QCM : Introduction à l’automatique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un atelier, les composants d’une machine se coordonnent pour effectuer une séquence de production après programmation et réglage préalables. Comment caractériser ce système ?

Un système automatisé qui exige une intervention humaine pendant chaque opération
Un système automatisé dont l’intervention humaine se limite à la programmation et au réglage préalables
Une machine isolée dont les éléments ne se coordonnent pas pour produire
Un système manuel dont l’opérateur commande chaque étape de la production

Un système automatisé dont l’intervention humaine se limite à la programmation et au réglage préalables

Explication

Un système automatisé coordonne ses éléments, tandis que l’intervention humaine est limitée à la programmation et au réglage préalables. La commande manuelle confond automatisation et action directe, l’intervention à chaque opération dépasse le rôle préalable, et la machine isolée ne correspond pas à la coordination décrite.

2. Une administration confie à un logiciel une partie du traitement de dossiers, sans intervention humaine pendant cette exécution. Quel concept décrit cette situation ?

La robotisation matérielle d’une tâche industrielle effectuée par un bras mécanique
L’automatisation intégrale d’une tâche administrative exécutée du début à la fin
L’automatisation d’une partie d’une tâche administrative sans intervention humaine durant son exécution
L’automatique, discipline consacrée à la conception des systèmes de commande

L’automatisation d’une partie d’une tâche administrative sans intervention humaine durant son exécution

Explication

L’automatisation peut porter sur l’exécution totale ou partielle de tâches administratives sans intervention humaine durant cette exécution. La robotisation matérielle réduit le concept à l’industrie, l’automatisation intégrale ignore qu’une partie suffit, et l’automatique désigne une discipline scientifique.

3. Une usine envisage un dispositif pour remplacer des opérateurs sur des gestes pénibles et répétitifs et obtenir des résultats plus précis. Quel objectif de l’automatisation correspond le mieux à ce projet ?

Supprimer la supervision humaine afin de rendre la production entièrement autonome
Accroître la productivité en conservant les gestes répétitifs aux opérateurs
Améliorer le confort des opérateurs sans rechercher une plus grande précision
Substituer la machine aux tâches répétitives et pénibles tout en accroissant la précision

Substituer la machine aux tâches répétitives et pénibles tout en accroissant la précision

Explication

L’automatisation vise notamment à substituer la machine à l’homme pour les tâches répétitives et pénibles et à accroître la précision. La productivité seule omet ces objectifs, le confort seul ne rend pas compte de la précision, et l’automatisation ne signifie pas la suppression de toute supervision humaine.

4. Une ingénieure caractérise un système automatisé et conçoit sa commande pour obtenir un comportement précis en sortie. Quelle discipline exerce-t-elle ?

L’automatisation, qui désigne l’exécution de tâches sans intervention humaine
L’automatique, qui étudie les systèmes automatisés et la conception de leur commande
Le contrôle qualité, qui vérifie la conformité des produits obtenus
La maintenance, qui assure l’entretien matériel des équipements de production

L’automatique, qui étudie les systèmes automatisés et la conception de leur commande

Explication

L’automatique caractérise les systèmes automatisés et étudie le choix, la conception et la réalisation de leur commande pour obtenir un comportement déterminé en sortie. L’automatisation désigne l’exécution de tâches, tandis que la maintenance et le contrôle qualité sont des activités distinctes.

5. Dans une installation, une perturbation fait varier une grandeur physique autour de la valeur visée. Quel objectif initial de l’automatique guide la régulation ?

Faire varier la grandeur sans la rapporter à une valeur de référence
Supprimer toute perturbation avant que la grandeur puisse évoluer
Maintenir la grandeur aussi proche que possible de la valeur souhaitée malgré la perturbation
Maintenir la grandeur près d’une valeur différente de la valeur souhaitée

Maintenir la grandeur aussi proche que possible de la valeur souhaitée malgré la perturbation

Explication

L’objectif initial est de maintenir les grandeurs physiques aussi près que possible des valeurs souhaitées malgré les actions perturbatrices. Éliminer toute perturbation confond compensation et suppression, choisir une autre valeur écarte la consigne, et ignorer la référence ne constitue pas une régulation.

