atomiques est-il considéré comme négligeable ?

Lorsque leurs orbitales appartiennent à des atomes différents
Lorsque leurs énergies sont séparées par exactement 1 eV
Lorsque leur différence d’énergie dépasse 12 eV
Lorsque leur différence d’énergie est inférieure à 10 eV

Lorsque leur différence d’énergie dépasse 12 eV

Explication

Le recouvrement est considéré comme négligeable lorsque la différence d’énergie dépasse 12 eV, tandis qu’il doit être pris en compte sous 10 eV. Le simple fait que les orbitales appartiennent à des atomes différents ne suffit pas à conclure.

12. Pourquoi la molécule O2O_2 présente-t-elle des propriétés paramagnétiques ?

Elle possède deux électrons appariés dans une orbitale de cœur
Elle possède deux électrons célibataires dans des orbitales π∗\pi^*
Elle possède une orbitale liante totalement dépourvue d’électrons
Elle présente un indice de liaison nul entre les deux atomes

Elle possède deux électrons célibataires dans des orbitales $$\pi^*$$

Explication

O2O_2 est paramagnétique parce que deux électrons célibataires occupent les orbitales antiliantes π∗\pi^*. Des électrons entièrement appariés ne produiraient pas cette propriété magnétique.

13. Dans un schéma de Lewis, que représente un trait placé entre deux atomes ?

Un doublet d’électrons partagé entre les deux atomes
Un doublet d’électrons localisé autour d’un seul atome
Une paire de protons située entre les deux atomes
Un électron célibataire porté par chacun des deux atomes

Un doublet d’électrons partagé entre les deux atomes

Explication

Un trait entre deux atomes représente une liaison covalente, donc un doublet d’électrons partagé. Un doublet non liant reste localisé autour d’un seul atome et se dessine par deux points ou un trait autour de celui-ci.

14. Quelle définition décrit correctement un doublet non liant dans un schéma de Lewis ?

Une paire d’électrons de valence qui ne participe pas à une liaison
Une paire d’électrons de valence partagée par deux atomes liés
Un électron célibataire utilisé pour créer une liaison supplémentaire
Une paire de protons associée à la couche externe de l’atome

Une paire d’électrons de valence qui ne participe pas à une liaison

Explication

Un doublet non liant est une paire d’électrons de valence qui reste autour d’un atome sans participer à une liaison chimique. Une paire partagée entre deux atomes correspond plutôt à un doublet liant.

15. Que mesure la valence d’un atome dans le modèle de Lewis ?

La charge électrique acquise après une réaction chimique
Le nombre de doublets non liants autour de son noyau
Le nombre maximal de liaisons covalentes qu’il peut former
Le nombre total d’électrons présents dans l’atome neutre

Le nombre maximal de liaisons covalentes qu’il peut former

Explication

La valence désigne le nombre maximal de liaisons covalentes de Lewis qu’un atome peut former avec d’autres atomes. Elle ne correspond ni au nombre total d’électrons ni au nombre de doublets non liants.

16. Quelle configuration l’hydrogène cherche-t-il à atteindre lorsqu’il forme une liaison covalente ?

Une configuration à huit électrons, analogue à celle du néon
Une configuration à dix-huit électrons, analogue à celle de l’argon
Une configuration à six électrons, analogue à celle de l’oxygène
Une configuration à deux électrons, analogue à celle de l’hélium

Une configuration à deux électrons, analogue à celle de l’hélium

Explication

L’hydrogène suit la règle du duet et cherche à être entouré de deux électrons, comme l’hélium. La recherche de huit électrons concerne généralement certains éléments du bloc p, et non l’hydrogène.

17. À quels atomes s’applique principalement la règle de l’octet dans le cadre présenté ?

Aux atomes d’hydrogène qui complètent leur première couche
Aux métaux de transition qui forment des complexes hypercoordonnés
Aux éléments de la quatrième période qui suivent la règle des 18 électrons
Aux éléments du bloc p des colonnes du carbone au fluor

Aux éléments du bloc p des colonnes du carbone au fluor

Explication

La règle de l’octet concerne généralement les éléments du bloc p appartenant aux colonnes du carbone, de l’azote, de l’oxygène et du fluor. L’hydrogène relève de la règle du duet, tandis que la règle des 18 électrons concerne des éléments à partir de la quatrième période.

