QCM : Mathématiques fonctions et calcul (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise un intervalle de R\mathbb{R} ?

Avec deux nombres de l’ensemble, leur moyenne appartient aussi à l’ensemble
Tout nombre réel possède un opposé appartenant à l’ensemble
Avec deux nombres de l’ensemble, tous les réels compris entre eux appartiennent aussi à l’ensemble
L’ensemble contient au moins un nombre positif et un nombre négatif

Avec deux nombres de l’ensemble, tous les réels compris entre eux appartiennent aussi à l’ensemble

Explication

Un intervalle contient tout réel compris entre deux de ses éléments. La présence de la moyenne ou de nombres de signes différents ne suffit pas à caractériser un intervalle.

2. Que signifie l’affirmation « une fonction numérique est définie sur EE » ?

À chaque réel de EE, elle associe exactement deux réels
Elle associe nécessairement des valeurs positives aux éléments de EE
À chaque réel de EE, elle associe au plus un réel
Elle associe un réel de EE à chaque nombre de son image

À chaque réel de $$E$$, elle associe au plus un réel

Explication

Une fonction numérique associe à chaque élément de son domaine au plus une valeur réelle. Elle n’est pas définie par le nombre de valeurs positives ni par une association réciproque avec son image.

3. Pour quelle condition l’expression x+1x−2\frac{\sqrt{x+1}}{x-2} est-elle définie ?

Il faut x≥−1x\geq -1 et x≠2x\neq 2
Il faut x>−1x>-1 et x≥2x\geq 2
Il faut x≥−1x\geq -1 et x>2x>2
Il faut x>−1x>-1 et x≠2x\neq 2

Il faut $$x\geq -1$$ et $$x\neq 2$$

Explication

La racine carrée impose x+1≥0x+1\geq 0, tandis que le dénominateur impose x−2≠0x-2\neq 0. La borne de la racine est donc admise, contrairement à la valeur qui annule le dénominateur.

4. Une fonction définie sur un domaine centré en zéro vérifie f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) pour tout xx. Quelle propriété possède-t-elle ?

Elle est impaire et sa courbe est symétrique par rapport à l’origine
Elle est périodique et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des abscisses
Elle est paire et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées
Elle est croissante et sa courbe est symétrique par rapport à l’origine

Elle est impaire et sa courbe est symétrique par rapport à l’origine

Explication

La relation f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) définit une fonction impaire, dont la courbe admet l’origine comme centre de symétrie. La symétrie par rapport à l’axe des ordonnées correspond plutôt à une fonction paire.

5. Si f(x)=x+1f(x)=x+1 et g(x)=x2g(x)=x^2, quelle expression représente la composée de ff suivie de gg ?

(f∘g)(x)=(x+1)2(f\circ g)(x)=(x+1)^2
(g∘f)(x)=(x+1)2(g\circ f)(x)=(x+1)^2
(g∘f)(x)=x2+1(g\circ f)(x)=x^2+1
(f∘g)(x)=x2+1(f\circ g)(x)=x^2+1

$$(g\circ f)(x)=(x+1)^2$$

Explication

Dans g∘fg\circ f, on applique d’abord ff, puis gg, donc on obtient g(f(x))=(x+1)2g(f(x))=(x+1)^2. L’expression x2+1x^2+1 correspond à l’ordre inverse, f∘gf\circ g.

6. Quelle condition garantit qu’une fonction possède une réciproque sur son ensemble d’arrivée ?

Chaque valeur de l’ensemble d’arrivée possède un unique antécédent
La fonction prend des valeurs positives sur son domaine
Chaque valeur de l’ensemble de départ possède au moins deux images
Le domaine de la fonction est nécessairement centré en zéro

Chaque valeur de l’ensemble d’arrivée possède un unique antécédent

Explication

Une réciproque existe lorsque chaque valeur considérée dans l’ensemble d’arrivée possède un antécédent unique. La positivité des valeurs et la symétrie du domaine ne jouent pas ce rôle.

7. Que représente le nombre dérivé f′(x0)f'(x_0) lorsque la fonction est dérivable en x0x_0 ?

La différence entre les images de deux points quelconques du domaine
La valeur de la fonction obtenue en remplaçant xx par x0x_0
Le taux d’accroissement calculé entre deux points distincts fixes
La limite du taux d’accroissement lorsque xx tend vers x0x_0

La limite du taux d’accroissement lorsque $$x$$ tend vers $$x_0$$

Explication

Le nombre dérivé est la limite de f(x)−f(x0)x−x0\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} lorsque xx tend vers x0x_0. Un taux d’accroissement à deux points distincts n’est qu’une valeur intermédiaire, pas cette limite.

8. Quelle est l’équation de la tangente à la courbe de ff au point d’abscisse x0x_0 ?

y=f′(x0)(x−x0)+f(x0)y=f'(x_0)(x-x_0)+f(x_0)
y=f′(x)(x−x0)+f(x0)y=f'(x)(x-x_0)+f(x_0)
y=f(x0)(x−x0)+f′(x0)y=f(x_0)(x-x_0)+f'(x_0)
y=f(x)+f′(x0)x0y=f(x)+f'(x_0)x_0

$$y=f'(x_0)(x-x_0)+f(x_0)$$

Explication

La tangente utilise la pente f′(x0)f'(x_0) et passe par le point (x0,f(x0))(x_0,f(x_0)), ce qui donne cette équation. Employer f′(x)f'(x) ferait varier la pente avec le point considéré au lieu de fixer la tangente en x0x_0.

