QCM : Maladie et société (146 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la santé l’OMS a-t-elle formulée en 1946 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie ou d’infirmité
La vie dans le silence des organes, centrée sur le bien-être physique
L’absence de maladie ou d’infirmité, indépendamment du bien-être ressenti
Un état de bien-être physique et mental, sans référence à la dimension sociale

Un état de complet bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie ou d’infirmité

Explication

La définition de l’OMS comprend les dimensions physique, mentale et sociale, et ne se limite pas à l’absence de maladie. « La vie dans le silence des organes » renvoie à Leriche, tandis que les autres formulations omettent des éléments de la définition de l’OMS.

2. Un médecin hésite à qualifier d’anormal un fonctionnement biologique qui diffère de la moyenne, mais que la personne tolère bien. Quel principe de Canguilhem doit guider son jugement ?

Se référer à la moyenne de la population pour fixer la norme biologique
Se référer à l’individu pour apprécier les normes biologiques
Se référer à l’absence de douleur pour définir l’état de santé
Se référer à la physiologie pour étudier l’état de santé

Se référer à l’individu pour apprécier les normes biologiques

Explication

Pour Canguilhem, l’appréciation des normes biologiques doit se référer à l’individu. La moyenne statistique privilégie une norme collective, l’absence de douleur évoque l’approche physique de Leriche, et la physiologie est associée à la distinction de Bichat.

3. Une enquête relie une maladie à plusieurs facteurs socio-environnementaux et constate qu’un même facteur est associé à des maladies différentes. Quelle interprétation correspond à l’approche contemporaine des causes ?

Une maladie peut avoir plusieurs causes, mais une cause donnée correspond à une maladie distincte
Une maladie possède une cause unique, même si les facteurs socio-environnementaux varient
Une maladie possède une cause constante, et chaque cause correspond à une maladie distincte
Une maladie peut avoir plusieurs causes, et une même cause peut engendrer différentes maladies

Une maladie peut avoir plusieurs causes, et une même cause peut engendrer différentes maladies

Explication

L’approche contemporaine admet à la fois la pluralité des causes d’une maladie et la possibilité qu’une cause contribue à différentes maladies. La cause unique relève du déterminisme biologique, tandis que l’association exclusive entre une cause et une maladie contredit la diversité des liens décrits.

4. Dans une étude, certains fumeurs ne développent pas de cancer du poumon et certaines personnes non-fumeuses en développent un. Quelle conclusion faut-il tirer sur le facteur de risque ?

L’exposition au facteur ne modifie pas le risque de maladie
L’exposition au facteur entraîne nécessairement l’apparition de la maladie
L’absence d’exposition empêche l’apparition de la maladie
L’exposition au facteur ne détermine pas à elle seule l’apparition de la maladie

L’exposition au facteur ne détermine pas à elle seule l’apparition de la maladie

Explication

Un facteur de risque n’implique pas nécessairement que la maladie apparaisse, et la maladie peut survenir sans cette exposition. Dire qu’il entraîne nécessairement la maladie confond risque et certitude; affirmer qu’il n’a aucun effet ou que son absence protège contredit également ce principe.

5. Que désigne l’espérance de vie à partir d’un âge donné ?

Le nombre moyen d’années qu’un individu devrait encore vivre, estimé à partir des données de mortalité
L’âge le plus élevé atteint par un individu dans la population étudiée
Le nombre moyen d’années déjà vécues par les individus de cet âge
L’âge moyen des personnes décédées au cours d’une année donnée

Le nombre moyen d’années qu’un individu devrait encore vivre, estimé à partir des données de mortalité

Explication

L’espérance de vie est une prédiction du nombre moyen d’années à vivre à partir d’un âge donné, fondée sur les données de mortalité. La durée maximale, l’âge moyen au décès et les années déjà vécues désignent d’autres mesures.

6. Pour illustrer l’évolution de l’espérance de vie à la naissance en France, quelle série de valeurs approximatives associe correctement les années 1800, 1900 et 2000 ?

45 ans, 35 ans et 80 ans
25 ans, 35 ans et 70 ans
35 ans, 80 ans et 45 ans
35 ans, 45 ans et 80 ans

35 ans, 45 ans et 80 ans

Explication

Les valeurs approximatives en France sont de 35 ans en 1800, 45 ans en 1900 et 80 ans en 2000. L’inversion des deux premières dates, l’attribution de 80 ans à 1900 et le décalage des valeurs ne correspondent pas à cette évolution.

7. En France, une femme âgée de 20 ans en 2019 a une espérance de vie à 20 ans de 66,1 années supplémentaires. Quel âge moyen projeté cela représente-t-il ?

86,1 ans
46,1 ans
85,6 ans
66,1 ans

86,1 ans

Explication

L’âge projeté s’obtient en ajoutant l’âge actuel aux années supplémentaires attendues : 20+66,1=86,120 + 66{,}1 = 86{,}1 ans. 66,1 ans correspond aux années restantes, tandis que 85,6 ans est l’espérance de vie à la naissance des femmes en 2019.

8. Entre 1800 et 1920, une politique de lavage des mains contribue à faire reculer les maladies infectieuses. Quel facteur explique principalement l’augmentation de l’espérance de vie durant cette période ?

L’amélioration des conditions de vie entre 1750 et 1800
L’amélioration de l’alimentation comme facteur médical principal
L’arrivée de médicaments comme la pénicilline et l’insuline
Le recul des maladies infectieuses grâce à l’hygiène

Le recul des maladies infectieuses grâce à l’hygiène

Explication

Pour la période 1800-1920, le recul des maladies infectieuses grâce à l’hygiène contribue à l’augmentation de l’espérance de vie. Les conditions de vie caractérisent surtout la période précédente, tandis que les premiers traitements médicamenteux arrivent dans les années 1920-1930.

9. Sur une carte mondiale, un pays apparaît en rouge en Afrique. Quelle espérance de vie cette couleur indique-t-elle dans la représentation étudiée ?

Une espérance de vie inférieure à 55 ans
Une espérance de vie comprise entre 55 et 65 ans
Une espérance de vie comprise entre 65 et 75 ans
Une espérance de vie supérieure à 75 ans

Une espérance de vie inférieure à 55 ans

Explication

Dans la représentation étudiée, les pays rouges d’Afrique ont une espérance de vie inférieure à 55 ans. La tranche de 65 à 75 ans correspond au jaune, tandis que le vert indique une espérance de vie plus élevée.

10. Dans une région où les soins médicaux restent inchangés, l’accès à l’eau potable et à l’alimentation s’améliore. Quel effet ces changements peuvent-ils avoir sur l’espérance de vie ?

Ils modifient la mortalité sans influencer l’espérance de vie
Ils peuvent l’augmenter en améliorant la satisfaction des besoins essentiels
Ils peuvent l’augmenter uniquement si le revenu moyen progresse
Ils ne peuvent l’augmenter qu’en introduisant de nouveaux médicaments

Ils peuvent l’augmenter en améliorant la satisfaction des besoins essentiels

Explication

L’accès à l’eau et à l’alimentation influence l’espérance de vie en tant que besoins essentiels, indépendamment de la médecine. L’amélioration décrite peut donc agir même sans nouveaux traitements ni hausse du revenu moyen.

11. Que met en relation la courbe de Preston, et sur quels axes place-t-elle ses deux variables ?

La dépense de santé en abscisse et l’espérance de vie en ordonnée
Le revenu moyen en abscisse et l’espérance de vie en ordonnée
L’espérance de vie en abscisse et le revenu moyen en ordonnée
Le revenu moyen en abscisse et la mortalité infantile en ordonnée

Le revenu moyen en abscisse et l’espérance de vie en ordonnée

Explication

La courbe de Preston relie le revenu moyen d’un pays, placé en abscisse, à son espérance de vie, placée en ordonnée. Inverser les axes ou substituer une autre variable ne décrit pas cette courbe.

12. Deux pays ont des PIB élevés, mais le pays au PIB légèrement inférieur présente une espérance de vie supérieure. Quelle interprétation correspond à la relation observée entre PIB et espérance de vie ?

La hausse marquée de l’espérance de vie concerne surtout les pays déjà les plus riches
Un PIB élevé garantit une espérance de vie supérieure à celle des pays moins riches
À haut niveau de PIB, toute hausse supplémentaire accroît l’espérance de vie
À haut niveau de PIB, une hausse supplémentaire peut ne pas accroître l’espérance de vie

À haut niveau de PIB, une hausse supplémentaire peut ne pas accroître l’espérance de vie

Explication

Au-delà d’un certain niveau, la hausse du PIB ne s’accompagne plus nécessairement d’une hausse de l’espérance de vie, et certains pays très riches font moins bien que des pays au PIB un peu inférieur. Une croissance illimitée de la relation ou une garantie liée au PIB contredit cette limite.

13. En France, comment la mortalité infantile a-t-elle évolué au cours du XXe siècle, et que désigne-t-elle ?

Elle a augmenté de moins de 10 pour 1 000 à 150 pour 1 000 durant la première année de vie.
Elle a diminué de 150 pour 1 000 à moins de 10 pour 1 000 chez l’ensemble des adultes.
Elle a diminué de 150 pour 1 000 à moins de 10 pour 1 000 durant la première année de vie.
Elle a diminué de 150 pour 1 000 à moins de 10 pour 1 000 avant l’âge de cinq ans.

Elle a diminué de 150 pour 1 000 à moins de 10 pour 1 000 durant la première année de vie.

Explication

La mortalité infantile concerne les décès au cours de la première année de vie et a fortement reculé au XXe siècle, de 150 pour 1 000 à moins de 10 pour 1 000. La mortalité avant cinq ans élargit la tranche d’âge, l’augmentation inverse la tendance, et les adultes ne sont pas concernés par cette définition.

14. Dans une population, les taux de décès par tranche d’âge baissent, tandis que l’âge auquel surviennent certains décès est plus tardif. Quel phénomène ces observations illustrent-elles ?

La hausse de l’incidence, par augmentation des nouveaux cas dans chaque tranche d’âge.
Le recul de la mortalité, par baisse des taux ou décalage des décès vers des âges plus élevés.
La mortalité infantile, par baisse des décès avant la fin de la première année.
La croissance démographique, par augmentation du nombre total d’habitants de la population.

Le recul de la mortalité, par baisse des taux ou décalage des décès vers des âges plus élevés.

Explication

Le recul de la mortalité désigne soit une diminution des taux de mortalité selon l’âge, soit un décalage de l’âge des décès. La mortalité infantile porte sur la première année de vie, l’incidence concerne les nouveaux cas et la croissance démographique le nombre d’habitants.

15. Entre 1950 et 1997, une étude observe une baisse des taux de mortalité dans toutes les tranches d’âge. Quelle conséquence cette évolution a-t-elle contribué à produire ?

Une augmentation mesurée de l’incidence des cancers.
Une stabilité mesurée de l’espérance de vie.
Une augmentation mesurée de l’espérance de vie.
Une diminution mesurée de l’espérance de vie.

Une augmentation mesurée de l’espérance de vie.

Explication

La baisse des taux de mortalité dans toutes les tranches d’âge entre 1950 et 1997 a contribué à l’augmentation mesurée de l’espérance de vie. La mortalité infantile seule ne résume pas cette évolution, et une hausse de l’incidence ou une baisse de l’espérance de vie ne correspond pas à l’effet décrit.

16. Dans un pays, la consommation de tabac recule chez les hommes et augmente chez les femmes. Quelle évolution des cancers du poumon est cohérente avec ce lien observé ?

Une hausse des cancers du poumon chez les hommes et une baisse chez les femmes.
Une hausse des cancers du poumon chez les deux groupes malgré leurs tendances tabagiques.
Une baisse des cancers du poumon chez les deux groupes malgré leurs tendances tabagiques.
Une baisse des cancers du poumon chez les hommes et une hausse chez les femmes.

Une baisse des cancers du poumon chez les hommes et une hausse chez les femmes.

Explication

La baisse de la consommation de tabac chez les hommes est liée au recul des cancers du poumon chez eux, tandis que la hausse de la consommation chez les femmes va de pair avec une hausse de ces cancers. Inverser les tendances ou attribuer la même évolution aux deux groupes ne respecte pas ce lien.

17. Une enquête compare le risque d’apparition d’un cancer du poumon selon la situation sociale. Quel résultat est cohérent avec les inégalités observées ?

Un risque accru chez les personnes aisées, notamment en lien avec des expositions au tabac ou à l’amiante.
Un risque accru chez les personnes défavorisées, notamment en lien avec le dépistage par PSA.
Une survie accrue chez les personnes défavorisées, notamment en lien avec des expositions au tabac ou à l’amiante.
Un risque accru chez les personnes défavorisées, notamment en lien avec des expositions au tabac ou à l’amiante.

Un risque accru chez les personnes défavorisées, notamment en lien avec des expositions au tabac ou à l’amiante.

Explication

Le risque d’incidence du cancer du poumon est plus élevé chez les personnes défavorisées, notamment en raison d’expositions au tabac ou à l’amiante à domicile ou au travail. Le gradient d’incidence de la prostate concerne davantage les hommes aisés, la survie est une autre mesure, et le PSA porte sur la prostate.

18. Un dosage de PSA détecte chez une personne un cancer de la prostate qui n’aurait peut-être pas été découvert de son vivant. Quel effet du dépistage cela illustre-t-il ?