6. Un capteur fournit une mesure qui peut prendre toutes les valeurs d’un intervalle et évoluer sans saut entre elles. Comment classer ce signal ?

Un signal discret
Un signal quantifié
Un signal logique
Un signal analogique

Un signal analogique

Explication

Un signal analogique varie de manière continue. Un signal discret prend un nombre fini de valeurs, un signal quantifié est discret en amplitude et un signal logique ne possède que deux valeurs possibles.

7. Un dispositif enregistre une grandeur à des instants séparés, mais chaque mesure peut prendre une valeur parmi une gamme continue. Quelle catégorie décrit ce signal ?

Un signal analogique
Un signal quantifié
Un signal numérique
Un signal échantillonné

Un signal échantillonné

Explication

Un signal échantillonné est discret en temps, tandis que son amplitude peut rester continue. La quantification discrétise l’amplitude, le numérique discrétise à la fois le temps et l’amplitude, et l’analogique varie continûment.

8. Dans un système, l’état d’une variable est représenté par « actif » ou « inactif », sans autre valeur possible. De quel type d’information s’agit-il ?

Une logique séquentielle
Une information logique, binaire ou TOR
Une information discrète à plusieurs valeurs
Une information analogique

Une information logique, binaire ou TOR

Explication

Une information logique, binaire ou tout-ou-rien correspond à une variable qui ne peut prendre que deux valeurs, comme actif/inactif. Une grandeur analogique varie continûment, une information discrète peut avoir plusieurs valeurs et la logique séquentielle concerne la mémorisation d’un état.

9. Un contrôleur calcule ses sorties à partir des entrées présentes et de l’état mémorisé au cycle précédent. Quelle logique utilise-t-il ?

Une logique combinatoire
Une logique séquentielle
Un asservissement analogique
Une information TOR

Une logique séquentielle

Explication

La logique séquentielle mémorise l’état précédent et produit ses sorties à partir de cet état ainsi que des entrées. La logique combinatoire n’a pas de mémoire; les informations TOR et l’asservissement analogique désignent d’autres caractéristiques.

10. Un radiateur fonctionne en boucle ouverte. Une fenêtre est ensuite ouverte, mais la commande ne tient pas compte de la température mesurée dans la pièce. Que peut-il se produire ?

La température obtenue peut différer de la température désirée
La température mesurée impose automatiquement une nouvelle consigne
La commande compense l’ouverture de la fenêtre à partir de la sortie
La boucle ouverte mémorise la perturbation pour corriger le chauffage

La température obtenue peut différer de la température désirée

Explication

En boucle ouverte, la commande ne corrige pas les perturbations à partir de la sortie; l’ouverture de la fenêtre peut donc créer un écart avec la température désirée. La compensation par mesure relève d’une boucle de retour, et la perturbation ne modifie pas automatiquement la consigne.

11. Dans une pièce chauffée, un thermocouple indique une température inférieure à la consigne. Quelle séquence décrit le fonctionnement de l’asservissement ?

Le thermocouple mesure, le radiateur compare à la consigne, puis le régulateur commande la pièce
Le thermocouple mesure, le régulateur compare à la consigne, puis commande le radiateur
Le régulateur mesure, le thermocouple compare à la consigne, puis commande le radiateur
Le thermocouple mesure, le régulateur change la consigne, puis le radiateur mesure l’écart

Le thermocouple mesure, le régulateur compare à la consigne, puis commande le radiateur

Explication

Dans l’asservissement de température, le thermocouple mesure la température de la pièce, le régulateur la compare à la consigne, puis commande le radiateur pour réduire l’écart. Inverser les rôles du capteur et du régulateur, attribuer la comparaison au radiateur ou faire modifier la consigne ne décrit pas cette chaîne.