9. Si ff et gg sont dérivables et si gg ne s’annule pas, quelle formule donne la dérivée de leur quotient ?

(fg)′=f′g−fg′g\left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g-fg'}{g}
(fg)′=fg′−f′gg2\left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{fg'-f'g}{g^2}
(fg)′=f′g−fg′g2\left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g-fg'}{g^2}
(fg)′=f′g+fg′g2\left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g+fg'}{g^2}

$$\left(\frac{f}{g}\right)'=\frac{f'g-fg'}{g^2}$$

Explication

La dérivée d’un quotient est obtenue en soustrayant le produit de la fonction par la dérivée du dénominateur, puis en divisant par le carré du dénominateur. Le signe, le dénominateur au carré et l’ordre des produits sont donc essentiels.

10. Pour une petite valeur de hh, quelle expression fournit l’approximation affine de f(x0+h)f(x_0+h) ?

f(x0+h)≈f(x0)+hf′(x0)f(x_0+h)\approx f(x_0)+h f'(x_0)
f(x0+h)≈f(x0−h)+hf′(x0)f(x_0+h)\approx f(x_0-h)+h f'(x_0)
f(x0+h)≈f(x0)+h2f′(x0)f(x_0+h)\approx f(x_0)+h^2 f'(x_0)
f(x0+h)≈f′(x0)+hf(x0)f(x_0+h)\approx f'(x_0)+h f(x_0)

$$f(x_0+h)\approx f(x_0)+h f'(x_0)$$

Explication

Au voisinage de x0x_0, la variation de la fonction est approximativement hf′(x0)h f'(x_0), ajoutée à f(x0)f(x_0). Cette approximation devient plus précise lorsque hh se rapproche de zéro.

11. Pour le polynôme P(x)=4x5−2x3+x2P(x)=4x^5-2x^3+x^2, quel couple indique correctement son degré et sa valuation ?

Degré 5 et valuation 0
Degré 3 et valuation 2
Degré 5 et valuation 2
Degré 2 et valuation 5

Degré 5 et valuation 2

Explication

Le degré correspond au plus grand exposant dont le coefficient est non nul, tandis que la valuation correspond au plus petit. Ici, les termes extrêmes sont 4x54x^5 et x2x^2, donc le couple recherché est 5 et 2.

12. Lors de la division euclidienne de P1P_1 par un polynôme non nul P0P_0, quelle propriété caractérise le reste et le couple obtenu ?

Le reste a un degré inférieur à celui du diviseur et le couple est unique
Le reste a le même degré que le diviseur et le quotient est choisi librement
Le reste est toujours constant et le quotient dépend de l’ordre des termes
Le reste est nul dans chaque division et le quotient est toujours de même degré

Le reste a un degré inférieur à celui du diviseur et le couple est unique

Explication

La division euclidienne s’écrit P1=P0Q+RP_1=P_0Q+R, avec un reste nul ou de degré strictement inférieur à celui de P0P_0, et le couple (Q,R)(Q,R) est unique. Le reste n’est donc pas forcément constant ni nul.

13. Quelle condition permet d’affirmer qu’un réel α\alpha est une racine du polynôme PP ?

On a P(0)=αP(0)=\alpha, ce qui équivaut à la divisibilité par x+αx+\alpha
On a P′(α)=0P'(\alpha)=0, ce qui équivaut à la divisibilité par x−αx-\alpha
On a P(α)=1P(\alpha)=1, ce qui équivaut à la divisibilité par x+αx+\alpha
On a P(α)=0P(\alpha)=0, ce qui équivaut à la divisibilité par x−αx-\alpha

On a $$P(\alpha)=0$$, ce qui équivaut à la divisibilité par $$x-\alpha$$

Explication

Un réel α\alpha est une racine lorsque la valeur du polynôme en ce point est nulle. Cette condition est équivalente à la divisibilité de PP par x−αx-\alpha, et non à une condition portant nécessairement sur la dérivée.

14. Sur quel ensemble le logarithme népérien est-il défini et dérivable ?

Sur R+∗\mathbb{R}_+^*, avec une dérivée égale à 1/x1/x et ln⁡(1)=0\ln(1)=0
Sur R∗\mathbb{R}^*, avec une dérivée égale à −1/x-1/x et ln⁡(1)=0\ln(1)=0
Sur R\mathbb{R}, avec une dérivée égale à xx et ln⁡(0)=1\ln(0)=1
Sur R−∗\mathbb{R}_-^*, avec une dérivée égale à 1/x1/x et ln⁡(−1)=0\ln(-1)=0

Sur $$\mathbb{R}_+^*$$, avec une dérivée égale à $$1/x$$ et $$\ln(1)=0$$

Explication

Le logarithme népérien est défini sur les réels strictement positifs, sa dérivée vaut 1/x1/x et sa valeur en 1 est nulle. Les valeurs nulles et négatives ne font pas partie de son domaine réel.

15. Pour x>0x>0 et y>0y>0, comment se transforme ln⁡(xy)\ln\left(\frac{x}{y}\right) ?

ln⁡x+ln⁡y\ln x+\ln y
ln⁡(x−y)\ln(x-y)
ln⁡xln⁡y\frac{\ln x}{\ln y}
ln⁡x−ln⁡y\ln x-\ln y

$$\ln x-\ln y$$

Explication

Le logarithme d’un quotient est égal à la différence des logarithmes du numérateur et du dénominateur. La somme correspond au logarithme d’un produit, et non à celui d’un quotient.

16. Quel comportement décrit correctement la fonction ln⁡\ln sur R+∗\mathbb{R}_+^* ?

Elle est strictement croissante, tend vers −∞-\infty quand x→0+x\to0^+ et vers +∞+\infty quand x→+∞x\to+\infty
Elle est strictement décroissante, tend vers +∞+\infty quand x→0+x\to0^+ et vers −∞-\infty quand x→+∞x\to+\infty
Elle est constante et tend vers 0 aux deux extrémités de son domaine
Elle est croissante jusqu’à 1 puis décroissante lorsque xx devient grand

Elle est strictement croissante, tend vers $$-\infty$$ quand $$x\to0^+$$ et vers $$+\infty$$ quand $$x\to+\infty$$

Explication

La fonction logarithme népérien est strictement croissante sur les réels strictement positifs. Ses limites sont −∞-\infty près de 0 par valeurs positives et +∞+\infty lorsque xx tend vers +∞+\infty.

