QCM : Logique mathématique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des expressions suivantes est une proposition logique ?

Le réel a est-il choisi librement ?
La valeur de x est supérieure à 3.
Le nombre 7 est premier.
Calcule la somme de 4 et 5.

Le nombre 7 est premier.

Explication

Une proposition logique est une affirmation mathématique à laquelle on peut attribuer sans ambiguïté vrai ou faux. Une expression dépendant d’un paramètre, comme celle qui contient x, est plutôt un prédicat tant que ce paramètre n’est pas fixé.

2. Quelle distinction décrit correctement le tiers exclu et la non-contradiction ?

Le tiers exclu concerne les prédicats, tandis que la non-contradiction concerne les propositions composées.
Le tiers exclu autorise une troisième valeur, tandis que la non-contradiction permet deux valeurs simultanées.
Le tiers exclu interdit V et F simultanément, tandis que la non-contradiction impose V ou F.
Le tiers exclu impose V ou F, tandis que la non-contradiction interdit V et F simultanément.

Le tiers exclu impose V ou F, tandis que la non-contradiction interdit V et F simultanément.

Explication

Le tiers exclu affirme qu’une proposition est vraie ou fausse, et la non-contradiction interdit qu’elle possède ces deux valeurs en même temps. Les deux principes portent donc sur des aspects différents de la détermination des valeurs de vérité.

3. Pour quelle expression la valeur de vérité dépend-elle d’un paramètre ?

4=44 = 4
x>5x > -5
7>27 > 2
9<19 < 1

$$x > -5$$

Explication

L’expression x>5x > -5 change de valeur de vérité selon la valeur attribuée à x et constitue donc un prédicat. Les autres expressions ont une valeur de vérité déterminée sans paramètre variable.

4. Si P est fausse, quelle est la valeur de vérité de sa négation ?

Elle ne possède pas de valeur de vérité.
Elle est vraie.
Elle est fausse.
Elle dépend d’une autre proposition.

Elle est vraie.

Explication

La négation inverse la valeur de vérité de la proposition initiale : lorsque P est fausse, sa négation est vraie. Dire que P conserve sa valeur ou que la négation reste fausse confond la proposition avec son opposée.

5. Dans quel cas la conjonction P et Q est-elle vraie ?

Lorsque P et Q sont fausses simultanément.
Lorsque P est fausse et Q est vraie.
Lorsque P et Q sont vraies simultanément.
Lorsque P est vraie et Q est fausse.

Lorsque P et Q sont vraies simultanément.

Explication

Une conjonction exige que ses deux composantes soient vraies au même moment. Le fait qu’une seule proposition soit vraie suffit plutôt dans le cas d’une disjonction.

6. Dans quel cas la disjonction P ou Q est-elle fausse ?

Lorsque P est vraie et Q est fausse.
Lorsque P et Q sont vraies simultanément.
Lorsque P est fausse et Q est vraie.
Lorsque P et Q sont fausses simultanément.

Lorsque P et Q sont fausses simultanément.

Explication

La disjonction devient fausse lorsqu'aucune de ses deux propositions n’est vraie, donc lorsque P et Q sont toutes deux fausses. Si l’une des deux est vraie, la disjonction est vraie.

7. Dans quelle situation l’implication PQP \Rightarrow Q est-elle fausse ?

Lorsque P est vraie et Q est vraie.
Lorsque P est fausse et Q est vraie.
Lorsque P est vraie et Q est fausse.
Lorsque P est fausse et Q est fausse.

Lorsque P est vraie et Q est fausse.

Explication

Une implication est mise en défaut lorsque sa condition P est réalisée mais que sa conséquence Q ne l’est pas. Les trois autres combinaisons ne rendent pas l’implication fausse dans la logique classique.

8. Dans l’implication PQP \Rightarrow Q, comment caractériser P et Q ?

P et Q sont deux conditions nécessaires indépendantes.
P est nécessaire pour Q, et Q est suffisante pour P.
P et Q sont deux conditions suffisantes indépendantes.
P est suffisante pour Q, et Q est nécessaire pour P.