12. Pour représenter des équations entre variables de blocs sans définir d’entrées ni de sorties, quel modèle convient ?

Le schéma-blocs à entrées définies
Le diagramme paramétrique SysML
Le schéma-blocs fonctionnel
Le schéma-blocs causal

Le diagramme paramétrique SysML

Explication

Le diagramme paramétrique SysML relie des variables de blocs par des équations sans définir d’entrées ni de sorties : il est acausal. Le schéma-blocs causal ou à entrées définies attribue des entrées et sorties au modèle, tandis que la décomposition en sous-systèmes caractérise le schéma-blocs fonctionnel.

13. Une équipe doit montrer clairement les entrées et les sorties d’un système, tout en représentant des blocs qui peuvent contenir des équations. Quel type de représentation doit-elle choisir ?

Un schéma fonctionnel, modèle de décomposition
Un diagramme paramétrique, modèle acausal
Un schéma-blocs sans équations dans les blocs
Un schéma-blocs, modèle causal

Un schéma-blocs, modèle causal

Explication

Le schéma-blocs rend les entrées et les sorties explicites et constitue un modèle causal ; ses blocs peuvent contenir des équations. Le diagramme paramétrique est acausal, la décomposition fonctionnelle ne définit pas à elle seule la causalité, et les blocs ne sont pas nécessairement dépourvus d’équations.

14. Pour étudier un système industriel complexe, une ingénieure divise celui-ci en sous-systèmes modélisables, puis assemble leurs modèles. Que peut-elle en déduire ?

Les entrées et sorties de chaque sous-système
Le comportement global du système
Les équations acausales entre variables de blocs
Le comportement isolé de chaque sous-système

Le comportement global du système

Explication

La décomposition en sous-systèmes plus faciles à modéliser, suivie de l’assemblage de leurs modèles, permet de déduire le comportement global. L’étude isolée ne fournit pas ce résultat d’ensemble, et les entrées-sorties causales ou les équations acausales correspondent à d’autres caractéristiques de représentation.

15. Une équipe souhaite examiner expérimentalement le comportement d’un système puis vérifier si son modèle le représente correctement. Quel rôle les signaux simples appliqués en entrée peuvent-ils jouer ?

Étudier le système ou valider son modèle
Mesurer directement les critères de performance
Décrire les composants internes du système
Déterminer les équations du modèle sans essai

Étudier le système ou valider son modèle

Explication

Des signaux simples appliqués en entrée servent à étudier expérimentalement le système ou à valider son modèle. Les critères de performance évaluent les résultats, tandis que la description des composants et la détermination des équations ne sont pas le rôle indiqué des signaux tests.

16. Un modèle représente une action très brève concentrée à l’instant t=0t=0. Quelle propriété caractérise l’impulsion de Dirac utilisée pour la décrire ?

Elle vaut 1 pour t≠0t\ne 0 et son intégrale vaut 0
Elle est nulle pour t≠0t\ne 0 et son intégrale vaut 1
Elle est nulle pour t≠0t\ne 0 et son intégrale vaut 0
Elle est nulle pour t<0t<0 et vaut 1 pour t≥0t\ge 0

Elle est nulle pour $$t\ne 0$$ et son intégrale vaut 1

Explication

L’impulsion de Dirac modélise une action très brève : elle est nulle lorsque t≠0t\ne 0 et son intégrale sur l’ensemble du temps vaut 1. Une amplitude unitaire ou une intégrale nulle confond cette aire avec une valeur, tandis que la définition par morceaux proposée décrit l’échelon unitaire.

17. À partir de t=0t=0, un signal passe rapidement de 0 à 1 et reste ensuite à 1. Quelle expression correspond à ce signal ?