17. Quelle relation exprime le mieux que l’exponentielle est la fonction réciproque du logarithme népérien ?

ln⁡(exp⁡x)=exp⁡x\ln(\exp x)=\exp x pour tout réel xx et exp⁡(ln⁡x)=ln⁡x\exp(\ln x)=\ln x pour x>0x>0
ln⁡(exp⁡x)=x\ln(\exp x)=x pour tout réel xx et exp⁡(ln⁡x)=x\exp(\ln x)=x pour x>0x>0
ln⁡(exp⁡x)=x2\ln(\exp x)=x^2 pour tout réel xx et exp⁡(ln⁡x)=x\exp(\ln x)=\sqrt{x} pour x>0x>0
ln⁡(exp⁡x)=0\ln(\exp x)=0 pour tout réel xx et exp⁡(ln⁡x)=1\exp(\ln x)=1 pour x>0x>0

$$\ln(\exp x)=x$$ pour tout réel $$x$$ et $$\exp(\ln x)=x$$ pour $$x>0$$

Explication

Les deux compositions réciproques redonnent leur argument sur les domaines appropriés. En outre, l’exponentielle est définie pour tout réel et prend des valeurs strictement positives.

18. Dans la définition ax=exln⁡aa^x=e^{x\ln a} d’une puissance réelle de base aa, quelles sont les conditions sur aa et xx ?

La base vérifie a≥0a\geq0 et l’exposant xx doit être entier
La base vérifie a<0a<0 et l’exposant xx peut être réel
La base vérifie a>0a>0 et l’exposant xx peut être réel
La base vérifie a>1a>1 et l’exposant xx doit être positif

La base vérifie $$a>0$$ et l’exposant $$x$$ peut être réel

Explication

La définition par exln⁡ae^{x\ln a} exige que ln⁡a\ln a soit défini, donc que a>0a>0. En revanche, l’exposant peut prendre toute valeur réelle, y compris des valeurs négatives ou non entières.

19. Comment varie la fonction x↦axx\mapsto a^x lorsque 0<a<10<a<1 ?

Elle est constante et positive
Elle change de sens de variation en x=0x=0
Elle est strictement croissante
Elle est strictement décroissante

Elle est strictement décroissante

Explication

Lorsque la base appartient à l’intervalle ]0,1[]0,1[, augmenter l’exposant diminue la valeur de la puissance, ce qui rend la fonction strictement décroissante. La croissance stricte correspond aux bases supérieures à 1.

20. Pour un réel non nul rr, sur quel domaine la puissance réelle xr=erln⁡xx^r=e^{r\ln x} est-elle définie ?

Sur [0,+∞[[0,+\infty[, car la valeur x=0x=0 est admise par la définition
Sur R+∗\mathbb{R}_+^*, car ln⁡x\ln x exige x>0x>0
Sur R∗\mathbb{R}^*, car les valeurs négatives ont un logarithme réel
Sur R\mathbb{R}, car l’exponentielle accepte toute valeur de xx

Sur $$\mathbb{R}_+^*$$, car $$\ln x$$ exige $$x>0$$

Explication

La formule utilise ln⁡x\ln x, qui n’est défini dans le cadre réel que pour x>0x>0. Il ne faut pas confondre cette puissance réelle avec certaines puissances entières, qui peuvent être définies pour des bases négatives.

21. Sur R+∗\mathbb{R}_+^*, quel est le sens de variation de x↦xrx\mapsto x^r lorsque r<0r<0 ?

La fonction est constante et égale à 1
La fonction est strictement décroissante
La fonction est croissante jusqu’à 1 puis décroissante
La fonction est strictement croissante

La fonction est strictement décroissante

Explication

Pour un exposant réel négatif, augmenter xx fait diminuer xrx^r sur les réels strictement positifs. La puissance est strictement croissante lorsque l’exposant est positif.

22. Pour des nombres positifs xx et yy, quelle égalité applique correctement les propriétés des puissances réelles ?

xryr=xryx^r y^r=x^{ry}
xryr=(xy)rx^r y^r=(xy)^r
xryr=xr+yx^r y^r=x^{r+y}
xryr=(x+y)rx^r y^r=(x+y)^r

$$x^r y^r=(xy)^r$$

Explication

Lorsque le même exposant réel porte sur deux facteurs positifs, leur produit peut être regroupé sous cet exposant. Les autres expressions confondent les règles relatives au produit, à la somme ou à la multiplication des exposants.

23. Pour résoudre xr=ax^r=a avec r≠0r\neq 0 et une expression définie, quelle expression de xx convient ?

x=arx=a^r
x=arx=\frac{a}{r}
x=r1/ax=r^{1/a}
x=a1/rx=a^{1/r}

$$x=a^{1/r}$$

Explication

Élever les deux membres à la puissance 1/r1/r donne x=a1/rx=a^{1/r}, sous les conditions indiquées. Les autres transformations ne sont pas l’opération inverse générale de l’élévation à la puissance rr.

24. Que signifie lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty ?

Les valeurs de f(x)f(x) restent bornées lorsque xx est suffisamment grand.
Les valeurs de f(x)f(x) deviennent négatives lorsque xx est suffisamment grand.
Les valeurs de f(x)f(x) deviennent aussi grandes que l’on veut lorsque xx est suffisamment grand.
Les valeurs de f(x)f(x) se rapprochent d’un nombre fixe lorsque xx est suffisamment grand.