18. Pourquoi les éléments de la colonne du carbone sont-ils décrits comme tétravalents ?

Parce qu’ils possèdent quatre doublets non liants dans leur couche externe
Parce qu’ils peuvent accueillir dix-huit électrons dans leur dernière couche
Parce qu’ils doivent former quatre liaisons pour atteindre huit électrons
Parce qu’ils cherchent à atteindre deux électrons comme l’hydrogène

Parce qu’ils doivent former quatre liaisons pour atteindre huit électrons

Explication

Les éléments de la colonne du carbone sont tétravalents car quatre liaisons leur permettent de compléter leur environnement à huit électrons. La règle du duet concerne l’hydrogène, tandis que dix-huit électrons renvoient à une autre règle électronique.

19. Quelle combinaison décrit correctement le comportement de l’hydrogène selon les règles de valence ?

Il suit la règle des 18 électrons, forme trois liaisons et est trivalent
Il suit l’octet, forme deux liaisons covalentes et est divalent
Il suit le duet, forme une liaison covalente et est monovalent
Il suit l’octet réduit, forme quatre liaisons et est tétravalent

Il suit le duet, forme une liaison covalente et est monovalent

Explication

L’hydrogène vise deux électrons avec la règle du duet, forme une liaison covalente et est donc monovalent. L’octet décrit généralement certains éléments du bloc p et ne conduit pas ici à une valence de deux pour l’hydrogène.

20. Quelle association entre colonne et valence est correcte dans le cadre de la règle de l’octet ?

Carbone : une ; azote : deux ; oxygène : trois ; fluor : quatre
Carbone : quatre ; azote : trois ; oxygène : deux ; fluor : une
Carbone : trois ; azote : une ; oxygène : quatre ; fluor : deux
Carbone : deux ; azote : quatre ; oxygène : une ; fluor : trois

Carbone : quatre ; azote : trois ; oxygène : deux ; fluor : une

Explication

Dans le cadre de la règle de l’octet, le carbone, l’azote, l’oxygène et le fluor sont respectivement tétravalent, trivalent, divalent et monovalent. Ces valences correspondent au nombre de liaisons généralement nécessaires pour compléter leur environnement électronique.

21. Quelle situation illustre la différence entre l’octet réduit et la limite de la deuxième période ?

Le bore possède toujours huit électrons, tandis qu’un élément de la deuxième période reste stable avec quatre
Le bore doit atteindre huit électrons, tandis qu’un élément de la deuxième période peut atteindre dix-huit
Le bore peut être stable avec six électrons, tandis qu’un élément de la deuxième période ne dépasse pas huit
Le bore suit le duet, tandis qu’un élément de la deuxième période forme trois liaisons

Le bore peut être stable avec six électrons, tandis qu’un élément de la deuxième période ne dépasse pas huit

Explication

L’octet réduit concerne notamment le bore, qui peut être stable avec six électrons et trois liaisons. En revanche, les éléments de la deuxième période ne peuvent pas dépasser huit électrons de valence dans le cadre strict considéré.

22. Quelle propriété caractérise un radical en chimie ?

L’absence complète d’électrons dans la couche de valence
La présence d’un ou plusieurs électrons de valence célibataires
La présence d’un excès de protons dans le noyau atomique
La présence de huit électrons de valence répartis en doublets liants

La présence d’un ou plusieurs électrons de valence célibataires

Explication

Un radical est un atome ou une molécule qui possède au moins un électron de valence célibataire. La présence de doublets complets décrit une autre organisation électronique et ne suffit pas à définir un radical.

23. Quelle distinction décrit correctement la charge formelle et la charge réelle d’une molécule ?

La charge formelle et la charge réelle représentent deux répartitions expérimentales différentes des électrons moléculaires.
La charge formelle indique la charge globale, tandis que la charge réelle est attribuée par convention à chaque atome.
La charge formelle est mesurée expérimentalement, tandis que la charge réelle résulte d’un partage égal des électrons liants.
La charge formelle est conventionnelle, tandis que la charge réelle correspond à la charge effective de l’édifice moléculaire.

La charge formelle est conventionnelle, tandis que la charge réelle correspond à la charge effective de l’édifice moléculaire.

Explication

La charge formelle résulte d’une répartition conventionnelle des électrons de liaison, alors que la charge réelle décrit la charge effective de l’ensemble moléculaire. Confondre ces notions revient à considérer une attribution comptable comme une localisation physique exacte.

24. Une molécule possède une charge réelle de −1. Quelle doit être la somme de ses charges formelles ?

Elle doit être égale à zéro après répartition des électrons.
Elle doit être égale à −1.
Elle doit être positive si un atome porte une charge négative.
Elle doit dépendre du nombre de liaisons multiples présentes.

Elle doit être égale à −1.

