QCM : Logique et méthodes de démonstration (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel cas l’implication P⇒QP\Rightarrow Q est-elle fausse ?

Lorsque PP et QQ sont toutes deux fausses.
Lorsque PP est fausse et QQ est vraie.
Lorsque PP est vraie et QQ est fausse.
Lorsque PP et QQ sont toutes deux vraies.

Lorsque $$P$$ est vraie et $$Q$$ est fausse.

Explication

L’implication est fausse dans le seul cas où l’antécédent est vrai et le conséquent faux ; elle est équivalente à ¬P∨Q\neg P\lor Q. La prendre pour une équivalence conduirait à la déclarer fausse lorsque les deux propositions sont fausses, ce qui est incorrect.

2. Dans laquelle de ces situations peut-on permuter les quantificateurs sans changer en général le sens logique ?

Dans ∀x ∀y P(x,y)\forall x\,\forall y\,P(x,y), en échangeant les deux quantificateurs.
Dans ∃x ∀y P(x,y)\exists x\,\forall y\,P(x,y), en échangeant ∃\exists et ∀\forall.
Dans ∃x ∀y P(x,y)\exists x\,\forall y\,P(x,y), en remplaçant ∀\forall par ∃\exists.
Dans ∀x ∃y P(x,y)\forall x\,\exists y\,P(x,y), en échangeant ∀\forall et ∃\exists.

Dans $$\forall x\,\forall y\,P(x,y)$$, en échangeant les deux quantificateurs.

Explication

Deux quantificateurs de même nature, comme les deux quantificateurs universels, peuvent être permutés. En revanche, permuter des quantificateurs de nature différente ne préserve pas nécessairement le sens de l’énoncé.

3. Pour démontrer par récurrence que P(n)P(n) est vraie pour tout n≥n0n \geq n_0, quelles conditions suffisent ?

Vérifier P(n0)P(n_0) et établir que P(n+1)⇒P(n)P(n+1) \Rightarrow P(n) pour tout n≥n0n \geq n_0
Vérifier P(n0)P(n_0) et établir que, pour tout n≥n0n \geq n_0, P(n)⇒P(n+1)P(n) \Rightarrow P(n+1)
Vérifier P(n0)P(n_0) et P(n0+1)P(n_0+1), sans établir de passage général entre les rangs
Établir que P(n)⇒P(n+1)P(n) \Rightarrow P(n+1) pour tout n≥n0n \geq n_0, sans vérifier de rang initial

Vérifier $$P(n_0)$$ et établir que, pour tout $$n \geq n_0$$, $$P(n) \Rightarrow P(n+1)$$

Explication

La vérité au rang initial, jointe au passage de chaque rang au suivant, permet de conclure pour tous les rangs à partir de n0n_0. Vérifier deux rangs particuliers ne remplace pas l’établissement de l’hérédité.

4. Que signifie l’énoncé ∀x∈E, P(x)\forall x\in E,\ P(x) ?

Il existe un unique élément de EE pour lequel P(x)P(x) est vraie.
Il existe au moins un élément de EE pour lequel P(x)P(x) est vraie.
Pour tout élément de EE, P(x)P(x) est fausse.
Pour tout élément de EE, P(x)P(x) est vraie.

Pour tout élément de $$E$$, $$P(x)$$ est vraie.

Explication

Le quantificateur universel ∀\forall affirme que la propriété est vérifiée pour chaque élément de l’ensemble considéré. L’interpréter comme l’existence d’au moins un élément correspondrait au quantificateur existentiel ∃\exists.

5. Si A⇔BA \Leftrightarrow B et B⇔CB \Leftrightarrow C, quelle relation peut-on conclure entre AA et CC ?

A⇔CA \Leftrightarrow C
C⇒AC \Rightarrow A, sans implication dans l’autre sens
A⇒CA \Rightarrow C, sans réciproque établie
AA et CC sont incompatibles

$$A \Leftrightarrow C$$

Explication

La transitivité des équivalences permet de relier directement AA à CC lorsque chacune est équivalente à BB. Une simple implication dans un seul sens ne rendrait pas compte des deux équivalences données.

6. Si la proposition PP est fausse, quelle est la valeur de vérité de sa négation ¬P\neg P ?

Elle est fausse, car la négation conserve la valeur de vérité de PP.
Elle est vraie, car la négation inverse la valeur de vérité de PP.
Elle reste indéterminée tant que l’on ne connaît pas une proposition associée.
Elle est vraie seulement si une autre proposition QQ est également fausse.

Elle est vraie, car la négation inverse la valeur de vérité de $$P$$.

Explication

La négation inverse la valeur de vérité : lorsque PP est fausse, ¬P\neg P est vraie. La conjonction, contrairement à la négation, dépend de deux propositions et exige qu’elles soient toutes les deux vraies.