Les valeurs de $$f(x)$$ deviennent aussi grandes que l’on veut lorsque $$x$$ est suffisamment grand.

Explication

Une limite égale à +∞+\infty signifie que les valeurs de la fonction dépassent toute grandeur choisie pour des valeurs suffisamment grandes de xx. Se rapprocher d’un nombre fixe correspond à une limite réelle finie, tandis que les deux autres descriptions ne définissent pas cette limite.

25. Quel comportement possède xαx^\alpha lorsque x→+∞x\to+\infty et que α>0\alpha>0 ?

La fonction tend vers +∞+\infty.
La fonction n’a pas de limite.
La fonction tend vers 11.
La fonction tend vers 00.

La fonction tend vers $$+\infty$$.

Explication

Une puissance xαx^\alpha d’exposant strictement positif croît sans borne lorsque xx tend vers +∞+\infty. La confusion fréquente consiste à attribuer à tort la limite 00, qui correspond au cas d’un exposant négatif.

26. Comment caractérise-t-on une fonction dont la limite en +∞+\infty est le réel ℓ\ell ?

Ses valeurs deviennent égales à ℓ\ell dès une certaine valeur de xx.
Ses valeurs dépassent toute valeur positive pour xx suffisamment grand.
Ses valeurs peuvent être rendues aussi proches de ℓ\ell que l’on veut pour xx suffisamment grand.
Ses valeurs s’éloignent de ℓ\ell lorsque xx devient grand.

Ses valeurs peuvent être rendues aussi proches de $$\ell$$ que l’on veut pour $$x$$ suffisamment grand.

Explication

Une limite finie signifie que les valeurs de la fonction se rapprochent autant que souhaité du nombre réel ℓ\ell lorsque xx devient grand. Cette notion se distingue d’une limite infinie, qui décrit une croissance sans borne plutôt qu’un rapprochement vers un nombre.

27. Laquelle de ces formes de limite est indéterminée et ne permet donc pas de conclure directement ?

∞−∞\infty-\infty
0×50\times 5
82\frac{8}{2}
2+32+3

$$\infty-\infty$$

Explication

La forme ∞−∞\infty-\infty est indéterminée : les deux termes peuvent se compenser de différentes manières, ce qui impose une analyse supplémentaire. Les autres expressions correspondent à des opérations numériques déterminées.

28. Quel élément détermine le comportement à l’infini d’un polynôme ?

Le nombre de termes du polynôme.
Le coefficient de son terme de degré nul.
Son terme constant.
Son monôme de plus haut degré.

Son monôme de plus haut degré.

Explication

À l’infini, le monôme de plus haut degré domine les autres termes et détermine la limite du polynôme. Le terme constant, même s’il est facile à identifier, devient négligeable devant les puissances de degré supérieur.

29. Si f(x)≤g(x)≤h(x)f(x)\leq g(x)\leq h(x) et si ff et hh tendent vers la même limite ℓ\ell, quelle conclusion donne le théorème des gendarmes ?

g(x)g(x) tend vers +∞+\infty.
g(x)g(x) n’a pas de limite déterminable.
g(x)g(x) tend vers ℓ\ell.
g(x)g(x) tend vers la limite de f(x)−h(x)f(x)-h(x).

$$g(x)$$ tend vers $$\ell$$.

Explication

La fonction gg est encadrée entre deux fonctions qui se rapprochent toutes deux de ℓ\ell, ce qui force son propre rapprochement vers ℓ\ell. L’encadrement ne conduit donc pas à une divergence ni à une absence de conclusion lorsque les deux bornes ont la même limite.

30. Quelle condition caractérise la droite y=ℓy=\ell comme asymptote horizontale à la courbe de ff au voisinage de +∞+\infty ?

f(ℓ)=0f(\ell)=0
lim⁡x→ℓf(x)=+∞\lim_{x\to\ell}f(x)=+\infty
lim⁡x→+∞f(x)=ℓ\lim_{x\to+\infty}f(x)=\ell
lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty

$$\lim_{x\to+\infty}f(x)=\ell$$

Explication

La droite horizontale y=ℓy=\ell est une asymptote au voisinage de +∞+\infty lorsque les valeurs de f(x)f(x) se rapprochent de ℓ\ell quand xx devient grand. Une limite infinie ou une limite prise en ℓ\ell décrit un autre comportement.

31. Quel ordre décrit correctement les principales étapes d’une étude globale de fonction ?

Domaine, dérivée et signe, courbe, limites aux bords, asymptotes, variations
Dérivée et signe, domaine, asymptotes, courbe, limites aux bords, variations
Domaine, limites aux bords, asymptotes, dérivée et signe, variations, courbe
Limites aux bords, domaine, variations, asymptotes, dérivée et signe, courbe

Domaine, limites aux bords, asymptotes, dérivée et signe, variations, courbe

Explication

L’étude commence par le domaine, puis examine les limites et les asymptotes avant d’étudier la dérivée, les variations et le tracé. Le tableau des variations ne peut pas être établi avant l’étude du signe de la dérivée.

32. Pour une fonction rationnelle définie près de x0x_0, que conclut-on si lim⁡x→x0f(x)=∞\lim_{x\to x_0}f(x)=\infty ?

La droite x=x0x=x_0 est une asymptote verticale
La droite x=∞x=\infty est une asymptote horizontale
La droite y=∞y=\infty est une asymptote verticale
La droite y=x0y=x_0 est une asymptote horizontale

La droite $$x=x_0$$ est une asymptote verticale

Explication

Une limite infinie lorsque xx tend vers la valeur interdite x0x_0 indique que la courbe se rapproche de la droite verticale x=x0x=x_0. Une asymptote horizontale concerne plutôt le comportement de la fonction lorsque xx tend vers l’infini.