Explication

La somme des charges formelles reproduit la charge réelle globale de la molécule, donc elle vaut ici −1. Cela ne signifie pas que chaque charge formelle correspond à une charge réelle localisée sur l’atome concerné.

25. Quelle séquence décrit correctement la construction d’un schéma de Lewis ?

Compter les électrons de valence, ajuster selon la charge, former les doublets, relier les atomes, compléter les périphériques, puis calculer les charges formelles.
Relier les atomes, calculer les charges formelles, compter les électrons de valence, puis placer les doublets autour du central.
Placer les doublets sur l’atome central, relier les périphériques par des liaisons multiples, puis ajuster le nombre total d’électrons.
Calculer les charges formelles, diviser le nombre d’atomes par deux, compléter le central, puis ajouter les électrons de valence.

Compter les électrons de valence, ajuster selon la charge, former les doublets, relier les atomes, compléter les périphériques, puis calculer les charges formelles.

Explication

La méthode commence par le décompte et l’ajustement des électrons de valence, puis organise les liaisons et les doublets avant le calcul final des charges formelles. Commencer par les charges formelles empêcherait de disposer d’un schéma électronique établi.

26. Dans quel but transforme-t-on un doublet non liant périphérique en doublet liant lors de l’élaboration d’un schéma de Lewis ?

Pour attribuer une charge réelle identique à chaque atome engagé dans une liaison multiple.
Pour réduire les charges formelles et les lacunes électroniques sans dépasser l’octet des atomes concernés.
Pour rendre toutes les liaisons équivalentes en supprimant les doublets non liants de la molécule.
Pour augmenter le nombre d’électrons autour du central au-delà de l’octet autorisé pour les éléments légers.

Pour réduire les charges formelles et les lacunes électroniques sans dépasser l’octet des atomes concernés.

Explication

Les liaisons multiples sont introduites afin de diminuer les charges formelles et les lacunes électroniques, tout en respectant l’octet de B, C, N et O. Elles ne visent pas à supprimer tous les doublets non liants ni à imposer des charges réelles identiques.

27. Que représente la structure hybride dans une description par mésomérie ?

La représentation de la réalité moléculaire résultant de plusieurs formes limites de résonance.
Une structure obtenue en déplaçant les noyaux atomiques entre plusieurs arrangements.
Une molécule distincte qui existe en équilibre avec chacune des formes limites.
Une forme limite choisie parce qu’elle possède le plus grand nombre de liaisons multiples.

La représentation de la réalité moléculaire résultant de plusieurs formes limites de résonance.

Explication

La structure hybride représente la réalité, tandis que les formes limites sont des représentations reliées par des mouvements de doublets électroniques. Les formes limites ne correspondent donc pas à des molécules distinctes qui s’interconvertiraient.

28. Quelle description correspond aux deux liaisons carbone–oxygène de l’ion formiate ?

Elles sont équivalentes, mesurent 1,26 Å et chaque oxygène porte une demi-charge formelle négative.
Elles sont toutes deux doubles, avec une longueur inférieure à 1,26 Å et une charge négative portée par l’atome central.
L’une est simple et l’autre double, avec une longueur de 1,26 Å pour la liaison simple et une charge négative entière sur un oxygène.
Elles sont toutes deux simples, avec une longueur supérieure à 1,26 Å et une charge négative entière répartie sur le carbone.

Elles sont équivalentes, mesurent 1,26 Å et chaque oxygène porte une demi-charge formelle négative.

Explication

La mésomérie rend les deux liaisons carbone–oxygène équivalentes dans l’ion formiate, avec une longueur de 1,26 Å et une demi-charge formelle négative sur chaque oxygène. La représentation comportant une liaison simple et une liaison double ne décrit pas directement cette équivalence réelle.

29. Lorsqu’on compare des formes limites de résonance, quel critère doit être considéré en premier ?

Le nombre maximal de liaisons multiples autour de l’atome central.
La présence de charges négatives sur les atomes les plus électropositifs.
Le respect de l’octet par les atomes concernés.
La répartition de plusieurs charges sur un même atome.

Le respect de l’octet par les atomes concernés.

Explication

Les formes les plus contributives respectent d’abord l’octet, puis minimisent les charges et les répartissent selon l’électronégativité. Une forme qui place correctement les charges mais viole l’octet est donc défavorisée en priorité.

30. Quel principe permet au modèle VSEPR de prévoir la géométrie moléculaire ?

Les liaisons se forment selon la charge réelle de chaque atome, qui détermine directement les angles moléculaires.
Les atomes périphériques se placent dans un plan défini par le schéma de Lewis, sans considérer les doublets non liants.
Les électrons de valence se répartissent selon la masse des atomes périphériques et la longueur des liaisons.
Les doublets liants et non liants se répartissent autour de l’atome central en maximisant leur éloignement.