P est suffisante pour Q, et Q est nécessaire pour P.

Explication

La réalisation de P suffit à garantir Q, tandis que Q doit être vraie pour que P puisse être satisfaite dans cette implication. Inverser ces rôles conduit à la confusion entre condition suffisante et condition nécessaire.

9. Quelle expression représente la contraposée de PQP \Rightarrow Q ?

QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}
PQP \Rightarrow \overline{Q}
PQ\overline{P} \Rightarrow \overline{Q}
QPQ \Rightarrow P

$$\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}$$

Explication

La contraposée inverse l’ordre des propositions et nie chacune d’elles, ce qui donne QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}. La forme QPQ \Rightarrow P est la réciproque, car elle inverse l’ordre sans nier les propositions.

10. Quand l’équivalence PQP \Leftrightarrow Q est-elle vraie ?

Lorsque P et Q ont la même valeur de vérité.
Lorsque P est vraie et Q est fausse.
Lorsque P et Q ont des valeurs opposées.
Lorsque P est fausse et Q est vraie.

Lorsque P et Q ont la même valeur de vérité.

Explication

Une équivalence est vraie lorsque les deux propositions partagent la même valeur de vérité, qu’elles soient toutes deux vraies ou toutes deux fausses. Des valeurs opposées rendent l’équivalence fausse.

11. Quelle écriture caractérise une double implication entre deux propositions PP et QQ ?

PQ\overline{P} \Rightarrow Q et QP\overline{Q} \Rightarrow P
PQP \Rightarrow \overline{Q} et QPQ \Rightarrow \overline{P}
PQP \Rightarrow Q et QPQ \Rightarrow P
PQP \Rightarrow Q ou QPQ \Rightarrow P

$$P \Rightarrow Q$$ et $$Q \Rightarrow P$$

Explication

Une double implication exige que chacune des deux propositions entraîne l’autre. Une seule implication, comme PQP \Rightarrow Q, ne suffit pas à établir l’équivalence.

12. Quelle proposition est logiquement équivalente à PQP \Rightarrow Q ?

PQ\overline{P} \Rightarrow \overline{Q}
QPQ \Rightarrow P
QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}
PQP \Rightarrow \overline{Q}

$$\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}$$

Explication

La contraposée de PQP \Rightarrow Q est QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}, et ces deux implications sont équivalentes. La réciproque QPQ \Rightarrow P peut avoir une valeur de vérité différente.

13. Quelle expression est équivalente à la négation de « PP ou QQ » ?

P\overline{P} et Q\overline{Q}
PP et QQ
PP ou Q\overline{Q}
P\overline{P} ou Q\overline{Q}

$$\overline{P}$$ et $$\overline{Q}$$

Explication

La première loi de Morgan affirme que nier une disjonction revient à nier chacune de ses composantes et à les relier par « et ». L’expression P\overline{P} ou Q\overline{Q} correspond à la négation de « PP et QQ ».

14. Que signifie xE, P(x)\forall x \in E,\ P(x) ?

P(x)P(x) est vraie pour au moins un élément de EE
P(x)P(x) est vraie pour chaque élément de EE
P(x)P(x) est vraie pour un unique élément de EE
P(x)P(x) est fausse pour chaque élément de EE

$$P(x)$$ est vraie pour chaque élément de $$E$$

Explication

Le quantificateur universel impose la véracité de P(x)P(x) pour tout élément appartenant à EE. Le quantificateur existentiel demande une propriété vraie pour au moins un élément, sans exiger qu’elle soit vraie partout.