33. Quelle est l’entrée d’une fonction de deux variables f:Df⊆R2→Rf:D_f\subseteq\mathbb{R}^2\to\mathbb{R} ?

Un couple ordonné (x,y)(x,y) appartenant à son domaine
Une valeur zz appartenant à l’ensemble image
Un réel xx appartenant à un intervalle de définition
Un point M(x,y,z)M(x,y,z) appartenant à l’espace

Un couple ordonné $$(x,y)$$ appartenant à son domaine

Explication

Une fonction de deux variables prend comme entrée un couple ordonné (x,y)(x,y) du domaine et lui associe un unique réel. Le point M(x,y,z)M(x,y,z) appartient à l’espace et décrit plutôt un point de la représentation géométrique.

34. Que représente géométriquement une équation F(x,y,z)=0F(x,y,z)=0 dans R3\mathbb{R}^3 ?

L’ensemble des couples dont les coordonnées vérifient cette équation
L’ensemble des valeurs de zz obtenues à partir de xx et yy
L’ensemble des points dont les coordonnées vérifient cette équation
L’ensemble des points du plan xOyxOy où la fonction vaut zéro

L’ensemble des points dont les coordonnées vérifient cette équation

Explication

Une surface définie par F(x,y,z)=0F(x,y,z)=0 regroupe les points M(x,y,z)M(x,y,z) de l’espace dont les coordonnées satisfont la relation. Un ensemble de couples appartient au plan des variables, et non directement à la surface de R3\mathbb{R}^3.

35. Lequel décrit correctement le graphe d’une fonction ff de deux variables ?

Les valeurs zz obtenues lorsque (x,y)(x,y) parcourt le domaine
Les couples (x,y)(x,y) du domaine pour lesquels f(x,y)=0f(x,y)=0
Les points M(x,y,z)M(x,y,z) tels que (x,y)∈Df(x,y)\in D_f et z=f(x,y)z=f(x,y)
Les points M(x,y,z)M(x,y,z) tels que zz soit indépendant de (x,y)(x,y)

Les points $$M(x,y,z)$$ tels que $$(x,y)\in D_f$$ et $$z=f(x,y)$$

Explication

Le graphe associe à chaque couple du domaine le point de l’espace dont la cote vaut f(x,y)f(x,y), ce qui forme une surface représentative. L’ensemble des valeurs zz constitue l’image, qui est un sous-ensemble de l’axe des cotes.

36. Quelle relation caractérise une fonction homogène de degré kk ?

Pour tout (x,y)(x,y), f(tx,ty)=t+k+f(x,y)f(tx,ty)=t+k+f(x,y)
Pour tout k>0k>0, f(kx,ky)=tkf(x,y)f(kx,ky)=t^k f(x,y)
Pour tout t>0t>0, f(tx,ty)=ktf(x,y)f(tx,ty)=k^t f(x,y)
Pour tout t>0t>0, f(tx,ty)=tkf(x,y)f(tx,ty)=t^k f(x,y)

Pour tout $$t>0$$, $$f(tx,ty)=t^k f(x,y)$$

Explication

L’homogénéité de degré kk signifie que la multiplication des variables par tt multiplie la valeur de la fonction par tkt^k. Le nombre kk est le degré, tandis que tt est le facteur de changement d’échelle.

37. Comment définit-on la courbe de niveau de valeur kk d’une fonction ff ?

L’ensemble des points de la surface situés à distance kk de l’origine
L’ensemble des points (x,y)(x,y) du domaine tels que f(x,y)=kf(x,y)=k
L’ensemble des points (x,y,k)(x,y,k) de la surface tels que f(x,y)=0f(x,y)=0
L’ensemble des valeurs zz obtenues lorsque f(x,y)=kf(x,y)=k

L’ensemble des points $$(x,y)$$ du domaine tels que $$f(x,y)=k$$

Explication

La courbe de niveau kk se trouve dans le plan des variables et rassemble les couples vérifiant f(x,y)=kf(x,y)=k. Sa section correspondante est une courbe située sur la surface représentative, ce qui constitue une notion géométrique différente.

38. Comment nomme-t-on une courbe de niveau selon le contexte économique ?

Une contrainte budgétaire en production et une frontière de production en consommation
Une courbe d’indifférence en production et une isoquante en consommation
Une isoquante en production et une courbe d’indifférence en consommation
Une frontière de production en production et une contrainte budgétaire en consommation

Une isoquante en production et une courbe d’indifférence en consommation

Explication

En théorie de la production, une courbe de niveau est appelée isoquante, tandis qu’en théorie de la consommation elle est appelée courbe d’indifférence. Les contraintes budgétaires décrivent une limitation des choix et ne sont pas le nom général de ces courbes de niveau.

39. Lorsqu’on calcule la dérivée partielle de f(x,y)f(x,y) par rapport à xx, quelle variable est maintenue constante ?

La variable xx
Aucune variable
Les deux variables
La variable yy

La variable $$y$$

Explication

La dérivée partielle par rapport à xx mesure la variation selon xx en considérant yy comme constant. Pour une dérivée par rapport à yy, c’est au contraire xx qui resterait constant.