7. Quelle propriété distingue une proposition d’un énoncé dont la valeur de vérité reste indéterminée ?

Elle exprime une relation qui devient vraie pour au moins un élément.
Elle associe nécessairement une valeur numérique à chaque variable.
Elle est vraie ou fausse, mais pas les deux à la fois.
Elle peut être vraie et fausse selon les valeurs attribuées à ses variables.

Elle est vraie ou fausse, mais pas les deux à la fois.

Explication

Une proposition possède une valeur de vérité déterminée : elle est vraie ou fausse, sans être les deux simultanément. Un énoncé dépendant de valeurs attribuées à des variables correspond plutôt à une fonction propositionnelle.

8. Pour x∈R+x \in \mathbb{R}^{+}, quelle inégalité le raisonnement par équivalences successives permet-il d’établir ?

xx2−x+1≤43x\frac{\sqrt{x}}{x^2-x+1} \leq \frac{4}{3}\sqrt{x}
xx2−x+1≤34x\frac{\sqrt{x}}{x^2-x+1} \leq \frac{3}{4}\sqrt{x}
xx2+x+1≤43x\frac{\sqrt{x}}{x^2+x+1} \leq \frac{4}{3}\sqrt{x}
xx2−x+1≥43x\frac{\sqrt{x}}{x^2-x+1} \geq \frac{4}{3}\sqrt{x}

$$\frac{\sqrt{x}}{x^2-x+1} \leq \frac{4}{3}\sqrt{x}$$

Explication

L’inégalité établie porte sur le dénominateur x2−x+1x^2-x+1 et compare le quotient à 43x\frac{4}{3}\sqrt{x}. Remplacer le signe par ≥\geq inverse la conclusion visée.

9. Une démonstration par récurrence commence au rang n0n_0 ; quelles étapes doit-elle ensuite comporter ?

Une initialisation en n0n_0, une hérédité de P(n)P(n) à P(n+1)P(n+1), puis une conclusion pour tout n≥n0n \geq n_0
Une initialisation en n0n_0, une vérification indépendante de P(n+1)P(n+1), puis une conclusion pour tout n≥n0n \geq n_0
Une hérédité de P(n)P(n) à P(n+1)P(n+1), une initialisation au dernier rang, puis une conclusion pour tout n≥n0n \geq n_0
Une initialisation en n0n_0, une hérédité de P(n+1)P(n+1) à P(n)P(n), puis une conclusion pour tout n≥n0n \geq n_0

Une initialisation en $$n_0$$, une hérédité de $$P(n)$$ à $$P(n+1)$$, puis une conclusion pour tout $$n \geq n_0$$

Explication

La démarche comprend l’initialisation, la preuve de l’hérédité de nn à n+1n+1, puis la conclusion portant sur tous les rangs concernés. Vérifier séparément un rang suivant ne démontre pas le passage général.

10. Que permet d’affirmer la formule ∃x∈E, P(x)\exists x\in E,\ P(x) ?

La propriété PP est vraie pour au moins un élément de EE.
La propriété PP est vraie pour chaque élément de EE.
La propriété PP est fausse pour au moins un élément de EE.
La propriété PP est vraie pour un unique élément de EE.

La propriété $$P$$ est vraie pour au moins un élément de $$E$$.

Explication

Le quantificateur ∃\exists affirme qu’il y a au moins un élément de EE qui vérifie PP. L’existence d’un unique élément est une affirmation plus forte, exprimée par ∃!\exists!.

11. Pour démontrer une proposition P par l’absurde, quelle démarche convient ?

Supposer P et établir directement que sa négation entraîne une implication vraie.
Démontrer que P implique une conclusion, puis remplacer cette implication par sa réciproque.
Supposer ¬P, en tirer des conséquences jusqu’à une contradiction, puis conclure P.
Séparer les situations en cas et établir P dans au moins l’un d’eux.

Supposer ¬P, en tirer des conséquences jusqu’à une contradiction, puis conclure P.

Explication

Le raisonnement par l’absurde suppose que P est fausse, puis montre que cette hypothèse mène à une contradiction, ce qui permet de conclure P. Démontrer la proposition dans un seul cas ne suffit pas à établir sa vérité générale.

12. Quelle propriété caractérise une loi logique ?

Elle est vraie pour toutes les valeurs de vérité des propositions élémentaires.
Elle relie deux propositions qui ont toujours des valeurs de vérité opposées.
Elle est vraie lorsque toutes les propositions élémentaires sont vraies.
Elle exprime une implication vraie dans au moins un cas possible.

Elle est vraie pour toutes les valeurs de vérité des propositions élémentaires.

Explication

Une loi logique reste vraie quelles que soient les valeurs attribuées aux propositions élémentaires. Une proposition vraie lorsque toutes ses composantes sont vraies ne satisfait pas nécessairement cette exigence pour les autres configurations.