Une diminution de la mortalité, par élimination des cancers lors du dosage.
Une baisse de l’incidence, par prévention de nouveaux cancers de la prostate.
Une sur-incidence, par détection de cancers qui seraient peut-être restés inconnus.
Une sur-incidence, parce que chaque cancer détecté est nécessairement évolutif.

Une sur-incidence, par détection de cancers qui seraient peut-être restés inconnus.

Explication

Le dépistage par PSA peut augmenter le nombre de cancers diagnostiqués en révélant des tumeurs qui seraient peut-être restées inconnues pendant la vie de la personne. Cette sur-incidence ne signifie pas que toutes les tumeurs sont évolutives, et le dosage détecte plutôt qu’il ne traite ou prévient le cancer.

19. Une étude compare la survie après diagnostic pour plusieurs cancers, dont ceux du poumon, du côlon et de la prostate. Quel résultat est attendu selon le gradient social décrit ?

Une survie diminuée chez les personnes les plus défavorisées pour le seul cancer du poumon.
Une survie diminuée chez les personnes les plus aisées pour la plupart des cancers étudiés.
Une incidence diminuée chez les personnes les plus défavorisées pour la plupart des cancers étudiés.
Une survie diminuée chez les personnes les plus défavorisées pour la plupart des cancers étudiés.

Une survie diminuée chez les personnes les plus défavorisées pour la plupart des cancers étudiés.

Explication

Pour la plupart des cancers, notamment ceux du poumon, du côlon et de la prostate, la survie après diagnostic est diminuée chez les personnes défavorisées. Le gradient d’incidence de la prostate concerne les hommes aisés, et l’observation ne se limite pas au cancer du poumon ni à l’incidence.

20. Une patiente socialement défavorisée rencontre des obstacles successifs entre l’apparition de symptômes et le suivi de son cancer. Quel parcours résume les étapes où des inégalités de survie peuvent intervenir ?

Délai avant diagnostic, dépistage par PSA, prévention du tabac, puis évolution de l’incidence du cancer.
Accès au traitement, apparition des symptômes, bilan spécialisé, puis diagnostic et consultation médicale.
Délai avant diagnostic, accès à la consultation et au bilan, puis arrêt de la prise en charge après le traitement.
Délai avant diagnostic, accès à la consultation et au bilan, traitement selon le stade, puis prise en charge des complications et récidives.

Délai avant diagnostic, accès à la consultation et au bilan, traitement selon le stade, puis prise en charge des complications et récidives.

Explication

Les inégalités de survie peuvent se manifester à plusieurs étapes : délai entre symptômes et diagnostic, accès à la consultation et au bilan spécialisé, choix du traitement selon le stade et accès à l’hôpital, puis prise en charge des complications et récidives. Les autres parcours omettent ces étapes ou les remplacent par des éléments qui ne décrivent pas cette chaîne de soins.

21. Quel rôle joue la Sécurité sociale dans la couverture collective des risques liés à la maladie en France ?

Elle organise le dépistage des maladies
Elle fournit directement tous les soins médicaux
Elle assure chaque personne selon un contrat individuel
Elle rembourse les dépenses de santé

Elle rembourse les dépenses de santé

Explication

La Sécurité sociale participe à la couverture collective des risques liés à la maladie en remboursant les dépenses de santé. L’organisation du dépistage relève de la prévention, le contrat individuel renvoie à une assurance personnelle, et le remboursement ne signifie pas que la Sécurité sociale fournit directement tous les soins.

22. Deux personnes disposent de moyens financiers différents et ont des besoins de santé inégaux : quel principe organise leur participation et leur bénéfice au sein de la couverture collective française ?

Cotiser selon ses moyens et bénéficier selon ses moyens
Cotiser selon ses moyens et bénéficier selon ses besoins
Cotiser selon ses besoins et bénéficier selon ses besoins
Cotiser selon ses besoins et bénéficier selon ses moyens

Cotiser selon ses moyens et bénéficier selon ses besoins

Explication

La solidarité repose sur des cotisations proportionnées aux moyens et sur des prestations déterminées par les besoins. L’inversion échange ces deux critères, tandis que les deux autres réponses appliquent le même critère aux cotisations et aux prestations.

23. Une action locale promeut une alimentation saine et l’activité physique sans fournir d’intervention médicale : à quel ensemble appartient-elle principalement ?

À la prévention secondaire, qui détecte précocement une maladie présente
Aux soins curatifs, qui visent à traiter une maladie diagnostiquée
Au système de santé, qui englobe les activités de promotion et d’entretien de la santé
Au système de soin, qui regroupe les services délivrant des interventions aux patients

Au système de santé, qui englobe les activités de promotion et d’entretien de la santé

Explication

Le système de santé comprend les activités dont le but essentiel est de promouvoir ou d’entretenir la santé, y compris hors des services de soins. Le système de soin désigne les services d’intervention, les soins curatifs traitent la maladie et la prévention secondaire vise son dépistage précoce.

24. Une commune propose une vaccination destinée à réduire le risque d’apparition d’une maladie : de quel type de prévention s’agit-il ?

De soin curatif, car elle traite une maladie déjà diagnostiquée
De prévention primaire, car elle agit avant l’apparition de la maladie
De prévention tertiaire, car elle limite les séquelles après la maladie
De prévention secondaire, car elle repère une maladie déjà présente

De prévention primaire, car elle agit avant l’apparition de la maladie

Explication

La prévention primaire cherche à éviter l’apparition de la maladie en agissant sur ses déterminants, notamment par la vaccination. Le dépistage précoce relève de la prévention secondaire, la limitation des conséquences de la prévention tertiaire et le traitement d’une maladie déclarée du soin curatif.

25. Une personne atteinte d’une maladie reçoit un accompagnement visant à soulager sa douleur, apaiser sa souffrance psychique et soutenir ses proches : quel type de soins reçoit-elle ?

Des soins curatifs, centrés sur le traitement de la maladie
Des soins préventifs, centrés sur l’évitement de la maladie
Des soins palliatifs, centrés sur le soulagement et la dignité
Des soins de réadaptation, centrés sur la récupération fonctionnelle

Des soins palliatifs, centrés sur le soulagement et la dignité

Explication

Les soins palliatifs visent notamment à soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, préserver la dignité et soutenir l’entourage. Les soins curatifs traitent la maladie, la prévention vise à éviter ou détecter celle-ci, et la réadaptation poursuit un objectif fonctionnel.

26. Une structure d’accueil médicalisée pour personnes âgées ne relève pas du secteur hospitalier : dans quelle catégorie générale des établissements de santé se situe-t-elle ?

Dans les établissements médico-sociaux
Dans les services d’hospitalisation à domicile
Dans les établissements hospitaliers
Dans les établissements de court séjour

Dans les établissements médico-sociaux

Explication

Les établissements de santé comprennent deux grandes catégories : les établissements hospitaliers et les établissements médico-sociaux. Le court séjour et l’hospitalisation à domicile sont des types de prise en charge hospitalière, et non la catégorie correspondant à la structure décrite.

27. Un patient reçoit chez lui des soins qui auraient autrement nécessité une hospitalisation, reste sous la responsabilité de l’hôpital et n’a pas de professionnel présent en continu : quelle prise en charge décrit cette situation ?

Les soins ambulatoires sans responsabilité hospitalière
L’hospitalisation à domicile
Les soins de longue durée en établissement
Les soins de suite et de réadaptation

L’hospitalisation à domicile

Explication

L’hospitalisation à domicile permet de recevoir chez soi des soins relevant autrement d’un cadre hospitalier, tout en restant sous la responsabilité de l’hôpital, sans présence professionnelle 24 heures sur 24. Les SSR font suite à des épisodes aigus, les USLD se déroulent en établissement et les soins ambulatoires ne correspondent pas à cette responsabilité hospitalière.

28. Lorsqu’on compare la répartition des lits hospitaliers entre court séjour, SSR et psychiatrie, quel constat général faut-il retenir ?

La psychiatrie représente environ la moitié des lits, les SSR un quart et le court séjour relativement peu
Le court séjour représente environ un quart des lits, les SSR la moitié et la psychiatrie relativement peu
Les SSR représentent environ la moitié des lits, le court séjour un quart et la psychiatrie relativement peu
Le court séjour représente environ la moitié des lits, les SSR un quart et la psychiatrie relativement peu

Le court séjour représente environ la moitié des lits, les SSR un quart et la psychiatrie relativement peu

Explication

La répartition indiquée donne environ la moitié des lits au court séjour et un quart aux SSR, tandis que la psychiatrie hospitalière compte relativement peu de lits. Les autres répartitions inversent les parts du court séjour et des SSR ou attribuent à la psychiatrie une part trop importante.

29. Dans un territoire, une équipe propose à toutes les familles des soins essentiels, accessibles à un coût abordable et avec leur participation ; à quel niveau de soins cette offre correspond-elle généralement ?

Aux soins primaires, généralement premier contact avec le système de santé
Aux soins secondaires, prise en charge technique par des spécialistes
Aux soins hospitaliers, prise en charge réservée aux situations complexes
Aux soins tertiaires, recours très spécialisé dans des centres spécialisés

Aux soins primaires, généralement premier contact avec le système de santé

Explication

Les soins primaires sont des soins essentiels accessibles à la population et constituent généralement le premier contact avec le système. Les soins tertiaires désignent le recours très spécialisé, tandis que les soins secondaires sont plus techniques et assurés par des spécialistes ou des hôpitaux.

30. Une personne atteinte d’une maladie chronique a besoin d’un suivi hospitalier et d’un accompagnement social coordonné ; quelle difficulté risque de compromettre sa prise en charge ?

La place importante des infirmiers dans les soins primaires
Le financement des soins par les cotisations des salariés et employeurs
Le manque de soins tertiaires dans les centres de recours spécialisés
Le cloisonnement entre ville et hôpital, et entre sanitaire et médico-social

Le cloisonnement entre ville et hôpital, et entre sanitaire et médico-social

Explication

Le cloisonnement entre la ville et l’hôpital, ainsi qu’entre les secteurs sanitaire et médico-social, peut nuire à la prise en charge, notamment lorsque maladie chronique et besoins sociaux sont liés. Le manque de spécialistes et le financement par cotisations ne décrivent pas cette difficulté de coordination.

31. Un patient doit consulter plusieurs spécialistes et ses informations de prise en charge doivent être centralisées ; quel rôle remplit son médecin traitant ?

Prendre en charge les soins très spécialisés dans un centre de recours
Coordonner la prise en charge, contrôler l’accès aux spécialistes et centraliser les éléments du patient
Mettre directement en réseau des équipes de ville et d’hôpital autour du patient
Réaliser les soins techniques qui relèvent des spécialistes ou des hôpitaux

Coordonner la prise en charge, contrôler l’accès aux spécialistes et centraliser les éléments du patient

Explication

Le médecin traitant coordonne le parcours en contrôlant l’accès aux spécialistes et en centralisant les éléments relatifs au patient. La mise en réseau des professionnels relève des réseaux de santé, tandis que les soins spécialisés ou de recours correspondent à d’autres niveaux de soins.

32. Un territoire veut améliorer le suivi d’une pathologie en faisant travailler ensemble des professionnels de ville et d’hôpital ; quel dispositif répond à cet objectif ?

Un centre hospitalier spécialisé assurant les soins de recours du territoire
Un médecin traitant centralisant seul les informations de chaque patient
Un mécanisme de cotisations sociales répartissant les dépenses de santé
Un réseau de santé coordonnant des professionnels pour décloisonner et fluidifier le parcours

Un réseau de santé coordonnant des professionnels pour décloisonner et fluidifier le parcours

Explication

Les réseaux de santé coordonnent des professionnels, notamment en ville et à l’hôpital, afin de décloisonner les soins, fluidifier le parcours et améliorer la prise en charge. Le médecin traitant coordonne le parcours individuel, tandis qu’un centre de recours assure des soins spécialisés.

33. Une agence ajuste l’offre de soins aux besoins et aux demandes de la population, tout en réduisant les inégalités territoriales et en respectant un budget collectif ; quel objectif poursuit-elle ?

Équilibrer les dépenses et recettes en ajustant les cotisations des employeurs
Faire converger offre, besoin et demande, lutter contre les inégalités et respecter les contraintes budgétaires
Mettre en relation le corps et l’esprit avec l’environnement et le mode de vie
Définir la santé par la normalité des fonctions physiques et physiologiques

Faire converger offre, besoin et demande, lutter contre les inégalités et respecter les contraintes budgétaires

Explication

La régulation vise conjointement la convergence de l’offre, du besoin et de la demande, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales et le respect des contraintes budgétaires. L’équilibre des recettes et dépenses relève de la gestion financière, et les autres propositions décrivent des modèles de santé.

34. Les dépenses d’un système de santé augmentent alors que ses recettes restent stables ; quelle évolution est nécessaire pour maintenir son équilibre financier ?

Réorienter l’offre vers les territoires dont les besoins sont les plus faibles
Diminuer les recettes dans la même proportion que les dépenses augmentent
Augmenter les recettes en regard de la hausse des dépenses
Maintenir les recettes au même niveau et reporter le solde

Augmenter les recettes en regard de la hausse des dépenses

Explication

L’équilibre financier exige que les recettes équilibrent les dépenses ; lorsque les dépenses augmentent, les recettes doivent augmenter en regard. Maintenir les recettes stables crée un déficit, tandis que la répartition territoriale de l’offre relève d’un autre objectif.

35. Dans le modèle biomédical qui prévalait jusqu’au début du XXe siècle, comment la santé était-elle principalement définie ?

