QCM : Introduction à l’anthropologie sociale (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À propos de la qualification de l’anthropologie comme « science jeune », cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’anthropologie est dite jeune parce que son développement s’est déroulé sans débats importants.
Les difficultés rencontrées par la discipline ont contribué à sa réputation de « science jeune ».
L’expression « science jeune » renvoie aux débats et aux hésitations ayant marqué son développement.
Cette qualification s’explique par une institutionnalisation de la discipline datant d’environ quinze ans.
Malgré cette qualification, l’anthropologie existe depuis environ cent cinquante ans.

Les difficultés rencontrées par la discipline ont contribué à sa réputation de « science jeune ». · L’expression « science jeune » renvoie aux débats et aux hésitations ayant marqué son développement. · Malgré cette qualification, l’anthropologie existe depuis environ cent cinquante ans.

Explication

La qualification de « science jeune » est liée aux difficultés, débats et hésitations qui ont marqué le développement de l’anthropologie. Elle ne signifie pas que la discipline a quinze ans : elle existe depuis environ cent cinquante ans.

2. Une équipe recueille des notes sur le terrain puis compare plusieurs sociétés : quelles propositions décrivent correctement l’ethnographie et l’ethnologie ?

La description des groupes à partir d’observations constitue une démarche d’ethnologie.
La comparaison des pratiques sociales à partir d’enquêtes relève de l’ethnographie.
L’observation et la description des groupes sur le terrain relèvent de l’ethnographie.
La comparaison des matériaux recueillis pour produire des synthèses relève de l’ethnologie.
La collecte de matériaux sur le terrain constitue principalement une démarche d’ethnologie.

L’observation et la description des groupes sur le terrain relèvent de l’ethnographie. · La comparaison des matériaux recueillis pour produire des synthèses relève de l’ethnologie.

Explication

L’ethnographie observe, enquête et recueille des matériaux sur le terrain pour décrire les groupes. L’ethnologie utilise ces matériaux pour comparer les peuples et produire des synthèses ; la collecte et la description ne définissent donc pas l’ethnologie.

3. Concernant les enseignements de la controverse sur l’humanité amérindienne :

La controverse met en évidence l’influence possible des croyances sur ces jugements.
Les intérêts des acteurs peuvent influer sur la manière de définir l’humanité d’autrui.
Les jugements portés sur les autres varient en partie selon le point de vue adopté.
Les jugements sur autrui sont indépendants du point de vue de celui qui les formule.
Les croyances et les intérêts déterminent une définition universelle et indépendante de l’humanité.

La controverse met en évidence l’influence possible des croyances sur ces jugements. · Les intérêts des acteurs peuvent influer sur la manière de définir l’humanité d’autrui. · Les jugements portés sur les autres varient en partie selon le point de vue adopté.

Explication

Les intérêts et les croyances peuvent influencer la définition de l’humanité et les jugements portés sur autrui, qui dépendent aussi en partie du point de vue adopté. La controverse ne présente donc pas ces définitions comme universelles et indépendantes de toute perspective.

4. Pour étudier des échanges entre sociétés aux langues et références différentes, quelles propositions décrivent les contacts et les médiations culturelles ?

Des contacts et des échanges entre sociétés existaient déjà avant 1492.
Des traducteurs facilitent la communication entre des groupes aux langues différentes.
Des passeurs culturels peuvent faciliter les échanges entre des groupes aux pratiques différentes.
Romain Bertrand situe le début de ces contacts entre sociétés après 1492.
Romain Bertrand souligne que les découvertes ne sont pas nécessairement européennes.

Des contacts et des échanges entre sociétés existaient déjà avant 1492. · Des traducteurs facilitent la communication entre des groupes aux langues différentes. · Des passeurs culturels peuvent faciliter les échanges entre des groupes aux pratiques différentes. · Romain Bertrand souligne que les découvertes ne sont pas nécessairement européennes.

Explication

Des contacts entre sociétés existaient avant 1492, et les passeurs culturels comme les traducteurs facilitent la communication lorsque langues, références ou pratiques diffèrent. Romain Bertrand souligne aussi que les découvertes ne sont pas nécessairement européennes; il ne situe donc pas le début des contacts après 1492.

5. Concernant les interprétations du cannibalisme et les données démographiques des Amériques :

Au milieu du XVIe siècle, la population des Amériques était passée de 80 millions à 10 millions d’habitants.
J. D. Forbes associe le terme wetico à une pratique de comparaison des coutumes entre groupes.
En 1500, la population mondiale était estimée à 80 millions d’habitants, dont 400 millions dans les Amériques.
Pour J. D. Forbes, le cannibalisme relève d’une absorption des forces vitales et d’une possession des vivants.
En 1500, la population des Amériques était estimée à 10 millions d’habitants sur 400 millions dans le monde.

Au milieu du XVIe siècle, la population des Amériques était passée de 80 millions à 10 millions d’habitants. · Pour J. D. Forbes, le cannibalisme relève d’une absorption des forces vitales et d’une possession des vivants.

Explication

J. D. Forbes associe le cannibalisme à l’absorption des forces vitales et à la possession des êtres vivants, sous le terme wetico. En 1500, le monde comptait environ 400 millions d’habitants, dont 80 millions dans les Amériques, puis cette population américaine est tombée à 10 millions au milieu du XVIe siècle.

