QCM : Langage et logique mathématique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie l’écriture xE, P(x)\forall x \in E,\ P(x) ?

La propriété P(x)P(x) est vraie pour au moins un élément de EE.
La propriété P(x)P(x) concerne un élément de EE choisi sans condition.
La propriété P(x)P(x) est fausse pour chaque élément de EE.
La propriété P(x)P(x) est vraie pour chaque élément de EE.

La propriété $$P(x)$$ est vraie pour chaque élément de $$E$$.

Explication

Le quantificateur universel \forall affirme que la propriété vaut pour chaque élément de l’ensemble considéré. Le quantificateur existentiel \exists correspondrait à l’existence d’au moins un élément vérifiant cette propriété.

2. Quelle affirmation traduit correctement xE, P(x)\exists x \in E,\ P(x) ?

Il existe au moins un élément de EE qui vérifie P(x)P(x).
Tout élément de EE vérifie la propriété P(x)P(x).
Un élément de EE est choisi sans que sa propriété soit précisée.
Aucun élément de EE ne vérifie la propriété P(x)P(x).

Il existe au moins un élément de $$E$$ qui vérifie $$P(x)$$.

Explication

Le quantificateur existentiel \exists signifie qu’au moins un élément de l’ensemble satisfait la propriété. L’exigence portant sur tous les éléments relèverait du quantificateur universel \forall.

3. Pourquoi l’énoncé xR, x30\forall x \in \mathbb{R},\ x^3 \ge 0 est-il faux ?

Parce que le cube de tout réel vaut zéro.
Parce qu’un réel positif a un cube négatif.
Parce qu’un réel négatif a un cube négatif.
Parce qu’aucun réel ne possède de cube.

Parce qu’un réel négatif a un cube négatif.

Explication

Un nombre réel négatif, comme 1-1, possède un cube négatif, ce qui contredit l’affirmation universelle. Il suffit d’un contre-exemple pour rendre un énoncé précédé de \forall faux.

4. Laquelle de ces expressions possède une valeur de vérité bien définie ?

xQ, x2=2\exists x \in \mathbb{Q},\ x^2=2
x+1>0x+1>0 sans domaine ni valeur de xx
x2=2x^2=2 sans préciser la valeur de xx
P(x)P(x) lorsque xx reste libre

$$\exists x \in \mathbb{Q},\ x^2=2$$

Explication

Dans xQ, x2=2\exists x \in \mathbb{Q},\ x^2=2, la variable est quantifiée, donc l’énoncé peut être déclaré vrai ou faux. Une variable libre empêche généralement de fixer une valeur de vérité unique.

5. Dans l’expression P(x)Q(y)P(x) \land Q(y), que désigne une variable libre ?

Une variable dont la valeur est imposée par un quantificateur.
Une variable apparaissant dans deux propriétés différentes.
Une variable qui n’est placée sous aucun quantificateur.
Une variable remplacée par une constante avant l’évaluation.

Une variable qui n’est placée sous aucun quantificateur.

Explication

Une variable libre n’est liée par aucun quantificateur ni autre signe mutificateur. Dans l’expression donnée, xx et yy restent donc libres en l’absence d’une quantification explicite.

6. Si AA est faux, quelle est la valeur de vérité de sa négation ¬A\neg A ?

Elle ne possède pas de valeur de vérité.
Elle dépend d’un troisième énoncé.
Elle est vraie.
Elle est fausse.

Elle est vraie.

Explication

La négation logique inverse la valeur de vérité de l’énoncé auquel elle s’applique. Ainsi, lorsque AA est faux, ¬A\neg A est vraie.

7. Dans quelle situation la conjonction ABA \land B est-elle vraie ?

Lorsque AA et BB sont faux tous les deux.
Lorsqu’au moins l’un de AA et BB est vrai.
Lorsque AA et BB sont vrais tous les deux.
Lorsque AA est vrai et que la valeur de BB est inconnue.

Lorsque $$A$$ et $$B$$ sont vrais tous les deux.

Explication

La conjonction exige la vérité simultanée de ses deux composantes. La condition « au moins l’une est vraie » décrit plutôt la disjonction ABA \lor B.