Par les relations entre le corps, l’esprit, l’environnement et le mode de vie
Par un complet bien-être physique, mental et social intégrant le contexte de vie
Par l’absence de maladie et la normalité des capacités physiques et physiologiques
Par l’interaction entre le corps et l’esprit dans les maladies et leur prévention

Par l’absence de maladie et la normalité des capacités physiques et physiologiques

Explication

Jusqu’au début du XXe siècle, le modèle biomédical définissait la santé comme l’absence de maladie et la normalité des capacités physiques et physiologiques. L’interaction corps-esprit caractérise le modèle psychosomatique, tandis que l’environnement et le bien-être global figurent dans des approches plus larges.

36. Quelle définition de la santé est attribuée à l’Organisation mondiale de la Santé ?

La normalité des capacités physiques et physiologiques en l’absence de maladie
Un état de complet bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie ou d’infirmité
L’interaction entre la psyché et le corps pour expliquer et traiter les maladies
La relation du corps et de l’esprit avec l’environnement et le mode de vie

Un état de complet bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie ou d’infirmité

Explication

L’OMS définit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne se réduit pas à l’absence de maladie ou d’infirmité et prend en compte l’environnement de vie. La normalité physiologique correspond au modèle biomédical, et les autres propositions décrivent des modèles distincts.

37. Une population japonaise s’installe en Californie et, au fil du temps, son incidence de cancers se rapproche de celle des habitants californiens. Quelle interprétation ce constat appuie-t-il ?

La migration entraîne une diminution générale des incidences de cancers.
Les facteurs environnementaux peuvent prendre le pas sur les facteurs génétiques.
La descendance acquiert une prédisposition génétique propre à la Californie.
Les facteurs génétiques empêchent les incidences de changer après une migration.

Les facteurs environnementaux peuvent prendre le pas sur les facteurs génétiques.

Explication

Le rapprochement des incidences vers les taux californiens montre le poids des facteurs environnementaux dans l’évolution du risque. L’idée de stabilité génétique néglige cet effet, la baisse générale ne décrit pas le résultat observé et une prédisposition génétique acquise n’en découle pas.

38. Dans l’étude des maladies, que désigne l’interaction gène-environnement ?

L’influence de facteurs environnementaux sur l’effet des gènes dans l’apparition des maladies.
La transmission d’une maladie d’un parent à son enfant par les gènes.
La modification de la séquence des gènes provoquée par une maladie.
L’effet direct d’une exposition environnementale indépendamment des gènes.

L’influence de facteurs environnementaux sur l’effet des gènes dans l’apparition des maladies.

Explication

L’interaction gène-environnement décrit la façon dont des facteurs environnementaux influencent l’effet des gènes sur l’occurrence des maladies. Une mutation, un effet environnemental sans rôle génétique et une transmission héréditaire sont des notions distinctes.

39. Une personne porte une prédisposition génétique à une maladie, mais celle-ci apparaît dans un contexte d’exposition environnementale particulier. Quel mécanisme peut expliquer son apparition ?

La combinaison d’une exposition environnementale et d’une prédisposition génétique.
Une exposition environnementale qui dépasse les capacités adaptatives, sans prédisposition.
La présence d’une prédisposition génétique qui entraîne nécessairement la maladie.
Des gènes inadaptés à l’environnement ordinaire, sans rôle de l’exposition.

La combinaison d’une exposition environnementale et d’une prédisposition génétique.

Explication

Une maladie peut survenir lorsque l’exposition à un environnement donné se combine à une prédisposition génétique. Une prédisposition seule n’équivaut pas à une maladie, tandis que le dépassement des capacités adaptatives et les gènes inadaptés décrivent d’autres mécanismes.

40. Quel rôle caractérise l’épigénétique dans le matériel génétique ?

Transmettre directement les maladies génétiques d’une génération à l’autre.
Empêcher les facteurs environnementaux d’influencer l’expression des gènes.
Modifier la séquence codante de l’ADN pour produire de nouveaux gènes.
Moduler l’expression des gènes à partir de la partie non codante de l’ADN.

Moduler l’expression des gènes à partir de la partie non codante de l’ADN.

Explication

L’épigénétique concerne la partie non codante de l’ADN, qui permet de moduler l’expression des gènes. La création de séquences codantes, la transmission directe de maladies et l’empêchement d’une influence environnementale ne définissent pas ce rôle.

41. À l’échelle mondiale, quelle ampleur annuelle de mortalité est attribuée à l’environnement subi ?

Environ 4,5 millions de décès par an.
Environ 3,5 millions de décès par an.
Plus de 13 millions de décès par an.
Moins d’un million de décès par an.

Plus de 13 millions de décès par an.

Explication

L’environnement subi est responsable de plus de 13 millions de décès chaque année dans le monde. Le chiffre de 3,5 millions correspond au tabac, celui de 4,5 milliards concerne le manque d’assainissement et l’estimation inférieure à un million ne correspond pas à cette ampleur.

42. Lors d’une analyse des facteurs de survenue des cancers en France, comment comparer l’impact de la pollution de l’air à celui des comportements ?

L’impact de la pollution de l’air est inférieur à 1 %, et les comportements pèsent davantage.
La part de la pollution de l’air est proche de 3,5 %, comme celle du tabac mondial.
La pollution de l’air n’a aucun lien avec la survenue des cancers en France.
L’impact de la pollution de l’air dépasse celui des comportements en France.

L’impact de la pollution de l’air est inférieur à 1 %, et les comportements pèsent davantage.

Explication

En France, la part de la pollution de l’air dans la survenue des cancers est inférieure à 1 %, tandis que les facteurs comportementaux sont plus importants. Dire que la pollution domine inverse la comparaison, affirmer qu’elle n’a aucun impact transforme une faible part en absence d’effet, et le chiffre de 3,5 millions concerne les décès liés au tabac dans le monde.

43. Quel facteur est identifié comme la cause la plus importante de maladie et de décès évitables dans le monde, avec 3,5 millions de décès annuels ?

Le changement climatique.
La pollution de l’air.
Le tabac.
Le manque d’assainissement.

Le tabac.

Explication

Le tabac est la cause la plus importante de maladie et de décès évitables, avec 3,5 millions de décès par an dans le monde. Le manque d’assainissement et la pollution de l’air sont d’autres facteurs, tandis que le changement climatique est associé à des effets sanitaires multiples.

44. Un organisme coordonne des services qui proposent prévention, traitements curatifs et soins palliatifs en réponse aux besoins de santé d’une population. De quoi s’agit-il ?

D’un régime de financement des soins.
Du système de soins.
Du système de santé au sens le plus large.
D’un dispositif de prévention.

Du système de soins.

Explication

Le système de soins rassemble les services dont la fonction principale est de fournir des interventions préventives, curatives et palliatives selon les besoins de santé. Le système de santé est plus vaste, la prévention n’en est qu’un type d’intervention et le financement ne définit pas cet ensemble de services.

45. Une comparaison des organisations des soins en France et en Allemagne met en évidence quelle différence ?

Le système allemand est très centré sur l’hôpital, tandis que les médecins de ville occupent une place importante en France.
Les deux systèmes sont très centrés sur l’hôpital, avec une place comparable pour les médecins de ville.
Les deux systèmes accordent une place dominante aux médecins de ville, avec un recours hospitalier comparable.
Le système français est très centré sur l’hôpital, tandis que les médecins de ville occupent une place importante en Allemagne.

Le système français est très centré sur l’hôpital, tandis que les médecins de ville occupent une place importante en Allemagne.

Explication

Le système français est très hospitalo-centré, alors que les médecins de ville jouent un rôle particulièrement important en Allemagne. Inverser les pays attribue les caractéristiques à l’opposé ; parler d’équilibre ou d’une domination des médecins de ville en France ne correspond pas à cette distinction.

46. Quel ensemble de caractéristiques décrit les professionnels de santé ?

Formation élevée, liberté d’installation, liberté de prescription et choix du médecin par le patient.
Formation et spécialisation élevées, monopole de la médecine, code déontologique et ordre professionnel.
Formation spécialisée, absence de réglementation déontologique et exercice partagé sans monopole médical.
Formation et spécialisation élevées, code déontologique, mais absence d’ordre professionnel et de monopole médical.

Formation et spécialisation élevées, monopole de la médecine, code déontologique et ordre professionnel.

Explication

Les professionnels de santé se caractérisent par une formation et une spécialisation élevées, le monopole de la médecine, un code déontologique et un ordre professionnel. La liberté d’installation et de prescription sont d’autres caractéristiques, mais ne remplacent pas cet ensemble ; l’absence de réglementation ou d’ordre le contredit.

47. Dans une région où les médecins peuvent choisir librement leur lieu d’exercice, ils se concentrent dans les zones déjà bien dotées. Quelle conséquence cette liberté peut-elle favoriser ?

Des inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins.
Des différences d’accès dues principalement au choix du médecin par le patient.
Une répartition uniforme des médecins entre les territoires.
Une diminution des écarts territoriaux d’accès aux soins.

Des inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins.

Explication

La liberté d’installation contribue aux inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins, notamment lorsque les professionnels se concentrent dans certains lieux. Une répartition uniforme inverse cet effet, tandis que la liberté de prescription et le choix du médecin sont des notions distinctes.

48. Une personne sans symptôme participe à un dépistage qui vise à repérer une maladie afin de la traiter plus efficacement. De quel type de prévention s’agit-il ?

Prévention primaire.
Prévention tertiaire.
Prévention curative.
Prévention secondaire.

Prévention secondaire.

Explication

La prévention secondaire détecte une maladie avant l’apparition des symptômes pour permettre un traitement plus efficace. La prévention primaire cherche à éviter l’apparition de la maladie, tandis que la prévention tertiaire intervient chez des personnes déjà malades pour limiter rechutes et complications.

49. Quel mode de financement du système de soins la France a-t-elle mis en place après la Seconde Guerre mondiale ?

L’Assurance Sociale Universelle.
Le financement intégral par l’impôt général.
L’assurance sociale mise en place avant la Seconde Guerre mondiale.
L’assurance privée individuelle.

L’Assurance Sociale Universelle.

Explication

Après la Seconde Guerre mondiale, la France a mis en place l’Assurance Sociale Universelle comme mode de financement du système de soins. L’assurance privée et le financement intégral par l’impôt ne désignent pas ce modèle, et la datation avant-guerre est incorrecte.

50. Pour organiser le financement du système de soins, quels éléments sont appréciés ?

Les demandes, les dépenses et les ressources disponibles.
Les besoins et l’offre, sans tenir compte des demandes.
Les besoins, les dépenses et les résultats sanitaires.
Les besoins, les demandes et l’offre.

Les besoins, les demandes et l’offre.

Explication

Le financement du système de soins s’appuie sur l’appréciation conjointe des besoins, des demandes et de l’offre. Les dépenses, les ressources ou les résultats ne remplacent pas ces trois éléments, et omettre les demandes laisse de côté une composante essentielle.

51. Quelle part des cancers chez l’homme en France est attribuée à la consommation de boissons alcoolisées ?

Environ un dixième.
Plus d’un quart.
Environ la moitié.
Moins d’un vingtième.

Plus d’un quart.

Explication

En France, la consommation de boissons alcoolisées est responsable de plus d’un quart des cancers chez l’homme. Une estimation proche d’un dixième sous-estime cette proportion ; la donnée concerne les cancers masculins, et non les maladies cardiovasculaires ou les cancers chez les femmes.

52. Pourquoi l’environnement socio-économique peut-il influencer la mortalité par cancer ?

Parce qu’il agit uniquement par les différences d’accès aux traitements.
Parce que les comportements de santé sont indépendants des conditions sociales.
Parce qu’il contribue à façonner des comportements liés à la santé.
Parce qu’il entraîne nécessairement une différence biologique entre les groupes.

Parce qu’il contribue à façonner des comportements liés à la santé.

Explication

Une partie de l’influence de l’environnement socio-économique sur la mortalité par cancer s’explique par des comportements socialement déterminés. Une explication biologique indépendante du contexte ou des comportements sans influence sociale manque ce mécanisme ; limiter l’effet à l’accès aux traitements est également réducteur.

53. Parmi les facteurs de santé, quel rôle le tabac joue-t-il en matière de maladies et de décès évitables ?

Il en est une cause secondaire parmi plusieurs.
Il en est la cause la plus importante.
Le manque d’eau potable en est la cause principale.
La qualité de l’air en est la cause principale.

Il en est la cause la plus importante.

Explication

Le tabac est la cause la plus importante de maladies et de décès évitables. Le présenter comme un facteur secondaire minimise son rôle, tandis que la qualité de l’air et l’accès à l’eau potable ne correspondent pas au fait ciblé.

54. Une personne âgée conserve certaines capacités de décision, mais rencontre des difficultés dans d’autres domaines. Quelle description de son autonomie est la plus juste ?

Sa situation relève nécessairement de la psychiatrie.
Son autonomie est nécessairement totalement perdue.
Son autonomie reste identique dans tous les domaines.
Son autonomie peut être fragilisée à des degrés divers.

Son autonomie peut être fragilisée à des degrés divers.

Explication

L’autonomie peut être fragilisée dans plusieurs domaines et à divers degrés, notamment en gériatrie. La perte totale et l’autonomie uniforme ne rendent pas compte de ces gradients, et une fragilité ne signifie pas en soi un trouble psychiatrique.