15. Que signifie xE, P(x)\exists x \in E,\ P(x) ?

Il existe exactement un élément de EE qui vérifie P(x)P(x)
Il existe au moins un élément de EE qui vérifie P(x)P(x)
Aucun élément de EE ne vérifie la propriété P(x)P(x)
Tous les éléments de EE vérifient la propriété P(x)P(x)

Il existe au moins un élément de $$E$$ qui vérifie $$P(x)$$

Explication

Le quantificateur existentiel affirme qu’au moins un élément de EE rend P(x)P(x) vraie. Il ne précise pas que cet élément est unique, contrairement à !\exists!.

16. Quelle est la négation correcte de xE, P(x)\forall x \in E,\ P(x) ?

xE, P(x)\exists x \in E,\ \overline{P(x)}
xE, P(x)\forall x \in E,\ P(x)
xE, P(x)\forall x \in E,\ \overline{P(x)}
!xE, P(x)\exists! x \in E,\ P(x)

$$\exists x \in E,\ \overline{P(x)}$$

Explication

Nier une affirmation universelle signifie qu’au moins un élément ne vérifie pas la propriété. La formule xE, P(x)\forall x \in E,\ \overline{P(x)} affirme au contraire que tous les éléments échouent à la vérifier.

17. Pour réfuter une proposition de la forme xE, P(x)\forall x \in E,\ P(x), que suffit-il de faire ?

Établir que P(x)P(x) est fausse pour tous les éléments de EE
Démontrer l’implication P(x)xEP(x) \Rightarrow x \in E
Montrer que P(x)P(x) est vraie pour un élément de EE
Trouver un élément de EE pour lequel P(x)P(x) est fausse

Trouver un élément de $$E$$ pour lequel $$P(x)$$ est fausse

Explication

Un seul contre-exemple suffit à invalider une proposition universelle, car celle-ci exige la propriété pour chaque élément. Montrer l’existence d’un cas favorable ne permet pas de conclure à la vérité universelle.

18. Quelle démarche permet de démontrer PQP \Rightarrow Q par contraposée ?

Démontrer QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}
Supposer QQ vraie et démontrer PP vraie
Démontrer QPQ \Rightarrow P
Supposer PP fausse et démontrer QQ fausse

Démontrer $$\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}$$

Explication

La contraposée remplace l’implication initiale par l’implication équivalente QP\overline{Q} \Rightarrow \overline{P}. L’implication QPQ \Rightarrow P est la réciproque, qui n’est pas nécessairement équivalente.

19. Dans un raisonnement par l’absurde visant à démontrer PP, quelle hypothèse de départ utilise-t-on ?

On suppose QQ et on démontre PQP \Rightarrow Q
On suppose PP et on en déduit une conséquence directe
On suppose PQP \Rightarrow Q et on établit QPQ \Rightarrow P
On suppose P\overline{P} et on en déduit une contradiction

On suppose $$\overline{P}$$ et on en déduit une contradiction

Explication

Le raisonnement par l’absurde part de la négation de la proposition recherchée et montre que cette hypothèse entraîne une impossibilité. La transformation d’une implication en contraposée relève d’une autre méthode.

20. Quelles sont les étapes essentielles d’une démonstration par récurrence ?

Supposer la conclusion, établir sa négation, puis distinguer deux cas
Choisir un contre-exemple, nier la propriété, puis conclure pour tout nn
Initialiser, prouver l’hérédité, puis conclure pour tout nn0n \ge n_0
Prouver deux valeurs initiales, appliquer la contraposée, puis conclure

Initialiser, prouver l’hérédité, puis conclure pour tout $$n \ge n_0$$

Explication

Une récurrence commence par vérifier P(n0)P(n_0), puis démontre que P(n)P(n) entraîne P(n+1)P(n+1) avant de conclure pour tout nn0n \ge n_0. Un contre-exemple ou une distinction de cas correspond à d’autres stratégies de démonstration.

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Qu'est-ce qu'une proposition logique ?

Une affirmation sur des objets mathématiques avec une valeur vraie ou fausse.

Qu'impose le principe du tiers exclu à une proposition ?

Elle doit être vraie ou fausse.

Que prohibe la loi de non-contradiction ?

Qu'une proposition soit vraie et fausse simultanément.

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