8. Quelle expression est équivalente à ¬(AB)\neg(A \lor B) selon les lois de De Morgan ?

ABA \land B
A(¬B)A \lor (\neg B)
(¬A)(¬B)(\neg A) \lor (\neg B)
(¬A)(¬B)(\neg A) \land (\neg B)

$$(\neg A) \land (\neg B)$$

Explication

La loi de De Morgan transforme la négation d’une disjonction en conjonction des négations. La forme correcte est donc (¬A)(¬B)(\neg A) \land (\neg B), et non une disjonction des deux négations.

9. Dans quel cas l’implication ABA \Rightarrow B est-elle fausse ?

Lorsque AA et BB sont toutes deux fausses
Lorsque AA est fausse et BB est vraie
Lorsque AA est vraie et BB est fausse
Lorsque AA et BB sont toutes deux vraies

Lorsque $$A$$ est vraie et $$B$$ est fausse

Explication

Une implication échoue lorsque son antécédent est vrai mais que sa conclusion est fausse. Si AA est fausse, l’implication reste vraie, contrairement à sa négation.

10. Pour démontrer xE, A(x)B(x)\forall x \in E,\ A(x) \Rightarrow B(x), quelle démarche est appropriée ?

Montrer que A(x)A(x) est fausse pour chaque élément de EE
Vérifier l’implication pour un seul élément particulier de EE
Choisir un élément quelconque vérifiant A(x)A(x) et établir B(x)B(x)
Choisir un élément vérifiant B(x)B(x) et établir A(x)A(x)

Choisir un élément quelconque vérifiant $$A(x)$$ et établir $$B(x)$$

Explication

La démonstration consiste à prendre un élément quelconque de EE pour lequel A(x)A(x) est vraie, puis à prouver B(x)B(x). Vérifier un élément particulier ne suffit pas pour une propriété universelle.

11. Quelle réécriture logique de l’implication ABA \Rightarrow B est correcte ?

A¬BA \land \neg B
¬AB\neg A \lor B
¬AB\neg A \land B
A¬BA \lor \neg B

$$\neg A \lor B$$

Explication

Par définition logique, ABA \Rightarrow B possède la même valeur de vérité que ¬AB\neg A \lor B. La conjonction A¬BA \land \neg B décrit plutôt le cas où l’implication est fausse.

12. Quelle proposition distingue correctement la contraposée de la réciproque de ABA \Rightarrow B ?

La contraposée est A¬BA \Rightarrow \neg B et la réciproque est ¬AB\neg A \Rightarrow B
La contraposée est BAB \Rightarrow A et la réciproque est ¬B¬A\neg B \Rightarrow \neg A
La contraposée est ¬B¬A\neg B \Rightarrow \neg A et la réciproque est BAB \Rightarrow A
La contraposée est ¬A¬B\neg A \Rightarrow \neg B et la réciproque est BAB \Rightarrow A

La contraposée est $$\neg B \Rightarrow \neg A$$ et la réciproque est $$B \Rightarrow A$$

Explication

La contraposée inverse les propositions et les nie, ce qui donne ¬B¬A\neg B \Rightarrow \neg A, équivalente à l’implication initiale. La réciproque BAB \Rightarrow A peut avoir une valeur de vérité différente.

13. Quand l’équivalence logique ABA \Leftrightarrow B est-elle vraie ?

Lorsque AA est fausse et BB est vraie
Lorsque AA entraîne BB sans condition sur BB
Lorsque AA et BB ont la même valeur de vérité
Lorsque AA est vraie et BB est fausse

Lorsque $$A$$ et $$B$$ ont la même valeur de vérité

Explication

Une équivalence est vraie lorsque les deux propositions sont simultanément vraies ou simultanément fausses. Une implication dans un seul sens ne garantit pas cette identité de valeur.

14. Quelle expression décompose correctement l’équivalence logique ABA \Leftrightarrow B ?

(AB)(AB)(A \land B) \Rightarrow (A \lor B)
(¬AB)(¬BA)(\neg A \Rightarrow B) \land (\neg B \Rightarrow A)
(AB)(BA)(A \Rightarrow B) \land (B \Rightarrow A)
(AB)(BA)(A \Rightarrow B) \lor (B \Rightarrow A)

$$(A \Rightarrow B) \land (B \Rightarrow A)$$

Explication

L’équivalence exige les deux implications, de AA vers BB et de BB vers AA, reliées par une conjonction. Une disjonction ne permettrait qu’un seul des deux sens.