13. Pour prouver P ⇒ Q par contraposée, quelle implication faut-il démontrer ?

Q ⇒ P
¬Q ⇒ ¬P
¬P ⇒ ¬Q
P ⇒ ¬Q

¬Q ⇒ ¬P

Explication

La contraposée de P ⇒ Q est ¬Q ⇒ ¬P, et ces deux implications sont équivalentes. La réciproque Q ⇒ P ne permet pas, en général, de démontrer l’implication initiale.

14. Quelle expression est équivalente à la négation de la proposition « P et Q » ?

P ∨ Q
¬P ∨ ¬Q
P ∧ ¬Q
¬P ∧ ¬Q

¬P ∨ ¬Q

Explication

La loi de De Morgan transforme la négation d’une conjonction en disjonction des propositions niées. La conjonction de leurs négations correspond plutôt à la négation de « P ou Q ».

15. Si PP est vraie et QQ est fausse, quelle est la valeur de vérité de P∧QP\land Q ?

Elle est fausse, car les deux propositions ne sont pas vraies ensemble.
Elle est vraie, car la première proposition suffit à établir la conjonction.
Elle est indéterminée, car les propositions ont des valeurs différentes.
Elle est vraie, car au moins l’une des deux propositions est vraie.

Elle est fausse, car les deux propositions ne sont pas vraies ensemble.

Explication

Une conjonction P∧QP\land Q est vraie seulement lorsque PP et QQ sont toutes deux vraies ; ici, elle est donc fausse. Le fait qu’au moins une proposition soit vraie peut rendre vraie une disjonction, mais ne suffit pas pour une conjonction.

16. On sait que P est vraie et que P ⇒ Q est vraie ; que peut-on déduire ?

Q est vraie.
¬Q est vraie.
Q ⇒ P est vraie.
P ⇒ ¬Q est vraie.

Q est vraie.

Explication

La déduction applique une implication à une prémisse vraie : puisque P et P ⇒ Q sont vraies, Q est vraie. Cette conclusion n’établit pas pour autant la réciproque Q ⇒ P.

17. Dans quel cas la disjonction P∨QP\lor Q est-elle fausse ?

Lorsque PP et QQ sont toutes deux fausses.
Lorsque PP est fausse et QQ est vraie.
Lorsque PP et QQ ont des valeurs de vérité différentes.
Lorsque PP est vraie et QQ est fausse.

Lorsque $$P$$ et $$Q$$ sont toutes deux fausses.

Explication

La disjonction est fausse lorsque ses deux propositions sont fausses ; dans les autres cas, au moins l’une est vraie. La confondre avec la conjonction ferait conclure qu’elle est fausse dès qu’une seule proposition est fausse.

18. Si une implication P ⇒ Q est vraie, quelle implication lui est logiquement équivalente ?

P ⇒ ¬Q
¬P ⇒ ¬Q
Q ⇒ P
¬Q ⇒ ¬P

¬Q ⇒ ¬P

Explication

La contraposée d’une implication inverse l’ordre des propositions et nie chacune d’elles : ¬Q ⇒ ¬P. L’implication Q ⇒ P est sa réciproque et n’est pas équivalente en général.

19. L’énoncé « x+2=5x+2=5 », où xx appartient à l’ensemble des entiers, est considéré avant de fixer xx. De quel type d’énoncé s’agit-il ?

Une proposition, car une égalité possède déjà une valeur de vérité.
Une fonction propositionnelle, car sa valeur de vérité dépend de xx.
Une proposition fausse, car xx n’a pas encore été choisi.
Une fonction propositionnelle qui reste indéterminée même après le choix de xx.

Une fonction propositionnelle, car sa valeur de vérité dépend de $$x$$.

Explication

Avant que xx reçoive une valeur, l’énoncé dépend d’une variable et constitue une fonction propositionnelle. Contrairement à l’idée qu’il serait déjà une proposition, sa valeur de vérité se détermine lorsqu’on fixe xx.

20. Pour démontrer une implication en distinguant plusieurs cas, quelle démarche faut-il suivre ?

Remplacer l’implication par sa réciproque et démontrer cette nouvelle proposition.
Établir la conséquence dans chacun des cas qui couvrent les situations possibles.
Supposer fausse la conclusion et en déduire une contradiction.
Vérifier que la conséquence est vraie dans au moins un des cas possibles.

Établir la conséquence dans chacun des cas qui couvrent les situations possibles.

Explication

La disjonction des cas exige d’établir la conséquence pour chacun des cas qui partitionnent la situation. Supposer la conclusion fausse et chercher une contradiction relève du raisonnement par l’absurde.

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Qu’est-ce qu’une proposition en mathématiques ?

Un énoncé mathématique vrai ou faux, mais pas les deux à la fois.

Qu’est-ce qu’une fonction propositionnelle ?

Un énoncé mathématique contenant une ou plusieurs variables d’un ensemble donné.

Que devient une fonction propositionnelle lorsque ses variables reçoivent des valeurs ?

Une proposition.

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