Les doublets liants et non liants se répartissent autour de l’atome central en maximisant leur éloignement.

Explication

Le modèle VSEPR prévoit la forme en considérant les répulsions entre les doublets autour de l’atome central et leur éloignement maximal. Le schéma de Lewis indique les doublets, mais ne fixe pas à lui seul leur position spatiale; ce modèle est associé à Gillespie et Nyholm.

31. Dans la notation VSEPR AX₃E₂, que signifie le symbole E₂ ?

La présence de deux liaisons multiples entre l’atome central et les atomes périphériques.
La présence de deux atomes périphériques liés à l’atome central A.
La présence de deux électrons célibataires répartis sur l’atome central A.
La présence de deux doublets non liants sur l’atome central A.

La présence de deux doublets non liants sur l’atome central A.

Explication

Dans la notation AXnEm, E indique les doublets non liants situés sur l’atome central; E₂ signifie donc deux doublets non liants. Le nombre d’atomes liés à A est donné par l’indice n associé à X.

32. Quel arrangement VSEPR correspond au type AX₄ ?

Un arrangement linéaire.
Un arrangement trigonal plan.
Un arrangement octaédrique.
Un arrangement tétraédrique.

Un arrangement tétraédrique.

Explication

Le type AX₄ possède quatre positions liantes autour de l’atome central et adopte un arrangement tétraédrique. Les types AX₂, AX₃ et AX₆ correspondent respectivement aux arrangements linéaire, trigonal plan et octaédrique.

33. Quel effet produit généralement un doublet non liant ou une liaison multiple sur les angles entre les autres liaisons ?

Il tend à augmenter ces angles, car il attire les liaisons vers l’atome central.
Il tend à réduire ces angles, car il occupe davantage d’espace qu’une liaison simple.
Il laisse ces angles inchangés, car seuls les atomes périphériques déterminent la géométrie.
Il transforme l’arrangement moléculaire en structure linéaire, quelle que soit la formule VSEPR.

Il tend à réduire ces angles, car il occupe davantage d’espace qu’une liaison simple.

Explication

Un doublet non liant ou une liaison multiple est plus encombrant qu’une liaison simple et exerce donc une répulsion plus forte, ce qui referme les angles voisins. L’effet ne rend pas pour autant toutes les molécules linéaires et ne laisse pas les angles inchangés.

34. Quelle distinction décrit correctement une liaison ionique et une liaison covalente ?

La liaison ionique implique un partage d’électrons, tandis que la liaison covalente implique leur transfert
Les deux liaisons résultent d’un transfert complet d’électrons entre les atomes
La liaison ionique implique un transfert d’électrons, tandis que la liaison covalente implique leur partage
Les deux liaisons résultent d’un partage équivalent d’électrons entre les atomes

La liaison ionique implique un transfert d’électrons, tandis que la liaison covalente implique leur partage

Explication

Une liaison ionique se forme par transfert d’électrons, alors qu’une liaison covalente repose sur leur partage mutuel. Le partage d’électrons correspond donc à la liaison covalente et non à la liaison ionique.

35. Comment varie la norme du moment dipolaire d’une liaison covalente de longueur rr lorsque son pourcentage d’ionicité est δ\delta ?

Elle vérifie μ=∣δe∣r\mu = \frac{|\delta e|}{r}
Elle vérifie μ=∣δe∣r\mu = |\delta e|r
Elle vérifie μ=∣δ∣er2\mu = |\delta|er^2
Elle vérifie μ=r∣δe∣\mu = \frac{r}{|\delta e|}

Elle vérifie $$\mu = |\delta e|r$$

Explication

La norme du moment dipolaire est le produit de la charge partielle ∣δe∣|\delta e| par la distance de séparation rr. Une division par la longueur ou une dépendance en r2r^2 ne correspond pas à cette relation.

36. Dans quelle situation une molécule est-elle apolaire ?

Lorsque chacune de ses liaisons possède une polarité nulle
Lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires de liaison est nulle
Lorsque la somme des charges atomiques est différente de zéro
Lorsque ses moments dipolaires de liaison ont tous la même direction

Lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires de liaison est nulle

Explication

Une molécule est apolaire lorsque les moments dipolaires de ses liaisons se compensent vectoriellement. Des liaisons polaires peuvent donc être présentes si leurs contributions s’annulent.