55. En psychiatrie, une pathologie coupe le contact d’une personne avec le réel et s’accompagne d’une grande violence. Quelle décision concernant certains soins peut être envisagée ?

Décider certains soins sans consentement, parfois sous contrainte.
Reporter tout soin jusqu’à l’obtention du consentement.
Imposer les mêmes soins à chaque personne hospitalisée.
Écarter tout soin parce que la personne refuse.

Décider certains soins sans consentement, parfois sous contrainte.

Explication

Dans cette situation psychiatrique grave, certains soins peuvent être décidés sans consentement, parfois sous contrainte. Exiger systématiquement le consentement ou supprimer toute possibilité de soin méconnaît cette règle, tandis que la contrainte n’est pas généralisée à toute hospitalisation.

56. Une équipe envisage de contraindre une personne vulnérable à recevoir des soins pour lui venir en aide. Quelle tension éthique doit-elle examiner ?

Écarter la bienfaisance pour éviter toute atteinte à l’autonomie.
Privilégier la contrainte comme expression du respect de l’autonomie.
Concilier le respect de l’autonomie et la bienfaisance, en évaluant le risque de malfaisance.
Concilier la bienfaisance et la justice distributive, sans examiner le risque de nuire.

Concilier le respect de l’autonomie et la bienfaisance, en évaluant le risque de malfaisance.

Explication

La contrainte met en tension le respect de l’autonomie et la bienfaisance, avec le risque que l’aide bascule vers la malfaisance. La justice distributive n’est pas l’enjeu décrit, et la bienfaisance ne rend pas la contrainte automatiquement légitime.

57. Une femme de 62 ans souhaite suivre le dépistage organisé du cancer du sein en France. Quel calendrier lui est proposé ?

Une mammographie chaque année, de 50 à 74 ans.
Une mammographie tous les deux ans, de 50 à 80 ans.
Une mammographie tous les deux ans, de 40 à 64 ans.
Une mammographie tous les deux ans, de 50 à 74 ans.

Une mammographie tous les deux ans, de 50 à 74 ans.

Explication

Le dépistage organisé propose une mammographie tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans. Les autres calendriers modifient l’âge de début ou de fin, ou la fréquence prévue.

58. Une femme de 45 ans demande des mammographies rapprochées en dehors des critères du dépistage organisé. Quelle distinction s’applique ?

Le dépistage organisé suit les critères nationaux, tandis que ces examens peuvent être trop précoces ou trop fréquents.
Le dépistage organisé recommande des examens annuels, tandis que les examens hors critères respectent le calendrier national.
Le dépistage organisé suit des critères locaux, tandis que les examens hors critères sont généralement trop espacés.
Le dépistage organisé autorise des examens hors critères, tandis que le programme national est réservé aux examens tardifs.

Le dépistage organisé suit les critères nationaux, tandis que ces examens peuvent être trop précoces ou trop fréquents.

Explication

Le dépistage organisé suit des critères nationaux, alors que les mammographies hors critères peuvent être réalisées trop tôt ou trop fréquemment. Les confondre avec le programme national, ou les décrire comme trop espacées, inverse la distinction.

59. Pourquoi la recherche sur l’être humain est-elle nécessaire tout en soulevant des questions éthiques ?

Elle contribue au progrès médical et élimine ainsi les questions de consentement et de protection.
Elle contribue au progrès médical, mais pose des questions d’information, de consentement et de protection.
Elle sert principalement à réduire les dépenses médicales, tout en posant une question d’information.
Elle contribue au progrès médical, et le consentement suffit à régler tous les enjeux éthiques.

Elle contribue au progrès médical, mais pose des questions d’information, de consentement et de protection.

Explication

La recherche sur l’être humain contribue au progrès des connaissances médicales, notamment pour les médicaments, mais oblige à examiner l’information, le consentement et la protection des participants. Le progrès n’efface pas ces enjeux, et le consentement ne remplace pas les autres protections.

60. Un comité examine une recherche sur l’être humain avant son lancement. Quelle exigence du code de Nuremberg doit-il vérifier ?

Des contrôles préalables et un consentement volontaire après une information exacte sur l’expérience et ses risques.
Des contrôles préalables et un consentement donné par un tiers après une information générale.
Des contrôles après l’expérience et un consentement volontaire donné avant toute information.
Des contrôles préalables et un consentement volontaire après une information limitée aux méthodes.

Des contrôles préalables et un consentement volontaire après une information exacte sur l’expérience et ses risques.

Explication

Le code de Nuremberg exige un contrôle préalable et le consentement volontaire du participant, obtenu après une information exacte sur l’expérience, ses méthodes, ses moyens, ses dangers et ses risques. Des contrôles tardifs, un consentement par un tiers ou une information incomplète ne satisfont pas ces exigences.

61. Quel constat le rapport Belmont a-t-il mis en évidence au sujet de personnes atteintes de syphilis ?

Elles avaient reçu un traitement après avoir été déclarées indemnes de la maladie.
Elles avaient été privées de traitement afin d’observer l’évolution de la maladie.
Elles avaient reçu un traitement afin d’observer la guérison de la maladie.
Elles avaient été privées de traitement avant que la maladie ne soit diagnostiquée.

Elles avaient été privées de traitement afin d’observer l’évolution de la maladie.

Explication

Le rapport Belmont a mis en évidence que des personnes atteintes de syphilis avaient été laissées sans traitement pour observer l’évolution de leur maladie. L’idée d’un traitement efficace confond observation et soin, tandis que l’absence de diagnostic ou l’absence de maladie ne correspond pas au constat.

62. Quelle population l’étude de Tuskegee a-t-elle suivie dans le sud des États-Unis entre 1932 et 1972 ?

Plus de 400 hommes atteints d’une autre maladie, à des fins d’observation.
Quelques dizaines d’hommes atteints de syphilis latente, à des fins d’observation.
Plus de 400 hommes atteints de syphilis latente, à des fins d’observation.
Plus de 400 hommes atteints de syphilis latente, entre 1972 et 1978.

Plus de 400 hommes atteints de syphilis latente, à des fins d’observation.

Explication

L’étude menée de 1932 à 1972 a suivi plus de 400 hommes atteints de syphilis latente pour observer la maladie plutôt que pour les traiter. L’autre maladie, le faible effectif et la période 1972–1978 résultent chacun d’une confusion distincte.

63. Dans une étude d’observation menée dans les années 1940, des participants atteints de syphilis latente ne reçoivent pas de traitement alors que des antibiotiques ont été découverts. Quel élément caractérise cette situation à Tuskegee ?

Les participants avaient été privés de traitement avant la découverte des antibiotiques.
Les participants ont cessé d’être observés dès la découverte des antibiotiques.
Les participants ont alors reçu des antibiotiques dans le cadre de l’étude.
Les participants ont continué d’être privés de traitement malgré les antibiotiques.

Les participants ont continué d’être privés de traitement malgré les antibiotiques.

Explication

À Tuskegee, les hommes atteints de syphilis latente sont restés privés de traitement, y compris après la découverte des antibiotiques dans les années 1940. L’accès aux antibiotiques et l’arrêt de l’observation n’ont pas eu lieu, tandis que l’option qui situe toute la privation avant leur découverte omet ce fait essentiel.

64. Quel document la Commission nationale a-t-elle soumis en 1978 ?

Le rapport Belmont, consacré à la protection des sujets humains dans la recherche.
Le rapport Belmont, consacré à la protection des patients dans les soins.
L’étude de Tuskegee, consacrée à la protection des sujets humains dans la recherche.
Le rapport Belmont, soumis lors de la révélation du scandale en 1972.

Le rapport Belmont, consacré à la protection des sujets humains dans la recherche.

Explication

En 1978, la Commission nationale a soumis le rapport Belmont, intitulé « Principes éthiques et directives concernant la protection des sujets humains dans le cadre de la recherche ». L’étude de Tuskegee est l’affaire qui a précédé le rapport; 1972 correspond à la révélation publique du scandale, et le titre concerne la recherche.

65. Une participante refuse de poursuivre une recherche après avoir compris les informations présentées. Quel principe impose de respecter sa décision et son autonomie ?

La justice dans la sélection des groupes.
La bienfaisance et la non-malfaisance.
La responsabilité envers les générations futures.
Le respect de la personne.

Le respect de la personne.

Explication

Le respect de la personne comprend le libre arbitre, les choix, les décisions et l’autonomie de l’individu; il implique donc de respecter le refus de la participante. La bienfaisance concerne le bénéfice et l’absence de préjudice, la justice l’équité, et la responsabilité les conséquences à venir.

66. Un chercheur envisage une intervention qu’il juge bénéfique au regard des connaissances médicales, mais qui risque de nuire au participant. Quel principe doit guider son évaluation ?

L’éthique de la responsabilité à long terme.
La justice dans la répartition entre groupes.
Le respect de la personne et de son autonomie.
La bienfaisance, associée à la non-malfaisance.

La bienfaisance, associée à la non-malfaisance.

Explication

La bienfaisance ou non-malfaisance demande d’agir selon les valeurs et les connaissances médicales lorsque la démarche est bénéfique sans porter préjudice à la personne. Le respect porte sur les choix et l’autonomie, la justice sur l’équité, et la responsabilité sur les risques pour la vie future.

67. Un investigateur remarque qu’une étude fait supporter ses risques à un groupe défavorisé pour procurer les avantages à un autre groupe. Quel principe lui impose d’examiner l’équité de cette répartition ?

La responsabilité, qui exige d’anticiper les risques pour la vie future.
La justice, qui exige de peser les risques et les avantages de l’étude.
La bienfaisance, qui exige une démarche bénéfique sans préjudice individuel.
Le respect de la personne, qui exige d’honorer les décisions individuelles.

La justice, qui exige de peser les risques et les avantages de l’étude.

Explication

La justice oblige l’investigateur à peser les risques et les avantages et à vérifier que l’étude est équitable, sans discrimination entre groupes. Le consentement relève du respect de la personne, le bénéfice individuel de la bienfaisance, et les conséquences futures de l’éthique de la responsabilité.

68. Quel penseur a soutenu que la capacité humaine de se détruire et de se transformer crée de nouvelles obligations envers les générations futures ?

La Commission nationale.
Emmanuel Levinas.
Hans Jonas.
Les investigateurs de l’étude.

Hans Jonas.

Explication

Hans Jonas a lié les capacités humaines de destruction et de transformation à de nouvelles obligations envers les générations futures et à la prise en compte du très long terme. Emmanuel Levinas est associé ici à l’idée que la fragilité d’autrui fonde le devoir de protection; la Commission et les investigateurs ne sont pas les auteurs de cette thèse.

69. Dans un débat bioéthique, une personne affirme que la nature fixe la norme morale, tandis qu’une autre soutient que les humains peuvent élaborer leurs propres lois. Quelle conception associe chaque position ?

La première est hétéronomique et la seconde autonomique
Les deux sont hétéronomiques, mais pour des motifs différents
Les deux sont autonomiques, mais avec des normes différentes
La première est autonomique et la seconde hétéronomique

La première est hétéronomique et la seconde autonomique

Explication

L’approche hétéronomique fonde le bien sur des éléments extérieurs à l’individu, tandis que l’approche autonomique situe en l’humain la capacité de produire ses propres lois. Inverser les conceptions confond leurs fondements, et classer les deux positions dans la même approche efface cette distinction.

70. Une équipe médicale examine un choix éclairé exprimé par une personne et envisage une intervention qui transgresse une règle considérée comme naturelle. Quelle orientation philosophique correspond à cette démarche ?

L’approche hétéronomique, déontologique et naturaliste
L’approche hétéronomique, antinaturaliste et centrée sur le choix éclairé
L’approche autonomique, naturaliste et fondée sur une norme extérieure
L’approche autonomique, déontologique et antinaturaliste

L’approche autonomique, déontologique et antinaturaliste

Explication

L’approche autonomique est déontologique et antinaturaliste, et elle place notamment le choix éclairé au centre des décisions. La lecture hétéronomique attribue la norme à une source extérieure, tandis que les autres propositions dissocient à tort le choix éclairé de l’autonomie.

71. Lorsqu’une personne est considérée à la fois comme un individu singulier et comme représentante de l’humanité, quelle dimension de la personne cette double portée illustre-t-elle ?

La dimension ontique de persona
La dimension juridique de la personne
La dimension relationnelle de la personne
L’ipséité de la personne

La dimension ontique de persona

Explication

La dimension ontique de persona rappelle qu’un individu est à la fois singulier et porteur d’une représentation du collectif. La dimension juridique concerne les droits, la dimension relationnelle les liens avec autrui et l’ipséité l’évolution de la personne.

72. Une personne conserve certains traits de caractère au fil des années, mais voit aussi ses valeurs et sa manière d’être évoluer. Comment Paul Ricoeur nomme-t-il respectivement ces deux aspects ?

L’ipséité pour les traits durables, la mêmeté pour l’évolution
La mêmeté pour les traits durables, l’ipséité pour l’évolution
La dimension ontique pour les traits durables, l’ipséité pour l’évolution
La mêmeté pour les traits durables, la dimension juridique pour l’évolution

La mêmeté pour les traits durables, l’ipséité pour l’évolution

Explication

Chez Paul Ricoeur, la mêmeté désigne les caractères qui perdurent malgré le temps, tandis que l’ipséité désigne l’évolution et la variabilité de la personne. Inverser ces termes confond continuité et transformation; les dimensions ontique et juridique renvoient à d’autres aspects de la personne.