6. Au sujet d’Hérodote et d’Ibn Khaldûn :

Hérodote a vécu entre 484 et 425 avant J.-C. et comparait des sociétés à partir de récits de plusieurs régions.
Ibn Khaldûn, penseur musulman, a étudié les connaissances et le pouvoir au sein des groupes humains.
Hérodote fondait ses comparaisons sur des récits provenant d’Asie, d’Afrique et d’Amérique.
Hérodote était déjà anthropologue, car la discipline existait au Ve siècle avant J.-C.
Ibn Khaldûn a vécu de 1332 à 1406 et a étudié les groupes au-delà de son référentiel religieux.

Hérodote a vécu entre 484 et 425 avant J.-C. et comparait des sociétés à partir de récits de plusieurs régions. · Ibn Khaldûn, penseur musulman, a étudié les connaissances et le pouvoir au sein des groupes humains. · Ibn Khaldûn a vécu de 1332 à 1406 et a étudié les groupes au-delà de son référentiel religieux.

Explication

Hérodote a vécu entre 484 et 425 avant J.-C. et comparait des sociétés à partir de récits provenant d’Asie, d’Afrique et d’Europe, non d’Amérique. L’anthropologie n’existait pas encore au Ve siècle avant J.-C., si bien qu’Hérodote n’était pas anthropologue. Ibn Khaldûn, penseur musulman, a étudié les connaissances et le pouvoir au sein des groupes humains; il a vécu de 1332 à 1406 et a étudié ces groupes en dehors de son référentiel religieux.

7. Concernant l’usage que Montesquieu fait de la réflexion sur l’autre, quelles propositions sont exactes ?

La réflexion sur l’autre lui permet de dénoncer des dysfonctionnements de sa société.
Montesquieu utilise la réflexion sur l’autre pour examiner principalement les dysfonctionnements des sociétés étrangères.
Montesquieu s’appuie sur la réflexion sur l’autre pour critiquer l’intolérance de sa propre société.
Montesquieu mobilise l’autre pour défendre l’intolérance et les dysfonctionnements de sa société.
La société française peut être critiquée à travers la réflexion menée sur l’autre.

La réflexion sur l’autre lui permet de dénoncer des dysfonctionnements de sa société. · Montesquieu s’appuie sur la réflexion sur l’autre pour critiquer l’intolérance de sa propre société. · La société française peut être critiquée à travers la réflexion menée sur l’autre.

Explication

Montesquieu prend l’autre comme point d’appui pour dénoncer l’intolérance et les dysfonctionnements de sa propre société, notamment la société française. Il ne s’en sert pas pour défendre ces problèmes ni pour centrer sa critique sur les sociétés étrangères.

8. Deux modèles évolutionnistes des croyances sont comparés : parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Tylor propose une succession allant de la magie à la religion puis à la science.
Tylor décrit une évolution partant du polythéisme, passant par l’animisme et aboutissant au monothéisme.
Le modèle de Frazer fait succéder la religion à la science, puis à la magie.
Frazer présente une succession allant de l’animisme au polythéisme puis au monothéisme.
Dans le modèle de Tylor, les croyances passent de l’animisme au polythéisme puis au monothéisme.

Dans le modèle de Tylor, les croyances passent de l’animisme au polythéisme puis au monothéisme.

Explication

Tylor propose la succession animisme, polythéisme, monothéisme. La succession magie, religion, science est celle de Frazer ; les autres propositions inversent ou remplacent les étapes de ces modèles.

9. Des chercheurs discutent la portée des modèles évolutionnistes et des travaux de leurs auteurs. Quelles propositions sont exactes ?

Frazer est présenté comme le spécialiste de la parenté structurant les groupes humains.
Les critiques contestent que toutes les sociétés suivent un même chemin historique.
Morgan place la parenté au cœur de l’étude des groupes humains.
Morgan est surtout associé à la première définition de la culture.
Les critiques retiennent le progrès comme critère culturel universel du développement.

Les critiques contestent que toutes les sociétés suivent un même chemin historique. · Morgan place la parenté au cœur de l’étude des groupes humains.

Explication

Les critiques contestent l’idée d’un chemin commun et refusent de faire du progrès un critère culturel universel. Morgan place la parenté au cœur de l’étude des groupes humains ; la première définition de la culture est associée à Tylor, et la perspective encyclopédique sur les croyances à Frazer.

10. Un site archéologique livre des fragments de crânes et des restes de cuisson attribués à une consommation humaine. Concernant l’ancienneté et l’étude du cannibalisme :

Les sépultures intactes constituent les traces mentionnées pour étudier cette pratique.
Les fragments de crânes et les restes de cuisson peuvent documenter cette pratique.
Le cannibalisme est attesté depuis environ 80 000 ans, selon les traces archéologiques disponibles.
Les outils de chasse sont les indices archéologiques cités pour établir cette pratique.
Le cannibalisme est attesté depuis environ 800 000 ans, selon les traces archéologiques disponibles.

Les fragments de crânes et les restes de cuisson peuvent documenter cette pratique. · Le cannibalisme est attesté depuis environ 800 000 ans, selon les traces archéologiques disponibles.

Explication

Le cours situe l’attestation du cannibalisme à environ 800 000 ans et cite les fragments de crânes ainsi que les restes de cuisson comme indices. La date de 80 000 ans et les sépultures intactes ou outils de chasse ne correspondent pas aux traces rapportées.

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Qu’étudie l’anthropologie pour comprendre ce qui caractérise l’humanité ?

L’être humain dans sa diversité historique, géographique et sociale.

Que désigne la diversité humaine ?

Ce qui est particulier aux groupes sociaux.

Que désigne l’universalité humaine ?

Ce qui peut être commun à l’ensemble des êtres humains.

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