37. Quelle géométrie moléculaire est associée à une hybridation sp2sp^2 ?

Quatre orbitales hybrides dirigées vers un tétraèdre à 109,5°
Deux orbitales hybrides alignées et séparées de 180°
Trois orbitales hybrides coplanaires séparées de 120°
Trois orbitales hybrides orientées vers les sommets d’un tétraèdre

Trois orbitales hybrides coplanaires séparées de 120°

Explication

L’hybridation sp2sp^2 produit trois orbitales coplanaires formant des angles de 120°. La géométrie tétraédrique à 109,5° appartient à l’hybridation sp3sp^3, tandis que l’alignement à 180° appartient à spsp.

38. Que sont les forces de van der Waals ?

Des liaisons intramoléculaires qui maintiennent les atomes dans une molécule
Des attractions nucléaires responsables de la stabilité du noyau atomique
Des répulsions entre molécules provoquées par des charges de même signe
Des attractions intermoléculaires généralement plus faibles que les liaisons intramoléculaires

Des attractions intermoléculaires généralement plus faibles que les liaisons intramoléculaires

Explication

Les forces de van der Waals sont des attractions entre molécules liées à l’interaction de dipôles et elles sont généralement moins énergétiques que les liaisons intramoléculaires. Les liaisons chimiques intramoléculaires relient, quant à elles, des atomes au sein d’une même molécule.

39. Comment évolue l’énergie des forces de van der Waals lorsque la distance intermoléculaire rr augmente ?

Elle augmente rapidement selon une dépendance en r6r^6
Elle reste constante, car les dipôles ne dépendent pas de la distance
Elle diminue linéairement selon une dépendance en 1r\frac{1}{r}
Elle diminue rapidement selon une dépendance en 1r6\frac{1}{r^6}

Elle diminue rapidement selon une dépendance en $$\frac{1}{r^6}$$

Explication

L’énergie des forces de van der Waals est inversement proportionnelle à r6r^6, ce qui entraîne une diminution très rapide lorsque les molécules s’éloignent. Une dépendance en r6r^6 décrirait au contraire une croissance avec la distance.

40. Quelle interaction correspond aux forces de Debye ?

L’interaction entre un dipôle permanent et un dipôle induit
L’interaction entre deux dipôles permanents orientés
L’interaction entre des ions de charges opposées
L’interaction entre deux dipôles instantanés indépendants

L’interaction entre un dipôle permanent et un dipôle induit

Explication

Les forces de Debye résultent de la polarisation d’une molécule par un dipôle permanent, ce qui crée un dipôle induit. L’interaction entre deux dipôles permanents est de type Keesom, tandis que celle entre dipôles instantané et induit est de type London.

41. Quelle modification tend à renforcer les forces de London entre deux molécules comparables ?

Une réduction du nombre d’électrons et de la surface de contact
Une augmentation du nombre d’électrons et de la surface de contact
Une diminution de la polarisabilité et de la masse molaire
Une diminution de la masse molaire avec une géométrie plus compacte

Une augmentation du nombre d’électrons et de la surface de contact

Explication

Les forces de London augmentent globalement avec le nombre d’électrons, la polarisabilité, la masse molaire et la surface de contact. Une diminution de ces facteurs tend donc à affaiblir l’attraction plutôt qu’à la renforcer.

42. Quel mécanisme produit une force de London entre deux molécules apolaires ?

Une fluctuation électronique crée un dipôle instantané qui induit un dipôle dans la molécule voisine
Un transfert d’électrons forme deux ions qui s’attirent électrostatiquement
Une liaison covalente se forme entre les orbitales des deux molécules
Un dipôle permanent aligne deux molécules et produit une attraction durable

Une fluctuation électronique crée un dipôle instantané qui induit un dipôle dans la molécule voisine

Explication

Une fluctuation momentanée de la distribution électronique crée un dipôle instantané, lequel déforme la molécule voisine et y induit un dipôle. Les deux dipôles ainsi formés s’attirent, sans transfert d’électrons ni liaison covalente.

43. Quelle affirmation décrit correctement les forces de London ?

Elles nécessitent deux dipôles permanents orientés pour produire une cohésion intermoléculaire
Elles apparaissent entre molécules apolaires mais pas entre molécules possédant un dipôle permanent
Elles existent entre toutes les molécules et sont les seules forces de cohésion entre molécules apolaires
Elles résultent d’ions opposés et ne concernent pas les molécules électriquement neutres

Elles existent entre toutes les molécules et sont les seules forces de cohésion entre molécules apolaires

Explication

Les forces de London existent entre molécules polaires comme apolaires et constituent les seules forces intermoléculaires de cohésion entre molécules apolaires. Les dipôles permanents sont requis pour les interactions de Keesom, pas pour celles de London.