40. Quelle expression définit la dérivée partielle de ff par rapport à yy au point (x,y)(x,y) ?

lim⁡h→0f(x,y+h)−f(x,y)h\lim_{h\to0}\frac{f(x,y+h)-f(x,y)}{h}
lim⁡h→0f(x+h,y+h)−f(x,y)h\lim_{h\to0}\frac{f(x+h,y+h)-f(x,y)}{h}
lim⁡h→0f(x,y)−f(x,y+h)h\lim_{h\to0}\frac{f(x,y)-f(x,y+h)}{h}
lim⁡h→0f(x+h,y)−f(x,y)h\lim_{h\to0}\frac{f(x+h,y)-f(x,y)}{h}

$$\lim_{h\to0}\frac{f(x,y+h)-f(x,y)}{h}$$

Explication

La dérivée partielle selon yy est obtenue en faisant varier yy de hh tout en gardant xx fixe. L’expression avec x+hx+h correspond à la dérivée partielle selon xx.

41. Comment s’écrit le gradient de ff au point (x0,y0)(x_0,y_0) ?

∇f(x0,y0)=∂2f∂x∂y(x0,y0)\nabla f(x_0,y_0)=\frac{\partial^2 f}{\partial x\partial y}(x_0,y_0)
∇f(x0,y0)=(∂f∂y(x0,y0)∂f∂x(x0,y0))\nabla f(x_0,y_0)=\begin{pmatrix}\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\frac{\partial f}{\partial x}(x_0,y_0)\end{pmatrix}
∇f(x0,y0)=(∂f∂x(x0,y0)∂f∂y(x0,y0))\nabla f(x_0,y_0)=\begin{pmatrix}\frac{\partial f}{\partial x}(x_0,y_0)\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\end{pmatrix}
∇f(x0,y0)=(f(x0,y0)\x0+y0)\nabla f(x_0,y_0)=\begin{pmatrix}f(x_0,y_0)\x_0+y_0\end{pmatrix}

$$\nabla f(x_0,y_0)=\begin{pmatrix}\frac{\partial f}{\partial x}(x_0,y_0)\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\end{pmatrix}$$

Explication

Le gradient rassemble les deux dérivées partielles d’ordre un dans un vecteur, selon les composantes xx puis yy. Une dérivée seconde ou la valeur de la fonction ne constitue pas le gradient.

42. Quelle information contient le gradient d’une fonction C1C^1 de deux variables en un point donné ?

Ses deux dérivées partielles d’ordre un en ce point
La valeur de la fonction et celle de sa dérivée seconde
Ses deux dérivées partielles d’ordre deux en ce point
Les coefficients de sa matrice hessienne complète

Ses deux dérivées partielles d’ordre un en ce point

Explication

Pour une fonction C1C^1, le gradient est le vecteur formé par les dérivées partielles selon xx et selon yy. Les dérivées secondes appartiennent plutôt à la matrice hessienne.

43. Pour que l’équation f(x,y)=0f(x,y)=0 définisse localement y=φ(x)y=\varphi(x) autour de (x0,y0)(x_0,y_0), quelle condition différentielle doit être satisfaite en plus de f(x0,y0)=0f(x_0,y_0)=0 ?

∂f∂y(x0,y0)≠0\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\ne0
∂f∂x(x0,y0)=0\frac{\partial f}{\partial x}(x_0,y_0)=0
∂f∂y(x0,y0)=0\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)=0
∂2f∂x2(x0,y0)≠0\frac{\partial^2 f}{\partial x^2}(x_0,y_0)\ne0

$$\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\ne0$$

Explication

La condition ∂f∂y(x0,y0)≠0\frac{\partial f}{\partial y}(x_0,y_0)\ne0 permet de résoudre localement l’équation par rapport à yy. L’annulation de cette dérivée ne fournit pas la condition requise pour cette représentation.

44. Si f(x,φ(x))=0f(x,\varphi(x))=0 et si ∂f∂y≠0\frac{\partial f}{\partial y}\ne0, quelle formule donne la dérivée de la fonction implicite ?

φ′(x)=−∂f∂x(x,y)∂f∂y(x,y)\varphi'(x)=-\frac{\partial f}{\partial x}(x,y)\frac{\partial f}{\partial y}(x,y)
φ′(x)=∂f∂x(x,y)+∂f∂y(x,y)\varphi'(x)=\frac{\partial f}{\partial x}(x,y)+\frac{\partial f}{\partial y}(x,y)
φ′(x)=∂f∂y(x,y)∂f∂x(x,y)\varphi'(x)=\frac{\frac{\partial f}{\partial y}(x,y)}{\frac{\partial f}{\partial x}(x,y)}
φ′(x)=−∂f∂x(x,y)∂f∂y(x,y)\varphi'(x)=-\frac{\frac{\partial f}{\partial x}(x,y)}{\frac{\partial f}{\partial y}(x,y)}

$$\varphi'(x)=-\frac{\frac{\partial f}{\partial x}(x,y)}{\frac{\partial f}{\partial y}(x,y)}$$

Explication

La dérivation implicite de f(x,φ(x))=0f(x,\varphi(x))=0 conduit à φ′(x)=−fx/fy\varphi'(x)=-f_x/f_y, lorsque fyf_y est non nul. Inverser le quotient ou remplacer la division par une multiplication ne respecte pas cette relation.

45. Que représente l’intégrale d’une fonction positive ff entre aa et bb lorsque l’aire considérée est finie ?

La longueur de la courbe entre les abscisses aa et bb
La différence entre les valeurs de la fonction aux bornes aa et bb
L’aire limitée par l’axe des abscisses, la courbe et les droites verticales d’abscisses aa et bb
La pente moyenne de la courbe entre les abscisses aa et bb

L’aire limitée par l’axe des abscisses, la courbe et les droites verticales d’abscisses $$a$$ et $$b$$

Explication

Pour une fonction positive, l’intégrale correspond à l’aire située sous la courbe et au-dessus de l’axe des abscisses entre les deux bornes. Elle ne mesure ni la longueur de la courbe ni une pente moyenne.