15. Quelle méthode permet de démontrer que deux propositions AA et BB sont logiquement équivalentes ?

Démontrer séparément ABA \Rightarrow B puis BAB \Rightarrow A
Démontrer ABA \Rightarrow B et supposer le sens inverse
Démontrer que AA et BB sont fausses dans un même cas
Démontrer que AA est vraie sans examiner la proposition BB

Démontrer séparément $$A \Rightarrow B$$ puis $$B \Rightarrow A$$

Explication

La preuve d’une équivalence requiert les deux implications, afin d’établir chaque sens de la relation. Un seul sens ne suffit pas, même s’il est correctement démontré.

16. Quelle est la négation correcte de xU, A(x)\forall x \in U,\ A(x) ?

xU, A(x)\exists x \in U,\ A(x)
xU, ¬A(x)\exists x \in U,\ \neg A(x)
¬xU, A(x)\neg\exists x \in U,\ A(x)
xU, ¬A(x)\forall x \in U,\ \neg A(x)

$$\exists x \in U,\ \neg A(x)$$

Explication

Nier une affirmation universelle revient à trouver au moins un élément de UU pour lequel la propriété échoue. La formule xU, ¬A(x)\forall x \in U,\ \neg A(x) affirme une situation plus forte et différente.

17. Quelle affirmation décrit correctement les énoncés xR, yR, x<y\forall x \in \mathbb{R},\ \exists y \in \mathbb{R},\ x<y et yR, xR, x<y\exists y \in \mathbb{R},\ \forall x \in \mathbb{R},\ x<y ?

Les deux sont vrais car tout réel possède un majorant réel
Le premier est vrai et le second est faux
Le premier est faux et le second est vrai
Les deux sont faux car aucun réel ne peut être comparé à un autre

Le premier est vrai et le second est faux

Explication

Pour chaque réel xx, on peut choisir par exemple y=x+1y=x+1, donc le premier énoncé est vrai. Aucun réel fixé ne dépasse tous les réels, ce qui rend le second énoncé faux.

18. Quelle règle s’applique à la permutation de quantificateurs consécutifs ?

Tous les quantificateurs peuvent être permutés dès qu’ils portent sur le même ensemble
Deux quantificateurs de même type peuvent être permutés, mais pas deux types différents en général
Aucun quantificateur ne peut être permuté, même lorsque les deux sont universels
Deux quantificateurs de types différents peuvent être permutés, mais pas deux quantificateurs identiques

Deux quantificateurs de même type peuvent être permutés, mais pas deux types différents en général

Explication

Des quantificateurs consécutifs de même type, comme deux \forall, peuvent être échangés sans changer la valeur de vérité. L’échange entre \forall et \exists peut modifier le sens et n’est pas valide en général.

19. Dans une formule logique, comment définit-on une variable muette ou liée ?

Une variable auxiliaire placée dans la portée d’un quantificateur
Une variable choisie pour représenter une constante particulière
Une variable qui conserve le même nom dans plusieurs formules distinctes
Une variable présente dans la formule sans être associée à un quantificateur

Une variable auxiliaire placée dans la portée d’un quantificateur

Explication

Une variable muette est une variable auxiliaire située dans la portée d’un signe mutificateur, notamment un quantificateur. Une variable non associée à un quantificateur n’est pas liée par cette définition.

20. Dans l’énoncé xA, x<y\forall x \in A,\ x < y, quelles variables sont libres et laquelle est liée ?

AA est liée, tandis que xx et yy sont libres
xx et AA sont liées, tandis que yy est libre
xx est liée, tandis que AA et yy sont libres
yy est liée, tandis que xx et AA sont libres

$$x$$ est liée, tandis que $$A$$ et $$y$$ sont libres

Explication

Le quantificateur \forall lie xx dans sa portée, alors que AA et yy ne sont pas liées dans cet énoncé. L’appartenance de xx à AA ne transforme pas AA en variable liée.

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Comment se lit le quantificateur universel ∀ ?

Il se lit « pour tout » ou « quel que soit ».

Que signifie le quantificateur universel ∀ ?

Il affirme qu’une propriété est vraie pour chaque élément d’un ensemble.

Comment se lit le quantificateur existentiel ∃ ?

Il se lit « il existe ».

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