44. Quelle interaction intermoléculaire implique un hydrogène lié à un atome électronégatif et un autre atome électronégatif porteur d’un doublet libre ?

Une liaison hydrogène
Une interaction ionique
Une liaison covalente polaire
Une force de dispersion

Une liaison hydrogène

Explication

Une liaison hydrogène associe un hydrogène lié à un atome électronégatif, généralement O, N ou F, à un autre atome électronégatif possédant un doublet libre. Une liaison covalente polaire concerne le partage polarisé d’électrons au sein d’une liaison, et non cette interaction entre molécules.

45. Dans une liaison hydrogène, quelle distinction décrit correctement le donneur et l’accepteur ?

Le donneur porte les doublets libres, tandis que l’accepteur porte l’hydrogène
Le donneur porte l’hydrogène, tandis que l’accepteur porte les doublets libres
Le donneur et l’accepteur portent chacun les doublets libres impliqués
Le donneur et l’accepteur portent chacun un hydrogène lié

Le donneur porte l’hydrogène, tandis que l’accepteur porte les doublets libres

Explication

Le donneur est l’hétéroatome électronégatif auquel l’hydrogène est lié, tandis que l’accepteur fournit un hétéroatome électronégatif portant des doublets libres. Confondre ces rôles revient à attribuer l’hydrogène à l’accepteur, alors qu’il appartient au donneur.

46. Pourquoi l’eau est-elle liquide aux températures usuelles alors que H2S, H2Se et H2Te sont gazeux au-dessus de 0 °C ?

L’eau possède une structure linéaire qui renforce sa cohésion
L’eau présente des liaisons métalliques entre ses molécules
L’eau forme des liaisons hydrogène intermoléculaires
L’eau possède une masse moléculaire supérieure à ces composés

L’eau forme des liaisons hydrogène intermoléculaires

Explication

Les liaisons hydrogène entre molécules d’eau renforcent leur cohésion et contribuent à son état liquide aux températures usuelles. Les molécules H2S, H2Se et H2Te n’établissent pas ce même réseau de liaisons hydrogène, malgré leur masse plus élevée.

47. Quelle différence caractérise correctement la formule brute et la formule topologique d’un composé ?

La formule brute indique les fonctions chimiques, tandis que la formule topologique donne les états physiques
La formule brute représente le squelette carboné, tandis que la formule topologique indique la composition
La formule brute indique la composition, tandis que la formule topologique représente le squelette carboné
La formule brute décrit la géométrie spatiale, tandis que la formule topologique précise les masses atomiques

La formule brute indique la composition, tandis que la formule topologique représente le squelette carboné

Explication

La formule brute donne la nature et le nombre des atomes, alors que la formule topologique renseigne sur l’organisation du squelette carboné. La formule brute ne montre donc pas directement l’enchaînement des atomes.

48. Comment la formule topologique représente-t-elle le squelette carboné ?

Par des sphères indiquant les volumes relatifs des atomes de carbone
Par des lignes brisées dont les sommets et extrémités correspondent aux carbones
Par des projections planes indiquant les angles autour de chaque hydrogène
Par des symboles chimiques écrits pour chaque carbone et chaque hydrogène

Par des lignes brisées dont les sommets et extrémités correspondent aux carbones

Explication

Dans une formule topologique, les sommets et les extrémités des lignes brisées représentent les atomes de carbone, tandis que les hydrogènes liés aux carbones ne sont pas écrits. Les symboles des éléments sont conservés pour les hétéroatomes.

49. Quelle condition définit l’isomérie de constitution ?

Des molécules ont la même formule brute et une même connectivité mais des conformations différentes
Des molécules ont des masses différentes et des fonctions chimiques identiques
Des molécules ont des formules brutes différentes mais une même organisation spatiale
Des molécules ont la même formule brute mais des enchaînements d’atomes différents

Des molécules ont la même formule brute mais des enchaînements d’atomes différents

Explication

Les isomères de constitution possèdent une formule brute identique, mais leurs atomes sont reliés selon des enchaînements différents, ce qui peut modifier leurs propriétés. Des molécules de formules brutes différentes ne sont pas des isomères de constitution.