46. Si cc est compris entre aa et bb, quelle égalité exprime la relation de Chasles ?

∫abf(t) dt=∫acf(t) dt+∫cbf(t) dt\int_a^b f(t)\,dt=\int_a^c f(t)\,dt+\int_c^b f(t)\,dt
∫abf(t) dt=∫abf(c) dc\int_a^b f(t)\,dt=\int_a^b f(c)\,dc
∫abf(t) dt=∫acf(t) dt−∫cbf(t) dt\int_a^b f(t)\,dt=\int_a^c f(t)\,dt-\int_c^b f(t)\,dt
∫abf(t) dt=∫caf(t) dt+∫bcf(t) dt\int_a^b f(t)\,dt=\int_c^a f(t)\,dt+\int_b^c f(t)\,dt

$$\int_a^b f(t)\,dt=\int_a^c f(t)\,dt+\int_c^b f(t)\,dt$$

Explication

La relation de Chasles décompose l’intégrale sur un intervalle en additionnant les intégrales sur deux intervalles adjacents. Elle ne consiste pas à inverser les bornes, opération qui modifierait le signe.

47. Quelle propriété permet de calculer l’intégrale de αf(t)+βg(t)\alpha f(t)+\beta g(t) sur [a,b][a,b] ?

∫ab(αf(t)+βg(t)) dt=∫abf(t) dt+∫abg(t) dt\int_a^b(\alpha f(t)+\beta g(t))\,dt=\int_a^b f(t)\,dt+\int_a^b g(t)\,dt
∫ab(αf(t)+βg(t)) dt=αβ∫abf(t)g(t) dt\int_a^b(\alpha f(t)+\beta g(t))\,dt=\alpha\beta\int_a^b f(t)g(t)\,dt
∫ab(αf(t)+βg(t)) dt=α∫abf(t) dt+β∫abg(t) dt\int_a^b(\alpha f(t)+\beta g(t))\,dt=\alpha\int_a^b f(t)\,dt+\beta\int_a^b g(t)\,dt
∫ab(αf(t)+βg(t)) dt=α∫abf(t)g(t) dt+β\int_a^b(\alpha f(t)+\beta g(t))\,dt=\alpha\int_a^b f(t)g(t)\,dt+\beta

$$\int_a^b(\alpha f(t)+\beta g(t))\,dt=\alpha\int_a^b f(t)\,dt+\beta\int_a^b g(t)\,dt$$

Explication

La linéarité permet de sortir chaque coefficient constant et de séparer la somme en deux intégrales. Cette règle ne transforme pas une somme pondérée en intégrale du produit des fonctions.

48. Quelle condition caractérise une primitive FF d’une fonction ff sur un intervalle II ?

Elle est dérivable sur II, avec F′(x)=f(x)+cF'(x)=f(x)+c pour un réel cc.
Elle est continue sur II, avec F(x)=f′(x)F(x)=f'(x) pour tout x∈Ix\in I.
Elle est définie sur II, avec F(x)=∫axf(t) dtF(x)=\int_a^x f(t)\,dt pour tout x∈Ix\in I.
Elle est définie et dérivable sur II, avec F′(x)=f(x)F'(x)=f(x) pour tout x∈Ix\in I.

Elle est définie et dérivable sur $$I$$, avec $$F'(x)=f(x)$$ pour tout $$x\in I$$.

Explication

Une primitive doit être définie et dérivable sur l’intervalle, et sa dérivée doit être égale à la fonction considérée. L’intégrale indéfinie désigne plutôt l’ensemble des primitives, tandis que l’expression avec une borne dépend d’un choix particulier de primitive.

49. Si FF est une primitive de ff sur un intervalle, comment s’écrivent toutes les autres primitives de ff ?

Elles s’écrivent G(x)=F(x)+c(x)G(x)=F(x)+c(x), où cc est une fonction dérivable.
Elles s’écrivent G(x)=F(x)+x+cG(x)=F(x)+x+c, où cc est un réel constant.
Elles s’écrivent G(x)=cF(x)G(x)=cF(x), où cc est un réel non nul.
Elles s’écrivent G(x)=F(x)+cG(x)=F(x)+c, où cc est un réel constant.

Elles s’écrivent $$G(x)=F(x)+c$$, où $$c$$ est un réel constant.

Explication

Deux primitives d’une même fonction ont la même dérivée, donc leur différence est constante sur l’intervalle. Ajouter une fonction variable de xx modifierait généralement la dérivée et ne préserverait pas la propriété de primitive.

50. Si FF est une primitive de ff sur un intervalle contenant [a,b][a,b], quelle formule permet de calculer ∫abf(t) dt\int_a^b f(t)\,dt ?

∫abf(t) dt=F(a)+F(b)\int_a^b f(t)\,dt=F(a)+F(b)
∫abf(t) dt=F(b)F(a)\int_a^b f(t)\,dt=F(b)F(a)
∫abf(t) dt=F(b)−F(a)\int_a^b f(t)\,dt=F(b)-F(a)
∫abf(t) dt=F(a)−F(b)\int_a^b f(t)\,dt=F(a)-F(b)

$$\int_a^b f(t)\,dt=F(b)-F(a)$$

Explication

Le théorème fondamental du calcul intégral relie l’intégrale définie à la variation de la primitive entre les bornes. La valeur se calcule donc en soustrayant la valeur en borne inférieure de celle en borne supérieure.

51. Que peut-on affirmer d’une fonction continue sur un intervalle ?

Elle possède une primitive qui est nécessairement un polynôme.
Elle admet une primitive dont la dérivée est constante.
Elle admet au moins une primitive sur cet intervalle.
Elle est nécessairement strictement monotone sur cet intervalle.

Elle admet au moins une primitive sur cet intervalle.

Explication

Toute fonction continue sur un intervalle possède des primitives sur cet intervalle. La continuité n’impose ni que la primitive soit polynomiale, ni que la fonction soit monotone ou que sa dérivée soit constante.