73. Dans une société démocratique, un désaccord concernant une décision de soin risque de devenir un conflit. Quel objectif doit guider la démarche éthique ?

Trancher le désaccord en imposant la conviction d’un acteur
Écarter les principes pour s’en remettre à une décision technique
Remplacer la discussion par une réflexion intérieure individuelle
Prévenir ou gérer le conflit par la discussion et l’approche par principes

Prévenir ou gérer le conflit par la discussion et l’approche par principes

Explication

En démocratie, la démarche éthique vise à prévenir ou gérer les conflits et les dilemmes grâce à l’éthique de la discussion et à l’approche par principes. Imposer une conviction ou s’en tenir à une réflexion individuelle ne répond pas à cet objectif collectif.

74. Un professionnel défend une règle au nom de sa conviction, puis constate qu’elle ne convient pas à toutes les personnes concernées et entreprend de la réexaminer. Quelle distinction de Max Weber décrit le mieux ces deux démarches ?

La conviction et la responsabilité désignent deux formes de discussion intérieure
La conviction exprime une maxime; la responsabilité analyse et critique la règle
La conviction tient compte des effets pour tous; la responsabilité défend une maxime
La responsabilité exprime une maxime; la conviction analyse et critique la règle

La conviction exprime une maxime; la responsabilité analyse et critique la règle

Explication

Pour Max Weber, l’éthique de conviction exprime une maxime personnelle ou collective, alors que l’éthique de responsabilité demande d’analyser et de critiquer une règle ou une décision qui ne convient pas à tous. Inverser ces notions revient à confondre l’affirmation d’une maxime avec l’examen de ses conséquences et de son adéquation.

75. Un comité examine les valeurs et les normes mobilisées par une décision de soin concernant un patient. Quel champ d’étude correspond à cette démarche ?

La délibération clinique
L’éthique de la discussion
La bioéthique
L’éthique de conviction

La bioéthique

Explication

La bioéthique étudie les valeurs et les normes en jeu face à une situation individuelle ou à un choix collectif; une décision de soin individuelle relève donc de son champ. L’éthique de la discussion porte sur la prise en compte des points de vue, tandis que l’éthique de conviction exprime une maxime.

76. Une décision médicale peut affecter le patient et sa famille. Qui doit être pris en compte dans la discussion éthique ?

Les intérêts liés à la règle, sans considérer les personnes touchées
Les intérêts du soignant et des membres de l’équipe présents
Les intérêts des seuls décideurs institutionnels concernés
Les intérêts du patient et des autres personnes susceptibles d’être affectées

Les intérêts du patient et des autres personnes susceptibles d’être affectées

Explication

L’éthique de la discussion exige de prendre en compte les intérêts des personnes susceptibles d’être affectées par la situation, notamment le malade ou sa famille. Se limiter aux participants présents ou aux décideurs néglige les personnes concernées par la décision.

77. Quels sont les quatre principes qui fondent le principisme en éthique biomédicale ?

Autonomie, confidentialité, non-malfaisance et efficacité
Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice
Autonomie, bienfaisance, responsabilité et confidentialité
Bienfaisance, responsabilité, non-malfaisance et justice

Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice

Explication

Le principisme s’appuie sur l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice. La responsabilité, la confidentialité et l’efficacité clinique sont des notions pertinentes en éthique, mais elles ne remplacent pas ces quatre principes dans cette liste.

78. Dans une discussion clinique, à quoi servent principalement les quatre principes du principisme ?

À exprimer les préférences personnelles du professionnel de santé
À exprimer le bien et le juste et à éclairer la discussion clinique
À imposer une décision identique dans chaque situation clinique
À éliminer les désaccords avant toute discussion clinique

À exprimer le bien et le juste et à éclairer la discussion clinique

Explication

Les quatre principes expriment les valeurs du bien et du juste et offrent une base consensuelle pour éclairer les discussions sur les situations cliniques. Les voir comme un protocole automatique, une expression des seules préférences professionnelles ou un moyen d’abolir les désaccords méconnaît cette fonction.

79. Une équipe soignante examine un cas où respecter l’autonomie du patient semble entrer en tension avec d’autres considérations éthiques. Comment devrait-elle utiliser le principisme ?

Écarter les principes dès qu’ils entrent en tension entre eux
Discuter les principes comme des références pour guider le jugement
Imposer un principe unique comme règle supérieure aux autres
Appliquer mécaniquement chaque principe dans toute décision

Discuter les principes comme des références pour guider le jugement

Explication

Le principisme est une démarche guidée par la discussion des principes, qui servent de références aux professionnels plutôt que de règles automatiques. L’application mécanique, l’abandon des principes ou leur hiérarchisation dogmatique confondent ces repères avec des prescriptions rigides.

80. Une équipe doit analyser une situation éthique selon l’éthique de la discussion. Quel enchaînement d’étapes doit-elle suivre ?

Délibérer, décider, puis étudier les éléments de la situation
Étudier la situation, voter, puis exposer les hypothèses
Exposer les hypothèses, décider, puis examiner leurs impacts
Étudier la situation, exposer les hypothèses et leurs impacts, puis délibérer

Étudier la situation, exposer les hypothèses et leurs impacts, puis délibérer

Explication

L’analyse commence par l’étude de la morphologie de la situation, se poursuit par l’exposé des hypothèses et l’évaluation de leurs impacts, puis aboutit à la délibération. Délibérer d’abord, voter à la place de l’analyse ou évaluer les impacts après la décision inverse ou omet ces étapes.

81. Dans un groupe, une décision est prise même si plusieurs membres ne l’approuvent pas. Comment qualifier cette issue par rapport au consensus ?

Un compromis, car tous les membres adhèrent à la décision
Un consensus, car les dissensions peuvent être ignorées
Un consensus, car une majorité suffit à établir l’accord général
Un compromis, car la décision ne requiert pas l’accord de tous

Un compromis, car la décision ne requiert pas l’accord de tous

Explication

Le compromis permet de décider sans obtenir l’accord de tous, tandis que le consensus suppose un accord général des membres. Assimiler une majorité au consensus confond accord majoritaire et adhésion de tous; prétendre que tous adhèrent contredit le scénario.

82. Quel critère caractérise un consensus au sein d’un groupe ?

Une décision soutenue par la majorité malgré des désaccords
Un accord général manifeste auquel tous les membres adhèrent
Un choix arrêté par une autorité malgré des réserves
Un accord minimal permettant d’avancer sans unanimité

Un accord général manifeste auquel tous les membres adhèrent

Explication

Le consensus est un accord général manifeste et ne valide pas un choix sans l’accord de tous. L’avis majoritaire, la décision d’une autorité ou un accord minimal sans unanimité relèvent plutôt d’un compromis.

83. Un groupe n’obtient pas l’accord de tous et retient une solution minimale en suivant l’avis de la majorité. Quelle forme de décision a-t-il adoptée ?

Un consensus fondé sur l’accord général manifeste
Un arbitrage imposé par une autorité de décision
Un compromis fondé sur un terrain d’entente minimal
Un consensus fondé sur l’adhésion de tous les membres

Un compromis fondé sur un terrain d’entente minimal

Explication

Le compromis est un terrain d’entente minimal, souvent obtenu en suivant l’avis de la majorité ou en s’en remettant à une autorité. L’adhésion de tous et l’accord général manifeste caractérisent le consensus, tandis qu’aucune autorité extérieure n’intervient ici.

84. Quel principe fonde la démocratie sanitaire dans la prise de décision en santé ?

Une culture de codécision et de collégialité
Une décision réservée aux autorités administratives
Une expertise individuelle qui guide les choix
Une consultation sans partage de la décision

Une culture de codécision et de collégialité

Explication

La démocratie sanitaire repose sur la codécision et la collégialité, qui associent plusieurs acteurs à la décision. La décision hiérarchique, la consultation sans codécision et l’expertise individuelle ne désignent pas ce principe.

85. Quel bilan humain est associé à la peste noire en Europe au XIVe siècle ?

26 millions de morts au XIXe siècle
10 millions de morts
26 millions de morts
40 millions de morts

26 millions de morts

Explication

La peste noire a fait 26 millions de morts en Europe au XIVe siècle. Les autres nombres sous-estiment ou surestiment ce bilan, tandis que le XIXe siècle correspond à une autre période.

86. Quel bilan est associé à l’épidémie de choléra qui a frappé la France en 1832 ?

Plus de 100 000 morts en 1852
Plus de 200 000 morts
Environ 50 000 morts
Plus de 100 000 morts

Plus de 100 000 morts

Explication

L’épidémie de choléra en France en 1832 a causé plus de 100 000 morts. Les autres propositions modifient soit l’ampleur du bilan, soit la date de l’épidémie.

87. Lors d’une épidémie, une communauté désigne un groupe comme responsable de la crise afin d’en expliquer l’origine, ce qui entraîne des attaques symboliques. Quel mécanisme est à l’œuvre ?

L’isolement des personnes malades
La diffusion d’une explication médicale
La recherche d’un bouc émissaire
La théorisation de la contagion

La recherche d’un bouc émissaire

Explication

La recherche d’un bouc émissaire désigne un responsable auquel est attribuée l’origine du mal, ce qui explique la crise et peut susciter des violences. L’isolement est une mesure de protection, la contagion une notion explicative, et une explication médicale ne suppose pas la désignation d’un groupe responsable.

88. Au XIXe siècle, des œuvres présentent la tuberculose comme une maladie romantique des personnes aisées, mais les données épidémiologiques montrent qu’elle touche surtout les plus pauvres. Quelle interprétation distingue ces deux constats ?

Une représentation romantique confirme une maladie surtout des personnes aisées
Une représentation sociale pauvre reflète un mal surtout lié à l’aisance
Une représentation sociale aisée masque un mal surtout lié à la misère
Une représentation médicale neutre décrit une maladie également répartie

Une représentation sociale aisée masque un mal surtout lié à la misère

Explication

La représentation romantique associait la tuberculose aux personnes aisées, alors que son épidémiologie en faisait surtout un mal de la misère touchant les plus pauvres. La confusion entre image culturelle et répartition réelle conduit à prendre l’association romantique pour un constat épidémiologique.

89. Une personne vit avec une tuberculose qui évolue sur plusieurs années, plutôt que de subir une menace collective rapide. Quelle caractéristique de la maladie cela illustre-t-il ?

Une affection non transmissible qui relève des maladies dégénératives
Une évolution prolongée qui demande d’apprendre à vivre avec la maladie
Une évolution brève qui se résout rapidement sans adaptation
Une évolution rapide qui menace la collectivité en quelques jours

Une évolution prolongée qui demande d’apprendre à vivre avec la maladie

Explication

La tuberculose peut durer des mois ou des années et demande au malade d’apprendre à vivre avec elle, à la différence des épidémies aiguës qui menacent rapidement la collectivité. L’évolution rapide, le caractère dégénératif non transmissible et la résolution brève ne décrivent pas cette distinction.

90. Vers 1950, après la découverte des antibiotiques, une société observe moins de maladies infectieuses et davantage de diabète, d’hypertension et de cardiopathies. Quel changement explique cette évolution ?

La prévention des maladies dégénératives favorise la prédominance des infections
La raréfaction des infections favorise la prédominance des maladies chroniques
La multiplication des infections favorise la prédominance des maladies chroniques
La raréfaction des maladies chroniques favorise la prédominance des infections

La raréfaction des infections favorise la prédominance des maladies chroniques

Explication

Vers 1950, les antibiotiques raréfient davantage les maladies infectieuses, ce qui favorise la prédominance des maladies chroniques et dégénératives non transmissibles. Attribuer cette évolution à davantage d’infections ou inverser les catégories méconnaît ce mécanisme.

91. Pour décrire la profession médicale selon Talcott Parsons, quelle combinaison de caractéristiques faut-il retenir ?

Formation abstraite et générale, service à la population et forte autonomie
Formation abstraite et spécialisée, service à la population et contrôle étroit
Formation abstraite et spécialisée, intérêt privé et forte autonomie
Formation abstraite et spécialisée, service à la population et forte autonomie

Formation abstraite et spécialisée, service à la population et forte autonomie

Explication

Pour Parsons, la médecine se caractérise par une formation abstraite et spécialisée, le service à la population et une forte autonomie professionnelle. Les autres combinaisons modifient l’un de ces traits en substituant une formation générale, un intérêt privé ou un contrôle étroit.

92. Dans le modèle de Parsons, comment caractériser la relation entre un médecin et un patient dont le savoir médical est limité, mais qui cherchent tous deux à obtenir la guérison ?

Symétrique par le savoir, mais conflictuelle par l’objectif
Égalitaire par l’autorité et consensuelle par les intérêts
Asymétrique par le savoir et dépourvue d’objectif commun
Asymétrique par le savoir, mais consensuelle par l’objectif

Asymétrique par le savoir, mais consensuelle par l’objectif

Explication

Chez Parsons, l’autorité du médecin repose sur son savoir spécialisé, tandis que le patient est considéré comme passif et ignorant ; la guérison constitue toutefois un objectif commun. L’absence d’objectif commun confond asymétrie et conflit, l’égalité de savoir contredit l’asymétrie, et l’égalité d’autorité efface le rôle du savoir médical.

93. Un patient se méfie d’un traitement qu’il juge incompatible avec son expérience, tandis que le médecin s’appuie sur les normes de sa profession. Quelle interprétation correspond à Freidson ?