50. Quel énoncé distingue correctement les isomères de fonction, de position et de squelette ?

Le squelette change pour les isomères de fonction, la formule brute pour ceux de position et la position pour ceux de squelette
La fonction change pour les isomères de fonction, la position pour ceux de position et le squelette pour ceux de squelette
La fonction, la position et le squelette restent identiques dans les trois catégories d’isomères
La position change pour les isomères de fonction, la fonction pour ceux de position et la formule brute pour ceux de squelette

La fonction change pour les isomères de fonction, la position pour ceux de position et le squelette pour ceux de squelette

Explication

Les isomères de fonction ont des fonctions différentes, ceux de position conservent fonction et squelette mais déplacent une position, et ceux de squelette changent le squelette carboné en conservant les fonctions. La formule brute reste commune à ces isomères de constitution.

51. Quelle différence oppose une variation de conformation à un changement de configuration ?

Une conformation transforme une fonction chimique, tandis qu’une configuration change la masse moléculaire
Une conformation exige la rupture d’une liaison, tandis qu’une configuration change par rotation autour d’une liaison simple
Une conformation change par rotation autour d’une liaison simple, tandis qu’une configuration exige la rupture d’une liaison
Une conformation modifie la formule brute, tandis qu’une configuration conserve la nature des atomes

Une conformation change par rotation autour d’une liaison simple, tandis qu’une configuration exige la rupture d’une liaison

Explication

Les conformations s’interconvertissent par rotation autour de liaisons simples sans rupture de liaison. Le passage d’une configuration à une autre nécessite en revanche la rupture d’au moins une liaison.

52. Que permet de représenter la représentation de Cram ?

L’observation d’une liaison dans son axe avec le carbone frontal devant l’autre
La composition atomique d’une molécule au moyen de symboles et d’indices
La succession des fonctions chimiques le long d’une chaîne carbonée
La perspective tridimensionnelle des liaisons par des traits et des conventions avant-arrière

La perspective tridimensionnelle des liaisons par des traits et des conventions avant-arrière

Explication

La représentation de Cram traduit la perspective spatiale à l’aide de traits dans le plan et de conventions pour les liaisons dirigées vers l’avant ou l’arrière. La vue dans l’axe d’une liaison entre deux carbones correspond à la représentation de Newman.

53. Quel principe définit la représentation de Newman ?

On décrit le squelette carboné par des lignes brisées sans écrire les hydrogènes portés par les carbones
On regarde la molécule dans l’axe d’une liaison entre deux carbones, le carbone frontal masquant l’arrière
On indique la formule brute en regroupant les symboles des éléments présents dans la molécule
On observe la molécule en perspective, avec des liaisons dirigées vers l’avant et l’arrière de la feuille

On regarde la molécule dans l’axe d’une liaison entre deux carbones, le carbone frontal masquant l’arrière

Explication

La représentation de Newman consiste à viser le long de la liaison entre deux carbones voisins, le carbone frontal cachant le carbone arrière. La représentation en perspective avec des liaisons orientées dans l’espace est associée à Cram.

54. Pourquoi la conformation décalée de l’éthane est-elle plus stable que sa conformation éclipsée ?

Elle maximise le recouvrement des liaisons dirigées vers le même espace
Elle augmente la proximité des hydrogènes situés sur les deux carbones
Elle nécessite une rupture de la liaison carbone–carbone pour se former
Elle minimise la gêne stérique entre les liaisons des deux carbones

Elle minimise la gêne stérique entre les liaisons des deux carbones

Explication

Dans la conformation décalée, les liaisons sont disposées de façon à réduire la gêne stérique, ce qui la rend plus stable. La conformation éclipsée rapproche davantage les liaisons et présente donc une gêne stérique maximale.

55. Comment définit-on la chiralité d’une molécule ?

La présence obligatoire d’un atome portant quatre isotopes différents
La propriété d’une molécule non superposable à son image dans un miroir
La présence d’une double liaison portant deux substituants identiques
La capacité d’une molécule à absorber toutes les radiations polarisées

La propriété d’une molécule non superposable à son image dans un miroir

Explication

Une molécule est chirale lorsqu’elle ne peut pas être superposée à son image réfléchie. La présence d’une double liaison ou d’isotopes particuliers ne constitue pas le critère général de chiralité.

56. Quelle distinction décrit correctement les énantiomères et les diastéréoisomères ?

Les énantiomères sont des images miroir non superposables, contrairement aux diastéréoisomères
Les énantiomères sont superposables, tandis que les diastéréoisomères sont images miroir
Les énantiomères résultent d’une rotation, tandis que les diastéréoisomères résultent d’une rupture de liaison
Les énantiomères possèdent des formules différentes, tandis que les diastéréoisomères ont des masses différentes

Les énantiomères sont des images miroir non superposables, contrairement aux diastéréoisomères

Explication

Deux énantiomères sont des images l’un de l’autre dans un miroir et ne sont pas superposables, alors que les diastéréoisomères ne forment pas une paire d’images miroir. Une simple rotation ou une différence de formule ne définit aucune de ces deux catégories.

