QCM : Introduction aux nombres complexes et opérations fondamentales — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le statut du nombre imaginaire i dans la construction des nombres complexes ?

C’est un complexe de partie imaginaire nulle
C’est l’opposé de 1 dans C
C’est un élément de C dont le carré vaut 1
C’est un réel strictement positif

C’est un élément de C dont le carré vaut 1

Explication

Dans la construction des complexes, i est l’unité imaginaire et vérifie i²=1. Il permet d’écrire tout complexe sous la forme unique x+iy.

2. Comment s’écrit le produit de deux nombres complexes z1=x1+iy1 et z2=x2+iy2 ?

(x1+x2)+i(y1+y2)
(x1−x2)+i(y1−y2)
(x1x2−y1y2)+i(x1y2+y1x2)
(x1x2+y1y2)+i(x1y2−y1x2)

(x1x2−y1y2)+i(x1y2+y1x2)

Explication

Le produit complexe se calcule en développant et en utilisant i²=1, ce qui donne (x1x2−y1y2)+i(x1y2+y1x2). La somme correspond seulement à l’addition des parties réelles et imaginaires.

3. Quand deux nombres complexes sont-ils égaux ?

Lorsqu’ils ont le même argument
Lorsqu’ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire
Lorsqu’ils ont le même conjugué
Lorsqu’ils ont le même module

Lorsqu’ils ont la même partie réelle et la même partie imaginaire

Explication

Deux complexes sont égaux si et seulement si leurs parties réelle et imaginaire coïncident. Le module ou l’argument seuls ne suffisent pas à garantir l’égalité.

4. Quelle est la partie imaginaire de λz lorsque λ est un réel et z un complexe ?

Le carré de la partie imaginaire de z
Le module de z multiplié par λ
λ multiplié par la partie imaginaire de z
La partie imaginaire de z inchangée

λ multiplié par la partie imaginaire de z

Explication

La multiplication par un réel est linéaire sur les parties réelle et imaginaire : Im(λz)=λIm(z). Cela vaut aussi pour la partie réelle.

5. Quelle formule donne l’inverse d’un complexe non nul z=x+iy ?

1/z=(x−iy)/(x²+y²)
1/z=(x−iy)/(x²−y²)
1/z=(x+iy)/(x²−y²)
1/z=(x+iy)/(x²+y²)

1/z=(x−iy)/(x²+y²)

Explication

Pour z≠0, on rationalise en multipliant par le conjugué, ce qui donne 1/z=(x−iy)/(x²+y²). Le dénominateur est la somme des carrés, donc toujours positif pour z non nul.

6. Que peut-on dire des racines carrées d’un complexe non nul ?

Il en existe exactement deux, opposées
Il en existe une infinité
Elles sont toujours réelles
Il n’en existe qu’une seule

Il en existe exactement deux, opposées

Explication

Tout complexe non nul admet exactement deux racines carrées, qui sont opposées l’une de l’autre. Le cas de 0 est particulier, car il n’a qu’une racine carrée : lui-même.

7. Dans l’écriture z=x+iy, que représentent x et y ?

x est le module et y l’argument
x est l’argument et y le module
x est le conjugué et y l’inverse
x est la partie réelle et y la partie imaginaire

x est la partie réelle et y la partie imaginaire

Explication

La forme algébrique s’écrit z=x+iy avec x=Re(z) et y=Im(z). Cette écriture est unique.

8. Quelle propriété vérifie le module d’un complexe z ?

|z|²=Re(z)²+Im(z)²
|z|=Re(z)+Im(z)
|z|=Re(z)·Im(z)
|z|²=Re(z)−Im(z)

|z|²=Re(z)²+Im(z)²

Explication

Le module est défini par |z|=√(x²+y²), donc |z|²=Re(z)²+Im(z)². C’est la distance du point d’affixe z à l’origine.

9. Que représente géométriquement un nombre complexe dans le plan complexe ?

L’aire d’un triangle
La longueur d’un segment uniquement
La pente d’une droite
L’affixe d’un point

L’affixe d’un point

Explication

Un complexe est représenté par le point de coordonnées (Re(z), Im(z)) dans le plan complexe, et on parle de son affixe. Cette représentation permet d’interpréter aussi le module comme une distance.

10. Que vaut l’affixe du point de coordonnées (3,−2) ?

3+2i
−3+2i
3−2i
−3−2i

3−2i

Explication

Dans le plan complexe, un point de coordonnées (x,y) a pour affixe x+iy. Ici, cela donne donc 3−2i.

11. Que vaut le conjugué de z=x+iy ?

x−iy
y−ix
−x+iy
−x−iy

x−iy

Explication

Le conjugué conserve la partie réelle et change le signe de la partie imaginaire : z̄=x−iy. C’est aussi une involution, car conjuguer deux fois redonne z.

12. Quelle identité est toujours vraie pour un complexe z ?

z̄=1/z
z̄=z²
z̄=−z
z̄̄=z

z̄̄=z

Explication

La conjugaison est une involution : appliquer deux fois le conjugué redonne le nombre de départ. Les autres relations ne sont pas vraies en général.

13. Quelle condition caractérise un nombre complexe réel ?

Sa partie imaginaire est nulle
Son conjugué est opposé
Son module est nul
Son argument vaut π/2

Sa partie imaginaire est nulle

Explication

Un complexe est réel si et seulement si sa partie imaginaire vaut 0. Sur l’axe réel, son argument est 0 ou π modulo 2π selon le signe.