Une opposition entre logique bureaucratique et logique médicale
Une coopération fondée sur des critères de confiance identiques
Un conflit possible entre culture professionnelle et culture profane
Une relation consensuelle où le médecin sert l’intérêt collectif

Un conflit possible entre culture professionnelle et culture profane

Explication

Freidson décrit une possible opposition entre la culture professionnelle du médecin et la culture profane du patient, dont les intérêts et les critères de confiance peuvent différer. Des critères identiques supposent à tort un consensus, le médecin désintéressé correspond davantage à la vision parsonienne, et l’opposition administrative concerne une autre distinction.

94. Dans un hôpital, la direction impose des procédures de gestion et rationalise les ressources, tandis que les médecins fondent leurs décisions sur leur expertise scientifique et technique. Quelle distinction décrit cette situation ?

Une ligne administrative rationalisatrice et une ligne médicale scientifique et technique
Une ligne administrative profane et une ligne médicale dépourvue de technique
Une ligne administrative scientifique et une ligne médicale rationalisatrice
Une ligne administrative charismatique et une ligne médicale bureaucratique

Une ligne administrative rationalisatrice et une ligne médicale scientifique et technique

Explication

La ligne administrative et profane suit une logique bureaucratique et rationalisatrice, alors que la ligne professionnelle et médicale s’appuie sur une logique charismatique, scientifique et technique. Attribuer la rationalisation aux médecins inverse les lignes, assimiler hiérarchie et charisme confond leurs logiques, et nier la dimension technique médicale la contredit.

95. Dans un hôpital où soignants, administratifs, patients et proches ajustent continuellement leurs accords, quelle notion de Strauss désigne cette organisation ?

L’institution totale
La bureaucratie hospitalière
Le consensus thérapeutique
L’ordre négocié

L’ordre négocié

Explication

L’ordre négocié désigne une organisation reposant sur la coopération de professionnels, d’administratifs, de patients et de familles, avec des accords qui ne sont jamais définitifs. La bureaucratie insiste sur les règles et la hiérarchie, l’accord définitif contredit le caractère évolutif de la négociation, et l’asymétrie thérapeutique ne désigne pas cette organisation.

96. Une patiente atteinte d’une maladie chronique refuse un traitement efficace contre la maladie parce que ses effets indésirables aggravent fortement ses symptômes. Quel conflit d’objectifs cette situation illustre-t-elle ?

Le médecin vise le contrôle des symptômes, la patiente celui de la maladie
Le médecin vise le contrôle de la maladie, la patiente celui des symptômes
Le médecin et la patiente visent tous deux le contrôle des symptômes
Le médecin et la patiente visent tous deux le contrôle de la maladie

Le médecin vise le contrôle de la maladie, la patiente celui des symptômes

Explication

Dans cette distinction, le médecin vise le contrôle de la maladie, tandis que le patient cherche à contrôler ses symptômes ; des effets indésirables importants peuvent rendre ces objectifs incompatibles. L’inversion attribue les objectifs à l’autre partie, et les deux réponses où les objectifs sont identiques effacent le conflit décrit.

97. Un patient souffre d’une maladie chronique nécessitant des soins au long cours avec l’aide de ses proches. Selon la distinction de Strauss, quels sont les acteurs centraux et le principal centre de soins ?

Le malade et ses proches, avec le domicile comme centre de soins
Les médecins, avec l’hôpital comme centre de soins
Le malade seul, avec un service hospitalier comme centre de soins
Les administratifs et les médecins, avec l’hôpital comme centre de soins

Le malade et ses proches, avec le domicile comme centre de soins

Explication

Pour une maladie chronique, les malades et leurs proches deviennent centraux, et le domicile constitue le centre de soins. La centralité des médecins et de l’hôpital correspond plutôt à la maladie aiguë ; les administratifs ne remplacent pas les proches, et la prise en charge chronique ne se réduit pas au patient seul.

98. Une chercheuse étudie les gestes et les apparences corporelles pour comprendre comment des individus expriment leur rapport à eux-mêmes et aux autres. Quelle démarche relève de la sociologie du corps ?

Étudier les acteurs qui mobilisent le corps et leurs rapports sociaux
Étudier uniquement les diagnostics médicaux liés aux corps
Mesurer les fonctions physiologiques sans examiner les relations sociales
Étudier le corps comme une entité biologique indépendante des acteurs

Étudier les acteurs qui mobilisent le corps et leurs rapports sociaux

Explication

La sociologie du corps s’intéresse aux acteurs qui mobilisent le corps et aux rapports à soi et aux autres que ces usages révèlent. Le corps isolé et la mesure physiologique écartent les acteurs et les relations, tandis que limiter l’analyse aux diagnostics médicaux ne correspond pas à cette approche.

99. Dans un groupe social, que désigne la culture somatique ?

Le système de soins médicaux proposé aux membres du groupe
Le système de règles qui détermine les conduites physiques des membres du groupe
Le niveau de ressources économiques qui détermine les pratiques de santé
Le répertoire personnel de dispositions corporelles innées

Le système de règles qui détermine les conduites physiques des membres du groupe

Explication

La culture somatique correspond aux règles qui orientent les conduites physiques d’un groupe. La réduire aux soins médicaux, aux dispositions innées ou aux ressources économiques confond cette notion avec des éléments plus particuliers.

100. Une sociologue compare les façons de bouger, de se nourrir et de prendre soin de leur corps dans deux groupes sociaux. Pour analyser ces comportements dans une perspective inspirée de Boltanski, à quoi doit-elle les relier ?

Aux préférences personnelles des membres de chaque groupe
Aux conditions objectives d’existence des membres de chaque groupe
Aux consignes médicales reçues par chaque groupe
Aux revenus individuels des membres de chaque groupe

Aux conditions objectives d’existence des membres de chaque groupe

Explication

L’analyse consiste à mettre en relation les comportements corporels avec les conditions objectives d’existence du groupe. Les préférences personnelles, les revenus seuls ou les consignes médicales ne remplacent pas ce lien social plus large.

101. Deux classes sociales présentent des niveaux de recours aux soins différents malgré des revenus comparables. Quelle explication correspond à l’analyse de Boltanski ?

Les inégalités de perception des sensations morbides contribuent davantage aux écarts
Les différences d’accès aux médecins expliquent à elles seules les écarts
Les inégalités de revenus contribuent davantage aux écarts
Les sensations morbides sont perçues de façon semblable dans les classes

Les inégalités de perception des sensations morbides contribuent davantage aux écarts

Explication

Pour Boltanski, les différences de consommation médicale sont davantage liées aux inégalités de perception des sensations morbides qu’aux revenus. L’explication par le revenu inverse cette priorité, tandis que les deux autres propositions réduisent ou nient le rôle de la perception.

102. Des membres d’un même groupe adoptent spontanément des façons semblables de se tenir et de traiter leur corps, sans appliquer consciemment des règles explicites. Quel concept décrit ce principe organisateur ?

Un code corporel explicite, appliqué consciemment par chaque individu
Les conditions objectives d’existence, prises comme conduites corporelles
L’habitus corporel, principe générateur et unificateur des conduites corporelles
Un répertoire de gestes isolés, sans principe commun d’organisation

L’habitus corporel, principe générateur et unificateur des conduites corporelles

Explication

L’habitus corporel organise implicitement le rapport au corps et génère des conduites corporelles cohérentes au sein d’un groupe. Un code explicitement appliqué, une liste de gestes isolés ou les conditions d’existence elles-mêmes ne désignent pas ce principe.

103. Dans une enquête sur les pratiques de puériculture, une mère d’un milieu populaire privilégie l’allaitement au sein transmis comme pratique familiale plutôt que de suivre strictement les recommandations médicales de son époque, qui favorisent le lait maternisé. Quel constat de Boltanski cette situation illustre-t-elle ?

Les femmes des classes supérieures suivent moins strictement les conseils de puériculture et privilégient les soins traditionnels
Les femmes des classes populaires suivent strictement les conseils de puériculture tout en privilégiant les soins traditionnels
Les femmes des classes populaires suivent moins strictement les conseils de puériculture et restent attentives aux soins traditionnels
Les femmes des classes populaires suivent plus strictement les conseils de puériculture et privilégient le lait maternisé

Les femmes des classes populaires suivent moins strictement les conseils de puériculture et restent attentives aux soins traditionnels

Explication

Boltanski observe que les femmes des classes populaires suivent moins strictement les conseils de puériculture et accordent de l’attention aux soins traditionnels, notamment à l’allaitement au sein. Le lait maternisé correspondait aux recommandations médicales de l’époque, et non à cette préférence traditionnelle.

104. Deux familles adoptent des modèles distincts de l’allaitement : dans la première, les conseils circulent entre générations; dans la seconde, un pédiatre prescrit le régime alimentaire. Comment caractériser ces modèles ?

Le premier est savant et familial; le second est populaire et médical
Le premier est médical et familial; le second est populaire et prescrit
Le premier est populaire et médical; le second est savant et familial
Le premier est populaire et familial; le second est savant et médical

Le premier est populaire et familial; le second est savant et médical

Explication

Le modèle populaire traite l’allaitement comme une affaire de famille, fondée sur la transmission entre générations; le modèle savant en fait une affaire médicale où le pédiatre prescrit le régime. Les autres caractérisations mélangent les dimensions de transmission et de prescription.

105. Un patient hospitalisé doit être examiné dans une chambre partagée et exposer son corps pendant un soin réalisé en présence d’un tiers. Quel enjeu est principalement menacé ?

Son repérage dans le déroulement des soins
Son alimentation et ses habitudes
Sa capacité à choisir son traitement
Sa pudeur et son intimité

Sa pudeur et son intimité

Explication

La nudité, le partage de la chambre et les soins en présence de tiers peuvent menacer la pudeur et l’intimité du patient. Le confort alimentaire, le choix du traitement et le repérage temporel sont des enjeux distincts.

106. Comment caractériser la situation hospitalière lorsque l’alimentation est perturbée et la prise en charge uniformisée, mais que l’environnement rassure aussi le malade ?

Une rupture sans effet protecteur pour le malade
Une prise en charge individualisée qui accroît son autonomie
Un environnement rassurant qui empêche toute régression
Une situation régressive qui peut aussi préserver le malade

Une situation régressive qui peut aussi préserver le malade

Explication

L’alimentation perturbée et la prise en charge uniformisée rendent l’hospitalisation régressive, tandis que l’environnement hospitalier peut préserver et rassurer. L’individualisation et l’absence de tout effet protecteur ne correspondent pas à cette caractérisation.

107. Deux sociétés éduquent les garçons et les filles de façon similaire au sein de chaque société, mais différemment d’une société à l’autre. Quelle association correspond aux exemples étudiés ?

Arapesh : rivalité entre les sexes ; Mundugumor : douceur chez les deux sexes
Arapesh : agressivité et rivalité ; Mundugumor : douceur et serviabilité
Arapesh : douceur chez les filles, rivalité chez les garçons ; Mundugumor : l’inverse
Arapesh : douceur et serviabilité ; Mundugumor : agressivité et rivalité

Arapesh : douceur et serviabilité ; Mundugumor : agressivité et rivalité

Explication

Chez les Arapesh, l’éducation vise la douceur et la serviabilité chez les deux sexes ; chez les Mundugumor, elle favorise l’agressivité et la rivalité chez les deux sexes. Inverser les sociétés ou réintroduire une différence éducative entre filles et garçons déforme cette distinction.

108. Dans une société, les enfants de sexes différents sont élevés selon les mêmes attentes culturelles. Quelle conclusion explique le mieux la formation de leur personnalité ?

Les différences de personnalité découlent surtout de l’âge des enfants
Le sexe biologique détermine à lui seul leur personnalité
Le tempérament individuel se forme indépendamment de la société
Le modèle culturel façonne leur personnalité par l’éducation

Le modèle culturel façonne leur personnalité par l’éducation

Explication

La personnalité se construit par le modèle culturel de la société, notamment à travers l’éducation, plutôt que par le seul sexe biologique. Les explications par le sexe seul, par un tempérament isolé ou par l’âge seul ne rendent pas compte de ce mécanisme.

109. Deux groupes de cultures différentes entretiennent des contacts directs et continus, entraînant des changements dans leurs modèles culturels initiaux. Quel processus cette situation illustre-t-elle ?

La transmission intragénérationnelle
L’acculturation
La socialisation
L’assimilation

L’acculturation

Explication

L’acculturation désigne les changements résultant d’un contact continu et direct entre des groupes de cultures différentes, qui peuvent affecter l’un ou l’autre groupe. La socialisation concerne la formation de l’individu, tandis que l’assimilation implique la disparition d’une culture et l’adoption de l’autre.

110. Après un contact culturel, deux groupes modifient certains de leurs modèles sans qu’aucun n’abandonne entièrement sa culture. Comment qualifier cette situation par rapport à l’assimilation ?

Une acculturation, sans assimilation complète
Une acculturation limitée au groupe dominant
Une assimilation, car les deux groupes changent
Une assimilation, car un emprunt culturel suffit

Une acculturation, sans assimilation complète

Explication

L’acculturation peut transformer les groupes en contact sans entraîner la disparition totale de la culture de l’un d’eux. L’assimilation suppose cette disparition et l’adoption de la culture de l’autre ; un simple emprunt ne suffit pas à la définir.

111. Un groupe adopte une pratique sportive venue d’une autre culture, mais lui donne un sens local différent de celui qu’elle avait dans son contexte d’origine. Que montre ce cas ?