57. Quelle propriété distingue les deux énantiomères d’une même molécule ?

Ils ont des spectres différents et une activité optique identique
Ils ont les mêmes propriétés physiques et spectrales, mais des activités optiques opposées
Ils ont des propriétés physiques opposées et des rotations optiques nulles
Ils possèdent des masses molaires différentes et des spectres nécessairement distincts

Ils ont les mêmes propriétés physiques et spectrales, mais des activités optiques opposées

Explication

Les énantiomères présentent les mêmes caractéristiques spectrales et physiques, mais l’un est dextrogyre et l’autre lévogyre. Des spectres différents ou des masses molaires différentes ne caractérisent pas une paire d’énantiomères.

58. Quelle situation décrit un mélange racémique ?

Un mélange contenant 50 % de chaque énantiomère et dont l’activité optique est nulle
Un mélange contenant 50 % de chaque diastéréoisomère et dont la masse totale est nulle
Un mélange contenant deux énantiomères en proportions différentes et présentant une rotation maximale
Une solution contenant un seul énantiomère et présentant une rotation positive

Un mélange contenant 50 % de chaque énantiomère et dont l’activité optique est nulle

Explication

Un mélange racémique contient les deux énantiomères en proportions équimolaires, soit 50 % chacun, et leurs rotations opposées se compensent. Un mélange non équimolaire conserve généralement une activité optique mesurable.

59. Qu’est-ce qu’un atome stéréogène ?

Un atome dont la rotation autour d’une liaison produit deux molécules de constitution différente
Un atome dont la permutation de deux substituants produit deux stéréoisomères
Un atome qui possède nécessairement quatre liaisons vers des éléments différents
Un atome dont la substitution par un isotope détruit toute stéréochimie

Un atome dont la permutation de deux substituants produit deux stéréoisomères

Explication

La permutation de deux substituants liés à un atome stéréogène génère deux stéréoisomères. Quatre substituants différents constituent un cas fréquent, mais ce n’est pas la définition générale, et une rotation ne change pas la constitution.

60. Selon la première règle de Cahn–Ingold–Prelog, comment compare-t-on deux substituants liés à un centre stéréogène ?

On compare d’abord les numéros atomiques des atomes directement liés, les isotopes lourds étant prioritaires
On classe les substituants selon leur longueur de chaîne avant d’examiner les atomes liés
On compare d’abord les masses molaires globales des substituants, quelle que soit leur structure
On donne la priorité au substituant contenant le plus grand nombre total d’atomes

On compare d’abord les numéros atomiques des atomes directement liés, les isotopes lourds étant prioritaires

Explication

La priorité CIP dépend d’abord du numéro atomique de l’atome directement attaché au centre, avec priorité aux isotopes les plus lourds. La masse molaire globale et la longueur totale du substituant ne sont pas les premiers critères.

61. Un centre stéréogène est observé avec le substituant de priorité 4 dirigé vers l’arrière. Quelle configuration correspond à un parcours horaire de 1 vers 2 vers 3 ?

La configuration R
Une configuration Z
Une configuration méso
La configuration S

La configuration R

Explication

Lorsque le substituant de priorité 4 est placé à l’arrière, un parcours horaire de 1 vers 2 vers 3 indique la configuration R. La configuration S correspond au parcours antihoraire, tandis que méso et Z désignent d’autres notions stéréochimiques.

62. Comment distingue-t-on les configurations Z et E autour d’une double liaison ?

En Z, les groupes prioritaires sont du même côté ; en E, ils sont de côtés opposés
En Z, les groupes de plus faible priorité sont du même côté ; en E, les plus lourds sont opposés
En Z, la double liaison est polaire ; en E, elle est apolaire
En Z, les groupes prioritaires sont opposés ; en E, ils se trouvent du même côté

En Z, les groupes prioritaires sont du même côté ; en E, ils sont de côtés opposés

Explication

La configuration Z signifie que les deux groupes prioritaires selon CIP sont du même côté de la double liaison, tandis que la configuration E signifie qu’ils sont de côtés opposés. Cette distinction ne repose pas directement sur la polarité de la liaison ni sur les groupes de faible priorité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Interactions et stéréochimie moléculaires.

Qu'est-ce que l'ordre de liaison entre deux atomes ?

Le nombre entier positif de liaisons chimiques entre eux.

Quel ordre de liaison a une liaison double ?

2

Que représente la longueur de liaison rAB ?

La distance moyenne entre les noyaux de deux atomes liés.

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