δ(t)=0\delta(t)=0 si t≠0t\ne 0 et ∫−∞∞δ(t) dt=1\int_{-\infty}^{\infty}\delta(t)\,dt=1
u(t)=1u(t)=1 si t<0t<0 et u(t)=0u(t)=0 si t≥0t\ge 0
u(t)=0u(t)=0 si t<0t<0 et u(t)=1−tu(t)=1-t si t≥0t\ge 0
u(t)=0u(t)=0 si t<0t<0 et u(t)=1u(t)=1 si t≥0t\ge 0

$$u(t)=0$$ si $$t<0$$ et $$u(t)=1$$ si $$t\ge 0$$

Explication

L’échelon unitaire vaut 0 avant l’instant de commutation et 1 à partir de cet instant, où il demeure à 1. L’inversion des valeurs décrit une transition opposée, la propriété d’intégrale unitaire concerne l’impulsion de Dirac, et la décroissance après la commutation ne correspond pas à un échelon.

18. Un système reçoit une entrée qui reste comprise entre deux valeurs finies, mais sa sortie croît sans borne. Comment faut-il le classer ?

Comme stable, car la sortie réagit à l’entrée
Comme instable, car une entrée bornée produit une sortie non bornée
Comme instable, car la sortie n’atteint pas une valeur finale
Comme stable, car l’entrée reste bornée

Comme instable, car une entrée bornée produit une sortie non bornée

Explication

La stabilité exige que toute entrée bornée produise une sortie bornée ; ici, la sortie diverge. L’entrée bornée seule ne suffit pas à conclure à la stabilité, et la rapidité ou l’atteinte d’une valeur finale sont d’autres critères.

19. À la fin d’un essai, la sortie d’un système se stabilise à une valeur différente de la consigne. Quelle grandeur permet d’évaluer sa précision ?

Le caractère borné de la sortie pour une entrée bornée
L’écart entre la consigne et la valeur initiale de l’entrée
L’écart entre la consigne et la valeur de sortie atteinte
Le temps mis pour réagir à la variation d’entrée

L’écart entre la consigne et la valeur de sortie atteinte

Explication

La précision mesure l’aptitude à atteindre la valeur visée, à partir de l’écart entre la consigne et la valeur effectivement atteinte par la sortie. Le temps de réaction relève de la rapidité, tandis que le caractère borné relève de la stabilité.

20. Lors d’un essai, l’entrée d’un système subit une variation brusque. Quel indicateur caractérise sa rapidité ?

Le fait que la sortie reste bornée malgré l’entrée
Le degré de diminution des oscillations après la variation
Le temps mis par le système pour réagir à cette variation
L’écart entre la consigne et la valeur finale de sortie

Le temps mis par le système pour réagir à cette variation

Explication

La rapidité caractérise le temps nécessaire au système pour réagir à une variation brusque de l’entrée. L’écart à la valeur visée concerne la précision, le caractère borné concerne la stabilité, et la diminution des oscillations renvoie à l’amortissement.

21. Un digicode ne valide un code qu’après la saisie successive de plusieurs chiffres, en tenant compte de leur ordre. De quel type de logique s’agit-il ?

Un système asservi
Un système à signaux analogiques
Une logique séquentielle
Une logique combinatoire

Une logique séquentielle

Explication

La logique séquentielle mémorise l’état précédent et tient compte de l’ordre des entrées, comme lors de la saisie d’un code. La logique combinatoire n’a pas de mémoire, l’asservissement repose sur une boucle de retour et les signaux analogiques ne caractérisent pas cette logique.

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Quelles opérations un système automatisé coordonne-t-il ?

Des opérations réalisées par ses éléments coordonnés.

À quelles étapes l’intervention humaine se limite-t-elle dans un système automatisé ?

À la programmation et au réglage préalables.

Qu’est-ce que l’automatisation ?

L’exécution totale ou partielle de tâches sans intervention humaine.

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