52. Quelle primitive convient à u′un\frac{u'}{u^n} lorsque n≥2n\ge 2 et que uu ne s’annule pas ?

1nun\frac{1}{n}u^n
−1n−11un−1-\frac{1}{n-1}\frac{1}{u^{n-1}}
1n−1un−1\frac{1}{n-1}u^{n-1}
ln⁡∣u∣\ln|u|

$$-\frac{1}{n-1}\frac{1}{u^{n-1}}$$

Explication

La dérivation de u−(n−1)u^{-(n-1)} fait apparaître le facteur u′u' et donne la primitive indiquée. La forme logarithmique correspond plutôt à l’intégrande u′/uu'/u, qui est le cas distinct associé à l’exposant un.

53. Quelle égalité exprime l’intégration par parties pour deux fonctions uu et vv de classe C1C^1 sur [a,b][a,b] ?

∫abu′(x)v(x) dx=[u(x)v(x)]ab−∫abu(x)v′(x) dx\int_a^b u'(x)v(x)\,dx=[u(x)v(x)]_a^b-\int_a^b u(x)v'(x)\,dx
∫abu′(x)v(x) dx=u(b)v(b)−u(a)v(a)\int_a^b u'(x)v(x)\,dx=u(b)v(b)-u(a)v(a)
∫abu′(x)v(x) dx=[u(x)v(x)]ab+∫abu(x)v′(x) dx\int_a^b u'(x)v(x)\,dx=[u(x)v(x)]_a^b+\int_a^b u(x)v'(x)\,dx
∫abu′(x)v(x) dx=∫abu(x)v′(x) dx\int_a^b u'(x)v(x)\,dx=\int_a^b u(x)v'(x)\,dx

$$\int_a^b u'(x)v(x)\,dx=[u(x)v(x)]_a^b-\int_a^b u(x)v'(x)\,dx$$

Explication

La formule découle de la dérivée du produit uvuv et comporte le terme de bord ainsi qu’une soustraction de l’intégrale restante. Le signe moins est essentiel ; le remplacer par un plus ou supprimer le second terme donne une formule incorrecte.

54. Comment définit-on l’intégrale impropre d’une fonction qui devient infinie en bb sur [a,b][a,b] lorsque la limite existe ?

∫abf(x) dx=lim⁡t→b−∫atf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\lim_{t\to b^-}\int_a^t f(x)\,dx
∫abf(x) dx=∫ablim⁡t→b−f(t) dx\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^b\lim_{t\to b^-}f(t)\,dx
∫abf(x) dx=lim⁡t→b+∫atf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\lim_{t\to b^+}\int_a^t f(x)\,dx
∫abf(x) dx=lim⁡t→a+∫tbf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\lim_{t\to a^+}\int_t^b f(x)\,dx

$$\int_a^b f(x)\,dx=\lim_{t\to b^-}\int_a^t f(x)\,dx$$

Explication

Lorsque la singularité se trouve en borne droite, on approche cette borne par des valeurs t<bt<b et on prend la limite des intégrales sur [a,t][a,t]. Une intégrale impropre se définit ainsi par une limite, et non par l’intégration directe d’une valeur infinie.

55. Quelle définition correspond à l’intégrale impropre sur un intervalle non borné [a,+∞[[a,+\infty[ lorsque la limite est finie ?

∫a+∞f(x) dx=lim⁡b→+∞∫abf(x) dx\int_a^{+\infty}f(x)\,dx=\lim_{b\to+\infty}\int_a^b f(x)\,dx
∫a+∞f(x) dx=∫a+∞lim⁡b→+∞f(b) dx\int_a^{+\infty}f(x)\,dx=\int_a^{+\infty}\lim_{b\to+\infty}f(b)\,dx
∫a+∞f(x) dx=lim⁡b→+∞∫baf(x) dx\int_a^{+\infty}f(x)\,dx=\lim_{b\to+\infty}\int_b^a f(x)\,dx
∫a+∞f(x) dx=lim⁡b→a+∫b+∞f(x) dx\int_a^{+\infty}f(x)\,dx=\lim_{b\to a^+}\int_b^{+\infty}f(x)\,dx

$$\int_a^{+\infty}f(x)\,dx=\lim_{b\to+\infty}\int_a^b f(x)\,dx$$

Explication

On remplace la borne infinie par une borne finie bb, puis on fait tendre bb vers +∞+\infty. Les autres expressions inversent les bornes ou déplacent la limite sur la fonction, ce qui ne constitue pas la définition de cette intégrale.

56. Pour quelles valeurs de α\alpha l’intégrale ∫a+∞dxxα\int_a^{+\infty}\frac{dx}{x^\alpha}, avec a>0a>0, converge-t-elle ?

Elle converge si et seulement si α≥1\alpha\ge 1.
Elle converge si et seulement si α>1\alpha>1.
Elle converge si et seulement si α≥0\alpha\ge 0.
Elle converge si et seulement si α<1\alpha<1.

Elle converge si et seulement si $$\alpha>1$$.

Explication

La décroissance de x−αx^{-\alpha} est suffisamment rapide à l’infini lorsque α>1\alpha>1, ce qui rend la limite de l’intégrale finie. Pour α≤1\alpha\le 1, cette intégrale diverge, y compris dans le cas limite α=1\alpha=1.

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Quelle propriété caractérise un intervalle de R ?

Tout réel entre deux éléments de l'intervalle appartient aussi à l'intervalle.

Que fait une fonction numérique définie sur E ?

Elle associe au plus un réel y à chaque réel x de E.

Quelle condition doit vérifier B(x) pour f(x)=A(x)/B(x) ?

B(x) doit être différent de zéro.

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