L’acculturation peut inclure une réinterprétation culturelle
La réinterprétation empêche tout emprunt culturel
L’adoption d’une pratique entraîne une assimilation complète
L’acculturation produit nécessairement une uniformisation culturelle

L’acculturation peut inclure une réinterprétation culturelle

Explication

Les éléments empruntés peuvent être réinterprétés et recevoir une signification nouvelle ; l’acculturation ne conduit donc pas nécessairement à l’uniformisation. Une adoption sans changement de sens, une assimilation complète ou l’absence d’emprunt ne décrivent pas ce mécanisme.

112. Un enfant apprend des manières de faire, de penser et d’être propres à son milieu social, puis les intériorise. Quel processus est décrit ?

La différenciation culturelle
L’assimilation
L’acculturation
La socialisation

La socialisation

Explication

La socialisation désigne les processus par lesquels la société forme l’individu et lui transmet des façons de faire, de penser et d’être socialement situées, qu’il apprend et intériorise. L’acculturation concerne les contacts entre groupes culturels, et l’assimilation la disparition d’une culture au profit d’une autre.

113. Une enfant de cinq ans acquiert à la maison et à l’école des habitudes qui influenceront ensuite ses apprentissages à l’adolescence. De quelle forme de socialisation s’agit-il ?

La socialisation ultérieure
La socialisation secondaire
La socialisation manifeste
La socialisation primaire

La socialisation primaire

Explication

La socialisation primaire se déroule pendant l’enfance, période de forte influençabilité, et conditionne les expériences de socialisation ultérieures. La socialisation secondaire renvoie aux expériences plus tardives, tandis que la socialisation manifeste désigne un mode d’apprentissage conscient.

114. Un enfant apprend consciemment à dire bonjour parce qu’un adulte le lui enseigne de façon méthodique, mais adopte aussi sans leçon explicite les goûts musicaux de sa famille. Comment qualifier ces deux apprentissages, dans cet ordre ?

Socialisation manifeste, puis socialisation latente
Socialisation secondaire, puis socialisation primaire
Socialisation latente, puis socialisation manifeste
Socialisation primaire, puis socialisation secondaire

Socialisation manifeste, puis socialisation latente

Explication

La socialisation manifeste repose sur un apprentissage conscient et méthodique, tandis que la socialisation latente transmet involontairement des façons de faire ou de penser. Inverser manifeste et latente revient à confondre le caractère explicite du premier apprentissage avec l’influence implicite du second.

115. Dans une famille, les parents imposent d’abord à leur enfant des horaires réguliers; avec le temps, celui-ci les respecte sans ressentir cette contrainte. Quelle explication correspond à l’analyse de Durkheim ?

Les habitudes remplacent la contrainte sans en être issues
Les tendances spontanées de l’enfant imposent ensuite les règles aux parents
La contrainte engendre des habitudes internes qui la rendent progressivement imperceptible
La contrainte demeure ressentie, même lorsque l’enfant suit les horaires

La contrainte engendre des habitudes internes qui la rendent progressivement imperceptible

Explication

Pour Durkheim, l’éducation impose d’abord des manières de voir et d’agir; cette contrainte produit peu à peu des habitudes et des tendances internes qui la rendent imperceptible. Dire que les habitudes sont spontanées ou indépendantes de la contrainte inverse ce mécanisme.

116. Dans une boutique, deux trousses de jeu médical sont proposées : l’une est présentée comme destinée aux filles et associée au métier d’infirmière, l’autre comme destinée aux garçons et associée au métier de médecin. Quelle distinction genrée est mise en scène ?

Filles associées au métier d’infirmière, garçons à celui de médecin
Filles associées au métier de médecin, garçons à celui d’infirmière
Filles associées au métier de médecin, garçons au code couleur bleu
Filles associées au code couleur rose, garçons au métier d’infirmière

Filles associées au métier d’infirmière, garçons à celui de médecin

Explication

La distinction relevée dans les jouets de docteur associe le matériel destiné aux filles au métier d’infirmière et celui destiné aux garçons au métier de médecin. Inverser médecin et infirmière confond les rôles professionnels genrés décrits.

117. Une personne a été façonnée par ses expériences de socialisation, puis élabore une manière personnelle de se définir à partir de ces expériences et de ses références culturelles. Quelle distinction permet de caractériser ces deux dimensions ?

L’individu relève du résultat objectif de la socialisation; l’identité, d’une construction subjective
L’individu et l’identité désignent tous deux des résultats objectifs de la socialisation
L’individu relève d’une construction subjective; l’identité, du résultat objectif de la socialisation
L’individu et l’identité désignent tous deux des constructions subjectives personnelles

L’individu relève du résultat objectif de la socialisation; l’identité, d’une construction subjective

Explication

L’individu désigne le volet objectif, produit des processus de socialisation vécus et subis; l’identité correspond au volet subjectif, construit par la personne à partir de ses expériences et de ses références culturelles. Inverser les deux volets confond le résultat socialisé et la construction personnelle.

118. Une personne estime que son identité professionnelle forme un ensemble cohérent et que son identité familiale en forme un autre, mais constate que les valeurs ou attentes associées aux deux ne s’accordent pas. Quelle interprétation convient ?

Chaque identité peut être cohérente en elle-même sans s’accorder avec les autres
Les identités professionnelle et familiale doivent former un ensemble cohérent
La contradiction entre ces identités signifie que chacune est incohérente en elle-même
Une personne ne peut construire qu’une identité cohérente à partir de ses expériences

Chaque identité peut être cohérente en elle-même sans s’accorder avec les autres

Explication

Les identités professionnelle, familiale ou politique peuvent chacune former un tout cohérent sans être cohérentes entre elles. Exiger leur accord mutuel confond la cohérence interne de chaque identité avec leur compatibilité.

119. Dans une consultation, le médecin interprète les symptômes à partir de sa formation professionnelle, tandis que le patient les comprend à partir de son expérience quotidienne. Quelle distinction décrit cette rencontre selon Eliot Freidson ?

La culture profane du médecin rencontre la culture professionnelle du malade
La culture institutionnelle du médecin rencontre la culture économique du malade
Les intérêts professionnels du médecin rencontrent les intérêts économiques du malade
La culture professionnelle du médecin rencontre la culture profane du malade

La culture professionnelle du médecin rencontre la culture profane du malade

Explication

Freidson distingue la culture professionnelle du médecin de la culture profane du malade. Inverser ces cultures attribue à chacun la perspective de l’autre; parler de culture économique ou d’intérêts économiques déplace la distinction vers une autre dimension.

120. Pour comparer plusieurs modèles de relation thérapeutique, quel critère Szasz et Hollander utilisent-ils ?

Le degré de gravité de la maladie
Le degré de spécialisation du médecin
Le degré de participation du malade
Le degré de distance entre les cultures

Le degré de participation du malade

Explication

Les trois modèles proposés par Szasz et Hollander se différencient selon le degré de participation du malade. La spécialisation, la gravité et la distance culturelle ne sont pas le critère indiqué pour cette typologie.

121. Une personne adulte commence une nouvelle formation professionnelle et doit intégrer de nouvelles façons de travailler. Comment faut-il comprendre le rôle de sa socialisation primaire dans ces apprentissages ultérieurs ?

Elle exerce une influence décisive sur ses expériences ultérieures de socialisation
Elle empêche l’intégration de nouveaux codes au cours de la vie adulte
Elle commence avec la formation et détermine les apprentissages précoces
Elle remplace les apprentissages professionnels réalisés à l’âge adulte

Elle exerce une influence décisive sur ses expériences ultérieures de socialisation

Explication

La socialisation primaire a un impact décisif sur les expériences ultérieures, sans se confondre avec elles ni les rendre impossibles. La réduire à la formation adulte inverse les étapes, tandis que lui attribuer un effet d’empêchement va au-delà de cette influence.

122. Dans une formation aux professions de santé, quelle conception de la socialisation professionnelle correspond à l’analyse de Robert Merton ?

L’acquisition de savoirs et savoir-faire auprès des enseignants, sans contact avec les patients
L’association de savoirs et savoir-faire scolaires à des apprentissages implicites par contact
La transmission de savoirs scolaires, sans apprentissages issus des contacts professionnels
L’apprentissage implicite par contact, sans acquisition de savoirs et savoir-faire scolaires

L’association de savoirs et savoir-faire scolaires à des apprentissages implicites par contact

Explication

Pour Merton, la socialisation aux professions de santé combine les savoirs et savoir-faire transmis dans l’institution scolaire avec des apprentissages implicites au contact de différents acteurs. La réduire au seul enseignement scolaire ou aux seuls contacts néglige une partie de ce processus.

123. Dans la définition d’Edward Tylor, quels éléments font notamment partie de la culture ?

Les pratiques artistiques, les objets et les techniques
La biologie, l’hérédité et les caractères raciaux
La morale, le droit et les connaissances acquises
Les instincts, les réflexes et les comportements innés

La morale, le droit et les connaissances acquises

Explication

Tylor définit la culture comme un tout complexe qui comprend notamment la morale, le droit et les connaissances acquises. L’hérédité biologique et les caractères raciaux relèvent d’une confusion entre culture et biologie, tandis que la réduire aux objets ou aux arts en restreint la portée.

124. Deux enfants ayant des héritages biologiques différents apprennent des pratiques semblables en grandissant dans le même milieu culturel. Quelle idée ce cas illustre-t-il ?

La culture est innée et indépendante du milieu de vie
La culture se transmet par hérédité biologique plutôt que par apprentissage
La culture dépend des différences raciales plutôt que des apprentissages
La culture s’acquiert par apprentissage et non par hérédité biologique

La culture s’acquiert par apprentissage et non par hérédité biologique

Explication

La culture s’acquiert par apprentissage et ne se transmet pas par l’hérédité biologique; le cas décrit montre comment un milieu peut favoriser des pratiques communes. L’hérédité et les différences raciales ne constituent pas le mécanisme de transmission culturelle.

125. Un chercheur constate des pratiques différentes entre plusieurs groupes et veut expliquer ces écarts sans les attribuer à la race. Quelle conclusion correspond aux travaux de Franz Boas ?

Les différences culturelles disparaissent parce que les modèles sont identiques
Les différences culturelles signalent l’absence de modèles propres aux groupes
Les différences culturelles découlent des différences raciales malgré des modèles variés
Les différences culturelles ne découlent pas des différences raciales et les modèles varient

Les différences culturelles ne découlent pas des différences raciales et les modèles varient

Explication

Boas montre que les différences culturelles ne sont pas liées aux différences raciales et que les cultures présentent des modèles variés. Attribuer les écarts à la race inverse son argument; supposer des modèles identiques nie la diversité relevée.

126. Dans une société, les filles et les garçons sont associés à des rôles et à des traits de personnalité différents de ceux observés ailleurs. Quelle interprétation est cohérente avec les travaux de Margaret Mead ?

Les rôles et traits associés aux sexes varient selon les cultures et l’éducation
Les rôles et traits associés aux sexes varient sans lien avec l’éducation
Les rôles et traits associés aux sexes restent semblables d’une culture à l’autre
Les rôles et traits associés aux sexes sont fixés par la biologie dans chaque culture

Les rôles et traits associés aux sexes varient selon les cultures et l’éducation

Explication

Les travaux de Mead montrent que les rôles et les traits de personnalité associés aux sexes varient selon les cultures et l’éducation. Un déterminisme biologique universel ou l’idée d’une absence d’influence éducative ne rendent pas compte de cette variabilité.

127. Quelle contribution Talcott Parsons apporte-t-il à l’étude sociologique de la médecine ?

Il décrit les obligations des patients sans analyser la profession médicale.
Il propose une analyse sociologique des hôpitaux et réduit la maladie à ses aspects organiques.
Il propose la première analyse sociologique de la profession médicale et dépasse une approche purement organique de la maladie.
Il étudie le suicide comme fait social et en fait le fondement de la sociologie médicale.

Il propose la première analyse sociologique de la profession médicale et dépasse une approche purement organique de la maladie.

Explication

Parsons est associé à la première analyse sociologique de la profession médicale et montre que la maladie ne se comprend pas uniquement par ses dimensions organiques. L’étude du suicide comme fait social renvoie à Durkheim, tandis que les autres réponses réduisent ou écartent la contribution de Parsons.

128. Une personne malade ne peut temporairement remplir certains rôles sociaux et s’écarte à la fois des normes de santé et des attentes collectives. Comment Parsons conceptualise-t-il cette situation ?

Comme un écart biologique sans dimension sociale.
Comme une faute morale définie par les soignants.
Comme une déviance à la fois biologique et sociale.
Comme une transgression juridique sans dimension sanitaire.

Comme une déviance à la fois biologique et sociale.

Explication

Pour Parsons, la maladie constitue une déviance par rapport aux normes biologiques de santé et aux normes et attentes de la société. La réduire à une faute morale, à la biologie seule ou au droit méconnaît l’une de ces dimensions.

129. Après un diagnostic médical, une salariée est reconnue comme malade et dispensée temporairement de ses fonctions habituelles. Quelle fonction sociale du diagnostic cela illustre-t-il chez Parsons ?

La reconnaissance du malade et son exemption temporaire de responsabilités et de rôles sociaux.
La guérison du malade et son retour immédiat à toutes ses responsabilités.
La reconnaissance du malade et le maintien de toutes ses obligations habituelles.
La reconnaissance du malade et la suppression définitive de ses rôles sociaux.

La reconnaissance du malade et son exemption temporaire de responsabilités et de rôles sociaux.