14. Que représente l’ensemble U sur le cercle trigonométrique ?

Les complexes de module 1
Les complexes de partie réelle nulle
Les complexes réels positifs
Les complexes égaux à 1

Les complexes de module 1

Explication

U désigne l’ensemble des nombres complexes de module 1, situés sur le cercle trigonométrique. Tout nombre de U s’écrit e^{iθ}.

15. Que vaut le module de e^{iθ} pour tout réel θ ?

e^θ
1
0
θ

1

Explication

Par définition, e^{iθ} est un nombre complexe de module 1. Il appartient donc au cercle unité.

16. Quand deux exponentielles complexes e^{iθ1} et e^{iθ2} sont-elles égales ?

Lorsque θ1 et θ2 diffèrent d’un multiple de 2π
Lorsque θ1=θ2/2
Lorsque θ1 et θ2 sont tous deux positifs
Lorsque θ1+θ2=0

Lorsque θ1 et θ2 diffèrent d’un multiple de 2π

Explication

On a e^{iθ1}=e^{iθ2} si et seulement si θ1≡θ2 modulo 2π. L’exponentielle complexe est donc périodique de période 2π.

17. Quelle est l’expression de cos(θ) en fonction des exponentielles complexes ?

(e^{iθ}+e^{-iθ})/i
(e^{iθ}−e^{-iθ})/(2i)
(e^{iθ}+e^{-iθ})/2
e^{iθ}−e^{-iθ}

(e^{iθ}+e^{-iθ})/2

Explication

La formule d’Euler donne cos(θ)=(e^{iθ}+e^{-iθ})/2. La seconde expression proposée correspond à sinus, pas au cosinus.

18. Que donne la formule de Moivre pour (e^{iθ})^n ?

n e^{iθ}
e^{inθ}
e^{n}+iθ
e^{iθ/n}

e^{inθ}

Explication

La formule de Moivre affirme que la puissance n d’un nombre de module 1 multiplie l’angle par n : (e^{iθ})^n=e^{inθ}. C’est la base des calculs de puissances trigonométriques.

19. Sous quelle forme un complexe non nul peut-il s’écrire en forme trigonométrique ?

r+iθ avec r réel
e^{r+iθ} avec r=0
x+iy avec x,y réels quelconques
r(cos θ+i sin θ) avec r≥0

r(cos θ+i sin θ) avec r≥0

Explication

La forme trigonométrique est z=r(cos θ+i sin θ), avec r=|z|≥0 et θ un argument. Elle est équivalente à z=re^{iθ}.

20. Comment obtient-on le module r à partir de z=x+iy ?

r=√(x²+y²)
r=x−y
r=x+y
r=xy

r=√(x²+y²)

Explication

Le module correspond à la distance à l’origine, donc r=√(x²+y²). C’est ensuite ce r qui sert dans la forme trigonométrique.

21. Quelle est la différence entre arg(z) et Arg(z) ?

arg(z) est toujours positif, Arg(z) toujours négatif
arg(z) et Arg(z) sont deux notations identiques sans distinction
arg(z) est défini modulo 2π, Arg(z) est l’argument principal
arg(z) concerne le module, Arg(z) la partie réelle

arg(z) est défini modulo 2π, Arg(z) est l’argument principal

Explication

arg(z) désigne un argument quelconque, donc défini à 2π près, tandis que Arg(z) est l’argument principal choisi dans un intervalle de référence. Cette distinction est essentielle dans les calculs.

22. Comment s’écrit une racine n-ième d’un nombre complexe a=re^{iθ} ?

r^{1/n}e^{i nθ}
r e^{i(θ/n+2kπ)}
r^{1/n}e^{i(θ+2kπ)/n}
r^ne^{i(θ+2kπ)}

r^{1/n}e^{i(θ+2kπ)/n}

Explication

Les racines n-ièmes de a sont obtenues en divisant le module par n et en répartissant les arguments par ajouts de 2kπ, soit r^{1/n}e^{i(θ+2kπ)/n}. Cela donne les n solutions distinctes.

23. Quelle est la formule de la rotation de centre d’affixe ω et d’angle θ ?

z↦z+ω
z↦k(z−ω)+ω
z↦e^{iθ}z+ω
z↦ω+e^{iθ}(z−ω)

z↦ω+e^{iθ}(z−ω)

Explication

Une rotation conserve les distances au centre ω et multiplie le vecteur (z−ω) par e^{iθ}. La formule est donc z↦ω+e^{iθ}(z−ω).

24. Quelle relation relie f'(x) à la dérivée de ses parties réelle et imaginaire ?

f'(x)=Re(f(x))+Im(f(x))
f'(x)=(Re f)'(x)+i(Im f)'(x)
f'(x)=|f(x)|
f'(x)=(Re f)'(x)−i(Im f)'(x)

f'(x)=(Re f)'(x)+i(Im f)'(x)

Explication

Pour une fonction complexe dérivable, on dérive séparément la partie réelle et la partie imaginaire, puis on les recolle avec i. Ainsi f'(x)=(Re f)'(x)+i(Im f)'(x).

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction aux nombres complexes et opérations fondamentales.

Ensemble C — définition ?

Ensemble des nombres complexes, contenant R, avec addition et multiplication.

Unité imaginaire i — propriété ?

i^2=1, permettant d’écrire tout complexe comme x+iy.

Écriture x+iy — rôle ?

Forme algébrique unique d’un complexe.

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