Explication

Chez Parsons, le diagnostic reconnaît la personne comme malade et l’exempte temporairement de ses responsabilités, obligations habituelles et rôles sociaux. Il ne signifie ni guérison immédiate, ni suppression définitive des rôles, ni maintien intégral des obligations.

130. Dans l’héritage du Corpus Hippocraticum, quelle association caractérise l’idéal de la pratique médicale ?

Une compétence fondée sur la technique et une priorité donnée à l’ordre social.
Une compétence fondée sur le savoir et un souci éthique du rapport aux malades.
Une compétence fondée sur l’expérience seule et une relation sans exigence éthique.
Une compétence fondée sur l’autorité et une distance éthique envers les malades.

Une compétence fondée sur le savoir et un souci éthique du rapport aux malades.

Explication

Le Corpus Hippocraticum lie la compétence fondée sur la connaissance au souci éthique de la relation avec les malades. Les autres réponses dissocient ces deux dimensions ou leur substituent l’autorité, l’ordre social ou la seule expérience.

131. Une commune organise des soins afin que toute personne puisse obtenir un soulagement et considère la prévention de la population comme une responsabilité partagée. Quel principe d’égalité des soins cela illustre-t-il chez Hippocrate ?

L’égalité relève de la prévention collective, sans souci du soulagement de chacun.
L’égalité garantit un accès individuel aux soins, sans responsabilité partagée pour la santé.
L’égalité associe le soulagement accessible à chacun et la responsabilité collective de préserver la santé.
L’égalité impose un traitement identique de chaque affection, sans dimension collective.

L’égalité associe le soulagement accessible à chacun et la responsabilité collective de préserver la santé.

Explication

La conception attribuée à Hippocrate associe la possibilité, pour toute personne, de trouver soulagement à ses maux et la responsabilité collective de maintenir les individus en santé. Réduire ce principe au traitement identique, à l’accès individuel seul ou à la prévention seule en omet une composante.

132. Quel sens donne l’étymologie au mot « secret » ?

Ce qui est oublié ou devenu inconnu.
Ce qui est révélé ou rendu public.
Ce qui est protégé par une règle juridique.
Ce qui est séparé ou mis à part.

Ce qui est séparé ou mis à part.

Explication

L’étymologie de « secret » renvoie à ce qui est séparé ou mis à part, tandis que le terme désigne aussi une information cachée ou inaccessible. La révélation, la protection juridique et l’oubli ne rendent pas compte de cette origine.

133. Une patiente a été informée du partage de ses informations et y a consenti. Un spécialiste participe à sa démarche de soins. Dans quelles conditions le professionnel peut-il lui transmettre ces informations ?

Le partage est possible dès que le spécialiste participe aux soins, même sans consentement de la patiente.
Le partage est possible dès que la patiente a été prévenue, même sans son consentement.
Le partage est possible, car la patiente a été prévenue et a consenti, et le spécialiste participe aux soins.
Le partage est possible avec le consentement de la patiente, même si le spécialiste ne participe pas aux soins.

Le partage est possible, car la patiente a été prévenue et a consenti, et le spécialiste participe aux soins.

Explication

La divulgation à un autre professionnel de santé est permise si le patient a été prévenu, a consenti et si ce professionnel participe à la démarche de soins. La participation aux soins seule, le consentement sans implication dans les soins ou l’information sans consentement ne suffisent pas.

134. Dans l’évolution de la relation de soin, quel changement exprime la prise en compte de l’autonomie du patient, principalement depuis le XVIIIe siècle ?

Replacer le progrès technique au centre de la relation de soin.
Replacer l’autonomie du médecin au centre de la relation de soin.
Replacer l’autorité de l’institution au centre de la relation de soin.
Replacer l’autonomie du sujet au centre de la relation de soin.

Replacer l’autonomie du sujet au centre de la relation de soin.

Explication

La prise en compte de l’autonomie vise à replacer le sujet patient au centre de la relation de soin. L’autonomie professionnelle du médecin, l’autorité institutionnelle et le progrès technique ne désignent pas ce déplacement.

135. Dans une relation de soins, que représente le consentement au-delà d’une simple formalité administrative ?

Une formalité juridique attestant que le patient a reçu un document
Une démarche interhumaine liée à l’autonomie et à la responsabilité envers l’autre
Une décision médicale par laquelle le médecin choisit à la place du patient
Une adhésion sans lien nécessaire avec la compréhension des soins proposés

Une démarche interhumaine liée à l’autonomie et à la responsabilité envers l’autre

Explication

Le consentement est une démarche interhumaine liée à l’autonomie, qui engage la responsabilité envers l’autre et donne du sens à l’action médicale. Le réduire à une formalité juridique, le confondre avec le choix du médecin ou le dissocier de la compréhension manque sa portée.

136. Une équipe propose un soin préventif à une patiente et prépare ensuite un protocole de recherche auquel elle pourrait participer. Quelle démarche de consentement convient dans ces deux situations ?

Informer la patiente pour la prévention, mais demander son accord pour la recherche
Rechercher un consentement éclairé pour la recherche, mais pas pour la prévention
Rechercher un consentement éclairé après une explication pédagogique dans les deux cas
Obtenir une autorisation générale avant les soins, sans explication pédagogique

Rechercher un consentement éclairé après une explication pédagogique dans les deux cas

Explication

Le consentement éclairé, fondé sur une explication pédagogique, est recherché lors des soins, des actions de prévention et avant un protocole de recherche médicale. Le réserver à la recherche, le remplacer par une autorisation générale ou l’omettre en prévention ne respecte pas cette règle.

137. Un patient inconscient nécessite une intervention immédiate pour éviter un décès. Après l’intervention, il retrouve une autonomie suffisante pour participer aux décisions concernant la suite des soins. Quelle conduite est appropriée ?

Attendre son consentement avant l’intervention, puis poursuivre les soins sans le consulter
Confier durablement les décisions à l’équipe médicale après l’intervention
Intervenir au nom de la bienfaisance, puis rechercher son consentement pour la suite
Intervenir au nom de la bienfaisance et poursuivre les soins sans rechercher son accord

Intervenir au nom de la bienfaisance, puis rechercher son consentement pour la suite

Explication

En urgence vitale, la bienfaisance permet une intervention sans consentement initial, mais le consentement doit ensuite être recherché pour la poursuite des soins lorsque le patient a récupéré assez d’autonomie. Attendre l’accord avant l’intervention méconnaît l’urgence, tandis que prolonger l’exception ou écarter durablement le patient confond urgence et décisions ultérieures.

138. Dans le modèle paternaliste médical des années 1950, à qui revient le choix des soins ?

Au médecin et au patient, qui construisent ensemble la décision
Au médecin, considéré comme celui qui sait ce qui est bon pour le patient
Au patient, après avoir reçu une information complète de l’équipe
Au patient, qui choisit après avoir délibéré avec le médecin

Au médecin, considéré comme celui qui sait ce qui est bon pour le patient

Explication

Le paternalisme médical présente le médecin comme un père de famille qui choisit pour un patient considéré comme incapable de comprendre et de décider. La décision partagée associe le patient au choix, et le rôle de simple conseiller ne correspond pas au pouvoir décisionnel du médecin dans ce modèle.

139. Une personne âgée suivie en psychiatrie manifeste une autonomie diminuée, mais exprime des préférences cohérentes sur ses soins. Quelle conclusion est la plus juste ?

La difficulté à décider seule exclut sa participation aux décisions
Son âge et sa pathologie établissent une perte totale d’autonomie
Son autonomie altérée ne suffit pas à conclure à une perte d’autonomie
Ses préférences cohérentes prouvent que son autonomie n’est pas altérée

Son autonomie altérée ne suffit pas à conclure à une perte d’autonomie

Explication

Une pathologie psychiatrique, le grand âge ou une autonomie altérée ne signifient pas à eux seuls une perte d’autonomie. Assimiler ces facteurs à une incapacité totale ou exclure toute participation confond autonomie diminuée et autonomie perdue.

140. Une patiente a perdu une partie de son autonomie et doit prendre une décision concernant ses soins. Quelle attitude l’équipe doit-elle adopter ?

Suspendre le dialogue et transmettre l’information à son entourage
Maintenir le dialogue et l’informer malgré sa perte d’autonomie
Remplacer l’échange avec la patiente par une décision de protection
Limiter l’information aux décisions que l’équipe juge accessibles

Maintenir le dialogue et l’informer malgré sa perte d’autonomie

Explication

La perte d’autonomie ne justifie pas de renoncer au dialogue ou à l’information du patient. Transférer l’échange à l’entourage, filtrer l’information selon le jugement de l’équipe ou substituer une décision de protection revient à écarter la patiente.

141. Une personne vulnérable ne peut pas formuler un consentement élaboré, mais elle indique qu’elle souhaite continuer à participer aux soins. Quelle interprétation de son accord est appropriée ?

Un accord insuffisant tant qu’elle ne formule pas un consentement élaboré
Un assentiment valable à condition qu’une contrepartie lui soit proposée
Une autorisation du représentant qui remplace l’expression de la personne
Un assentiment qui soutient sa participation et demeure libre et sans contrepartie

Un assentiment qui soutient sa participation et demeure libre et sans contrepartie

Explication

Le consentement d’une personne vulnérable peut être entendu comme un assentiment lui permettant de continuer à participer aux soins; il doit rester libre et sans contrepartie. Exiger une formulation élaborée, imposer une contrepartie ou remplacer son expression par celle d’un tiers dénature cette règle.

142. Pour une personne vulnérable, un soin pourrait lui être bénéfique, mais elle exprime une volonté qui doit aussi être prise en compte. Comment la décision médicale doit-elle traiter ces deux principes ?

Retenir l’autonomie sans prendre en compte le bénéfice attendu
Appliquer une priorité fixe à l’autonomie dans toute situation
Articuler et pondérer bienfaisance et autonomie selon la personne
Faire primer la bienfaisance en écartant la volonté exprimée

Articuler et pondérer bienfaisance et autonomie selon la personne

Explication

La décision médicale doit articuler et pondérer la bienfaisance et l’autonomie en fonction de chaque personne, plutôt que les opposer. Écarter la volonté au nom du bénéfice, ignorer ce bénéfice ou appliquer une priorité fixe transforme cette pondération en opposition ou en règle générale.

143. Une patiente déclarée incompétente exprime actuellement une préférence pour une activité qui lui procure du plaisir. Quelle approche défend le respect de cette préférence présente ?

L’approche de Rebecca Dresser
L’approche de Ronald Dworkin
L’approche qui privilégie l’évaluation globale de la vie
L’approche d’Agnieszka Jaworska

L’approche de Rebecca Dresser

Explication

Rebecca Dresser met l’accent sur les choix et préférences que la personne exprime ou ressent dans le présent, même si elle est dite incompétente. Les préférences antérieures renvoient à Dworkin, les choix ponctuels à Jaworska, et l’évaluation globale de la vie ne correspond pas à la position de Dresser.

144. Un patient ne peut plus exprimer ses souhaits; son équipe dispose de directives anticipées, de témoignages et de récits sur sa vie lorsqu’il était capable. Quelle approche s’appuie sur ces éléments pour déterminer ce qu’il aurait souhaité ?

L’approche de Rebecca Dresser
L’approche d’Agnieszka Jaworska
L’approche de Ronald Dworkin
L’approche fondée sur les préférences du représentant

L’approche de Ronald Dworkin

Explication

Ronald Dworkin privilégie les préférences formées lorsque la personne était capable, que les directives anticipées, témoignages, souvenirs et récits de vie peuvent éclairer. Les préférences présentes correspondent à Dresser, les choix ponctuels à Jaworska, tandis que le seul choix du représentant ne caractérise pas l’approche décrite.

145. Une personne dont l’autonomie fluctue ne peut pas concevoir son existence dans sa totalité, mais peut choisir à un moment donné d’accepter un soin. Quelle interprétation correspond à l’approche de Jaworska ?

Seules les préférences antérieures peuvent guider le soin
Un choix ponctuel peut exprimer une capacité d’autonomie
L’autonomie exige une conception globale de l’existence
L’incapacité à décider globalement invalide tout choix ponctuel

Un choix ponctuel peut exprimer une capacité d’autonomie

Explication

Pour Agnieszka Jaworska, l’autonomie n’exige pas de concevoir son existence dans sa totalité à chaque instant : une personne peut faire des choix ponctuels. Exiger une conception globale est précisément la confusion visée, les préférences antérieures relèvent de Dworkin, et l’absence de tout choix valide contredit la possibilité admise par Jaworska.

146. Lorsqu’un diagnostic conduit à considérer la maladie comme un statut reconnu dans les interactions sociales, en plus d’une atteinte biologique, quel processus est à l’œuvre ?

Le consensus entre médecin et malade
La mesure de la gravité biologique de la maladie
Le processus d’étiquetage associé au diagnostic
Le degré de participation du malade aux soins

Le processus d’étiquetage associé au diagnostic

Explication

L’étiquetage lié au diagnostic ajoute à la maladie une dimension d’état social, au-delà de son état biologique. La gravité biologique ne rend pas compte de cette dimension, la participation concerne un autre aspect de la relation thérapeutique, et le consensus n’est pas le processus décrit.

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Comment l’OMS définit-elle la santé en 1946 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité.

Quelle caractéristique l’approche contemporaine reconnaît-elle aux causes d’une maladie ?

Une maladie peut avoir plusieurs causes.

L’exposition à un facteur de risque garantit-elle le développement de la maladie ?

Non, elle ne le garantit pas.

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